samedi 8 août 2020

Propos centristes. France – Sécheresse; canicule; covid19; Liban; déficit commercial; plan de relance à l’exportation; production industrielle; sécurité; féminicides; laïcité…

Voici une sélection, ce 8 août 2020, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

● Emmanuel Macron (Président de la République)

- Lorsque la biodiversité est en péril, il y a urgence d’agir. La France est là. Aux côtés du peuple mauricien. Nous déployons dès à présent des équipes et du matériel depuis la Réunion.

- C’est une fierté de voir notre Nation se lever pour aider le Liban. L’État est là, à l’œuvre, ainsi que de nombreuses collectivités, associations et entreprises qui s’engagent aussi pour contribuer.

- Il y aura un avant et un après 4 août 2020. Si le Liban se réveille aujourd’hui meurtri et épuisé, je sais qu’il se relèvera avec tout ce qui fait sa force et a fait sa force dans son histoire. Il a les capacités d’un rebond. Et je le dis à nouveau : nous serons là. Nous serons là dans la durée aux côtés de toutes celles et ceux qui sauvent, aident, guérissent, reconstruisent. La France sera aussi là pour organiser l’aide internationale aux côtés de l’Union Européenne, des Nations Unies et avec le soutien de la Banque mondiale.

 

● Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

 

Jean Castex (Premier ministre)

Se protéger et protéger ses proches, veiller sur les plus fragiles, respecter des recommandations simples : l'épisode caniculaire qui débute implique la prudence de chacun et la vigilance de tous. Gouvernement et services de l'État sont mobilisés.

 

Barbara Pompili (ministre de la Transition écologique)

La France apporte son soutien aux autorités mauriciennes pour faire face à la fuite de fuel en mer causée par le naufrage du navire MV Wakashio. Dès aujourd’hui, des équipes et du matériel sont envoyés sur place pour lutter contre cette grave pollution maritime.

 

Gérald Darmanin (ministre de l'Intérieur)

- Le ministère de l’Intérieur est au rendez-vous de la solidarité au Liban. Merci aux 55 sapeurs-sauveteurs et aux 13 marins-pompiers venus en renfort des forces de secours locales, ainsi qu’aux détachements de la police nationale et de la gendarmerie nationale.

- J’ai appris avec une profonde émotion le décès, cette nuit, d’un brigadier de l’unité police secours du Mans dans l’exercice de ses missions. Le décès de ce brigadier est un drame qui touche tous les Français. Il nous rappelle cruellement que nos policiers et gendarmes risquent leur vie pour protéger la nôtre.

 

Elisabeth Borne (ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion)

Notre objectif face aux conséquences de la crise COVID19: aucun jeune sans solution à la rentrée. A partir du 1er août, pour tout recrutement d’un jeune de moins de 26 ans, chaque entreprise recevra une aide de 4 000€.

 

Sébastien Lecornu (ministre des Outre-mer)

- Depuis La Réunion, la France déploie un dispositif de soutien au gouvernement mauricien pour l’aider à lutter contre la pollution de ses eaux maritimes. Nous restons attentifs à l’évolution de la situation et soutiendrons à nouveau Maurice si nécessaire.

- Conformément à l'accord de Nouméa, le deuxième référendum sur l'avenir de la Nouvelle-Calédonie aura lieu le 4 octobre. La sécurité sanitaire sera garantie. La participation doit être maximale : tous ceux qui y sont appelés doivent pouvoir voter. L'État restera impartial.

 

Eric Dupond-Moretti (Garde des Sceaux, ministre de la Justice)

J’adresse toutes mes pensées à la famille du policier décédé cette nuit dans le cadre de ses fonctions. Qu’elle soit assurée que la République sera toujours du côté de ceux qui la défendent. L’enquête ouverte par le parquet permettra de faire toute la lumière sur cette tragédie.

 

Olivier Véran (ministre des Solidarités et de la Santé)

- La France vit un épisode caniculaire de forte intensité : 53 départements en vigilance orange, 9 en rouge. Les ministères concernés, les agences régionales de santé et l’ensemble des acteurs sanitaires & médico-sociaux sont en alerte. Soyons prudents, gardons les bons réflexes.

- Porter le masque dans tous les lieux publics clos et dans certains lieux extérieurs est une arme contre le COVID19. Mais jamais il ne doit signifier l’abandon des gestes barrières : distance physique, lavage des mains... Ne baissons pas la garde cet été !

 

Annick Girardin (ministre de la Mer)

Les autorités mauriciennes envisagent une situation de crise environnementale après l'échouement d'un vraquier sur un récif à la fin du mois de juillet sur la côte sud-est de l’île. Le bateau transportait 200 tonnes de diesel et 3 800 tonnes d’huile lourde. Si sa cargaison se répand, les effets seraient dévastateurs dans tout l'océan Indien. Les récifs et l'écosystème corallien, notre bien commun, seraient affectés durablement.

 

Julien Denormandie (ministre de l'Agriculture et de l'alimentation)

Je suis aux côtés des agriculteurs pour les accompagner face à la sécheresse. Ces dérogations concernant les jachères et les cultures dérobées sont une réponse à effet immédiat. Je resterai particulièrement attentif à l’évolution de la situation et en fonction, je veillerai à déclencher les mesures complémentaires qui s’avéreraient nécessaires pour accompagner les producteurs dans ces difficultés. Au-delà, la répétition de ces épisodes de sécheresse nous renvoie à la question de l’adaptation de notre agriculture au changement climatique. Cette adaptation sera au coeur de notre plan de relance.

 

Franck Riester (ministre chargé du commerce extérieur et de l'attractivité)

- [Le déficit commercial atteint 34 milliards d’euros au premier semestre] C’est la conséquence de la crise inédite que nous connaissons en ce moment. Grâce aux efforts entrepris depuis trois ans, nous avions relancé une tendance positive en matière de commerce extérieur. Le Covid-19 a cassé net cet élan: il y a aujourd’hui une contraction très forte du commerce international, du fait d’une conjonction historiquement inédite d’une baisse de l’offre, d’une baisse de la demande et d’une forte perturbation des chaînes logistiques. Au premier semestre, les exportations de biens ont ainsi chuté de près de 22 %. C’est un recul plus important qu’au premier semestre 2009, au cœur de la crise financière. Les exportations vers l’Union européenne résistent un peu mieux que vers nos autres partenaires commerciaux. Certains secteurs moteurs sont particulièrement affectés, l’aéronautique en tête avec des ventes à l’étranger qui baissent de près de 40 %. Certains secteurs stratégiques résistent, comme les produits pharmaceutiques, avec des exportations qui restent en hausse. Les importations reculent également, dans une moindre mesure (- 18 %), la baisse de la facture énergétique y étant pour beaucoup. Dans les services, les exportations reculent d’environ 15 % et les importations de 10 %, en raison surtout de la crise que traverse notre secteur touristique.

- Les incertitudes restent fortes sur l’évolution de la crise sanitaire et sur l’horizon de reprise de l’économie mondiale. Sans compter les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, qui ne faiblissent pas. Il est probable que la crise, qui frappe particulièrement nos filières les plus fortes à l’international, conduise à un creusement du déficit commercial cette année.

- Entre des frontières fermées, une production ralentie ou une demande en chute libre, les obstacles se sont multipliés pour les entreprises qui réalisaient une partie de leur chiffre d’affaires à l’étranger. Mais cela commence à aller mieux: selon le baromètre que la Team France Export a mis en place pendant la crise, 69 % des entreprises interrogées déclaraient début juillet maintenir une activité export, contre 55 % en avril. L’important pour le gouvernement était de préserver au maximum leurs parts de marché pendant la crise et de les mettre dans les meilleures conditions pour leur permettre de repartir, notamment en conservant leurs salariés et leurs compétences via le recours à l’activité partielle. C’était l’objectif du plan d’urgence massif ; nous passons à présent à une nouvelle étape avec un plan de relance ambitieux présenté fin août. Sur les 100 milliards d’euros de ce plan, 30 seront consacrés à la transition écologique et 40 à l’industrie pour aider leurs entreprises à saisir les opportunités en France comme à l’étranger. N’oublions pas que l’exportation représente 30 % de notre PIB, il est donc essentiel de conserver nos parts de marchés. C’est pourquoi nous finalisons un volet spécifique sur l’export au sein du plan de relance. Ce plan a été préparé en lien étroit avec les acteurs du commerce extérieur, dont nous avons réuni le conseil stratégique de l’export fin juillet pour échanger sur ses différents piliers. D’abord, l’information est primordiale dans les choix des entreprises et il faut mettre des moyens pour leur donner la visibilité sur l’évolution des marchés internationaux, via notamment des outils numériques et des plateformes d’information. Il faut ensuite leur donner un coup de pouce pour prospecter les marchés étrangers. Davantage de moyens seront consacrés à les accompagner sur des foires et salons, par exemple. Renforcer le dispositif de volontariat international en entreprise (VIE) ira aussi dans ce sens. Non seulement les entreprises ont besoin de ces jeunes, véritables ambassadeurs de l’export, mais c’est aussi un passeport pour l’emploi donné à la jeunesse. L’objectif des 10.000 VIE en poste avait été atteint l’an dernier, mais la crise et le gel de la mobilité internationale sont passés par là. Nous allons renouer avec une dynamique positive en finançant davantage de VIE. Les moyens de l’assurance prospection et de l’assurance-crédit vont aussi être rehaussés. Nous allons enfin travailler sur l’image de la France, en investissant dans des campagnes de promotion pour capitaliser sur nos atouts mais aussi faire valoir nos filières d’excellence comme la ville durable, l’alimentation de qualité, la santé… Au total, c’est un plan de plus de 200 millions dont vont bénéficier les entreprises exportatrices.

- La France est devenue en 2019, pour la première fois depuis vingt ans, le pays le plus attractif en Europe. C’est le résultat de tout ce qui a été entrepris depuis trois ans pour restaurer la compétitivité de la France: ordonnances travail, baisses de la fiscalité du capital, de l’impôt sur les sociétés, etc. Ce qui est important, c’est que les investisseurs soient convaincus que nous allons continuer les réformes. Il faut aussi les assurer de la stabilité fiscale, ce que nous n’avons pas su toujours faire en France. Nous devons continuer à miser sur notre recherche, nos talents, notre appareil de formation et la richesse que constitue la diversité de nos territoires. Je souhaite aussi progresser sur l’approfondissement d’une Team France Invest, sur le modèle de la Team France Export, afin d’unir toutes les forces de l’État, des collectivités et des partenaires privés. Nous devons marcher sur nos deux jambes que sont le commerce extérieur et l’attractivité. Nous sommes convaincus que notre capacité à relancer l’économie passera par notre faculté à prendre toute notre place dans les échanges internationaux, et il faut y aller avec un esprit de conquête. Mais nous devons repenser notre rapport à l’international. Il faut être moins naïf: c’est ce que nous allons faire au niveau européen sur la politique commerciale, sur la protection de nos secteurs stratégiques, sur la lutte contre la concurrence déloyale. Bref, il faut mêler détermination dans les échanges internationaux, cohérence avec notre action pour la protection de la planète et défense de notre souveraineté industrielle et économique. C’est la clé pour protéger et développer nos emplois.

- Un an après la visite d’Emmanuel Macron au Japon, bonne nouvelle pour nos éleveurs avec la levée de l’embargo sur le bœuf : la filière bovine peut pleinement saisir les opportunités de l’accord commercial UE-Japon & du marché japonais, sensible à la qualité de notre agriculture.

 

Agnès Pannier-Runacher (ministre chargée de l'Industrie)

La production industrielle poursuit son redressement mais reste inférieure à son niveau d’avant crise. Produire en France est un enjeu vital et le Gouvernement a apporté une réponse rapide et puissante à la chute d’activité. 20% des montants des PGE sont allés à l'industrie, par exemple. Il faut maintenant aller plus loin. C’est l’objectif du plan de relance. Sur les 100 milliards d'€ du plan de relance, près de 40 iront à l'industrie, et nous venons de voter une enveloppe de 490 millions d'€ pour engager dès cet été des projets structurants.

 

Marlène Schiappa (ministre chargée de la Citoyenneté)

- Nous engageons 1,2 milliard d’Euros en plus pour la sécurité des Français. Emmanuel Macron a annoncé des primes de nuit lors d’une visite à la BAC. Gérald Darmanin a obtenu des augmentations de budget & le financement de 2300 nouvelles voitures pour les forces de l’ordre.

- Les propos sexistes au travail sont discriminants, illégaux et minent la confiance en soi des femmes. On ne m’en a jamais dit en face car les misogynes sont en général assez peu courageux. Mais ces propos sont inadmissibles pour toute femme et en tout lieu.

 Porter un masque quand on ne peut pas respecter les gestes barrières, c’est un acte solidaire et citoyen. On le fait pour protéger les autres, le virus est invisible et on ne sait pas si la personne que l’on croise a une santé fragile...

- Nicole Belloubet avait préparé la mise en œuvre des bracelets d’éloignement suite au Grenelle violences conjugales, les premiers seront lancés à la rentrée par Eric Dupond Moretti. Nous restons mobilisés contre les féminicides.

- La laïcité que nous défendons, c’est celle fondée sur la loi de 1905 : la laïcité garantit aux citoyens la liberté de croire ou de ne pas croire, sans jamais être inquiété pour cela. J’ai la mission de faire respecter ce principe.

- Je trouve positif que des jeunes femmes disent stop.

 

Jean-Baptiste Lemoyne (secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, des Français de l’étranger et de la Francophonie)

Les urgences à Beyrouth, ce sont le sauvetage, le déblaiement, la santé, l'alimentation. Sur tous ces sujets-là, l'ensemble de l'appareil d'État s'est mobilisé.

 

Clément Beaune (secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes)

- L’Europe n’est pas un acquis, nous devons en avoir conscience pour l’améliorer et construire l’Union européenne de demain.

- La France a une vision européenne ambitieuse. L’Europe est la bonne échelle pour la taxation du numérique, pour la lutte contre le changement climatique... Sans la France et l’Europe, l’accord de Paris serait mort le jour où M. Trump a annoncé la sortie des Etats-Unis.

- C’est trop facile de dire que quand cela ne va pas c’est l’Europe. L’emprunt européen va financer 40% du plan de relance français - la rénovation des logements, le véhicule électrique... C’est un succès.

- Aujourd'hui, on a 25 pays sur 27 - le Danemark vient de changer d'avis - qui sont d'accord pour une taxe numérique européenne. La meilleure pression est le scandale dénoncé par l'opinion.

- [Aides européennes au Liban] L'Europe est au rendez-vous avec notamment 10 pays européens qui ont lancé une aide. Il y a un mécanisme européen de protection civile (...).

 

Adrien Taquet (secrétaire d’Etat chargé de l’Enfance et des Familles)

Alors que 40% des familles ne partent pas en vacances, je salue l'engagement des CAF et plus globalement de tous les acteurs qui se mobilisent pour permettre à 200 000 familles et 500 000 enfants de partir en vacances cet été.

 

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

 

Richard Ferrand (président de l’Assemblée nationale)

Le Conseil constitutionnel que j’avais saisi, s’est prononcé sur la conformité de la loi "mesures de sûreté à l’encontre d’auteurs d’infractions terroristes". Il appartiendra au législateur le cas échéant, de se saisir à nouveau de cet enjeu d’importance à la lumière de ses observations.

 

Stanislas Guerini (délégué général)

- [COVID19] Grâce à l’action du Gouvernement, la France est le pays développé ayant le mieux préservé le revenu des ménages.

- Je salue les paroles et les actes forts du Président Emmanuel Macron à Beyrouth aujourd’hui. La France est à la hauteur de la responsabilité qui est la sienne. Le Liban se relèvera et nous serons à ses côtés pour l’accompagner.

 

Gilles Le Gendre (président du groupe à l’Assemblée nationale)

- Le groupe LaREM prend acte de la décision du Conseil constitutionnel sur la loi portant "mesures de sûreté à l'encontre d'auteurs d'infractions terroristes". Convaincu de la légitimité de son objet, il examinera rapidement les moyens de l'atteindre dans le respect de la constitution.

- En allant au Liban, en ces circonstances tragiques, ce sont tous les Français que le Président Emmanuel Macron emmène avec lui. Une présence hautement symbolique, dont nous somme fiers, pour témoigner au peuple libanais, aux liens indestructibles avec la France, notre solidarité.

 

●MoDem

Patrick Mignola (président du groupe à l’Assemblée nationale)

Aragon parle d’or : « fou qui songe à ses querelles au cœur du commun combat ». Ni querelle ni condescendance dans cet article, ni jamais dans les paroles des députés MoDem. Élargir la majorité, ce n’est pas parler des nôtres mais s’adresser aux autres.

 

●UDI
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ne sont pas retranscrits]

Jean-Christophe Lagarde (président)

Dans un contexte de crise si grave, Emmanuel Macron a eu raison d’aller à Beyrouth affirmer notre solidarité et notre soutien. Pas sûr en revanche qu’il ait eu raison de demander un changement de système politique (dont les carences sont évidentes) en tant que Président étranger.

 

 

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