jeudi 21 juin 2018

Actualités du Centre. l’UDI prête à travailler avec les dissidents de LR

Jean-Christophe Lagarde
A la question de savoir quel est le rôle de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde a répondu sur LCI, que «c’était de défendre ses idées, ses valeurs du Centre et de la droite de progrès».
Il a précisé, quant à savoir si le parti qu’il dirige allait travailler avec les frondeurs de LR, il a estimé qu’«il se trouve que Laurent Wauquiez a décidé d’une droite identitaire, réactionnaire, fermée sur elle-même, anti-européenne et que des gens l’ont quitté. Nous avons déjà tendu la main à Franck Riester et à ses amis d’Agir. Ce sont des gens avec qui nous avons voulu faire un groupe à l’Assemblée nationale, pour ne pas les laisser seuls. Nous avons vocation à travailler ensemble. Et il y en a d’autres. Bien sûr que j’ai des relations avec Xavier Bertrand. Je discute souvent avec Valérie Pécresse, je discute avec Christian Estrosi.»
Quant à savoir, à l’inverse, s’il allait plutôt se rapprocher de la majorité, il a expliqué que «pour moi, la question ne se pose pas comme ça. Nous sommes là pour défendre nos idées et nos valeurs. Certaines, c’est vrai, sont communes avec La république en marche, d’autres sont différentes. La question se pose à LREM et au Président de la république: est-ce que, pour la première fois, un président de la république décide d’élargir la discussion ou de s’enfermer dans sa majorité? Nous, il y a des idées que nous portons qui pourraient lui être utiles pour lui éviter des erreurs. A ce moment-là vous verrez que nous sommes bien utiles».
Sur les critiques adressées à Emmanuel Macron et sa gouvernance monarchique, Jean-Christophe Lagarde répond que «nous sommes en réalité en monarchie républicaine» et tous les présidents de la V° république qui se sont succédé ont été des monarques républicains: «nous élisons un roi qui à tous les pouvoirs et qui, de toutes les nations occidentales, de toutes les démocraties, qui a le plus de pouvoirs et le moins de contre-pouvoirs en face de lui».
Et avec ce régime institutionnel, «nous sommes le pays qui s’est le moins réformé ces quarante dernières années. Cela devrait faire réfléchir nos compatriotes.
A noter, qu’il a expliqué le pourquoi du recours devant le Conseil d’Etat de son parti contre le décret limitant la vitesse à 80 kilomètres/heures sur les routes alors même que la mesure entrera en vigueur dans dix jours.
Selon lui, elle ne se justifie pas et aucune enquête sur la durée n’a été faite pour savoir si elle valait la peine d’être mise en place.
De même, il a estimé qu’on ne pouvait pas en faire une règle pour toutes les routes concernées et que cela devait dépendre de l’évaluation de la dangerosité de chacune d’elles.


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