vendredi 8 mars 2019

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Le «dépassement» de la démocratie libérale, c’est le totalitarisme!

Il faudrait donc inventer quelque chose de nouveau pour remplace cette bonne vieille démocratie libérale qui aurait fait son temps.
Il faut trouver un système qui la «dépasse».
Bien entendu, nombre de ceux qui professent actuellement ce point de vue sont des adversaires de toujours de la démocratie.
Mais certains d’entre eux se targuent d’être ses défenseurs et veulent un «approfondissement» qui permettrait, grâce à de nouvelles règles, de l’améliorer en la modifiant.
Mais avant de «dépasser» la démocratie libérale, faisons-la d’abord fonctionner correctement!
Avant de chercher à «approfondir» ses règles, appliquons celles-ci!
Oui, la démocratie républicaine libérale est le meilleur système et sans doute le système indépassable pour garantir la liberté et l’égalité de tous devant la loi, celle qui permet de protéger l’individu tout en le libérant parce que le monde est tel qu’il est.
Oui, la démocratie républicaine libérale est la seule qui puisse, in fine, donner à chacun la possibilité de réaliser au mieux son existence, son «projet de vie», tout en garantissant la même chose à tous les autres.
Mais, non, la démocratie républicaine libérale ne fonctionne pas correctement et, non, ses règles ne sont pas toujours appliquées.
Cependant, même dans son mauvais fonctionnement, elle demeure nettement préférable à tout autre système parce qu’aucun autre ne peut garantir la liberté et l’égalité comme elle le fait ou doit le faire.
Et le «dépassement» dont nous parlent ses contempteurs n’est autre que la volonté de changer de système, donc de restreindre la liberté et l’égalité des individus.
Et ce «nouveau» système n’est autre qu’un régime à vocation totalitaire qui se parerait de nouveaux oripeaux.
Avec les «idiots utiles» qui veulent «approfondir» la démocratie avant, tout bêtement, de l’appliquer, ils lui portent sans cesse des coups particulièrement durs.
Car, rappelons-le pour la centaine, la millième, la millionième fois, la démocratie républicaine libérale est le système politique le plus fragile qui soit.
Elle n’est pas cette hydre que les populistes et les extrémistes décrivent pour faire peur au «bon peuple».
Elle n’est pas cette machine infernale que veulent détruire les autoproclamés représentants de ce «bon peuple».
Non, elle est un système qui, malgré tout, malgré la réalité de la vie sur Terre, malgré les imperfections humaines, veut apporter à chacun la reconnaissance de sa dignité par le respect qui lui est dû.
Et le plus beau combat politique, le plus digne, n’est pas de l’attaquer et de l’insulter, de la honnir et de la détruire, mais de la protéger.


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