dimanche 29 novembre 2020

Propos centristes. France – Violences policières; protection des forces de l’ordre; loi Sécurité globale; covid19; citoyenneté; licenciements; transports; stratégie industrielle de l’Europe; protection des enfants contre la pornographie…


Voici une sélection, ce 29 novembre 2020, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Emmanuel Macron (Président de la République)

[Communiqué à propos de la bavure policière de Paris]
Les images que nous avons tous vues de l’agression de Michel Zecler sont inacceptables. Elles nous font honte. La France ne doit jamais se résoudre à la violence ou la brutalité, d’où qu’elles viennent. La France ne doit jamais laisser prospérer la haine ou le racisme.
Je crois en la République exemplaire : une police exemplaire avec les Français, des Français exemplaires avec les forces de l’ordre comme avec tous les représentants de l’autorité publique.
Des Français exemplaires avec les forces de l’ordre. Je n’accepterai jamais les violences perpétrées envers nos policiers et nos gendarmes, tous ceux qui portent l’uniforme. Ne jamais se résoudre à ce que des femmes et des hommes qui se sont engagés pour défendre l’ordre républicain soient blessés ou tués dans l’exercice de leur mission.
La France est un pays d’ordre et de liberté, pas de violence gratuite et d’arbitraire.

Les valeurs de la République ne sont pas négociables. Notre responsabilité collective est de les défendre et de les promouvoir.
Il nous faut savoir regarder les réalités de notre pays en face et conduire avec détermination, calme et respect les débats qui sont aujourd’hui ceux de notre société. Ni l’invective, ni l’opprobre, ni les manipulations ne sauraient y contribuer.
Toujours. Ensemble. Dans la concorde.

 

Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Jean Castex (Premier ministre)

Je ne signe pas de mots d’absence...mais je continuerai à me battre pour que nos lycéens puissent poursuivre leur scolarité dans les meilleures conditions. Plus qu’un choix, c’est notre devoir !

 

Jean-Michel Blanquer (ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports)

Le « Grenelle de l'Éducation » a commencé depuis un mois! Des idées et des propositions pour faire progresser la condition matérielle et le bien-être professionnel des personnels de l’éducation. De belles perspectives pour tous.

 

Florence Parly (ministre des Armées)

- Un accompagnement dédié (coaching) à l’entrepreneuriat féminin : Défense mobilité s’associera avec un réseau d’incubateurs leader en la matière pour encourager et soutenir les femmes qui souhaitent créer leur entreprise.

- Fière d’annoncer de nouvelles mesures pour renforcer le Plan Famille. Objectif du jour : faciliter l’accès à l’emploi pour les conjoints de militaire. Nous allons payer un abonnement à tous les parents du ministère afin qu'ils aient un accès gratuit à un site (sélection en cours) d'aide à la garde d'enfants et à toute la gestion administrative qui en découle (CAF, fiche de paie, accès aux aides, etc.). L’accompagnement des conjoints de militaire vers l’emploi : en anticipant mieux les mutations, en créant des parcours personnalisés et en permettant l’accès à la fonction publique.

 

Gérald Darmanin (ministre de l'Intérieur)

37 policiers et gendarmes blessés en bilan provisoire lors des manifestations [contre la loi Sécurité globale]. Je condamne, une nouvelle fois, les violences inacceptables contre les forces de l’ordre.

 

Elisabeth Borne (ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion)

- Ce n'est pas le moment d'envoyer des salariés sur un marché du travail où l'on a moins de chance de retrouver un emploi qu'en temps normal. Il faut être responsable. - J'appelle donc les entreprises à se saisir des dispositifs existants pour ne pas licencier.

[1jeune1solution] On a aujourd'hui des premiers signaux positifs. Par exemple, sur août-septembre-octobre, on a eu près d'un million d'embauches en CDD de plus de 3 mois ou en CDI. Soit le même niveau que l'an dernier.

 

Frédérique Vidal (ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation)

Je consulte cette fin de semaine les principaux acteurs sociaux de l’enseignement supérieur et de la recherche pour évoquer la lutte contre la précarité étudiante et la santé mentale des étudiants. J’en ai profité pour rappeler les mesures annoncées hier par Jean Castex (création de 20 000 emplois étudiants pour des missions de tutorat, doublement des aides d’urgence des CROUS,...) et le versement de l’aide exceptionnelle de 150€ pour les étudiants boursiers dès le 05/12.

