mercredi 24 janvier 2018

Actualités du Centre. Macron veut un «nouveau contrat mondial» équilibré et humaniste

Emmanuel Macron
Lors de son long discours au World economic forum de Davos, Emmanuel Macron a plaidé pour la mise en place d’un «nouveau contrat mondial» équilibré et humaniste qui prenne en compte, à côté d’une économie où l’innovation, l’initiative et le dynamisme sont les maîtres mots, un «bien commun mondial» qui comprend, entre autres, les droits de l’homme, l’éducation, la santé et l’environnement.
Une nouvelle illustration de son «en même temps» centriste.
Un bien commun mondial qui est mis en danger par ses «passagers clandestins», ceux qui s’affranchissent de le respecter et qui édictent, pour eux-mêmes, des règles qui le détruisent.
Et, pour le président de la république française, ces passagers clandestins sont souvent des grandes puissances qu’il n’a pas citées expressément mais que tout le monde a reconnu comme étant les Etats-Unis de Donald Trump, la Chine de Xi Jinping ou encore la Russie de Vladimir Poutine.
Face à ceux-ci et pour garantir que le bien commun mondial ne va pas être happé par cette course au moins disant social, fiscal et démocratique, cette «course vers le bas» Emmanuel Macron, outre ce contrat mondial, veut plus d’Europe, une Union européenne qui retrouve sa dynamique avec un nouveau plan à dix ans mais aussi qui peut être à plusieurs vitesses avec la nécessité d’une «avant-garde» dont le leadership serait pris par le couple franco-allemand.
Par ailleurs, Emmanuel Macron a parlé de la France et des réformes qu’il avait entreprises pour redonner l’élan nécessaire au pays.
Mais il a également rappelé qu’il fallait des mesures sociales pour que la croissance, qui n’est pas une fin en soi, selon lui, profite à tout le monde et pas seulement au 1% les plus riches.
Si la «France est de retour» («France is Back») et s’il estime que l’on ne peut pas soupçonner sa sympathie pour l’entrepreneuriat («business friendly»), il estime que l’effort de redistribution n’est pas seulement du rôle de l’Etat mais aussi des entreprises.
Enfin, Emmanuel Macron a parlé des dangers du populisme et du nationalisme qui sont encore présents et qu’il faut combattre par un libéralisme social qui bénéficie à tous, notamment aux «classes moyennes et aux classes laborieuses».
Selon le président de la république française, «Il faut retrouver une grammaire des biens communs et une régulation mondiale en matière d'écologie, de santé, d'éducation et de formation. Sinon, dans cinq ou dix ans, les nationalismes l'emporteront partout».



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