lundi 28 novembre 2016

Présidentielle 2017. Macron autre grand vainqueur de la primaire de la Droite?

Emmanuel Macron n’aurait pu rêver mieux qu’un candidat de droite qui est un conservateur, lui qui explique depuis des mois que le clivage politique d’aujourd’hui passe entre le progressisme qu’il veut incarner et le conservatisme.
D’ailleurs, dès la victoire de François Fillon à la primaire de LR, il a déclaré que «l’offre qui a gagné ce soir est une offre de droite conservatrice, elle est très claire, elle est conservatrice sur le plan économique et social, sur la vision qu’elle porte de la société française, sur la place de la France dans le monde».
«Ma vision à moi, a-t-il poursuivi, est progressiste» tout en estimant «qu’il faut à la fois être efficace et juste».
Puis il a lancé un appel à tous ceux qui soutenaient Alain Juppé à le rejoindre, invitant François Bayrou à faire de même, «s’il n’est pas à l’aise avec François Fillon».
Même si cet appel et cette invitation demeureront largement lettre morte, Macron a déjà séduit une part importante des électeurs de droite modérée, de l’UDI et du MoDem, sans oublier bien sûr l’électorat de gauche modérée ainsi que beaucoup de ceux qui refusent de se situer quelque part dans une attitude de «ni gauche, ni droite» dont on peut, bien sûr, discuter la réalité et la pertinence.
S’il est évidemment trop tôt pour dire si l’électorat de droite modérée et celui centriste votera pour lui à la présidentielle, on ne peut sous-estimer cette attraction du leader d’En marche pour ceux-ci comme le confirme tous les sondages.
De même, on ne sait pas encore si un boulevard s’ouvre à lui au centre de l’échiquier politique.
Néanmoins, la réaction en demi-teinte de François Bayrou qui parle de bâtir un projet sans dire réellement avec qui peut signifier que le président du Mouvement démocrate envisage plutôt, dans un premier temps, d’essayer de peser sur François Fillon avant de tenter une quatrième candidature s’il n’obtient pas de résultat.
Au cas où Bayrou serait absent, Macron pourra occuper tout l’espace central ou, en tout cas, de se revendiquer comme étant son seul et légitime représentant face à des candidats très ancrés à droite et à gauche, tout au moins dans le discours.


Alexandre Vatimbella



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