vendredi 29 avril 2016

Présidentielle 2017. Sondages: Bayrou largement battu par Macron, l’axe central en force

L'axe central avec Juppé, Bayrou, Macron
Selon un sondage Elabe pour Les Echos et Radio classique, s’il devait y avoir une candidature d’Emmanuel Macron à la présidentielle de 2017, celui-ci se qualifierait pour le second tour s’il était opposé à Nicolas Sarkozy (25% contre 18%) ou Bruno Le Maire (25,5% contre 18%) comme candidats LR et à François Bayrou (11% dans le premier cas, 11,5% dans le deuxième).
Le ministre de l’Economie arriverait même en tête des intentions de vote au premier tour, devant Marine Le Pen (25,5% contre 25% avec Le Maire et 25% contre 24% avec Sarkozy).
En revanche, il serait largement battu par Alain Juppé (21% contre 36%).
Ce dernier, comme à son habitude, serait en tête dans tous les cas de figure au premier tour (candidat socialiste Hollande, 39% contre 15%, ou Valls, 38% contre 15,5%, ou Macron, 36% contre 21%), largement devant Marine Le Pen (qui obtiendrait entre 23% et 26%).
François Bayrou selon les cas de figure obtiendraient entre 11% et 14%, (entre 11% et 11,5% face à Macron, entre 12% et 13% face à Manuel Valls, 14% face à Hollande et Sarkozy)
Le président du Mouvement démocrate arrive en quatrième position selon tous les cas de figure sauf face à Macron où il rétrograde alors en cinquième position, devancé par Jean-Luc Mélenchon.
A la question annexe de savoir quel serait le meilleur président pour relancer l’activité économique en France, Alain Juppé (36%) et Emmanuel Macron (33%) arrivent largement en tête, Manuel Valls étant sixième (13%) et François Bayrou (10%), neuvième et dernier ex-aequo avec François Fillon des personnalités proposées aux sondés.
Et si les sympathisants du MoDem sont 62% à penser que Bayrou serait le meilleur président en la matière, ils ne sont que 11% chez ceux de l’UDI, préférant Alain Juppé, Emmanuel Macron, François Fillon et Bruno Le Maire, dans cet ordre, avant le maire de Pau.
Si l’on analyse les résultats des personnalités sous l’angle de l’axe central (allant des gaullo-réformistes aux sociaux-libéraux en passant par les libéraux sociaux), Alain Juppé et Emmanuel Macron sont les deux personnalités qui arrivent en tête avec une nette avance pour le maire de Bordeaux face au ministre de l’Economie.
Manuel Valls n’obtient pas de bons résultats puisque dans les cas de figure où il est présent, il est battu par le candidat LR (Juppé, Sarkozy) ou est à égalité (Fillon).
Il semble bien qu’Emmanuel Macron ait désormais pris sa place comme la personnalité capable de réconcilier la gauche et le réel.
On comprend dès lors que le premier ministre s’agace de plus en plus de la médiatisation à outrance de son ministre de l’Economie.
Néanmoins, cette rivalité qui s’exacerbe n’est pas forcément une bonne nouvelle pour la cohésion future d’un axe central en tant que force politique et coalition gouvernementale.
François Bayrou, on l’a dit, est quatrième dans tous les cas de figure sauf dans celui où il est opposé à Emmanuel Macron qui le fait glisser en cinquième.
A noter que Macron séduit entre 18% et 20% de l’électorat qui a voté pour Bayrou en 2012, même quand ils sont opposés, ce qui est assez conséquent.
Et l’on comprend pourquoi François Bayrou est assez agressif avec Emmanuel Macron ces dernières semaines, notamment depuis que ce dernier se revendique clairement d’un «ni droite, ni gauche».
Quant aux personnalités qui ont le plus la confiance des Français pour redresser l’économie du pays, l’axe central une nouvelle fois l’emporte aisément avec Juppé et Macron.
En revanche, Valls obtient un résultat décevant puisqu’il est sixième derrière Juppé, Macron, Le Pen, Mélenchon et Sarkozy.
Quant à Bayrou, il ne semble pas être crédible aux yeux des Français en la matière.
(Sondage Elabe réalisé les 26 et 27 avril 2016 par internet auprès d’un échantillon de 911 personnes de plus de 18 ans représentatif de la population française / méthode des quotas / marge d’erreur de 3 points)

Alexandre Vatimbella


A lire aussi:
- Pour 65% des Français, Bayrou serait un mauvais président



Aucun commentaire: