vendredi 11 septembre 2020

Propos centristes. France – France relance; plan jeune, une priorité; stabilité et sécurité en Méditerranée; soutien à la Grèce; Brexit; Proportionnelle; Alexeï Navalny; loi Recherche; une agriculture forte; Christophe Castaner; MoDem veut réunir les centres; UDI dans l’opposition…

Voici une sélection, ce 11 septembre 2020, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

Emmanuel Macron (Président de la République)

- Une avancée tangible à l’issue du sommet Med7 : nous avons un agenda commun de souveraineté, d’exigence et de dialogue en Méditerranée.

- Pour la stabilité et la sécurité, pour la biodiversité et le climat, il y a en Méditerranée un intérêt collectif à affirmer notre souveraineté européenne.

- Avec la Turquie, nous souhaitons retrouver un dialogue responsable, sans naïveté et de bonne foi.

- L'Europe doit avoir une voix plus unie et plus claire face à la Turquie. (…) Les comportements de Recep Tayyip Erdogan sont inadmissibles et il doit "clarifier ses intentions. La Turquie n'est plus un partenaire dans cette région mais mon souhait profond est de réengager un dialogue fécond.

- La Corse a une identité bien à elle. Elle est corse, française, européenne et méditerranéenne. C’est toute sa force ! Je suis très heureux de la retrouver. Notre méthode ? Faire ce que l’on dit et associer l’ensemble des parties prenantes. Les premiers résultats sont là en Corse.

- Heureux de retrouver Kyriakos Mitsotakis pour le sommet Med7 que la France accueille à Ajaccio. Nos échanges sur le partenariat stratégique entre la Grèce et la France ont été fructueux. Je lui ai fait part de notre pleine solidarité suite à l’incendie de Moria.

- L’incendie d’un camp à Lesbos est un drame supplémentaire pour des milliers de migrants déjà en situation de détresse. La France sera une nouvelle fois au rendez-vous de la solidarité avec la Grèce.

- Nous partageons un dialogue de confiance avec le Roi de Jordanie Abdallah II. Pour faire face aux crises et répondre aux enjeux régionaux sur lesquels nos vues convergent, il nous faut créer une dynamique positive et agir ensemble. C'est notre volonté.

 

Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Jean Castex (Premier ministre)

Mes sincères félicitations et tous mes voeux de réussite à Christophe Castaner. Nous travaillerons, en confiance, au succès de l'action du Gouvernement, dans le respect de chacun. Je salue Aurore Bergé et l'ensemble des candidats: l'heure est maintenant au rassemblement.

 

Jean-Yves Le Drian (ministre de l'Europe et des Affaires étrangères)

- [Déclaration conjointe des ministres des affaires étrangères du G7 sur l’empoisonnement d’Alexeï Navalny]
- Nous, ministres des affaires étrangères de la France, de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis d’Amérique, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni et Haut représentant de l’Union européenne, condamnons unanimement et avec la plus grande fermeté l’empoisonnement d’Alexeï Navalny, qui a été confirmé.

- L’Allemagne a informé ses partenaires du G7 du fait que les conclusions cliniques et toxicologiques des experts médicaux allemands et d’un laboratoire spécialisé des forces armées allemandes ont établi que M. Alexeï Navalny avait été victime d’une attaque au moyen d’un agent neurotoxique chimique du groupe « Novitchok », substance mise au point par la Russie. M. Navalny est pris en charge dans une unité de soins intensifs d’un hôpital de Berlin et son état demeure sérieux. Toutes nos pensées vont à sa famille et nous lui
souhaitons un prompt et complet rétablissement.

- Toute utilisation d’armes chimiques en tout lieu, à tout moment, par quiconque et en toutes circonstances est inacceptable et contrevient aux normes internationales contre l’utilisation de ces armes. Nous, ministres des affaires étrangères du G7, appelons la Russie à faire toute la lumière, sans délai et en toute transparence, sur l’identité des auteurs de cet empoisonnement odieux et, compte tenu des engagements pris par ce pays au titre de la Convention d’interdiction sur les armes chimiques, à traduire ces personnes en justice.

- Cette attaque visant Alexeï Navalny, figure de l’opposition, constitue également une nouvelle atteinte grave à la démocratie et au pluralisme politique en Russie. Elle représente une menace sérieuse pour les femmes et les hommes investis dans la défense des libertés politiques et civiles que la Russie elle-même s’est engagée à garantir. Nous appelons la Russie à se montrer à la hauteur de ses engagements au titre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et à garantir ces droits, notamment le droit à la liberté d’expression, à ses citoyens.

- Nous continuerons de suivre avec attention la réponse apportée par la Russie aux appels internationaux demandant des explications concernant l’empoisonnement abject de M. Navalny. Nous demeurons fermement déterminés à soutenir la démocratie, l’État de droit et les droits de l’Homme en Russie et à renforcer notre appui à la société civile russe.

 

Barbara Pompili (ministre de la Transition écologique)

- Premier contact avec mon homologue chinois Huang Runqiu ce matin. Des échanges constructifs sur les grands enjeux qui nous attendent sur le climat et la biodiversité.

