lundi 9 mars 2020

Propos centristes. France – Coronavirus; coronavirus et économie; coronavirus et aide aux entreprises; coronavirus et école; Journée des droits des femmes; municipales; réforme de l’audiovisuel public…

Voici une sélection, ce 9 mars 2020, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

● Emmanuel Macron (Président de la République)
- [Coronavirus] Pour faire face au Covid-19, l’union fait la force. J’appelle nos partenaires européens à une action urgente pour coordonner les mesures sanitaires, les efforts de recherche et notre réponse économique. Agissons ensemble dès maintenant.
- [Journée des droits des femmes] Notre génération sera celle de l’égalité femmes-hommes. Rendez-vous le 7 juillet, à Paris, au Forum génération égalité pour défendre par les actes les droits des femmes partout dans le monde.

● Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Bruno Le Maire (ministre de l’Economie et des Finances)
- Nous avons décidé de simplifier et muscler le dispositif d'aide pour les entreprises impactées par le coronavirus: elles pourront désormais demander un report des charges sociales par le simple envoi d'un mail. Nous avons également prévu un dégrèvement pour les impôts directs au cas par cas pour toutes les entreprises qui seraient menacées de disparition en raison de l’impact économique du coronavirus.
- Les entreprises sont ma priorité absolue, quotidienne, permanente. J’invite toutes les entreprises impactées par le coronavirus à se saisir des mesures mises en place par l’État pour les aider.
- L’impact du coronavirus sur l’économie française sera sévère. Il sera de l’ordre de plusieurs dixièmes de points de PIB.
- L’Europe doit décréter la mobilisation générale face au coronavirus et travailler à un plan de relance incluant des mesures fiscales et budgétaires. Cette réponse doit être forte, massive et coordonnée!
- Il y aura un avant et un après coronavirus dans l'histoire de l'économie mondiale. Nous devons tirer les conséquences sur le long terme de cette épidémie en réduisant notre dépendance vis-à-vis de la Chine dans un certain nombre de secteurs stratégiques.

Elisabeth Borne (ministre de la Transition écologique et solidaire)
- Nous avons fixé ce matin lors du Comité France océan le programme de travail Etat-ONG pour 2020 en faveur de la biodiversité marine, dont: lutte contre les déchets plastiques, aires marines protégées, lutte contre l’artificialisation du littoral, pêche durable
- Encore trop rares dans les métiers de l’énergie ou des transports : j’ai rencontré cette semaine des femmes qui font le ministère de l’Ecologie et des étudiantes qui en sont l’avenir. Nous avons besoin de tous les talents pour réussir la transition écologique!

Jean-Michel Blanquer (ministre de l’Education)
- Chaque rectorat de France est au travail pour prendre les mesures adéquates face au coronavirus Et pour assurer la continuité pédagogique avec le dispositif « ma classe à la maison » conçu avec le Cned [Centre national d'enseignement à distance].
- [Etablissements fermés à cause du coronavirus] Nous avons préparé grâce au Cned un système pour suivre les élèves à distance.
- [Coronavirus] Je n'ai pas peur d'une psychose car il y a du civisme dans la population.
- [Coronavirus] Nous travaillons avec les collectivités locales pour être bien certains que le savon soit présent dans chaque établissement. Jusqu'à présent, ça n'a pas toujours été le cas.
- [Journée des droits des femmes] Tout commence dans la famille et à l’école. L’éducation nationale travaille au quotidien pour changer la donne. L'égalité entre les filles et les garçons, entre les femmes et les hommes, dans le système éducatif.

Franck Riester (ministre de Culture)
- Avant la cérémonie des César, je mettais en garde contre le mauvais signal que constituerait, dans le contexte actuel, l'attribution d'une récompense à Roman Polanski. Je n'ai pas changé d'avis.
- [Journée des droits des femmes] La Journée des droits des femmes n’est pas une journée de fête. C’est une journée d’engagement. Des mesures concrètes ont déjà été initiées pour le spectacle vivant et le cinéma. Je souhaite que la même dynamique s’engage dans le secteur musical.

Muriel Pénicaud (ministre du Travail)
Face à la crise coronavirus, la solidarité nationale doit s’exprimer pour préserver l’emploi. Pour aider les entreprises, j'ai décidé de renforcer et simplifier le dispositif d’activité partielle: délai de réponse de 48h, augmentation de l’allocation à hauteur du SMIC dans les TPE-PME.

Julien Denormandie (ministre de la Ville et du Logement)
- Bloquer le pays n'est pas le bon moyen pour lutter contre le coronavirus.
- La solidarité ne doit pas être une victime du coronavirus.

Marc Fesneau (ministre des Relations avec le Parlement)
- [Journée des droits des femmes] Quand vous demandez à un homme s'il veut être candidat, c'est rare qu'il vous dise non. Quand vous demandez à une femme, elle se pose plus de questions sur sa disponibilité. Il faut pousser les candidatures féminines. On n’avance jamais assez vite, mais on avance.
- [Réforme des retraites] Il reste plusieurs lectures. J’espère qu'on n'assistera plus à la même obstruction. Quant à la demande du Sénat, j'en parle au président Larcher, à qui je réserve ma réponse. Deux exigences : que le débat se passe bien et qu’il se termine avant la fin de la session.
- C'est bien de dire qu'il faut sortir du nucléaire, mais il faut savoir quel objectif on poursuit. Il y a beaucoup de paroles. Vous n'expliquez pas du jour au lendemain qu'il ne faut plus de voitures. On ne fait de grands changements qu'avec les gens, pas contre eux.
- Quel gouvernement a décidé de fermer centrales à charbon ? D'arrêter l'exploration des hydrocarbures ? De fermer Fessenheim ? Ceux qui donnent des conseils aujourd'hui étaient au pouvoir hier et nous reprochent, assis au bord de la route, de n'aller pas assez loin.
- Dans une majorité des villes, LaREM et MoDem sont alignés. A Bordeaux, le MoDem conserve son alliance avec Alain Juppé et son successeur Nicolas Florian. Je comprends que LaREM veuille porter sa candidature à Bordeaux. Se respecter, c'est respecter l'histoire de chacun.
- [Coronavirus] Les élections municipales ne portent pas de risques particuliers contrairement aux grands évènements qui peuvent porter des risques spécifiques. Des précautions seront prises, mais il n'est pas question de reporter les municipales.
- [Coronavirus] Il y a un risque de crise sur l'offre, les lignes de production peuvent être interrompues, et sur la demande, la consommation pourrait être plus prudente. Cela nécessite des mesures de trésorerie annoncées par Bruno Le Maire mais aussi des mesures européennes.
- [Coronavirus] Je ne savais pas que Marine Le Pen avait des connaissances scientifiques pour donner dans le "y'a qu'à, faut qu'on". Mme Le Pen est dans son rôle habituel : elle agite les peurs et donne des conseils sans connaître du tout l'appareil d'Etat. Ce n'est pas une surprise.
- L'essentiel des personnes touchées par le coronavirus seront asymptomatiques ou auront des symptômes de grippe. Ceux qui souffrent de pathologies ou d'une faible immunité sont plus sensibles. C'est vers eux que notre soin doit porter.

Frédérique Vidal (ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation)
[Journée des droits des femmes] Le combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes ne doit négliger aucun front. Continuons à agir ensemble pour changer le regard sur les femmes, sur la science et sur le couple qu’elles forment.

Amélie de Montchalin (secrétaire d’Etat aux Affaires européennes)
- La réponse des Européens doit être forte face à la pression inacceptable que pratique la Turquie avec des vies humaines. Nous devons trouver une solution politique de long terme pour que les combats s'arrêtent, pas une solution temporaire.
- [Journée des droits des femmes] Les manifestations pour défendre les droits des femmes doivent se tenir en toute sécurité. Une enquête va clarifier les faits. Nous serons fermes sur les sanctions à prendre contre tout comportement contraire au maintien de l'ordre dans un Etat de droit.
- Il est très difficile de mesurer l'impact économique du coronavirus. Nous sommes vigilants et mobilisés pour que les entreprises et les secteurs les plus impactés soient accompagnés au cas par cas pour préserver l'emploi et l'activité dans notre pays.
- Aujourd'hui l'objectif est de ralentir la progression du coronavirus et mettre à l'abri les personnes les plus fragiles. Au stade 3, le virus ne sera pas plus dangereux mais il ne pourra plus être ralenti: à ce moment-là, notre priorité sera le soin des malades.
- Il y a un écart entre la façon dont le monde voit les Européens et la façon dont nous nous voyons nous-mêmes. Il nous faut prendre conscience de notre puissance pour l'utiliser, agir ensemble, décider. C'est le combat européen d'Emmanuel Macron.

Cédric O (secrétaire d’Etat chargé du numérique)
[Journée des droits des femmes] Le numérique doit être une chance pour toutes. Le combat pour l'égalité, c'est maintenant qu'il faut le mener. Ensemble, Agissons!

Agnès Pannier-Runacher (secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances)
[Journée des droits des femmes] Ce matin au Panthéon aux côtés d’Agnès Buzyn pour lancer la Journée internationale des Droits des Femmes. Nous têtes de liste et colistières nous engageons à porter la cause de la parité femmes-hommes avec détermination à la Mairie de Paris!

Christelle Dubos (secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Solidarité et de la Santé)
Faire respecter les droits des femmes, de toutes les femmes, c’est un combat collectif. Pensions alimentaires, accès de toutes aux protections hygiéniques, libre choix de la garde d’enfant, ... 2020 sera une année de nouvelles conquêtes.

Marlène Schiappa (secrétaire d’Etat à l’Egalité hommes-femmes et à la Lutte contre les discriminations)
- Je crois à la solidarité entre les hommes et les femmes; aux hommes féministes. Je crois qu’il faut améliorer la justice, pas la détruire. Je crois qu’il faut punir les violeurs, pas «buter les hommes». Je suis choquée qu’on récompense Polanski et choquée qu’on veuille «le gazer».
- L’écologie et l’égalité sont les grands enjeux de notre époque : c’est le sens de la conférence Femmes Ecologie que j’ai organisée. Les femmes sont les premières impactées et les premières actrices de la transition écologique!
- Je crois que l'égalité entre les femmes et les hommes et l'écologie sont 2 grands enjeux majeurs de ce siècle.
- [Journée des droits des femmes] Je condamne toutes les violences survenues en marge de toutes les manifestations. Je n’en cautionne aucune et me faire dire le contraire c’est manipuler le 8 mars. J’aimerais aussi entendre condamner les menaces à mon endroit et contre ma famille dans certains cortèges.
- La sororité ce n’est pas juste un mot pour moi. Je n’ai jamais pris partie contre aucune de mes prédécesseures quand j’étais militante et je ne mettrai pas des bâtons dans les roues de mes successeurs quand je ne serai plus au gouvernement. Ce n’est pas ma façon de faire. 
- La volonté du Président de la République Emmanuel Macron est de conduire la coalition d’Etats pour les droits sexuels et reproductifs. La position de la France est volontariste pour le droit fondamental à disposer de son corps et la liberté des femmes partout dans le monde !

Sibeth Ndiaye (porte-parole)
[Journée des droits des femmes] En ce 8 mars, nous devons être toujours plus déterminés à poursuivre le combat pour l’égalité partout, au travail, dans la rue et à la maison. Chaque amélioration doit être un aiguillon pour aller plus loin et plus vite !

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Stanislas Guerini (délégué général)
Dimanche prochain, nos 139 candidates têtes de liste se présenteront pour devenir vos élues. Elles portent des projets ambitieux qui transformeront la vie des Français et des Françaises. Faites-leur confiance!