 

Julien Denormandie (ministre de l'Agriculture et de l'alimentation)

Sortie du glyphosate : "Nous allons accentuer l'aide financière aux agriculteurs.

 

Marc Fesneau (ministre chargé des relations avec le Parlement et de la participation citoyenne)

La violence est la loi de la brute. Celle qui s’exerce contre Michel [Zecler] et les forces de l’ordre aujourd’hui. Rejeter toute forme de violence est un impératif démocratique. Sans mais, sans si, sans chercher des excuses. Jamais. Pour que la loi ne soit jamais la loi du plus fort.

 

Elisabeth Moreno (ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances)

- [Violences policières] En tant que citoyenne, je suis choquée. En tant que femme noire, je suis blessée, triste, en colère.

- Nous devons ardemment condamner les policiers qui tabassent.

- La police n'est pas raciste. Mais il y a des policiers racistes.

 

Jean-Baptiste Djebbari (ministre chargé des Transports)

- Télétravail, report sur la marche, la voiture, le vélo : le virus a changé notre rapport aux transports en commun. J’ai confié à Philippe Duron la mission de réfléchir à leur modèle économique. Pour nous permettre d’anticiper les mutations à venir, et non de les subir.

- Nous installerons des bornes de recharge ultra-rapides pour véhicules électriques sur les aires de service des autoroutes et routes nationales.

- Je veux que, partout en France (et pas juste dans les grandes villes), on puisse se dire que le vélo est un vrai moyen de transport. Nous créerons 600 pistes cyclables en 2 ans et 1000 abris sécurisés près des gares.

- 1 autoroute ferroviaire = 20 000 camions en moins par an sur les routes. Nous en créerons 3.

 

Agnès Pannier-Runacher (ministre chargée de l'Industrie)

- Les travailleurs sociaux et les bénévoles de la Fondation Le refuge œuvrent pour qu'aucun jeune LGBT+ ne soit en danger ou à la rue, que tous puissent s'y reconstruire et rebondir. Le confinement a doublé le nombre de jeunes hébergés. Plus que jamais nous devons être à leurs côtés.

- [Violences policières] C'est un problème pour la République, il faut être intransigeants.

 

Alain Griset (ministre chargé des Petites et moyennes entreprises)

[Covid19] Toutes les entreprises fragilisées par la crise sanitaire sont et seront au cœur de nos préoccupations tant que cette crise durera. Dès le 1er décembre, nous réadaptons les mesures d'aide et continuons d'apporter un soutien massif et total.

 

Marlène Schiappa (ministre chargée de la Citoyenneté)

- Ce n’est pas ma police celle qui fait un croche pied à un Sdf ou tabasse un homme noir. La police que je soutiens, celle avec qui je travaille, c’est celle qui sauve des enfants de violences intra familiales, résout les enquêtes, protège les plus fragiles. C’est ça notre police.

- Dans un débat public très caricaturé, je veux rendre hommage à une personne qui a tenu des paroles sages et mesurées: Michel Zecler [le producteur victime de violences policières]. Il refuse que des violences soient commises en son nom, qu’on jette l’opprobre sur tous les policiers: c’est admirable.

- Gérald Darmanin est un ministre courageux qui essaye de régler des problèmes importants du pays, terrorisme, conditions de travail des policiers, sécurité publique... Je le soutiens évidemment.

- Dans cette période de crises, nous sommes mobilisés collectivement, sous l’autorité du Premier ministre. Je travaille avec Jean Castex sur les enjeux de citoyenneté et les liens entre les citoyens et les forces de l’ordre.

- Dès que j’ai su qu’un campement était installé à République, avec Emmanuelle Wargon nous avons mobilisé les administrations pour reloger tous les exilés et réuni les associations. La Fraternité est une valeur essentielle.

- En France, toutes les citoyennes doivent être protégées, aucune coutume ou tradition, aussi ancienne soit-elle, n'est supérieure aux lois de la République

Ce week-end c’est la Collecte nationale des Banques Alimentaires, vous pouvez aider ceux qui en ont besoin en faisant vos courses et même en ligne ! http://monpaniersolidaire.org. Merci à tous les Gilets orange bénévoles et aux donneurs au grand cœur! C’est ça, la citoyenneté.

