mercredi 11 mars 2020

Présidentielle USA 2020. Primaires démocrates – La résurrection de Biden plus que jamais favori

Joe Biden
Ce nouveau mardi de primaires a peut-être permis à Joe Biden de prendre un avantage décisif dans la course des primaires face à Bernie Sanders.
Dans les six Etats qui organisaient des scrutins, le centriste en remporte au moins quatre et s’il se peut qu’il arrive derrière le socialiste dans les deux autres (dont les résultats ne sont pas encore connus et où les deux hommes sont encore à la lutte), c’est surtout dû au vote par anticipation qui a donné de nombreuses voix à des candidats qui se sont retirés et qui le soutiennent désormais.
Mais ce qui est aussi important, c’est qu’il l’emporte dans un Etat où il y a un nombre important de col bleu comme le Michigan (qu’Hillary Clinton avait perdu en 2016 face à Sanders) démontrant que sa coalition n’est pas faite uniquement d’électeurs centristes, d’habitants des zones rurales et d’afro-américains mais qu’il rassemble bien toutes les composantes du Parti démocrate à part l’aile très à gauche.
De même, il séduit désormais une majorité d’habitants des banlieues.
Quoi qu’il en soit, il augmente son avance en termes de délégués, ce qui rend la tache de Bernie Sanders quasiment impossible.
Pour autant et malgré l’appel de Biden à le rejoindre pour battre Donald Trump, il est peu probable que le sénateur du Vermont abandonne et fasse un quelconque cadeau à l’ancien vice-président.
Déjà, en 2016, alors qu’il n’avait plus aucune chance de gagner face à Hillary Clinton, il avait maintenu sa candidature et ses attaques contre l’ancienne secrétaire d’Etat, ce qui n’avait pas permis un réel rassemblement des électeurs démocrates et avait participé de la défaites de celle-ci face à Trump.
La résurrection de Joe Biden que certains analystes jugeaient improbable est évidemment due aux soutiens de tous les démocrates importants et notamment de ceux qui venaient des primaires et avaient jeté l’éponge (comme Pete Buttigieg, Amy Klobuchar, Beto O’Rourke, Kamala Harris, Cory Booker…)  ainsi que de Michael Bloomberg (qui n’est pas encarté au parti comme Sanders).
A noter qu’il a engrangé de nouveaux soutiens depuis ses victoires d’hier comme celle de l’ancien candidat à la primaire, Andrew Yang, pourtant proche de l’aile gauche.
De même, les électeurs démocrates estiment que le centriste est le plus à même de battre le démagogue populiste qui occupe actuellement la Maison blanche, surtout, qu’il peut convaincre l’énorme majorité des «independents» (électeurs sans affiliation partisane) modérés de voter pour lui et de séduire nombre de républicains qui veulent chasser Trump du pouvoir mais qui ne voulaient absolument pas voter pour un candidat qui se présente comme un socialiste et à la rhétorique clivante à l’extrême.
Le prochains rendez-vous (avec entre-temps un débat entre les deux hommes dans l’Arizona), mardi prochain, où, à nouveau, plusieurs Etats vont voter sera certainement décisif pour connaître le nom du candidat démocrate à la présidentielle dont le nom commence beaucoup à rimer avec Biden…


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