Aurore Bergé (porte-parole)
- Il y a un consensus puissant sur le fait que le secteur audiovisuel est confronté à un bouleversement sans précédent avec de nouveaux usages que les Français ont adoptés. Les plateformes doivent suivre nos règles pour assurer une plus grande diversité de la création et garantir un accès aux œuvres et aux médias. Par exemple, nous avons adopté un amendement sur les enceintes connectées. C’est un enjeu démocratique: les utilisateurs doivent garder la main sur le choix des contenus.
- [Renforcer la lutte contre le piratage] Il y a une demande unanime du monde de la culture et de l’audiovisuel en ce sens, et je les comprends. Le projet de loi vise à redonner de la valeur à la création pour les auteurs, producteurs et réalisateurs. Mais le premier manque à gagner pour eux réside dans le piratage en pair à pair, en streaming et en live streaming pour les programmes sportifs. Des millions de Français piratent encore des contenus. Qui accepterait un tel pillage de son travail? Aucun autre secteur! Et c’est autant de ressources en moins pour la création. (…) Aujourd’hui, nous avons le dispositif de la réponse graduée: en cas de téléchargement illégal, l’internaute reçoit un premier mail d’avertissement, puis une lettre recommandée en cas de récidive, puis, enfin… plus grand-chose, car les tribunaux ne se chargent pas de poursuivre les pirates. Il est légitime de penser qu’une sanction puisse exister si vous avez été alerté deux fois.
- [Obligations des plateformes] Nous voulons imposer davantage d’obligations sur les nouveaux entrants afin qu’ils financent des œuvres selon nos règles. C’est-à-dire qu’ils devront recourir à une grande proportion de production indépendante, auprès d’un producteur délégué et non pas un simple prestataire de services. Nous devons aussi nous poser la question de savoir quand les œuvres sont disponibles pour le public. Un film doit commencer par être diffusé en salle. Après, il faut certainement adapter la chronologie des médias. Nous devons arriver à une forme de neutralité: plus un acteur finance une œuvre, plus tôt il pourra la diffuser sur sa plateforme. Nous avons adopté mon amendement qui pose des premiers jalons en ce sens. (…) Les plateformes sont de natures différentes. Disney sort ses films en salle, ce que ne fait pas Netflix. Et puis, il y a Apple et Amazon, dont le contenu n’est pas la préoccupation principale mais un produit d’appel pour vendre autre chose. Les obligations ne doivent pas être les mêmes pour tous, et c’est au décret de définir ces catégories de services différentes. Enfin, la loi doit poser des garde-fous clairs pour éviter que des plateformes ne contournent leurs obligations, comme Google l’a fait pour la loi sur les droits voisins pour la presse. J’ai fait adopter un amendement qui prévoit que ces plateformes aient une obligation de transmettre leur chiffre d’affaires en France à l’Arcom, la future autorité de régulation.
- À partir du moment où la taxe d’habitation va être supprimée pour tous les Français, il faudra bien trouver un mécanisme qui permette de recouvrer la redevance. Et, au-delà, la véritable question est de savoir comment garantir la pérennité et l’indépendance des ressources pour le service public. Ma position est qu’il ne faut pas que ces ressources soient budgétisées, mais directement affectées à l’audiovisuel public, comme c’est le cas aujourd’hui. Les 138 euros de redevance financent directement une information fiable et une création forte et indépendante. C’est un sujet de préoccupation de tous les groupes politiques.
- À chaque fois que l’on aborde la question du budget de la Culture, c’est un combat politique. Mais, depuis trois ans, ce budget a été augmenté, ce qui prouve que les parlementaires savent aussi être convaincants. J’espère que nous le serons encore, car nous avons besoin d’un audiovisuel public fort. Quand on voit que la BBC, souvent citée en exemple, est l’objet d’attaques très puissantes de la part de Boris Johnson, on comprend qu’un tel risque existe.
- France Médias va regrouper France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et l’INA. Il y a une logique à ce que ces maisons conservent chacune leur identité mais travaillent davantage ensemble, créent des synergies plus fortes et portent des missions communes majeures, comme l’information. La question n’est pas de faire des économies, de rationaliser, ni d’être une querelle de pouvoir.