- Comment apporter une information fiable et claire sur l’impact écologique de nos aliments, de la fabrication jusqu’à l’acheminement ? Le gouvernement lance une expérimentation pour aboutir à un affichage environnemental qui permette à chacun de faire des choix éclairés!

 

Jean-Michel Blanquer (ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports)

- «La force des hussards de la République». Reconnaître le travail des professeurs par la rémunération et les conditions de travail. Renforcer leur prestige et leur rôle au cœur de la société. Favoriser l’accès au métier des élèves méritants de tous les milieux sociaux.

- Toutes mes félicitations à Christophe Castaner, élu président du groupe LaREM. Vive la Démocratie! Avec les parlementaires, le travail se poursuit au service des Français!

 

Bruno Le Maire (ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance)

- France relance a été reçu favorablement par les Français car il a été bâti avec eux, avec les partenaires sociaux, les fédérations professionnelles, les économistes, les chefs d’entreprise, les parlementaires, les élus locaux et les services de l’État.

- Très heureux de retrouver à Berlin les ministres des Finances européens pour : renforcer la coordination des plans de relance, donner une nouvelle dynamique à l'Union bancaire et l'Union des marchés de capitaux et réaffirmer notre détermination sur la fiscalité internationale.

- Dans France relance, 40 Mds € bénéficieront de manière directe et indirecte aux TPE et PME.

- Renault est un fleuron industriel français. L’entreprise a tout pour réussir sa transformation.

 

Florence Parly (ministre des Armées)

Maréchal des logis S. T., Brigadier Arnaud Volpé, Vous êtes morts pour la France. Nous n’oublierons ni la force de votre courage, ni la noblesse de votre engagement. Vous avez fait honneur aux hussards de Bercheny. La Nation s'incline devant votre mémoire.

 

Gérald Darmanin (ministre de l'Intérieur)

- [Je travaille à l’introduction possible] d'une dose de proportionnelle [lors des prochaines élections législatives de 2022]. Le ministère de l’Intérieur est en train de regarder et de proposer (…) au président de la République et au Premier ministre (…) On a parlé avec le président de la République, on ne parle pas que de ça, mais on parle aussi de ça.

- Au moment où les maires ne peuvent pas cumuler avec un mandat de parlementaire, au moment où les Français se disent qu’ils ne sont pas assez bien représentés dans leur courant de pensée, je trouve qu’effectivement la proportionnelle est un moyen sans doute efficace de le faire. A condition, pour ma part, que la majorité [la liste qui sortira en tête] puisse l’avoir [la majorité des voix]. Puisque les errements de la IVe République, c’est la proportionnelle sans la majorité.

- Les propos de M. Rodrigues [gilet jaune qui a qualifié les policiers de «bande nazis» qui ouvrent des «camps de concentration»] envers la police de la République sont ignobles. Au nom du ministère, et pour défendre l’honneur de tous les policiers, je dépose plainte.

 

Elisabeth Borne (ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion)

- La situation de l’emploi va être difficile dans les prochains mois. L’activité est repartie, mais pas dans tous les secteurs. L’aéronautique est en difficultés, la situation est contrastée dans les hôtels-restaurant et toujours ralentie dans le tourisme. On s’attend à de nouveaux plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) dans les prochaines semaines. Certaines entreprises étaient fragilisées avant la crise, d’autres ont la volonté de retrouver leurs marges, et parfois de réduire leurs effectifs, beaucoup ont été mises en difficultés par la crise. De mars à août, on a comptabilisé 345 PSE, contre 231 sur la même période de 2019. Il faut donc continuer à proposer des dispositifs de soutien : prêts garantis par l’Etat, fonds de solidarité, activité partielle. Les conditions de celle-ci ont été prorogées jusqu’au 1er novembre, pour laisser le temps aux entreprises dont l’activité restera en retrait dans les prochains mois, de négocier avec leurs organisations syndicales des accords d’activité partielle de longue durée (APLD). Nous avons par ailleurs décidé de maintenir le niveau de prise en charge par l’Etat de l’APLD : le reste à charge de l’employeur sera maintenu à 15% de la rémunération nette, alors qu’il devait passer à 20% à partir du 1er octobre. Par ailleurs, les parents obligés d’arrêter de travailler pour garder leurs enfants qui ne peuvent plus aller à l’école seront indemnisés, comme avant l’été, par le biais de l’activité partielle classique.

- [Accords d’activité partielle de longue durée] Des accords ont déjà été signés dans une vingtaine d’entreprises, de tailles extrêmement variées, allant de quelques salariés jusqu’à Safran. Beaucoup d’autres sont encore en discussion, chez Airbus, Air France, Aéroports de Paris… Pour que de nombreuses petites entreprises puissent en bénéficier, nous souhaitons que des accords soient trouvés dans les branches. La métallurgie a signé le sien, le Syntec qui rassemble les professionnels de l'ingénierie, du numérique, du conseil et de la formation professionnelle, est en passe de le faire, et d’autres accords sont en discussion dans la plasturgie, le commerce de gros et le transport aérien. Ces démarches, menées avec les partenaires sociaux, permettent de protéger l’emploi et les compétences dans une conjoncture économique difficile. L’activité peut être réduite jusqu’à un niveau de 60% pour garder un maximum de salariés dans l’entreprise, et le temps non travaillé, utilisé pour suivre des formations, largement financées par l’Etat, avec le FNE-Formation. Nous serons attentifs à ce que les entreprises utilisent bien ce dispositif de formation. Renforcer les compétences, accompagner les changements de métiers, représente un enjeu important pour certains secteurs.

