jeudi 25 mars 2021

Propos centristes. France – Lutte contre la covid19; garder les écoles ouvertes; harcèlement; énergie nucléaire nécessaire; décarbonation de l’économie; dette; priorité à l’investissement; Bayrou en 2022; meilleure régulation de la mondialisation; bras de fer avec la Chine…

Voici une sélection, ce 25 mars 2021, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Emmanuel Macron (Président de la République)

Je m'y étais engagé. Le projet de loi présenté en Conseil des ministres ce matin permettra de faire contribuer les plateformes comme Netflix, Amazon ou Disney, au cinéma et à la création audiovisuelle française. Je continuerai à défendre notre souveraineté culturelle !

 

Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Jean-Yves Le Drian (ministre de l'Europe et des Affaires étrangères)

- Depuis plus de 10 ans, la France plaide pour que les Européens se dotent d’un Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (…), outil le plus efficace pour lutter contre ce fléau que sont les fuites de carbone qui réduisent la portée de nos efforts en faveur du climat.

- Notre ambition est que l’Europe continue de montrer la voie, comme elle l’a fait ces dernières années, en se hissant à l’avant-garde de l’action climatique internationale.

- Nous ne voulons pas transformer l’Europe en « forteresse verte ». (…) Ce que nous proposons ne relève pas du protectionnisme climatique et sera en tout point conforme aux règles de l’OMC.

- Nous voulons contribuer à une meilleure régulation de la mondialisation, au service de nos biens communs, en gardant l’esprit d’ouverture et l’attachement au multilatéralisme qui sont au cœur du projet européen.

- [OTAN] Nous préparons le prochain sommet: une alliance rééquilibrée avec des Européens plus engagés ; une alliance plus unie autour de ses valeurs ; une alliance adaptée autour de sa mission de garante de la sécurité collective transatlantique

 

Barbara Pompili (ministre de la Transition écologique)

- Nous sommes 20 ministres issus de 9 États membres à signer un texte en faveur d’un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’Europe. Une avancée majeure pour réduire l’empreinte carbone du continent et consolider une transition écologique juste.

- Il est crucial d’engager la réforme écologique du secteur de la pub.

 

Jean-Michel Blanquer (ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports)

Garder les écoles ouvertes c’est garder ouvert l’avenir de nos enfants. Avec: protocole sanitaire strict, stratégie Tester-Alerter-Protéger amplifiée par la campagne des tests salivaires, vaccination des professeurs qui commencera en avril comme annoncé par le Président.

 

Bruno Le Maire (ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance)

- France relance, c’est avant tout de l’investissement. Investir, investir, investir, c'est cela qui nous permettra de créer des emplois partout sur le territoire, de retrouver notre niveau de croissance d'avant-crise et de redonner de la grandeur à la Nation française.

- [Epargne salariale] Le partage de la valeur est un objectif juste et nécessaire. (…) Il est désormais plus simple, plus attractif pour les salariés comme pour les employeurs.

- Notre patrimoine culturel mérite toute notre attention en particulier pendant cette crise sanitaire.

- Premiers échanges avec la nouvelle représentante américaine au Commerce. Nous avons confirmé la nécessité de mettre un terme aux tensions commerciales qui ne font que des perdants. Nous sommes déterminés à trouver des solutions ensemble.

 

Florence Parly (ministre des Armées)

Je me rends en Grèce aujourd'hui pour représenter le Président de la République à la cérémonie du bicentenaire de la proclamation d'indépendance de la Grèce. Fière et honorée d'être avec nos amis grecs pour cette journée importante. Pour témoigner notre amitié et marquer symboliquement la densité du partenariat opérationnel, 4 Rafale français participeront au défilé militaire grec et survoleront le ciel d'Athènes en cette date historique. Aussi, la frégate Languedoc sera en escale au port du Pirée. Nos relations avec la Grèce s’intensifient et grandissent chaque jour au profit d’une Europe de la défense forte et opérationnelle : les Grecs ont récemment acquis 18 Rafale, un atout essentiel pour agir ensemble.

 

Gérald Darmanin (ministre de l'Intérieur)

- Dans les prochains jours, 38 vaccinodromes seront mis en place sur l’ensemble du territoire national par les sapeurs-pompiers et les acteurs de la Sécurité civile, dans lesquels plus de 500 000 doses de vaccin pourront être injectées chaque semaine.

- La France n’accepte aucune ingérence étrangère sur son sol. Nous ne pouvons cautionner que la mairie verte de Strasbourg subventionne une mosquée soutenue par une association qui ne condamne ni l’islam politique, ni l’apostasie.

- Pour Pâques, les messes et les cérémonies religieuses seront maintenues dans le respect des règles sanitaires et des horaires de couvre-feu. J'en appelle à la responsabilité de tous : ne pas se rassembler, ne pas recevoir chez soi, ne pas se déplacer sauf motifs impérieux.

- Comme tous les Français, j’ai été choqué par les images du carnaval non-autorisé qui s’est tenu à Marseille. Plusieurs enquêtes sont actuellement en cours pour identifier les responsables. Des comparutions immédiates auront lieu aujourd’hui.

 

Olivier Véran (ministre des Solidarités et de la Santé)

- Quand vous faites une forme grave de la covid19, vous êtes aujourd’hui pris en charge différemment qu’il y a 1 an. Pourquoi ? Parce qu’avec les soignants et tout notre système, nous comprenons mieux le virus, nous avons appris.

- Nous connaissons mieux le virus qu’il y a 1 an. Nous savons que si nous limitons nos contacts, nous limitons la sa circulation. Les mesures que nous prenons respectent à la fois l'impératif de protéger les Français de l’épidémie, tout en respectant leurs libertés.

- Je pense aux jeunes, aux étudiants. Cette période pèse énormément sur eux. Ce que je veux leur dire c’est que nous nous battons pour que bientôt, nous retrouvions une vie normale.

 

Frédérique Vidal (ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation)

L'universalisme est une valeur fondamentale de notre République. Elle n'est pas réservée aux livres d'histoire. C’est cela qui a fait la grandeur du mouvement étudiant.

 

Julien Denormandie (ministre de l'Agriculture et de l'alimentation)

- Il n’y a pas de pays fort sans agriculture forte. Les négociations sont en cours pour avoir une PAC souveraine, plus juste et tenant compte des réalités de nos territoires.

- Au Conseil de l’UE et avec le soutien de nombreux homologues, j'ai défendu une plus grande simplification de la PAC. Nous avons aussi avancé sur la mise en place d’un « droit à l’erreur » prenant pleinement en compte les réalités de terrain.

- On ne peut demander à l’agriculture plus de qualité, et laisser s’organiser la guerre des prix ! Il faut aller plus loin dans la loi Egalim.

- On ne peut pas demander aux éleveurs de produire une viande de meilleure qualité et leur dire qu'on préfère importer parce que leur viande coute trop cher.

- [Négociations annuelles entre producteurs et grande distribution] Il faut passer à des contrats pluriannuels. Il y a des modifications à faire et je m'engage à les porter.

 

Amélie de Montchalin (ministre de la Transformation et de la fonction publique)

- Nous maintenons les services publics ouverts dans les 16 départements concernés par de nouvelles mesures sanitaires, comme dans toute la France. Ils sont essentiels aux Français pour faire face à la crise.

- Les petites polémiques sur le slogan n'ont aucun intérêt face à la nécessité de diffuser les gestes barrières et les bons comportements pour freiner l'épidémie.

- Un jour de télétravail, c'est un jour de gagné contre l'épidémie.

 

Elisabeth Moreno (ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances)

- La lutte contre le racisme et l'antisémitisme doit nous rassembler.

- Face au déferlement de haine auquel sont confrontées actuellement les personnes asiatiques dans notre pays, j'ai réuni ce matin les principales associations et des parlementaires engagés sur ce sujet. La xénophobie n'a pas sa place dans notre République.

- Assassinée parce que juive. N'oublions jamais le visage de Mireille Knoll, survivante de la Shoah, victime de l'antisémitisme et de la barbarie. La lutte contre l'antisémitisme nous concerne tous.

 

Franck Riester (ministre chargé du commerce extérieur et de l'attractivité)

- C'est la première fois depuis 30 ans que l'UE adopte des sanctions à l'encontre de la Chine, C'est historique, légitime et nécessaire.

- La France devient ce mois-ci membre de l'initiative ministérielle de l'énergie propre «NICE Future». Au plaisir de travailler avec nos partenaires sur la complémentarité entre le nucléaire et les énergies renouvelables dans notre lutte contre le changement climatique!

- Notre ambition, avec le mécanisme d’ajustement carbone européen: lutter contre le dumping environnemental, tout en accélérant la décarbonation de notre économie.

 

Emmanuelle Wargon (ministre chargée du Logement)

- Cette politique du logement d’bord, on y croit tous vraiment, c'était une volonté du Président de la République, grâce à la mobilisation de tous les acteurs de terrain c'est aujourd'hui une réalité.

- Heureuse de participer, ce matin, au Conseil national de Terres de Progrès et d'échanger sur l'urgence sociale face à la crise du Covid19. Nous serons force de propositions pour porter la voix sociale de la majorité présidentielle aux départementales et régionales!

 

Olivier Dussopt (ministre chargé des Comptes publics)

- Le fonds de solidarité a accompagné 2 millions d’entreprises, pour 20 Mds€. Le fonds a été modifié 17 fois pour répondre au plus grand nombre de situations possibles. La France a, en Europe, le mieux indemnisé commerçants, artisans et entreprises fermés.

- [Covid19] Malgré les [nouvelles] mesures, je garde encore beaucoup d’espoir et de confiance dans la reprise. L’économie française a révélé sa bonne capacité de résistance. En 2020, la récession a été limitée à 8,2 % au lieu des 11 % initialement prévus. Lorsque l’on voit la bonne tenue de l’investissement au quatrième trimestre 2020, le rebond de la consommation en décembre, la stabilité des recettes de TVA quasi identiques en janvier 2021 par rapport à janvier de l’année précédente, cela est plutôt rassurant sur notre capacité à traverser ce nouveau confinement et à accélérer le rattrapage ensuite. Les mesures d’aide mises en place par le gouvernement ont jusqu’à maintenant permis aux entreprises de tenir et aux salariés de conserver leur pouvoir d’achat, qui a d’ailleurs progressé légèrement de 0,6 % en 2020. Les chiffres de l’impôt sur le revenu en témoignent : les employeurs qui collectent l’impôt à la source ont déclaré à l’État des montants en hausse de 2,8 % l’an dernier, c’est une très bonne nouvelle !

- Sur 2020, l’année du choc, le coût total [de la crise sanitaire] atteindrait environ 160 milliards d’euros (contre 186 milliards prévus en octobre dernier). Cela a néanmoins provoqué un déficit historique de l’Etat, à 178 milliards d’euros, et celui de la Sécurité sociale a été de 10 milliards plus élevé que lors de la crise financière de 2008. Pour cette année, il est encore trop tôt pour chiffrer ces dépenses exceptionnelles. Avec les nouvelles restrictions sanitaires, nous avons réévalué le coût du soutien de l’Etat d’1,2 milliard d’euros par mois, soit un coût mensuel de 7,2 milliards d’euros.