Agnès Buzyn (candidate à la mairie de Paris)
- L’intérêt général a guidé toute ma carrière. Je ne suis pas une professionnelle de la politique au sens des appareils politiques. Notre ville [Paris] a été trop abîmée par les postures politiques et les choix idéologiques: les candidatures face à moi, enfermées dans des accords partisans, ne correspondent plus à l’aspiration des Parisiens qui attendent du maire qu’il s’occupe de leur ville plutôt que de sa carrière. Je ne suis pas une héritière de la politique, ma candidature est moins clivante que celles de mes concurrentes.
- Je suis pour une majorité de projet, et non pas pour des tractations d’appareils. Le dépassement politique vaut aussi pour Paris, je souhaite rassembler au-delà de LaREM, ce que nous faisons déjà, avec des maires d’arrondissement venus de la gauche comme de la droite, mais d’accord sur l’essentiel. Personne ne peut en dire autant!
- Quand on connaît mon parcours, difficile de politiser ma candidature. Sur le terrain, les Parisiens sont souvent soulagés par ma présence. Je souhaite être une maire au service des habitants, et pas au service d’un parti. On me parle rarement de la politique gouvernementale. Les Parisiens expriment beaucoup d’espoir, car ils savent que je suis, par mon parcours, ma personnalité, une femme d’apaisement. Je suis tenace, je sais obtenir des résultats, mais je sais aussi rassembler.
- La saleté! On me parle que de ça. Il suffit de marcher dans Paris pour voir que c’est un désastre. La deuxième chose que j’entends, c’est «il nous faut du changement à la mairie, faites-les partir». Les gens n’ont pas supporté la méthode autoritaire de la maire sortante. La sécurité et la propreté, c’est le minimum requis pour bien vivre dans une ville. Mes autres priorités sont l’environnement et la solidarité. Rachida Dati, par exemple, nie les problématiques environnementales, alors que c’est une question prioritaire. La vie à Paris agresse. Il y a des embouteillages, du bruit, des espaces qui ne sont pas ordonnés. Je constate aussi que la solidarité est absente de tous les programmes de mes concurrents. Moi, je fais du service public de maintien à domicile une priorité. Les gens veulent vieillir chez eux.
- Je pars des faits, alors que la mairie agit aujourd’hui de façon totalement idéologique. Il y a un manque d’écoute aujourd’hui, un manque de capacité à travailler en partenariat avec la région, notamment sur les transports, avec l’État, notamment sur la question des migrants. La maire est fâchée avec tous les acteurs, prisonnière de sa majorité, et se défausse systématiquement de ses responsabilités sur les autres, quand ce n’est pas sur les Parisiens. Il y a un isolement, une bunkérisation de cette équipe sortante.
- Avec Anne Hidalgo, les grands renforts de communication ne masquent pas un bilan tout sauf écologique. Dès qu’il y a un espace disponible, elle y met du béton ou du bitume. Ses projets d’aménagement, ce sont de nouvelles tours, alors que Paris a besoin de se verdir pour faire face au réchauffement climatique. Elle a réussi l’exploit de réduire le nombre de voitures tout en augmentant les bouchons. On ne peut pas interdire aux gens de prendre leur voiture, il faut au contraire leur apporter des solutions alternatives.
- Je vais développer les transports en commun, travailler avec la région pour automatiser les lignes de métro. Il y a aussi un sujet de clarification de l’espace public: il faut sécuriser les trottoirs et les pistes pour vélo. Je souhaite aussi inciter les voitures électriques, installer des parkings relais en petite couronne. Tout cela se discute avec les partenaires, les communes limitrophes, les Parisiens. On peut créer des passerelles au-dessus du périphérique pour toutes les mobilités douces, notamment le vélo, qu’il faut bien sûr développer. «100 % vélo» n’est qu’un slogan. Tout le monde ne peut pas se déplacer à vélo. Il y a beaucoup plus de choses à faire au-delà d’un slogan, pour le vélo et pour les autres manières de se déplacer.