- Ma première urgence, c’est le Plan Jeunes. On l’a présenté en juillet parce que c’est maintenant qu’il faut apporter des solutions aux jeunes qui arrivent sur le marché de l’emploi. Tous les dispositifs sont opérationnels, les 4000 euros pour l’embauche d’un jeune comme les aides au recrutement d’un alternant ou le dispositif pour aider les 16-18 ans décrocheurs à définir un projet professionnel. Nous donnerons dans les jours qui viennent des instructions aux préfets et aux recteurs sur le déploiement du Plan Jeunes. La clé, c’est de laisser des marges d’initiative aux territoires pour qu’ils s’approprient les outils que nous leur donnerons, avec des possibilités de fongibilité entre dispositifs. Garantie jeunes ou emploi aidé, accompagnement à la création d’entreprise… C’est localement que cela se décidera. (…) Les premières indications sont plutôt rassurantes. Nous gardons comme objectif, à notre portée, de signer autant de contrats d’apprentissage en 2020 qu’en 2019. Il faut réussir à booster les formations dans les domaines d’avenir, comme les métiers en transformation de la rénovation énergétique des bâtiments, secteur qui manque de personnes formées pour répondre aux besoins. Ce sont de beaux métiers, technologiques.

- Je le dis très clairement: nous assurerons le financement de tous les projets de reconversion. Dans le plan de relance, les crédits ne sont pas acquis. S’ils ne sont pas consommés, nous les réorienterons. Si des besoins nous remontent, nous trouverons évidemment les financements nécessaires pour accompagner les reconversions. Des entreprises de la restauration collective dialoguent avec celles de l’aide à la personne, comme Sodexo avec Korian, pour favoriser le passage d’un secteur à un autre. C’est très bien qu’elles prennent l’initiative de se parler !

- Les 15 milliards d’euros prévus pour l’emploi et la formation, par nature, accompagnent vers l’emploi. Sur tous les marchés publics qui seront passés grâce au financement du plan de relance, je serai attentive à la présence de clauses d’insertion, sur l’emploi des publics en difficultés ou d’engagement sur le recrutement d’apprentis. Les secteurs qui bénéficient de plans sectoriels, comme l’aéronautique, devront être capables de nous dire en quoi le plan de relance a permis de sauver des emplois. Quand on triple les crédits de recherche dans l’aéronautique pour soutenir l’ingénierie, le secteur devra nous dire combien d’emplois ont été sauvés chez Airbus, chez Safran...

- Nous avons été amenés à faire certaines simplifications durant la crise et le dialogue social a très bien fonctionné dans cette période. Pourquoi ne pas en pérenniser certaines, comme la consultation des CSE par visioconférence? Mais nous n’avons pas le projet de maintenir les dérogations sur les délais de consultation des instances représentatives du personnel, par exemple, comme le craignent les organisations syndicales.  

- [Durée du travail] Ce n’est pas dans notre agenda social. Les entreprises disposent déjà de beaucoup d’outils, à commencer par les accords de performance collective. Aujourd’hui, la priorité c’est l’emploi.

- Nous aurons prochainement des échanges avec les partenaires sociaux sur le congé paternité, que nous avons l’intention de renforcer en faisant évoluer les textes. Il y a une très forte attente.

- Il est important que la parité soit respectée dans les instances de gouvernance des entreprises, et pas seulement dans les conseils d’administration. Mais le Comex n’a pas d’existence légale, il faut trouver le bon chemin pour parvenir à la parité. Et continuer à mener ce combat parce qu’on est encore loin du compte, aujourd’hui.

- Ce n’est pas un hasard si le dossier des retraites est traité au ministère du Travail. Il y a un lien évident entre la vie professionnelle et la retraite car l’âge de départ d’un salarié est largement conditionné par son état de santé en fin de carrière. Avec les partenaires sociaux nous aborderons donc les sujets de la prévention de l’usure au travail, de la carrière des seniors, de l’organisation des fins d’activité. La crise n’a en rien retiré leur pertinence aux objectifs de la réforme. La nécessité d’un système plus juste et plus lisible est plus forte que jamais, alors qu’on voit que les salariés de la "deuxième ligne", aux carrières hachées, sont les plus pénalisés par le système actuel. Le gouvernement souhaite mener cette réforme à bien. En la distinguant bien du sujet de l’équilibre financier du système qui fait l’objet d’une autre démarche, avec un travail engagé en octobre. Les discussions sur le système universel reprendront avec les partenaires sociaux en fin d’année et début 2021. Nous souhaitons pouvoir avancer sur cet engagement de campagne du président de la République. Mais je ne vais pas vous dire selon quelles modalités, puisque cela relève de la discussion avec les partenaires sociaux.

