jeudi 21 août 2008

Actualités – Etats-Unis

Présidentielles 2008

En difficulté dans les sondages, Barack Obama radicalise son discours économique


Le candidat démocrate Barack Obama a promis mercredi de créer des millions d'emplois dans les énergies nouvelles pour les travailleurs syndiqués et de supprimer les abattements fiscaux aux entreprises qui déplacent des emplois hors du territoire des Etats-Unis. Avec ce nouveau ton plus populiste, le candidat des démocrates espère convaincre les électeurs qu'il est mieux placé que son rival républicain John McCain pour redresser l'économie du pays. Barack Obama s'est exprimé lors d'une tournée en bus à travers la Virginie, un Etat clé du scrutin de novembre, alors que la spéculation sur le nom de son vice-président continue. Il a écarté les questions sur ce thème lors d'une visite sur un marché paysan de Greensboro, en Caroline du Nord, au départ de la tournée. Toutefois, il fera campagne ce jeudi avec le gouverneur Tim Kaine, qui figure sur la liste des trois ou quatre favoris les plus cités. A l'université de cycle court de Martinsville, en Virginie, Barack Obama a affirmé à quelques 350 personnes venues le soutenir que John McCain a certes un parcours convaincant comme prisonnier de guerre au Vietnam. Mais s'il est élu, il suivra la politique économique de l'administration Bush, a assuré le candidat démocrate. "Je respecte son parcours militaire. Mais pas sa politique ni son parcours en politique" a dit Barack Obama. Le démocrate a rappelé que les Républicains allaient tenter de faire peur aux électeurs en décrivant son propre parcours. "Ils vont dire : il est jeune, il a un nom curieux, ce n'est pas un patriote" a estimé Barack Obama. "C'est un film qu'on nous a déjà passé" a-t-il ironisé. Le porte parole de John McCain, Tucker Bounds, a riposté à cette remarque que "seule la campagne de Barack Obama mentionne son patriotisme"." Le sénateur de l'Illinois a centré sa journée sur les thèmes économiques, avec des tonalités rappelant celle de sa rivale malheureuse pour l'investiture, Hillary Clinton. Il a dit par exemple qu'il paraissait anormal que le gouvernement irakien garde en caisse des millions de dollars de revenus pétroliers tandis que le contribuable américain paie la reconstruction du pays. L'ex première dame avait usé de thèmes comparables, doux aux oreilles des électeurs ruraux et ouvriers lors de la primaire. "Cet argent, il pourrait servir en partie à construire des routes en Virginie, à apporter de l'Internet à haut débit et à remettre des gens ici au travail", a estimé Barack Obama.

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