jeudi 26 septembre 2019

Présidentielle USA 2020. Parti démocrate – Primaires: vers un affrontement Biden (Centre) – Warren (Gauche)?

Joe Biden & Elizabeth Warren
Selon les sondages – qu’il faut prendre avec des pincettes, nous ne le redirons jamais assez tellement les résultats de certains instituts sont à l’opposé de ceux d’autres –, la tendance au Parti démocrate est que les deux favoris qui devraient animer le duel final des primaires devraient être le centriste Joe Biden et la « liberal » de gauche, Elizabeth Warren, cette dernière connaissant actuellement un «momentum» (une dynamique) qui la place en deuxième position dans les agrégats de sondages.
Au moment où les démocrates ont enfin décidé de lancer la procédure d’impeachment (destitution) contre Donald Trump suite au dernier scandale en date du populiste démagogue (avoir demandé à un Etat étranger une enquête contre le fils de Joe Biden), la course semble un peu se décanter en faveur de l’ancien vice-président de Barack Obama et de la sénatrice de Californie même si l’on ne peut pas dire que le socialiste et sénateur du Vermont, Bernie Sanders soient définitivement distancé ce qui semble être le cas pour tous les autres prétendants.
Même si le candidat démocrate quel qu’il soit est, pour l’instant, le favori de la présidentielle face à Trump – malgré les mensonges de ce dernier qui va jusqu’à inventer des sondages qui le donneraient vainqueur ! –, il est à noter que Joe Biden est le seul qui possède une avance conséquente sur ce dernier (14 points pour la dernière vague du sondage de Fox news, publié la 19 septembre, par exemple).
En outre, le positionnement à gauche revendiqué sans aucun état d’âme par Warren ne jouera sans doute pas en sa faveur si elle désignée comme la candidate démocrate pour l’élection générale.
Elle aura ainsi du mal à convaincre les républicains modérés (si, il en existe encore quelque uns !) et, surtout , les « independents» centristes qui sont souvent excessivement réticents à donner leurs voix à un(e) représentant(e) de la gauche.
En revanche, elle a créé une dynamique à l’intérieur du Parti démocrate qui pourrait lui être favorable lors des primaires d’autant que l’on sait que lors de la désignation de leurs candidats respectifs, tant au Parti démocrate qu’au Parti républicain, il y a une sur-représentation de militants radicaux qui votent.
Quoi qu’il en soit, la désignation d’Elizabeth Warren comme candidate démocrate à la présidentielle serait une victoire pour l’extrême-droite républicaine qui n’a eu de cesse depuis des années de se radicaliser en espérant radicaliser, en retour, le Parti démocrate et prouver qu’il n’est qu’un refuge pour gauchistes et pour Donald Trump qui estime que son duel avec une représentante de la gauche démocrate lui donnerait un avantage certain pour sa réélection en faisant fuir les modérés du Parti démocrate et en en récupérant une partie.
Les partisans de Warren réfutent évidemment cette analyse et estiment que les lignes politiques du pays ont bougé ces dernières années par la montée en flèche des inégalités et l’insolente richesse de quelques uns face aux difficultés de plus en plus grandes des classes moyennes, sans parler des plus pauvres.
Si la description de la situation économique et sociale du pays est exacte, ils oublient de dire qu’il s’agit bien d’une stratégie des républicains, en particulier pour faire du débat politique une scène d’affrontements durs où le compromis et le consensus n’ont plus cours, dénoncés comme une collaboration avec l’ennemi, et où la modération est pointée comme une faiblesse et une trahison.
Une de leur tactique en la matière a été de déplacer le Centre vers la droite, tant dans leurs agissements que leurs propos, afin de démontrer une soi-disant gauchisation des centristes démocrates, tactique dans laquelle est tombée malheureusement une partie des médias (et pas seulement ceux situés à la droite de la droite républicaine).
Une stratégie qui arrange bien, on s’en doute, la gauche radicale du Parti démocrate…

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