- [Rapport de la Commission Arthuis] Ce rapport est riche d’enseignements. Nous en partageons la plupart des conclusions, comme la nécessité de travailler sur des règles d’encadrement des dépenses publiques. Nous sommes également attachés à l’idée du cantonnement de la dette, qui donne des perspectives et de la lisibilité, en permettant de distinguer la dette spécifique, conséquence de l’épidémie, de celle qui est chronique, aux facteurs de laquelle nous devons nous attaquer même si sur ce point le rapport recommande une approche un peu différente de celle adoptée jusqu’à présent en matière de cantonnement.

- [Dette] La France ne fera pas défaut. Elle ne l’a jamais fait dans l’histoire moderne. Celles et ceux qui agitent cette chimère manquent de responsabilité. La seule chose que l’on annule quand on agite ce spectre, c’est la crédibilité et la qualité de la signature française. Je suis surpris que les partisans de l’annulation ne s’inquiètent pas de la réaction des prêteurs et des conséquences sur notre capacité à nous financer. Par ailleurs, les traités européens ne prévoient pas de telles chimères et je doute qu’ils puissent être modifiés pour le faire. Je veux bien croire à la bonne foi des intellectuels et des économistes qui participent à ce débat d’idées. Mais il sert aussi de paravent pour les petites lâchetés et une forme de démagogie de certains responsables politiques qui aspirent pourtant aux plus hautes fonctions. En tenant un tel discours, ils minent la confiance dans notre pays.

- Taux d’intérêt sur la dette] Les taux français sont, pour l’instant, bas et même très bas. Nous avons emprunté à dix ans à 0,11 %, en moyenne, en 2019, et à – 0,14 % en 2020. Et, depuis le début de l’année 2021, le taux varie entre – 0,3% et 0. Nous sommes relativement protégés d’une éventuelle remontée tant que la BCE garde son orientation actuelle de rachats d’obligations souveraines. Et ce même si l’on observe des tensions inflationnistes sur les marchés, liées à l’injection massive de liquidités par le plan de relance américain. Cela reste néanmoins des sujets sur lesquels nous devons rester vigilants: une remontée des taux se traduirait inévitablement sur le coût de notre service de la dette, estimé à 36 milliards d’euros pour 2021 dans le budget de l’Etat.

- Avant la pandémie, nous avions réussi à baisser le poids des dépenses publiques dans le PIB, notre déficit et à stabiliser l’endettement, tout en enclenchant une baisse historique des impôts de 50 milliards d’euros, à proportion égale pour les ménages et les entreprises. Des réformes ont été menées avec de vraies économies à la clé, ou des transformations permettant aux administrations d’être plus agiles. N’oublions pas les réformes de la SNCF que tout le monde considérait comme infaisables, ni celle de la fonction publique que j’ai portée, avec plus de mobilité et d’autonomie pour les cadres et les agents.

- Notre politique est confrontée à la réalité, qui peut prendre la forme d’une épidémie ou d’un mouvement social que personne n’avait imaginé, et qui oblige à des inflexions. Après la crise des gilets jaunes, un certain nombre d’engagements ont été pris, comme la non fermeture d’écoles dans les zones rurales, et le réinvestissement dans les services publics de proximité. Ajoutez à cela les conséquences de la crise du Covid, et la nécessité de renforcer les effectifs dans notre système santé, de même que pour aider les entreprises et déployer le plan de relance. Actuellement, nous stabilisons les effectifs de fonctionnaires, ce qui constitue déjà un effort important avec des réductions de postes dans certaines administrations pour en créer dans d’autres. Cette année, tout en stabilisant les effectifs de l’Etat, nous renforçons de 2.500 agents nos administrations déconcentrées, au plus près du terrain, grâce aux efforts de transformation de nos administrations centrales. 

 

Agnès Pannier-Runacher (ministre chargée de l'Industrie)

Réunion du Comité de suivi des négociations commerciales. La valorisation des productions françaises est un enjeu majeur. Producteurs, transformateurs et distributeurs doivent sortir par le haut de ce sujet en mettant en œuvre l’esprit d’Egalim.

 

Marlène Schiappa (ministre chargée de la Citoyenneté)

- Plus de 200 000 enfants de CM2 ont été formés au «permis internet» par la Police et la gendarmerie depuis septembre. Rien qu’à Paris, 2321 interventions de policiers auprès d’enfants pour faire de la prévention du harcèlement et des violences entre jeunes.

- Le harcèlement est une forme de délinquance juvénile qui peut engendrer d'autres violences. Préoccupation majeure, il nécessite notre mobilisation collective !

- Le harcèlement entre jeunes commence depuis quelques années à être traité de manière approfondie par l’Education Nationale : nous sommes allés avec Jean-Michel Blanquer et Brigitte Macron, qui sont très engagés sur cette question, dans un lycée pour encourager les initiatives l’an dernier, comme celui des Ambassadeurs contre le harcèlement. Mais le sujet dépasse le cadre scolaire en se poursuivant à l’extérieur et notamment sur les réseaux sociaux. C’est donc aussi la responsabilité des parents de s’en saisir, et je sais qu’ils le souhaitent, mais ils manquent parfois de moyens pour le faire. Nous ne voulons pas les culpabiliser mais les aider. Il existe une multitude d’associations, de lieux qui luttent contre les phénomènes de harcèlement, mais il fallait recenser toutes ces énergies et créer des outils de prévention communs. Je pense à des choses très concrètes comme les « Roues de violence » et les grilles d’évaluation du danger, que j’ai mises en place pour repérer les violences conjugales. Si l’on demande à un jeune « Es-tu harceleur / es-tu harcelé ? », il va sans doute répondre non, alors qu’avec des questions plus fines « est-ce que cela t’arrive de mettre de côté un élève de ta classe à la cantine ? », on a plus de chance de déminer des situations.