- L’insertion des jeunes. Dans le cadre du Plan Jeunes, il faut que nous arrivions à leur donner envie de bâtir un projet professionnel. Permettre à chaque jeune de trouver sa voie est un enjeu majeur de cohésion de notre société.

- Toutes mes félicitations à Christophe Castaner élu président du groupe LaREM, ainsi qu'à l'ensemble des candidats qui se sont mobilisés pour porter la voix des députés de la majorité. Plus que jamais, Parlement et Gouvernement doivent travailler ensemble pour la relance du pays!

 

Eric Dupond-Moretti (Garde des Sceaux, ministre de la Justice)

Le ministère de la Justice fera tout pour protéger les entrepreneurs et leurs salariés de la crise économique. Je veux leur dire qu’il existe des moyens de prévention méconnus et que j’entends développer. Leur mise en place permet une aide efficace avant qu’il ne soit trop tard.

 

Olivier Véran (ministre des Solidarités et de la Santé)

La France est face à un défi: accompagner les personnes âgées en perte d’autonomie en rompant leur isolement.

 

Frédérique Vidal (ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation)

- Début de l’examen de la Loi Recherche ce mercredi à l’Assemblée. Un texte que je suis fière de porter, fruit de plus d’une année et demie de travail, de dialogue et de concertation avec un objectif clair : donner plus de temps, de moyens et de visibilité à notre recherche.

- La Loi Recherche doit permettre de faire émerger une nouvelle génération de scientifiques en redonnant aux carrières scientifiques la reconnaissance et l’attractivité qu’elles méritent. C’est tout l’objet des chaires de professeur junior et des CDI de mission scientifique.

- Traduire en innovations les connaissances produites en laboratoires, diffuser la recherche dans l'économie et la société : c'est par ces apports mutuels si féconds que nous parviendrons à parfaire la transformation dont notre pays a besoin pour faire face aux défis de demain.

- [Loi Recherche ] Santé, montée en puissance des enjeux environnementaux, révolution numérique : jamais nous n’avons eu autant besoin de science!

- [Loi Recherche] Une ambition est au cœur du projet de loi : tendre enfin vers un effort de recherche de la nation à 3 % du PIB.

 

Julien Denormandie (ministre de l'Agriculture et de l'alimentation)

- France relance est historique, par son ampleur, son ambition et sa finalité. Cette finalité, c’est de construire demain une France plus forte qu’aujourd’hui. Et cela ne peut exister que si l’on a une agriculture forte.

- La transition écologique ne date pas d’aujourd’hui, le monde agricole l’a déjà engagée il y a longtemps. Mais, plus le travail des agriculteurs sera rémunéré à sa juste valeur, plus cette transition sera rapide. Pour cela, il y a un principe simple qui guide mon action: que les Français mangent davantage de produits frais français. C’est à la fois bon d’un point de vue nutritionnel, plus économe pour les consommateurs et plus rémunérateur pour les producteurs. Cuisinez des lasagnes avec du steak, des tomates et des oignons français, c’est meilleur pour sa santé et pour son portefeuille, que de les acheter en plat cuisiné ou importé.

- De manière générale, le plan de relance doit permettre à la France d’être plus forte demain qu’aujourd’hui. Une agriculture plus forte, c’est une agriculture plus souveraine et plus indépendante. Le plan de relance va permettre de lutter contre la dépendance aux aléas climatiques: pour l’abaisser, il financera à hauteur de 100 millions d’euros des solutions techniques, comme les filets anti-grêle. Il y a aussi la dépendance liée aux ressources et intrants, que ce soit la ressource en eau qui se raréfie, ou les produits phytosanitaires. Le plan flèche 135 millions vers les équipements les optimisant (matériel d’irrigation, pulvérisateurs). Enfin, il faut moins de dépendance aux importations. Je ne me résous pas à ce que la majorité des tourteaux de soja qui nourrissent nos animaux viennent d’Amérique latine: le plan de relance contient un volet important permettant de financer le développement de production de plantes riches en protéines en France et en Europe.

- Ces dérogations [sur les pesticides et sur les néonicotinoïdes pour les betteraviers] qui suscitent tant de débats sont aussi une question de souveraineté alimentaire! On voit bien que les aléas climatiques peuvent, en deux ans, tuer une filière d’excellence comme celle de la betterave. Veut-on, par dogmatisme écologique, voir du sucre importé d’autres pays européens, produit par dérogation en utilisant des pesticides et néonicotinoïdes, remplacer le sucre français? Soyons clairs: l’écologie sans solution est une écologie d’impasse. La filière betterave, c’est 46.000 emplois. Je préfère être pragmatique. Donc, quand nous affrontons des impasses techniques, il faut avoir l’humilité de le reconnaître. (…) La responsabilité qui est la mienne, avec l’ensemble du gouvernement, est que nous ne nous retrouvions plus face à ces impasses faute d’avoir mis tous les moyens nécessaires en matière de recherche. On va ainsi débloquer 5 millions d’euros pour accélérer la recherche sur la betterave. Rappelons aussi que, même en matière d’écologie, il faut savoir se fixer des priorités. Prenez l’agriculture de conservation: elle est incroyablement bonne pour l’environnement car elle permet de capter du carbone, mais elle prive l’agriculteur du labour, une technique parfois indispensable pour réduire l’utilisation des phytosanitaires. Face à ce dilemme, il ne faut pas dévier de l’impérieuse nécessité d’une vision de long terme, et remettre du bon sens paysan dans la gestion du quotidien. C’est la meilleure façon de produire durable: prendre en compte les complexités de la nature.

- Nous avons aujourd’hui déjà deux types de réponse. Le plan de relance, qui investit massivement pour réduire les dépendances du monde agricole et améliorer la compétitivité. C’est la meilleure assurance de long terme. À côté, nous débloquerons des mesures d’urgence lors d’aléas climatiques. Et mon objectif est d’être encore plus rapide dans le déploiement de ces soutiens.

- La question de leurs revenus est primordiale. La transition écologique dépend directement de la répartition de la valeur. Je serai intransigeant sur cette répartition entre les maillons de la chaîne alimentaire. Et sur la bonne application de la loi EGalim de 2018, notamment par les industriels transformateurs et les distributeurs. J’ai fait remonter à Bercy de nombreuses anomalies, des logos français trompeurs ou des prix anormalement bas. La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, NDLR) est mobilisée sur le sujet. Le consommateur doit lui aussi prendre en compte qu’un produit de qualité a un coût. Sur le plan européen, la question de l’étiquetage est un axe d’amélioration, afin que tous les producteurs aient les mêmes obligations et les consommateurs la même information.

- L’Europe peut donner parfois l’impression d’avoir perdu de vue cet objectif de souveraineté alimentaire. Nous travaillons donc pour que les aides européennes soient davantage orientées vers le développement de nouvelles filières qui réduisent notre dépendance à l’étranger, plutôt qu’uniquement vers celles en difficultés. Je porte ce débat avec mon homologue allemande pour que, dans le cadre la nouvelle PAC (politique agricole commune), l’Europe soit encore plus un

- Il faut développer les circuits courts, et donc une agriculture de proximité, pour renforcer l’accès aux produits frais locaux. Mais il faut aussi accompagner notre agriculture qui exporte, et qui renforce nos entreprises agroalimentaires.

 

Marc Fesneau (ministre chargé des relations avec le Parlement et de la participation citoyenne)

- Tour-de-France, Sapins de Noël ...il y a chez certains nouveaux élus une volonté d’imposer ses dogmes. Une forme de police de la pensée, de police de la manière de vivre, de mépris de ce qui est populaire et festif. Des traditions. Ajoutant le désenchantement à la décroissance.

- Félicitations à Christophe Castaner nouveau Président du groupe LaREM. Salut amical à ceux qui avaient fait le choix de s’engager pour cette campagne et de faire vivre la démocratie interne dans un climat respectueux.

 

Elisabeth Moreno (ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances)

- Emmanuel Macron l'a rappelé : l'égalité des chances passe par la transmission des savoirs et des compétences.

- L'illettrisme touche 2,5 millions de personnes. Sachez que le gouvernement est déterminé dans ce combat.

- Merci à Brigitte Macron pour son engagement contre toutes les formes de violences. La maltraitance des enfants doit être combattue sans relâche.

- Le sport est un véritable vecteur d'égalité des chances et d'égalité femmes-hommes. Nous devons absolument en tirer le meilleur en réduisant toutes les formes de discriminations.

 

Franck Riester (ministre chargé du commerce extérieur et de l'attractivité)

- Au cœur de l’écosystème de l’export, nos entreprises partagent une même passion, une solidarité, et une ambition commune pour porter haut l’étendard du savoir-faire français dans le monde.

- Les investisseurs internationaux continuent à faire confiance à la France et à ses territoires.

- Excellents échanges avec les élus, partenaires sociaux, fédérations professionnelles & ONG réunis au sein du Comité de suivi de la politique commerciale. Transparence & dialogue sont essentiels pour guider l’action du gouvernement en matière de commerce extérieur.

- Plan de relance. Il faut donner le maximum de liberté aux entreprises pour qu’elles se développent. France relance c’est un message de confiance aux entreprises & aux salariés. Mais nous attendons des engagements sur le maintien des emplois.

- Avec le plan de relance, nous consolidons les bases arrières de nos entreprises pour leur permettre de se projeter de plus belle à l’international. C’est l’objet du plan export de 250M€ et de la baisse des impôts de production.

- Souveraineté. Relocaliser ce n’est pas s’isoler. Nous voulons continuer à nous projeter. Brexit. L’Europe ne cédera pas sur la réciprocité des engagements

[Brexit] Il faut que l'on se prépare à des conséquences difficiles en cas de no-deal. Il y a tout un plan d'action" en construction.

- Climat. Nous ne transigerons pas avec l’Accord de Paris.

- Relance export. Nous ne gagnerons pas la bataille des relocalisations & de la souveraineté en nous repliant sur nous-mêmes. Nos entreprises ont besoin des marchés étrangers. Nous les aiderons via un accompagnement renforcé, avec un accent fort sur la jeunesse.