- Les questions de citoyenneté, ces dernières années, se sont beaucoup incarnées par le négatif, c’est-à-dire par les atteintes à la citoyenneté, que ce soit l’antisémitisme, les agressions d’élus, les attaques des forces de l’ordre ou encore les violences intrafamiliales. On a moins évoqué la citoyenneté de manière positive. Aujourd’hui, la société française est confrontée, et c’est un de nos grands défis, à une violence qui s’aggrave. Il peut y avoir un débat sur les chiffres, mais nous pouvons tous être d’accord sur le fait que la nature de la violence a dérivé : elle est beaucoup plus aiguë que par le passé. Prenons quelques exemples : l’année dernière, nous avons passé des jours entiers à essayer de faire retirer des réseaux sociaux la vidéo du viol collectif d’une jeune fille dans une cage d’escalier. On voyait des gens passer à côté sans intervenir. Les personnes qui commettent ces violences utilisent les réseaux sociaux, qui n’existaient pas il y a vingt ans, mais ce n’est pas tout. Quand on voit ce chauffeur de bus tabassé à mort, cet été, à Bayonne, quand on voit les phénomènes de violence gratuite qui augmentent, c’est bien aussi la nature de la violence qui change et pas simplement son degré. Je l’attribue à une forme de repli sur soi : il est de plus en plus difficile de faire débattre les gens, de les faire s’écouter, de mettre autour d’une table plusieurs personnes en désaccord pour qu’elles expriment, dans le respect de l’autre, leur propre vision. Quand on ne se rencontre plus, quand on n’a plus d’espace pour échanger, cela veut dire que la menace, la violence deviennent des formes d’expression. On le constate sur les réseaux sociaux comme dans le débat politique. Il n’y a souvent plus d’échanges – « J’entends votre point de vue, je ne suis pas d’accord avec vous, je vais vous expliquer pourquoi » – mais des menaces, des insultes ad hominem. 

- [Terme « d’ensauvagement »] Au-delà des mots, parce que je ne veux pas rouvrir le débat sémantique, ce qui est important, c’est de regarder avec lucidité ce qu’on combat. Ce qu’on combat, ce sont des faits terribles, dramatiques et parfois, oui, d’une sauvagerie extrême. J’observe que ce mot n’est pas nouveau, il a été utilisé par beaucoup : Richard Ferrand, Jean-Pierre Chevènement… Il y a, en Corse, une plaque d’hommage au préfet Erignac qui indique qu’il a été « sauvagement assassiné ». Je crois que le débat n’est pas tant de savoir si on peut utiliser ce terme ou pas, il est surtout de se demander ce qu’on fait pour combattre cette violence : et cela, Gérald Darmanin et moi-même y travaillons.

- [L’attentat contre Samuel Paty] Cet attentat islamiste est un traumatisme collectif. Assassiner un enseignant, dont le rôle premier est d’éveiller les consciences, développer l’esprit critique, c’est une manière d’assassiner l’école de la République. Il est clair que cet événement nous fait franchir collectivement un nouveau seuil dans l’horreur. L’obscurantisme et le fanatisme pensent pouvoir prospérer sur la peur. Mais c’est méconnaitre la France que de croire que nous accepterons de courber l’échine. Nous sommes un pays de liberté et nous le resterons. La bataille sera longue et notre réponse n’en sera que plus déterminée. Notre victoire réelle passera par le rassemblement de tous les républicains, j’en suis convaincue. L’histoire nous a déjà montré combien la France sait faire bloc dès qu’elle est atteinte en son cœur, dans sa liberté.

- Les principes fondamentaux de notre République sont remis en cause depuis trop longtemps par des courants intellectuels et relativistes. Cela fait trente ans que les professeurs, les élus, les agents territoriaux, l’ensemble des premières lignes alertent de la montée en puissance d’un certain nombre de problématiques de terrain liées à l’islamisme et au communautarisme, ou plus largement à un certain relativisme. Le rapport Obin de 2004, les tergiversations des hiérarchies, le manque de courage des politiques… le constat est amer, et je ne peux que le déplorer. L’heure n’est plus au diagnostic mais à l’action. La liberté d’expression est « précieuse car toutes les autres en découlent », comme le dit très bien Richard Malka [avocat de Charlie Hebdo]. Ce que nous avons entrepris est un changement de trajectoire majeur. Il y aura un avant et un après. Le temps est au rassemblement et à la défense de notre liberté et de nos institutions.