- Je dis aux parents : intéressez-vous à ce qui se passe dans le téléphone de votre enfant ! C’est le moyen le plus efficace de prévenir les situations de harcèlement. Et ne pas négliger une chose : un enfant qui harcèle est un enfant en souffrance. Chez les plus petits, cette attitude est forcément le symptôme d’un tourment, d’une difficulté au sein de la famille ou de l’école. Les enfants harceleurs nécessitent aussi d’être accompagnés. En fait, au-delà de la responsabilité, c’est la solidarité entre parents qui doit primer. Nous sommes des adultes responsables, c’est à nous de faire en sorte que les litiges entre nos enfants s’apaisent et ne dégénèrent pas en drame. Entre le silence et la plainte déposée, il y a des étapes possibles. Ce comité aidera à les identifier et à dialoguer intelligemment entre familles.

- [Mosquée à Strasbourg] Mon mot d'ordre c'est: 'pas un euro d'argent public pour les ennemis de la République. (…) Manifestement, Les Verts ont un problème avec les principes de la République. (…)Europe Écologie-Les Verts pactise avec les tenants d'un islam politique et radical. (…) Une faute politique grave a été commise. (…) Avec le projet de loi confortant les principes républicains, le préfet pourra désormais s’opposer à ces décisions municipales incompréhensibles.

- Ce n'est pas la 1ère fois que des maires EELV sont sur une pente très glissante vis-à-vis de l'islamisme radical [...] C'est un parti qui flirte dangereusement avec ses thèses.

- C'est un budget avec une hausse historique en ce qui concerne la sécurité.

- Le budget de la sécurité connaît une hausse historique. Nous luttons contre la délinquance juvénile et la violence entre bandes. Je salue les résultats contre le harcèlement de rue.

- [Tenue des élections régionales et départementales] C'est bien le Parlement qui aura le dernier mot. Au nom du gouvernement, nous souhaitons que les élections puissent se maintenir le 13 et le 20 juin.

- Le 24 mars 2018, le colonel Beltrame sacrifait sa vie pour sauver celle d'une otage lors de l'attentat islamiste de Trèbes. Par son acte de courage, il incarne une forme absolue d'héroïsme. Et la France debout face à la violence totalitaire. Nous ne l'oublierons jamais.

- Il y a 3 ans Mireille Knoll, alors âgée de 85 ans, rescapée de la Shoah, était assassinée parce que Juive. Pensée émue à sa famille et à ses proches. L'antisémitisme est un processus de déshumanisation, un poison mortel. Le combattre est notre affaire à toutes et tous.

 

Clément Beaune (secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes)

[Vaccins covid19] Pour séparer les vrais problèmes des faux débats. C’est en innovant, en produisant, en mettant en commun ses financements... que l’Europe fera mieux. Non en sombrant dans le cavalier seul et en se précipitant sur des vaccins qui sont peu produits ou non validés...

- [Tribune: «L’Italie et la France : ensemble pour une Europe plus puissante» coécrite avec Vincenzo Amendola, secrétaire d’État à la présidence du Conseil des ministres italien, délégué aux affaires européennes]
Établir « les fondements d’une union sans cesse plus étroite entre les peuples européens » et assurer « par une action commune le progrès économique et social ». Telle était l’ambition du traité de Rome, signé le 25 mars 1957 par six pays fondateurs, dont l’Italie et la France.
Soixante-quatre années plus tard, beaucoup a été fait. L’Italie et la France ont été à l’initiative de la majorité des grandes réalisations européennes, du marché commun à l’euro en passant par Schengen et Erasmus. Il y a un an jour pour jour, alors que l’Europe affrontait la première vague épidémique de Covid-19 aux conséquences socio-économiques sans précédent, nous proposions sur une initiative franco-italienne, avec sept autres États européens de « travailler à un instrument de dette commun ».
Le soutien de l’Allemagne a ensuite permis de donner naissance à un plan de relance européen inédit dans sa nature et dans son volume, et de marquer une nouvelle étape décisive de la construction européenne, le plus important depuis l’euro. Pour cela, nos liens franco-italiens ont indiscutablement été un atout pour porter à l’échelle de l’Union une solution globale de solidarité.
La coopération franco-italienne a souvent fait avancer l’Europe, continuons de la faire vivre ! Le sommet bilatéral de Naples, en février 2020, a marqué une étape importante dans le rapprochement entre nos deux pays. Notre coopération est déjà riche dans des domaines plus variés qu’on ne le croit : éducation, sécurité, coopération judiciaire, santé, coopération scientifique et universitaire. Aujourd’hui, pour mieux nous connaître, nous devons mieux promouvoir les échanges d’étudiants, de chercheurs et de jeunes professionnels entre nos deux pays.
Nous voulons aller plus loin et faire plus ensemble pour l’Europe et pour les Européens. L’occasion nous en est donnée avec la mise en œuvre de nos plans de relance. L’Italie et la France prévoient d’investir ensemble dans des secteurs innovants porteurs de croissance : l’environnement, avec le développement des batteries électriques ou de l’hydrogène vert, l’innovation technologique, avec la microélectronique, le spatial ou le projet de cloud européen.
En travaillant ensemble, autour de projets concrets, nous pourrons démultiplier mutuellement l’efficacité et la portée de nos relances. C’est en ayant à cœur cet objectif que nous travaillons conjointement à un traité franco-italien qui nous permettra de structurer de manière plus pérenne le dialogue et la coopération nécessaires pour relever ensemble nos défis communs.
Ce renforcement des relations franco-italiennes doit aussi s’accompagner d’un dialogue plus nourri entre nos deux pays sur les grands enjeux européens. Nous avons beaucoup de convergences, que ce soit sur les questions sociales, économiques et budgétaires, ou sur les transitions écologique et numérique. Nos deux pays portent aussi l’ambition d’une Europe puissance et stratège, capable de défendre ses intérêts sans naïveté ni faiblesse ; une Europe fière de ses valeurs et convaincue de la nécessité de défendre les droits humains, la démocratie et l’État de droit.
Nos deux pays pourraient utiliser cette proximité de vues pour formuler des propositions conjointes, et ainsi être plus influents à Bruxelles pour retrouver le goût de l’avenir. La Conférence pour l’avenir de l’Europe, qui sera lancée prochainement, constitue une opportunité de rétablir la confiance de nos citoyens dans l’Europe ; c’est un défi que nous devons relever ensemble.
Une coopération approfondie entre l’Italie et la France sera une chance pour l’Union européenne. Aussi, afin de donner corps à cette volonté d’agir ensemble, nous affirmons notre souhait de parvenir à la conclusion d’un traité entre nos deux pays avant la fin de l’année, donnant une nouvelle impulsion politique décisive pour construire l’Europe de demain.

 

Nathalie Elimas (secrétaire d’Etat chargée de l’Education prioritaire)

En dédoublant les classes de CP, CE1 et désormais de grande section de maternelle, nous renforçons l’apprentissage des savoirs fondamentaux pour accompagner chacun de nos élèves vers la réussite.

 

Sarah El Hairy (secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement)

A ce jour, 1 français sur 3 est bénévole soit 22 millions de personnes mobilisées dans une structure associative. Le Compte d’Engagement Citoyen reconnait et valorise les activités de bénévolat, de volontariat ou de réserviste.

 

Cédric O (secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques)

Investisseuse, entrepreneuse, codeuse : la prochaine génération de la French Tech doit être plus féminine ! C’est l’ambition portée par le programme pédagogique Tech the Power, qui lutte contre les stéréotypes pour une tech plus inclusive.

 

Adrien Taquet (secrétaire d’Etat chargé de l’Enfance et des Familles)

- La semaine petite enfance c'est un coup de projecteur sur la qualité de l'accueil, au cœur de tous les projets que je mène, en particulier: la charte nationale de la qualité d'accueil du jeune enfant et la campagne de formation des professionnels de la petite enfance.

- Merci à toutes les sages-femmes qui jouent un rôle essentiel dans les moments clés des 1000 premiers jours de l'enfant, une politique de prévention puissante qui vise à réduire les inégalités de destin. Je salue les avancées concrètes que nous engageons avec la création d'un entretien post-natal systématique, le lancement d'une mission pour répondre aux attentes de la profession et la pérennisation du soutien financier accordé aux maisons de naissance.

 

Assemblée nationale

Richard Ferrand (président)

- Face aux racismes et aux communautarismes, un impératif: la réponse universaliste.

- Face à la crise qui perdure, la situation des étudiants mérite une attention particulière pour préserver au maximum leur lien à l'université et à la société.

- La coopération parlementaire est un élément indispensable à la construction européenne et au rapprochement entre citoyens européens.

 

► Haut Commissariat au Plan

François Bayrou (Commissaire, président du Mouvement démocrate)

- La grande question que tout le monde se pose aujourd'hui, que la planète se pose, c'est la question du réchauffement climatique et la cause principale du réchauffement climatique qui a été analysée par les scientifiques, c'est l'augmentation des gaz à effet de serre présents dans notre atmosphère qui, comme vous savez, entraînent un réchauffement. La question principale, c'est comment baisser l'émission de gaz à effet de serre. Pour cela, il y a deux réponses, mais elles méritent qu'on les écoute en prenant en compte ce qu'elles veulent dire. Première réponse : il faut baisser la consommation autant que l'on peut. C’est pourquoi on isole les logements, c'est pourquoi on fait attention à la consommation des voitures, que l'on cherche des consommations plus faibles. Deuxièmement, on substitue aux carburants et aux sources d'énergies fossiles qui viennent du pétrole, du charbon et du gaz, l'électricité. Pourquoi l'électricité ? Parce que l'électricité n'émet pas de gaz à effet de serre quand on l'utilise à l'endroit où on l'utilise et, surtout, on peut la produire sans émission de gaz à effet de serre.

- [Produire l'électricité] Il y a là encore deux réponses très simples. La première, c'est : on va trouver des énergies renouvelables, de l'éolien, du photovoltaïque et naturellement il y a des gens qui disent que l’on pourra tout faire comme cela et il y a l'électricité nucléaire qui est produite et les gens ne le savent pas car il y a des sondages qui disent que c'est le nucléaire qui fait le plus de gaz à effet de serre, mais il n'en fait pas du tout.

- Ce n'est pas seulement une question de mix énergétique. À première vue, on se dit que l’on va trouver un équilibre, mais ce dont il faut prendre conscience, c'est que l'électricité produite en France par des unités de centrales nucléaires, c'est la condition même pour que l'on puisse avoir des énergies renouvelables. Pourquoi ? Le photovoltaïque, c'est le soleil, il n'y a pas du soleil tout le temps dans la journée, dans la nuit en tout cas il n'y en a pas et, l'éolien, c'est le vent. Ce sont donc des énergies intermittentes. Si l’on n'avait pas le nucléaire, on serait obligé d'avoir des centrales thermiques au pétrole ou au gaz et on augmenterait nos rejets de gaz à effet de serre.

- Il n’existe à mon sens, et au sens des analyses que nous avons faites avec l'équipe du Commissariat au plan, aucune autre solution pour le pays que d'avoir cet équilibre : d'un côté énergies renouvelables développées, de l'autre, nucléaire et donc il faut programmer la suite, c'est-à-dire la survie, le potentiel de production d'électricité nucléaire France.

- Il faut répondre oui à la décision de construire ou de mettre en place de nouvelles unités de production d’électricité sans émissions de gaz à effet de serre. La question : est-ce que cela doit être des EPR ou autre chose ?

- [Nouveaux réacteurs nucléaire] On ne peut pas faire autrement parce que nous courons tout droit… Les réacteurs dont vous avez rappelé leur nom qui ont été mis en place l'ont été sur une très courte période au début du septennat de François Mitterrand. C'est là qu'on les a inaugurés le plus, c'est une très courte période donc ils vont arriver tous en fin de vie en même temps. Donc il faut programmer, mettre en place et je crois - c'est ce que cette note vise à montrer - qu'il n'y a pas d'autres solutions disponibles sauf recommencer à émettre des gaz à effet de serre, ce qui est absolument le contraire de la politique que nous avons décidée et sur laquelle nous nous sommes engagés internationalement.

- [Barbara Pompili évoque 100 % d'électricité avec des énergies renouvelables] On peut avoir des espoirs, on peut avoir des rêves, il vaut mieux ne pas avoir d'illusions ; tout cela est à la même échelle. C'est normal que la ministre pense qu'un jour peut-être on arrivera à la totalité de, mais les raisons techniques montrent qu'à l'évidence ce n'est pas possible à court terme… Pourquoi ? Parce que, quand on produit de l'électricité, il faut transporter l'électricité, il faut des réseaux et ce n'est pas du tout la même chose l'électricité que l'on produit avec des cellules photovoltaïques sur le toit ou avec une éolienne parce que c'est du courant continu.

- [Covide19] Je pense que les pouvoirs publics, le Président de la République, le gouvernement ont pris une décision essentielle, mais qui n'a pas été présentée avec, me semble-t-il, le caractère particulièrement juste de cette décision. C'est de laisser à tous les Français retrouver le plein air. On est confiné parce qu'on doit éviter au maximum les multiplications du virus, mais, le plein air a ceci de particulier - toutes les études qui viennent de sortir l'ont montré - qu'il n'y a pas de contamination en plein air.

Vous voyez, si à l'extérieur on garde les distances de 2 mètres, il n'y a pas de contamination. (…) On ne peut pas enfermer un pays complètement. (…) Toutes les études montrent - c'est pourquoi je trouve qu'il y a beaucoup de confusion dans ce débat et que tous observateurs ou acteurs, on doit essayer d'y mettre de la clarté - qu’il n'y a pas de contamination à l'extérieur et, sortir en plein air, permet d'échapper à l'impression d'enfermement qui, elle aussi, est un danger pour les personnes seules, pour les familles, pour ceux qui ont un tout petit appartement. Et c'est quelque chose qui détruit aussi les équilibres psychologiques et psychiques. Et donc cette décision de rendre le plein air pourvu que, pour le reste, on aère les locaux et que l'on ne se rassemble pas, comme on l'a fait trop souvent. Si on fait cela, alors, on respecte les précautions à prendre pour que la transmission du virus se fasse moins.

- [Proportionnelle] Moi, quand je mène les combats, c'est pour les gagner. Autrement, cela n'a pas de sens. (…) Il faut à tout prix changer quelque chose à la manière dont ce pays est gouverné. Je n'ai jamais cru que l'Assemblée Nationale pouvait prendre et résoudre cette question [mais] le peuple français. (…) Cette question qui empoisonne le débat politique, au lieu de passer son temps à la promettre à chaque élection, cela a été le cas de tous les présidents précédents, et à ne pas la réaliser il suffit d'en remettre la décision aux Français.(…) Je ne propose pas que le Président de la République s'engage sur ce sujet ; Je propose qu'il demande à ces formations si elles ont un texte qui pourrait les rassembler, si elles proposent quelque chose et, à ce moment-là, comme on le fait en Suisse, les référendums suisses, ce n'est pas le pouvoir qui s'y engage, ce sont les citoyens. On demande aux citoyens français quel est leur choix pour l'avenir et cela réglera et tranchera toute cette question.

- [Second mandat d’Emmanuel Macron] Je pense que la logique, c'est celle-là, mais sa décision n'est pas prise et il faut attendre qu’elle le soit. (…) Je pense que c'est un Président de la République à la hauteur de ce que nous vivons.

- [Bayrou candidat en 2022] J’ai vu qu’il y avait des déclarations sur ce sujet. Je vais vous dire une chose. Il y a un moment où il faut arrêter de dire des bêtises et où il faut se concentrer sur l'essentiel. L'essentiel, c'est ce que nous avons dit là : le sanitaire, la crise économique qui vient, le social. Si on peut éviter de jouer à ces jeux perpétuels dans lesquels on prend les élections comme une course de petits chevaux, je trouve que c'est mieux. (…) Je ne réponds pas aux questions par oui ou par non quand elles sont vicieuses.

 

► Partis politiques

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Stanislas Guerini (délégué général)

[Covid19] De l'humilité et de l'expérience. Oui nous avons beaucoup appris depuis 1 an et nos hôpitaux se sont formidablement adaptés pour faire face.

 

Christophe Castaner (président du groupe à l’Assemblée nationale)

- Le gouvernement ouvrirait des centrales à charbon ? C'est faux ! Encore une infox de Marine Le Pen. La réalité : les députés LaREM ont inscrit dans la loi la fermeture des centrales à charbon. Pendant que le RN ment, nous agissons.

- Six ans après le crash d'un A320 de la Germanwings dans nos montagnes des Alpes-de-Haute-Provence, j'ai une pensée émue pour les victimes. Pour celles et ceux qui ont perdu un être cher ce jour-là, ne perdons pas le souvenir de ce drame et prenons le temps de ce recueillement.

- Il y a trois ans, le colonel Arnaud Beltrame sacrifiait sa vie pour en sauver d'autres. Nous n’oublierons jamais son engagement pour la France. Je pense aujourd’hui à sa famille, et à celles des autres victimes de l’attentat de Trèbes.

 

Aurore Bergé (présidente déléguée du groupe à l’Assemblée nationale)

- Le plan bibliothèques a été un accélérateur formidable pour ouvrir plus et mieux : les bibliothèques sont les premières portes d'entrée culturelle dans notre pays.