 

Emmanuelle Wargon (ministre chargée du Logement)

- Depuis 3 ans, le Logement d’Abord c'est un objectif simple  prioriser le logement des sans-abri plutôt que les hébergements de court terme. Déjà 150 000 personnes SDF ont bénéficié du dispositif. Nous l'étendons largement dès 2021!

- Félicitations Christophe Castaner, nouveau président du groupe LaREM! Chaque candidate et candidat a contribué à un moment de démocratie important pour notre majorité. Le même objectif nous réunit : obtenir des résultats concrets pour les Français sur les 600 prochains jours.

 

Olivier Dussopt (ministre chargé des Comptes publics)

- Nous ferons un suivi régulier de la déclinaison de France relance, pour lutter contre le chômage, mais aussi réarmer et investir dans tous nos territoires. C'est sur ces objectifs que nous mobilisons collectivement toutes nos forces. Action !

 

Agnès Pannier-Runacher (ministre chargée de l'Industrie)

C'est pour soutenir les entreprises industrielles sources de fortes émissions, que nous annonçons aujourd'hui avec Barbara Pompili et Bruno Le Maire l'ouverture d'appels à projets pour soutenir la décarbonation de l'industrie avec 1,2Md€ investis d'ici 2022 et 200M€ dès 2020.

 

Alain Griset (ministre chargé des Petites et moyennes entreprises)

Le plan de relance est au service d’une “ville productive et commerçante” pour nos PME: numérisation des entreprises, lancement de foncières pour la redynamisation des centres-villes, rénovation énergétique...

 

Marlène Schiappa (ministre chargée de la Citoyenneté)

- Interdire le passage du tour de France, annuler le sapin de Noël... en fait les maires EELV c’est tout ce qui amène un peu de joie ou de fête qu’ils interdisent ! Ils sont pires qu’idéologues: ils sont rabat-joie.

- [Le séparatisme] C’est la manière de s’organiser de manière hostile et violente à la République. On a une adhésion très forte des Français à ce projet de loi.

- [Flouter les visages des policiers] L’idée du ministre de l’Intérieur est de protéger les policiers qui nous protègent.

 

Sophie Cluzel (secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées 

Dans le contexte de la COVID19, il s’agit aujourd’hui de lever les freins au recrutement des personnes en situation de handicap mais également de maintenir les conditions de travail de ceux qui sont en activité professionnelle.

 

Clément Beaune (secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes)

- 11septembre. C’était il y a 19 ans, mais nous n’oublierons jamais. La lutte contre le terrorisme est un combat que mène la France au quotidien, avec ses alliés et partenaires européens.

- Brexit. A tous ceux qui doutent, parfois avec de bonnes raisons: l’Union européenne est ferme et unie, elle défend ses intérêts et protège ses citoyens. Nous resterons calmes et totalement déterminés.

- Brexit. Le respect de l’Accord de retrait n’est pas négociable. Des engagements ont été pris, ils doivent être appliqués. Entre amis et alliés, nous devons tenir parole et respecter le droit. L’Union européenne y est engagée, nous l’attendons du Royaume-Uni.

 

Cédric O (secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques)

Accompagner et former les Français au numérique : c’est l’objectif du gouvernement qui mobilise 250M€ en faveur de l’inclusion numérique dans France relance. Aujourd’hui, avec les acteurs du secteur nous travaillons pour faire de cet objectif une réalité.

 

Olivia Grégoire (secrétaire d’Etat chargée de l’Economie sociale, solidaire et responsable)

France relance et concrètement? 30Mn€ pour les tiers-lieux de l'ESS. Un nom encore méconnu pour ces lieux de partage, d'insertion et d'innovation. Des lieux du lien, en quelque sorte, qui permettent à l'économie sociale et solidaire de vivre et surtout de grandir !

 

Adrien Taquet (secrétaire d’Etat chargé de l’Enfance et des Familles)

Merci Boris Cyrulnik et aux membres de la commission pour la qualité du travail réalisé sur les 1000premiersjours. Cette démarche innovante a mobilisé des disciplines scientifiques plurielles. À nous, responsables politiques, de nous approprier les recommandations. Parmi les propositions de la commission de Boris Cyrulnik des messages de santé publique à destination des parents, un parcours des 1000 jours, l’harmonisation du projet éducatif de l’accueil des enfants avant 3 ans et l’allongement du congé paternité.

 

Gabriel Attal (porte-parole du gouvernement)

Toutes mes félicitations à Christophe Castaner, désormais à la tête du beau collectif des députés LaREM! Bravo à Aurore Bergé pour la magnifique dynamique qu’elle a su engager, et aux autres candidats pour leur participation. Au travail tous ensemble pour préparer l’avenir !

 

Assemblée nationale

Richard Ferrand (président)

- Aux Journées parlementaires du groupe LaREM à Lamotte-Brebière : le débat et le rassemblement ! Notre unité est notre force. Chacun porte, par son action au Parlement et sur le terrain, les résultats du travail collectif de notre majorité.

