mardi 3 mars 2020

Présidentielle USA 2020. Primaires démocrates – les centristes démocrates contre Sanders et…. Bloomberg



Après le retrait de Tom Steyer puis de Pete Buttigieg, c’est une autre «modérée» démocrate qui a annoncé son retrait des primaires, la sénatrice centriste du Minnesota, Amy Klobuchar.
C’est le troisième abandon en trois jours dans la course à la nomination du Parti démocrate.
Comme Steyer et Buttigieg, le retrait de Klobuchar est de faire barrage à Bernie Sanders afin qu’un socialiste déclaré ne remporte pas les primaires puis soit opposé à Donald Trump avec de grandes chances de perdre.
Mais à l’inverse de Steyer et Buttigieg, la sénatrice s’est, dans la foulée, ralliée à Joe Biden même si, à l’évidence, les deux premiers savaient que leur retrait allait bénéficier à l’ancien président de Barack Obama et que Buttigieg a, depuis, déclaré publiquement qu’il allait le soutenir, expliquant même qu’il ne voulait pas voir la présidentielle n’être qu’un duel entre un populiste démagogue de droite et un révolutionnaire des années 1960 de gauche!
Dans le même temps, on a appris un autre ralliement d’un ancien candidat aux primaires démocrates (et lui aussi centriste) à Biden, celui de l’ancien représentant texan, Beto O’Rourke et qui a abandonné la course voici plusieurs semaines.
Il est d’ailleurs intéressant que les deux «jeunes» candidats de ces primaires qui sont présentés comme l’avenir du parti, Buttigieg et O’Rourke se soient déclarés en faveur de Joe Biden alors même que le camp de Sanders le présentait comme un «has been».
Mais ces soutiens, s’ils sont avant tout contre Sanders, le sont également contre un autre candidat qui entre en lice officiellement ce jour lors du «Super Tuesday» qui va voir quatorze Etats voter en même temps (dont la Californie et le Texas), Michael Bloomberg, le plus centriste des prétendants.
Deux raisons principales ont sans doute guidé les anciens candidats à rallier Biden plutôt que Bloomberg: ce dernier n’est pas membre du Parti démocrate et c’est un milliardaire, ce qui a beaucoup de mal à passer dans une partie de l’électorat démocrate.
En outre, même si l’ancien maire de New York est monté haut dans les sondages et qu’il est sûrement le plus compétent des candidats, son pari de représenter le parto démocrate en novembre prochain demeure risqué, un pari qui pourrait, in fine, si les choses tournent mal, profiter d’abord à Sanders.
Selon les résultats du Super Tuesday, il se pourrait d’ailleurs que la nomination ne se joue plus qu’entre Biden et Sanders avec les échecs, l’un possible, de Bloomberg, l’autre annoncé, celui de la sénatrice de gauche, Elizabeth Warren.
Reste que la présence, et de Biden, et de Bloomberg est un avantage pour Sanders que les deux centristes vont devoir régler rapidement pour éviter, dans leur duel, d’offrir l nomination à un socialiste populiste qui a accusé l’«establishment» démocrate de vouloir l’empêcher d’être le candidat d’un part dont on rappelle, à l’inverse de Bloomberg, qu’il n’en a jamais été membre....


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