- La décentralisation en matière culturelle a ses limites. Elle peut créer de l'inéquité entre les territoires parce que l'action culturelle dépendra du volontarisme des élus locaux, des moyens des collectivités locales, en termes humains, financiers et d'équipements culturels. Le plan bibliothèque a remis de l'équité territoriale en permettant aux collectivités de s'emparer à la fois plus et mieux de la manière avec laquelle il fallait repenser les lieux, leur rapport avec les publics, la médiation culturelle et la formation des bibliothécaires. Le bilan est positif au regard du volume de projets qui a été soutenu et de leur diversité territoriale, quand on aurait pu craindre une concentration du plan dans les grandes métropoles.

- Sur l'extension des horaires d'ouverture, le financement par l'Etat a permis aux bibliothèques de recruter, puisque 60% des effectifs qui en ont bénéficié ont été titularisés. Mais cette intervention n'est pas habituelle. Au-delà de ces cinq années, est-ce que l'Etat doit impérativement rester, ou bien le choix revient aux collectivités de s'engager sur le maintien de la diversification des publics ? Même si on ne peut pas avoir un arrêt brutal du soutien de l'Etat, et je ne pense pas que ce soit la volonté du ministère de la Culture, l'option la plus naturelle serait de fondre le plan bibliothèque dans les contrats territoire-lecture pour permettre un maintien de l'action, à travers un partenariat entre les Drac et les acteurs locaux.

Ils sont dans une réelle anticipation. Les collectivités qui ont bénéficié du plan bibliothèque ont vu de nouvelles habitudes se créer. Que ce soit le week-end, avec plus de familles présentes, ou sur la pause méridienne avec beaucoup d'étudiants. L'extension des horaires correspond à une demande très forte de leur population. Donc les collectivités n'ont pas intérêt à arrêter ce dispositif qui a fait ses preuves en matière de fréquentation et de diversité.

- Quand on regarde le maillage des bibliothèques, exceptionnel dans notre pays, en moyenne un Français se trouve à 20 minute d'un établissement. Par contre quand on rentre dans le détail, on se rend effectivement compte qu'un certain nombre de territoire ne sont pas dotés. Ces zones ont besoin d'une attention particulière en matière d'action culturelle. Sur ce point, la Dotation générale de décentralisation (DGD) permet de financer la construction d'équipements. Son montant augmente et sera à nouveau abondé dans le cadre du plan de relance. En 2017, la somme consacrée aux bibliothèques était de 80 millions d'euros, passée à 88 millions d'euros en 2020. J'ai par ailleurs évoqué le sujet lors d'une réunion entre des parlementaires et le président de la République, qui a semblé sensible sur ce point. Quand on parle de la reprise post-crise, on ne peut pas l'envisager sans qu'il y ait un volet sur les enjeux d'égalité des chances. Et au regard du risque sur l'explosion de la pauvreté ou des inégalités, qu'on voit bien déjà se développer ou se renforcer du fait de la crise, on ne peut pas évoquer l'égalité des chances sans penser la place de la culture dans ces dispositifs. C'est pour ça que je crois que les dispositifs d'Anru doivent probablement avoir une part réservataire sur la culture. Les montants engagés pour financer un tel rattrapage seraient de plus assez raisonnables.

- [Mutation des bibliothèques en maisons culturelles publiques] C'est un pari clairement réussi, amorcé avant le plan bibliothèque, sous l'impulsion des bibliothécaires eux-mêmes. On constate d'ailleurs cette évolution dans leurs formations, où la médiation culturelle tient un rôle plus important au regard de l'enjeu patrimonial, qui était auparavant prédominant. La plus grande difficulté tient au fait qu'aujourd'hui, dans l'imaginaire collectif, l'image des bibliothèques est très datée et ne correspond plus à ce qu'elles sont. L'image d'Épinal des grands rayonnages de livres ne correspond plus au caractère très modulaire, aéré, ouvert et transparent de ces espaces. Elles sont maintenant les premiers tiers lieux, en capacité non seulement d'être des outils de politique culturelle, mais aussi des outils de politique sociale ou éducative. A Dunkerque, la nouvelle médiathèque B!B reflète cette approche. Elle est issue d'un vrai choix de politique publique et de la concertation avec les habitants. Elle a permis de repenser le quartier dans lequel est s'est implantée et répond à un enjeu d'urbanisme en synergie avec le tissu social, culturel et éducatif existant. L'exemple de la Cité de la BD à Angoulême, qui développe des actions hors les murs pour aller dans les quartiers, est également intéressant. C'est sur ces bases que je souhaite que l'action des bibliothèques soit menée dans les quartiers prioritaires de la ville. Pour cette raison, il faut accélérer les partenariats avec les Centres communaux d'action social (CCAS), les associations, etc. Une bonification pour les établissements qui développent ce type de coopération pourrait constituer une incitation et un bonus budgétaire.

- L'un des enjeux réside dans la coordination au sein des collectivités, à travers les bibliothèques départementales ou intercommunales. Elles n’ont parfois pas les mêmes logiciels, fichiers, organisations ou banques de données. Est-ce que cela a du sens d’avoir autant de strates entre des acteurs qui se parlent mais qui ne s’imbriquent pas ? Cette question se pose également pour les bases de documents numériques. Pour sa part, l’Etat doit pouvoir accompagner ces changements du côté des bibliothèques universitaires et favoriser les synergies entre les collectivités. Clermont-Ferrand a par exemple instauré une carte unique qui donne l'accès à toutes les bibliothèques de la métropole, qu’elle soient départementales, intercommunales et universitaires.