- Nous devons tenir plusieurs fronts : à l’Assemblée, celui de la relance et de la poursuite des transformations du pays. Dans nos circonscriptions, celui de la mobilisation et de l’engagement, avec toutes les forces de la majorité pour les élections départementales et régionales !

- Mes félicitations et mes vœux de réussite à Christophe Castaner, élu président du groupe LaREM.

 

Partis politiques

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Stanislas Guerini (délégué général)

- Félicitations à Christophe Castaner pour son élection à la tête de LaREM ainsi qu’à Aurore Bergé et tous les candidats qui ont porté haut leurs convictions pour notre majorité. C’est rassemblés et en travaillant main dans la main que Mouvement et groupe répondront aux enjeux du pays.

- La droite se livre à une surenchère sur la sécurité. Mais qu'ont-ils fait par le passé ? Ils ont détricoté les moyens de la police et de la gendarmerie. Nous, nous faisons l'inverse en recréant des postes et en investissant massivement dans la police et la justice.

Pendant la crise, l'emploi et le pouvoir d'achat des Français ont été les mieux protégés au monde. La France est et a été à la hauteur de la crise. Alors disons le : nous avons de la chance d'être Français.

- La vision de société des élus EELV qui trouvent que rien n'est jamais assez pur, qu'il faut toujours revenir sur tout m'inquiète. À les écouter, il ne faudrait plus rien faire. Je défendrai toujours le Tour de France.

 

Christophe Castaner (président du groupe à l’Assemblée nationale)

- Montrons-nous unis dans toute notre diversité et aidons notre pays à "Faire République".

- Pour réussir nous devons être un groupe actif à Paris mais avec les pieds fermement ancrés dans les territoires.

- Nous devons être les garants de nos valeurs, les garants du projet et le prolonger dans les mois et semaines qui viennent.

- Nous sommes le groupe central de la majorité et nous assumerons cette place.

- Je veux faire vivre le debat d'idées et donner à chacune et chacun d'entre nous l'occasion de faire entendre notre voix.

- L'envie de continuer à porter notre projet et nos valeurs est bien présente.

 

Aurore Bergé (porte-parole)

- Le rassemblement ne se décrète pas, il se construit. Il n'est pas une option, mais une nécessité. Ensemble, députés LaREM, nous devons répondre à l'urgence de la crise démocratique et porter haut nos convictions. Chacun y prendra sa part, aux côtés de Christophe Castaner.

- Adopté! Avec cet amendement, nous réaffirmons le rôle et la place de la Hadopi en matière de protection des droits d'auteur et droits voisins. Nous posons ainsi une première brique pour renforcer la lutte contre le piratage.

- Nous mettons fin au régime d'irresponsabilité des plateformes avec la transposition de la directive droits d'auteur. Pour la rémunération des artistes interprètes, nous sommes attachés aux équilibres de la commission, respectueux des conventions collectives.

 

●MoDem

Patrick Mignola (président du groupe à l’Assemblée nationale)

- Félicitations à Christophe Castaner pour son élection à la tête de LaREM, ainsi qu’à Aurore bergé pour son beau score. Le Groupe MoDem travaillera à leurs côtés pour que la majorité présidentielle relève les immenses défis économiques, écologiques et sociaux des temps qui viennent.

- Nous voulons rassembler les familles du centre aujourd’hui éclatées dans de nombreux groupes à l’Assemblée, sur la base de notre appartenance à la majorité et sur une stratégie commune pour les régionales.

- Notre groupe va s’élargir d’une quinzaine de députés environ. Mais l’objectif est de le faire à partir de groupes situés dans l’opposition. Je souhaite que des députés de Libertés et Territoires, de l’UDI ou de EDS puissent venir ou revenir dans la majorité.

- Je constate que, depuis six mois, on est beaucoup plus entendu en tant qu’allié. LaRM n’a plus la majorité absolue à l’Assemblée. De facto, la politique reste un rapport de force.

 

Jean-Noël Barrot (député)

"Démocratiser l’évaluation des politiques publiques et l’inscrire dans le débat public, en faisant du Parlement un médiateur entre les experts et les citoyens" Je souscris pleinement à cette proposition de l' excellente étude annuelle du Conseil d’Etat

 

●UDI
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ne sont pas retranscrits]

 

Jean-Christophe Lagarde (président)

- Je partage l’idée du gouvernement de faire un plan de relance. Mais pour nous, à l’UDI, il faut d’abord faire un plan de sauvegarde! Nous avons identifié un certain nombre de trous dans la raquette dans ce que propose le gouvernement. Notamment pour l’aide aux petites et moyennes entreprises. Nous demandons par exemple de transformer les prêts garantis en fonds propres sur cinq-six ans pour les toutes petites entreprises. Et de baisser la TVA à 5% dans la restauration et l’hôtellerie. Sans cela, les difficultés ne diminueront pas. Il ne suffit pas de regarder la France sur trente ans, il faut aussi s’en occuper pour les trente prochains jours. La crise sanitaire repart; on a besoin d’une stratégie d’indépendance et de souveraineté tant sur le plan économique, médical, énergétique ou numérique. L’UDI se situe dans une opposition constructive, nous sommes prêts à aider la France à redémarrer. Au gouvernement de voir s’il prend nos propositions en considération. Si on nous avait écoutés, des erreurs auraient déjà pu être évitées par le passé. Je pense à la baisse de l’APL ou à la hausse du prix de l’essence qui a conduit à la crise des «gilets jaunes». Nous l’avions dit, le gouvernement n’en a pas tenu compte. Aujourd’hui, nous continuerons de proposer mais nous jugerons sur pièces.