- À force d’utiliser ce mot [écologie] pour tout et n’importe quoi, il s’est parfois vidé de sa force. Il est parfois associé à un parti politique et il y a derrière une idéologie, et parfois même une méthode punitive. Parce que je suis médecin, je sais qu’il faut des mesures fortes pour préserver la santé des Parisiens et au terme écologie, je préfère celui d’environnement. Ce qui est important, c’est le résultat: moins de pollution, moins de bruit, réduction des gaz à effet de serre, amélioration énergétique des logements et végétalisation des quais de Seine et de la ville. J’ai prévu de doubler le budget pour aider à la transition écologique des logements sociaux et privés. Au total, l’investissement consacré à l’environnement s’élèvera à 4,3 milliards d’euros. Mon programme est un programme résolument tourné vers l’environnement.
- Il faut remettre les logements vacants à la location. Il faudra démarcher de façon prospective, puis recenser, investir, remettre les logements aux normes et garantir la sécurité sur le paiement des loyers aux propriétaires. Et résoudre la problématique d’Airbnb en pratiquant une politique de contrôle strict. À la mairie de Paris, il y a une trentaine de personnes seulement qui s’occupent de ce sujet (contre plus de 300 personnes travaillant à la communication): je doublerai ce nombre.
- Dès les 100 premiers jours, je réorganiserai tous les services de la propreté à Paris. Il y a une urgence sanitaire. J’équiperai les agents avec des outils plus modernes, et je redonnerai la main aux maires d’arrondissement. Mais il y a aussi urgence de s’attaquer au problème de la sécurité et mettre en place un moratoire sur les projets de bétonisation.
- Ceux qui parlent de sécurité et de propreté, ce sont les Parisiens! Avec Madame  Dati, nous menons des campagnes différentes. Elle se contente de s’opposer, moi je propose. J’ai fait le choix d’un programme complet, sérieux, budgété, pour être en mesure de gouverner. Ces thématiques - sécurité et propreté - demeurent nos priorités. Elles ne sont ni de droite ni de gauche. Quel maire pourrait avoir pour projet une ville sale et dangereuse à part Madame Hidalgo…
- Je vais être très claire: j’irai jusqu’au bout, car je crois au projet que je porte pour les Parisiens. Je ne ferai aucune alliance d’appareils. Je ne ferais pas d’alliance avec Madame Dati. Je vous rappelle que seuls deux maires d’arrondissement seulement ont fait le choix de la soutenir sur sept issus de son parti et ce malgré les pressions qu’ils ont subies. Si elle n’a pas rassemblé sa famille politique avant le premier tour, comment pensez-vous qu’elle puisse rassembler au-delà par la suite? Quant à moi, j’ai d’ores et déjà rassemblé des maires d’arrondissement et des élus issus de la gauche, de la droite, du centre et des écologistes. Le dépassement des clivages, c’est ce que veulent les Parisiens, c’est nécessaire pour s’occuper de tous les Parisiens.
- Au soir du premier tour, je proposerai à celles et ceux qui le souhaitent de me rejoindre autour d’une majorité de projet qui fera du dépassement politique une réalité à Paris, qu’ils soient issus de la gauche, des écologistes, du centre ou de la droite. Paris, c’est 17 élections, donc cela se passera au niveau des arrondissements. Une majorité de projet, c’est faire le choix de l’intérêt général plutôt que celui des appareils partisans. C’est faire le choix des Parisiens plutôt que de se servir de Paris pour préparer 2022. Ma majorité de projet, ce sera un pacte de gouvernance et une plateforme programmatique enrichie, partagée par ceux qui nous rejoindront.
- Pour avoir de grandes ambitions, il faut d’abord que la ville soit bien gérée. Je ne ferai pas de Paris une ville-musée mais je préserverai son patrimoine. J’inciterai les visiteurs à voir au-delà de la tour Eiffel, en proposant 100 promenades hors des sentiers battus. Je développerai nos start-up, j’inciterai à la venue de nouvelles, je développerai des programmes liés à l’intelligence artificielle qui pourrait tant nous aider pour gérer les nouvelles mobilités. Et puis il n’y a pas à Paris de grande Biennale multidisciplinaire, j’en créerai une avec des urbanistes, des architectes, des designers. Je travaillerai aussi plus étroitement avec les maires de banlieue, la région.

