lundi 9 novembre 2015

Présidentielle USA 2016. Le Centre seul capable d’éviter l’élection d’un populiste démagogue extrémiste

Dans moins d’un an, le 8 novembre 2016, les Américains éliront leur président de la république qui, si on se fie aux sondages, devrait être une présidente, la première des Etats-Unis, en l’occurrence Hillary Clinton qui est redevenue la favorite du scrutin ces dernières semaines.
Mais si l’arrivée à la Maison blanche de la centriste marquerait l’histoire du pays tout comme l’avait fait l’élection du premier «noir» (en réalité métis mais se définissant lui-même comme Afro-américain), Barack Obama, en 2008, il s’agira aussi d’éviter un autre événement historique, celui-là catastrophique, la victoire d’un populiste démagogique extrémiste.
En regardant aujourd’hui les sondages, on s’aperçoit que si Hillary Clinton devrait remporter assez facilement la primaire démocrate face au populiste démagogique de gauche, Bernie Sanders, obnubilé par les méchants «billionaires» (milliardaires) qui agrémente quasiment toutes ses phrases, du côté des républicains, les favoris actuels ont de quoi faire froid dans le dos.
Ainsi, les deux hommes en tête des enquêtes d’opinion, Donald Trump et Ben Carson, sont de dangereux populistes démagogues dont le premier fait un peu comme Marine Le Pen en France, proposant une vision globale de droite extrême agrémenté d’une xénophobie assumée avec des propositions économiques et sociales qui ont pour but de séduire un électorat populaire et dont le second est un extrémiste évangélique redoutable doublé d’un ignorant, qui plus est un menteur comme viennent de le révéler plusieurs enquêtes des médias, tant de droite que de gauche, ayant inventé une grande partie de sa vie dans son autobiographie.
Beaucoup d’analystes sont encore persuadés que les deux hommes n’ont que très peu de chances de devenir le candidat des républicains pour la présidentielle et qu’ils seront battus lors des primaires par des candidats «sérieux».
Or c’est là que le bas blesse car ceux que l’on qualifie désormais ainsi sont des politiciens que l’on considérait il y a encore peu comme des populistes extrémistes qui ont été élus grâce aux voix des membres et sympathisants du Tea Party, cette organisation d’extrême-droite qui a comparé Barack Obama à Staline, Hitler et… le Joker de Batman!
Ils ont pour nom Marco Rubio (dont on vient de découvrir qu’il utilisait la carte de crédit du Parti républicain de Floride pour ses courses) et Ted Cruz, le Texan.
Car ce qui caractérise actuellement la primaire républicaine, c’est l’effondrement des «modérés» (dont certains ne le sont que parce que les autres sont de furieux extrémistes) comme Jeb Bush, John Kasich, Chris Christie (qui ne sera même plus qualifié pour le prochain débat des «grands» candidats mais devra se contenter du «petit» qui se tient juste avant), Lindsay Graham et George Pataki qui, tous deux, ne sont qualifiés pour aucun des deux débats!
(Rappelons que vu le nombre conséquent de candidats à la primaire républicaine, on organise deux débats selon une moyenne dans les sondages et que l’on exclut de ceux-ci les prétendants qui sont sous la barre des 1% des intentions de vote).
Dès lors, en ce novembre 2015, le seul véritable rempart aux démagogues, aux populistes et aux extrémistes, se nomme Hillary Clinton.
Bien évidemment, à un an des élections tout peut encore arriver, que ce soit l’effondrement de la centriste du Parti démocrate mais aussi celui des extrémistes de chaque camp, la montée en puissance d’un conservateur modéré, voire même l’entrée en scène d’un «independent», tout événement qui pourrait rabattre les cartes.
Mais le climat politique américain ressemble beaucoup à celui qui règne en Europe, avec la montée du populisme, de la démagogie et des extrêmes qui menacent les fondements même de la démocratie républicaine à terme.
Il n’est donc pas exclut que la finale du 8 novembre 2016 oppose un candidat modéré face à un candidat extrémiste tout comme cela pourrait être le cas en France lors du deuxième tour de la présidentielle le 7 mai 2017.
Alexandre Vatimbella avec l’équipe du CREC
  
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