- Au moment où la crise sanitaire repart, où la crise économique et sociale s’intensifie, je regarde avec surprise les chicayas entre le MoDem et LaREM pour savoir qui a le plus de députés. C’est un mauvais signal envoyé aux Français. Si je faisais partie de la majorité présidentielle, je me préoccuperais plutôt d’obtenir des résultats. Il n’y a aucun départ chez nous. Et je ne suis pas très inquiet; il n’y aura aucun transfert. Nos amis du MoDem ont été quasiment absents des élections municipales. Nous revendiquons nous à l’UDI d’être indépendants et libres; le MoDem fait partie d’une alliance qui leur convient mais les contraint.

- Nous avons pris nos distances quand Les Républicains se sont dénaturés et éloignés d’une droite républicaine et sociale, sous l’impulsion de Laurent Wauquiez. Cela rendait une alliance impossible aux élections européennes. J’ai le sentiment que LR redevient lui-même depuis quelques mois. Au Sénat, dans les départements et les communes, nous participons aux mêmes majorités. Je souhaite que cela se poursuive. Aux Républicains de soutenir ces alliances locales qui seront examinées en fonction des régions. Dans certaines, nous n’excluons pas de nous présenter sous notre étiquette comme c’est le cas en Normandie avec la sénatrice Nathalie Goulet. Tout dépendra de la compatibilité de nos projets locaux mais ce qui était impossible jusqu’en mai 2019 redevient possible aujourd’hui.

- Candidat UDI à la présidentielle] Je pense très déraisonnable de parler à tour de bras de la présidentielle… à deux ans de l’échéance. Arrêtons avec cette maladie française. C’est absurde et paralysant parce que six mois suffisent pour choisir un président. L’important c’est surtout de travailler à un projet.

 

Pascal Brindeau (député)

- Depuis 2017, l’UDI se situe clairement dans l’opposition, mais une opposition constructive et nous avions appelé à voter Fillon au premier tour de la présidentielle. Pour les prochaines régionales et départementales, il est important de se parler dans le cadre des préparations préélectorales avant de futures négociations.

- Aujourd’hui, l’idée d’un rapprochement UDI-LR n’est donc qu’une vue de l’esprit ? Notre ligne reste l’indépendance mais on se donne les moyens de discuter et de négocier d’égal à égal avec LR mais plus comme par le passé du temps de l’UDF, de l’UMP, du RPR. C’est aujourd’hui une chose automatique et normale car les centristes sont devenus une force d’appoint. Il s’agit de partager idées et projet dans le cadre d’un partenariat politique plus large, plus ouvert, plus compatible assumé par Christian Jacob, président de LR, contrairement à son prédécesseur Laurent Wauquiez qui se plaçait dans une vision plus comptable.

- Il faut s’interroger. Le projet d’Emmanuel Macron est-il le nôtre? Sa conception de l’exercice du pouvoir hyper concentralisé avec peu d’équilibre avec les collectivités locales est-il le nôtre? Sa décentralisation est-elle celle que nous voulons? La réponse, c’est non! Et ce n’est pas le sujet du moment et surtout pas la bonne manière de faire émerger un projet politique qui se construit en écoutant et en confrontant les idées des uns et des autres.


●Mouvement radical

[Communiqué de Presse: Plutôt que l’éternel débat sur la durée du congé paternité, le Mouvement Radical propose un « capital jours enfant »]
Dans son rapport « les 1000 premiers jours de l’enfant » remis mardi 8 septembre au Gouvernement, une commission d’experts préconise, entre autres mesures, « d‘étendre le congé paternité à 9 semaines ».

Pour Laurent Hénart, Président du Mouvement Radical : « Plutôt que l’éternel débat sur la durée du congé paternité, les Radicaux proposent de « repenser » le système de congés maternité et paternité dans sa globalité ».

C’est pourquoi le Mouvement Radical propose d’instaurer un "capital jours enfant" d’une durée de 100 jours par exemple, à la naissance d'un nouveau membre de la famille à utiliser avant l'âge de 6 ans (c'est l'âge habituel d'entrée au primaire) indifféremment par l’un ou l’autre des parents. Pour Madjid Si Hocine, médecin et Secrétaire national du Mouvement Radical en charge de la petite enfance, « ce capital aurait l'avantage d’offrir plus de souplesse en permettant entre autres l’utilisation de ces jours pour l'entrée à l'école (maternelle ou primaire), ou en cas de problèmes graves de l’enfant (maladie, accident, hospitalisation, etc)».

 

Aucun commentaire:

Publier un commentaire

Les commentaires anonymes ne sont pas publiés ainsi que ceux qui seraient insultants ou qui ne concernent pas le Centre et le Centrisme.