- [Lecture publique en prison] Les associations que nous avons auditionnées considèrent, à juste titre, qu’elles manquent de moyens et que l’administration n’est pas d’un grand secours. A minima, elles réclament qu’on ne leur mette pas des bâtons dans les roues, or elles expliquent qu’on les entrave dans leurs missions. C'est une question délicate pour les collectivités. Politiquement, on comprend qu'il est compliqué de demander à des municipalités où sont implantés des centres pénitenciers de mettre à disposition pour les détenus le fonds de leurs bibliothèques. Si certaines veulent le faire, tant mieux, mais fondamentalement ce n’est pas leur rôle. Maintenant, il faut que l’administration pénitentiaire assume et accepte cette politique culturelle. Le climat et les rapports humains changent en prison à partir du moment où il y a une action culturelle et un accès aux livres. Ce n’est pas un gadget pour occuper les détenus, ni pour se donner bonne conscience : cet effort de médiation culturelle aide à la réinsertion.

- Remettre la bibliothèque au cœur d’une parole politique et publique. Cela produit des effets sur l’image que les bibliothèques peuvent renvoyer. Ce rapport permet aussi de penser l’après-crise sans oublier l’action culturelle. Le livre, la lecture et les lieux qui permettent de créer cette médiation doivent se trouver au cœur de cette action. En cette fin de quinquennat, cette question doit être un élément clé. Cela ne doit pas forcément prendre la forme d'une loi. Un programme de construction de bibliothèques est un choix budgétaire par exemple, qui pourrait être intégré dans le plan de relance. Si, au bout de ce mandat, le livre s’est retrouvé au centre des enjeux de la politique culturelle, je crois que ce sera une belle victoire. 

 

Laetitia Avia (porte parole)

- [Haine en ligne, désinformation] Les procédures judiciaires se multiplient contre les grandes plateformes. Les prémices d’une nouvelle ère ?

- [Affaire Mila] La procédure avance avec la mobilisation du parquet numérique, créé par la loi Cyberhaine. Une équipe spécialisée pour lutter plus efficacement contre les pourvoyeurs de haine et mettre fin à l’impunité sur internet !

 

Jean-Baptiste Moreau (député)

EELV dévoile ainsi son vrai visage. Bien loin du renouveau promis, on est dans le pire de la politique politicienne de ces 30 dernières années : clientélisme, communautarisme, laxisme et victimisation, les 4 grands principes de l'écologie pastèque.

 

● MoDem

Patrick Mignola (président du groupe à l’Assemblée nationale)

Très heureux que le Président de la République ait annoncé que les enseignants feront partie des prochains publics prioritaires à la vaccination. Pour maintenir au maximum nos écoles ouvertes, il est impératif que nous puissions au mieux les protéger.

 

● UDI
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ne sont pas retranscrits]

Jean-Christophe Lagarde (président)

Il y a trois ans, le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame trouvait la mort dans une attaque terroriste en prenant héroïquement la place d’un otage. La nation n’oublie pas son sacrifice. Toutes nos pensées vont à ses proches.

 

● Mouvement radical

Laurent Hénart (président)

- Pour les radicaux, la laïcité est un sujet très important. Une seule loi prime, c'est celle de la République.

- On pourrait augmenter la durée des vacances scolaires à 3 semaines - 1 mois. Cela permettrait de planifier la vaccination contre la covid19 des enseignants et du personnel communal qui encadre les enfants.

- Si l'Etat doit exercer une action de contrôle, plutôt que de limiter à 6 personnes en extérieur, il faudrait agir pour faire respecter le télétravail quand il est possible. Ce serait sans doute la mesure la plus efficace.

 

► Autres

● Organisations centristes
Renaissance
(Députés français du groupe centriste Renew Europe au Parlement européen)

 

Nathalie Loiseau

- Quel grand pays aurait peur d’une « petite frappe » ? En insultant Antoine Bondaz, puis en le censurant, le régime chinois montre tout à la fois sa brutalité, son sectarisme et sa peur d’une parole libre. Aveu de faiblesse sous les traits grossiers d’une démonstration de force.

- On attend des explications crédibles et détaillées d’AstraZeneca sur ce stock « caché ». La réputation de ce laboratoire est en jeu, la santé des Européens aussi.

- [Syrie] Il faut ramener les enfants de djihadistes parce qu’ils sont en danger. Et s’ils restent dans les camps d’Al-Hol ou de Roj, ils deviendront eux-mêmes des dangers.

 

Marie-Pierre Vedrenne

- [Chine] Ces représailles sont inacceptables. Des députés européens de tous les groupes sont attaqués ainsi que l’institution même du Parlement européen. Je tiens à leur témoigner toute ma solidarité et à condamner avec la plus grande fermeté ces attaques chinoises contre la démocratie européenne et ses représentants. L’Union européenne défend des valeurs universelles auxquelles la Chine a souscrit mais qu’elle bafoue chaque jour un peu plus. Nous continuerons de dénoncer les exactions contre les Ouïgours ou encore la répression féroce à Hong-Kong

- Alors que l’Union européenne et la Chine ont conclu politiquement un accord sur la facilitation des investissements, il paraît impensable que notre Parlement accepte même l’idée de ratifier un accord alors que ses membres et une de ses commissions sont sous le coup de sanctions. Ces mesures chinoises montrent une fois de plus la nécessité d’affirmer notre puissance commerciale, de muscler notre défense commerciale et d’utiliser tous les moyens à notre disposition pour rappeler la Chine à l’homme

- En imposant des sanctions contre des dignitaires du régime chinois, l’Europe a enfin su faire preuve d’unité, de courage et de détermination dans la défense de ses valeurs. Je me félicite de l’utilisation de notre mécanisme global de sanctions et son activation contre la Chine, la première fois depuis les événements de Tienanmen il y a plus de 30 ans. L’Union européenne a fait preuve de fermeté face à son rival systémique et fait entendre sa voix face à la répression massive de la minorité Ouïgoure.

 

 

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