●MoDem

[Tribune: Après les municipales: garantissons une meilleure présence des femmes dans les instances locales] Chaque 8 mars a lieu la journée internationale des droits des femmes. Cette année 2020, cette journée a lieu une semaine avant les élections municipales.
Malgré l’entrée en vigueur de la loi "Pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes" de 2014 et l’adoption de la loi "Engagement et proximité" de décembre 2019, il faut poursuivre le mouvement, car la représentation des femmes aux postes clés de la vie politique reste insuffisante.
Seules 16 % de femmes sont maires, 10% de femmes sont présidentes de conseil départemental, 3 femmes seulement sont présidentes de région, et 8 % des présidentes d'intercommunalités sont des femmes.
Au Parlement, seuls 38,8% des députés sont des députées, 32% des sénateurs sont des sénatrices. Les présidences des 15 groupes parlementaires sont très majoritairement masculines, à l’exception d’un groupe à l’Assemblée nationale et d’un autre au Sénat.
Si les femmes sont mieux représentées aujourd’hui dans la sphère politique, elles demeurent encore sous représentées aux postes clés des instances de décisions. Il subsiste par ailleurs une répartition souvent stéréotypée dans l’exercice des compétences : aux femmes le "care" : le social, la culture, l’éducation ; aux hommes la stratégie ou le symbolique : les finances, l’urbanisme, les travaux publics, les plans d’action stratégique de la gestion des déchets ménagers, etc.
Après les élections municipales se tiendra un "troisième tour", moins connu du grand public mais tout aussi fondamental : les élections des exécutifs des intercommunalités et les élections entre pairs aux syndicats de gestion intercommunaux.
Il nous apparaît essentiel d’assurer une meilleure représentation des femmes à la gouvernance de ces instances : syndicats mixtes de gestion ou d’aménagement, centres communaux d’actions sociales, missions locales…
L’électrification et le gaz, l’énergie, l’exploitation des équipements sportifs, les travaux publics ne sont pas des "affaires d’hommes". Pourtant, s’il n’y a pas d’intention explicite de discriminer, des préjugés persistants génèrent des blocages et empêchent un égal accès des hommes et des femmes aux postes précités.
L’exercice de la parité doit devenir un droit effectif et ne pas demeurer un principe théorique désincarné. Cet équilibre est indispensable à la démocratie.
Nous, responsables politiques, avons un devoir d’exemplarité en matière de parité. En faisant en sorte que les instances de gouvernance au niveau local soient attribuées autant aux femmes qu’aux hommes, nous montrons le chemin. Il nous faut proposer, tout au long de l’année, des formations et un accompagnement aux femmes qui désirent s’engager en politique.
C’est pourquoi, nous lançons un appel aux maires pour qu’ils fassent la promotion active des talents féminins au sein de leurs équipes municipales, mais également un appel aux femmes pour qu’elles se positionnent pour occuper ces fonctions décisives !

Sarah El Hairy (porte-parole)
Déplacement à la rencontre du maire et des habitants de Lesbos suivi de visites d'ONG et de camps surpeuplés. Une situation humanitaire qui se dégrade. Il faut une réponse européenne d'urgence et de réaffirmer avec force notre solidarité avec le peuple grec.

●UDI
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ne sont pas retranscrits]

Jean-Christophe Lagarde (président)
- Quand un Maire UDI bat un communiste, les services publics vont mieux : parce qu'on sait gérer une ville et faire des économies de bonne gestion.
- En cette Journée des droits des femmes, pensée pour notre marraine Simone Veil, qui a tant fait pour les droits nouveaux.


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