mardi 9 avril 2019

Actualités du Centre. Paroles centristes: Plan pauvreté, taxe GAFA, …

Voici une sélection des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux.

Bruno Le Maire (ministre de l’Economie)
- Se résigner à ne pas taxer les géants du numérique, c’est accepter d’avoir demain des États plus faibles que les entreprises et un intérêt général plus faible que les intérêts particuliers. Je souhaite que la taxation des géants du numérique soit votée à l’unanimité.
- Je ne relâcherai jamais mes efforts jusqu’à ce que les pays de l’OCDE se mettent d’accord pour obtenir une taxation efficace des géants du numérique.
C’est l’honneur de la France d’être en pointe sur la question de la régulation de l’économie digitale, d’avoir fait de l’imposition minimale sur les sociétés une priorité du G7 Finance et d'avancer sur la taxation des géants du numérique en France et à l’international.
- Les géants du numérique réalisent des profits considérables grâce aux consommateurs français et à leurs données. Mais les impôts de ces opérateurs sont perçus à l’étranger. Cette situation est inacceptable et injuste pour nos concitoyens et nos PME.

Christelle Dubos (LREM, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la santé)
- Le Plan Pauvreté, ce sont des mesures de bon sens pour combattre les inégalités. Le parfait contre-exemple des reproches qu’on nous adresse à longueur de journée sur notre prétendue « déconnexion». (…) on aide là où il le faut, et on s'inspire de ce qui fonctionne sur le terrain. Alors oui, ça prend un peu de temps de contractualiser avec chaque département. Mais nous comptons déjà 14 territoires pilotes (Haute-Garonne, Nord, Gard, etc.) et plus de 30 autres souhaitent recourir à ce soutien supplémentaire de l'État pour mieux lutter contre la pauvreté.
- [Petits déjeuners gratuits] En avril avec Jean-Michel Blanquer, nous annoncerons leur mise en place dans huit académies tests : Amiens, Toulouse, Montpellier, etc. Puis, en septembre, sur tout le territoire. Dans les zones défavorisées, un enfant sur dix arrive en classe le ventre vide. Il n'a donc pas les mêmes chances d'apprentissage qu'un camarade qui a le ventre plein. Mettre en place le petit déjeuner à l'école, c'est une mesure de bon sens qui s'attaque aux racines des inégalités.
- Dans beaucoup de communes rurales, les cantines n'offrent pas de tarification sociale. Du coup, les familles les plus en difficulté n'y mettent pas leurs enfants. D'ici fin avril*, nous lançons avec Jean-Michel Blanquer la cantine à 1 euro pour les familles. Les communes qui s'engagent recevront une aide de l'État de 2 euros par repas. Ça concernera jusqu'à 10 000 communes.
- Notre seul objectif, c'est de simplifier l'accès et de rendre notre système d'aide sociale plus efficace, plus lisible et plus incitatif au retour à l'emploi. Or ce système s'est complexifié et les Français ne s'y retrouvent plus. Pour certaines aides, le taux de non-recours atteint 40%. L'idée est d'en fusionner un maximum avec, a minima, le RSA, la prime d'activité, les APL. Une concertation citoyenne et institutionnelle sera organisée début mai et posera toutes les questions : faut-il intégrer au RUA l'allocation spécifique de solidarité, l'allocation adulte handicapé, le minimum vieillesse, un dispositif pour les moins de 25 ans?
- Sortons de l'accompagnement en silo. Pôle emploi, missions locales, maisons de l'emploi… Aujourd'hui, une personne qui cherche du travail doit pousser dix portes avant de frapper à la bonne. Et à chaque fois, il faut re-raconter son histoire. Je crois que ça participe aussi au mécontentement actuel. On ne peut pas dire aux Français : «Continuez à financer un système de protection sociale qui dysfonctionne». Notre solidarité nationale doit se réinventer, en proposant à chacun un accompagnement personnalisé qui permet de retrouver une activité. Courant mai, nous lancerons une autre concertation citoyenne et institutionnelle qui associera également les corps intermédiaires.
- [Difficultés des familles monoparentales] Nous apporterons des réponses pour les aider plus efficacement. Le président de la République l'a dit : nous devons garantir le bon versement des pensions alimentaires. Nous réfléchissons également à allonger la durée du complément mode de garde pour ces familles. À 6 ans, un enfant n'est pas autonome, et le fait d'être seul(e) complique l'équilibre entre vie privée et vie professionnelle.

Stanislas Guerini (LREM, délégué général)
- Ce week-end, nous avons fêté le troisième anniversaire de La République En Marche!
- (…) notre mouvement ne serait rien sans les femmes et les hommes, bénévoles pour la plupart, qui portent chaque jour nos valeurs sur l’ensemble de notre territoire.
- (…) L’étendue du chemin parcouru : la mobilisation de centaines de milliers de Françaises et Français, souvent primo-engagé(e)s au service des valeurs progressistes; des succès électoraux et une transformation du paysage politique français; un renouvellement profond de notre classe politique, de ses visages et la mise en place du projet porté par le président de la République.
- Ces trois années furent jalonnées de succès et doivent nous donner confiance. Confiance dans notre capacité à convaincre et réformer face à l’adversité. Confiance dans notre méthode, en impliquant encore et toujours, aussi largement que possible nos concitoyens, pour renouer le lien entre les Français, les Françaises et leurs élu(e)s.
- Toutefois, alors que notre pays est secoué par une contestation sociale, que l’Europe se trouve mise en danger par les percées nationalistes et que de de nombreux citoyens ne perçoivent pas les effets bénéfiques des réformes, nous devons également faire preuve d’humilité : les défis qui nous attendent pour redresser la France et l’Europe sont encore immenses.

Marielle de Sarnez (MoDem, députée)
- La création d’une taxe sur les services numériques dont nous sommes saisis aujourd’hui répond à deux enjeux majeurs : le défi mondial de la numérisation de l’économie, et la demande de nos concitoyens d’une plus grande justice fiscale.
la transformation numérique de notre économie doit évidemment donner lieu à une fiscalité nouvelle, globale, et mondiale. Et l’exigence d’une fiscalité plus juste portée par nos concitoyens doit être entendue. Je me félicite que la France tienne bon. Car, il n’y a aucune raison que les entreprises du numérique payent moins d’impôts que nos PME qui sont les grandes pourvoyeuses d’emploi! Sur ce point comme sur d’autres, attendre que tout le monde soit d’accord pour avancer, c’est toujours le meilleur moyen pour ne pas avancer du tout ! Pour répondre aux nouveaux défis, le monde de demain devra penser et imaginer des règles nouvelles, globales, et justes. Il faut toujours des précurseurs pour créer le mouvement. C’est le rôle de la, et c’est comme cela que nous l’aimons. Mais il faudra aller plus loin. D’abord au sein même de l’Union européenne. Rappelons ici que 23 États membres de l’UE avaient donné leur accord à cette taxe.

Isabelle Florennes (MoDem députée)
[Il faut] plus de décentralisation c'est-à-dire une organisation différente suivant les territoires. Nous n’avons pas besoin de la même organisation territoriale si nous habitons à Paris, dans une métropole régionale ou dans un territoire rural!


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