lundi 20 novembre 2017

Actualités du Centre. Allemagne – L’improbable «coalition jamaïcaine» n’aura pas lieu

Angela Merkel
Après les élections législatives, l’Allemagne s’est retrouvée dans une situation politique difficile.
Si la CDU-CSU (qui regroupe des conservateurs et des centristes de centre-droit) a remporté le scrutin, elle a perdu nombre d’électeurs et de sièges ne lui permettant pas d’avoir, loin de là, une majorité.
En cause, notamment, la montée en puissance de la formation d’extrême-droite, AfD, qui avec 92 sièges s’est installée au Bundestag pour la première fois depuis la défaite d’Hitler…
Mais aussi la désaffection d’une autre partie de son électorat qui a profité à la formation libérale du FDP qui a fait son retour au même Bundestag.
Comme les sociaux-démocrates du SPD ont décidé de ne pas reconduire la coalition avec la chancelière sortante Angela Merkel (qui leur a été très néfaste, perdant électeurs et sièges), cette dernière a du entamer des discussions avec le FDP mais aussi avec le parti écologique (Grünen) afin de tenter de former une majorité parlementaire que l’on a baptisé «jamaïcaine» du fait des couleurs des différentes formations qui pourraient en faire partie et qui sont les mêmes que celles du drapeau de la Jamaïque...
Exercice périlleux car si Merkel est plutôt une conservatrice libérale proche du centre-droit, une grande partie de sa formation (surtout sa branche bavaroise, la CSU) est installée très à droite alors que les écologistes sont à gauche et que le FDP navigue entre positions centristes et positions très à droite.
Tellement périlleux que les négociations ont été rompues (définitivement?) hier soir sur un constat d’échec et que le FDP a décidé de se retirer des discussions.
Il faut dire que les divergences irréconciliables entre les libéraux et les verts semblent beaucoup plus nombreuses que leurs points d’accord.
Dès lors, de nouvelles élections devraient être organisées au début de 2018.
Si Angela Merkel devrait assurer les affaires courantes jusqu’à cette date, il est des plus probables qu’elle ne conduise pas ses troupes pour le prochain scrutin et sa carrière politique pourrait se terminer après douze ans de pouvoir sur une défaite et une sortie peu glorieuse.
Mais, pour l’instant, elle n’a pas encore jeté l’éponge.


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