- Si on regarde la chronologie politicienne, l’opposition, notamment LR, a commencé à parler de sécurité et à faire comme si c’était un thème qui la passionnait et pour lequel elle avait plein de propositions, justement, à partir du moment où le gouvernement a souhaité se faire davantage entendre sur le sujet. Xavier Bertrand court après le gouvernement pour essayer de jouer la surenchère. S’il a des propositions concrètes, qu’il les mette sur la table.

- Nous essayons de valoriser tout ce qui peut être positif. Le 3 septembre, par exemple, j’ai remis des prix et des médailles à des policiers et à des gendarmes qui se sont engagés, pendant le confinement, contre les violences intrafamiliales. J’ai voulu valoriser ce rôle de la police qui protège les plus fragiles, qui sauve des vies. Il en va de même pour les élus : le discours populiste atteint un tel degré qu’on voit des maires tabassés après avoir demandé à leurs administrés de respecter les règles. Il faut au contraire valoriser leur action. Je suis venue à la politique par Jean-Claude Boulard, sénateur-maire du Mans. Il répétait que le grand enjeu du siècle, ce serait le respect des règles. C’était prophétique ; il a eu raison. L’enjeu, aujourd’hui, est de savoir quelles règles nous sommes prêts à accepter collectivement. Avec le Covid19, la question se pose avec plus d’acuité encore. Comment se donne-t-on des règles communes et comment accepte-t-on collectivement de les suivre ? Que ce soit le respect de la distanciation sociale, le paiement des impôts ou le respect de la prérogative des élus. 

- Il est difficile de définir ce qu’est la citoyenneté. Je l’ai vu quand ce ministère a été créé : on m’interrogeait sur le sujet : « C’est quoi la citoyenneté, exactement ? ». C’est presque un débat philosophique. Quel sens lui donne-t-on ? Le président de la République a voulu que tous les enjeux « positifs » de prévention, d’engagement des forces de l’ordre contre les violences conjugales, de lutte contre les dérives sectaires, de prévention de la délinquance ou encore de valorisation des initiatives citoyennes soient incarnés par un ministère délégué au ministère de l’Intérieur. C’était audacieux d’y nommer une féministe! Personne ne naît citoyen : la citoyenneté s’acquiert et se protège, que ce soit par le droit d’asile pour les personnes étrangères qui viennent en France, qui s’intègrent et qui ensuite peuvent avoir un accès à la citoyenneté, ou que ce soit par le principe de laïcité. La première phrase de mon décret d’application est d’ailleurs : « La ministre fera respecter et défendra le principe de laïcité ». Pour moi, la laïcité est le ciment de la citoyenneté ; c’est ce qui nous permet d’être considérés comme des citoyens à part entière et à égalité. A l’inverse de pays anglo-saxons où l’on est considéré comme le représentant d’une communauté, dans la République française, il n’y a qu’une communauté : la communauté nationale. Il n’y a pas de citoyen corse, musulman ou juif. Il y a des citoyens, point.

- Je ne dirai pas que nous sommes dans une crise de l’autorité, mais une crise du respect des règles et de la compétence de chacun. Aujourd’hui, le rôle de chacun est remis en cause dans la société. Par exemple, celui de l’enseignant est de transmettre le savoir et de faire respecter l’ordre dans sa classe pour pouvoir enseigner. Mais de plus en plus de parents s’en prennent aux enseignants. Normalement, quand un enfant a des mauvaises notes, on lui demande des comptes. Désormais, on demande des comptes à l’enseignant. C’est une remise en cause des compétences, que j’explique par l’ère du tout se vaut. Rien n’a de valeur, il n’y a pas d’échelle. A la parole d’un scientifique, on oppose désormais celle de l’oncle Gégé qui a lu trois posts Facebook et Doctissimo, et qui a un avis très précis sur l’épidémiologie. La parole d’un élu de terrain engagé a désormais la même valeur que celle du caïd du coin qui a décidé que tel endroit lui appartenait.  L’expression du « vivre ensemble » est très utilisée, elle est pour moi un peu creuse. Qu’est-ce qui fait qu’on peut vivre ensemble et partager un même espace de vie ? C’est le respect des règles. C’est aussi ce que nous voulons valoriser dans ce ministère, en défendant les valeurs de la citoyenneté. Souvenons-nous, pendant le confinement, des démonstrations de solidarité, de civisme, de fraternité ; elles ont explosé. Il faut s’en féliciter. Raison pour laquelle j’ai demandé qu’on accélère la naturalisation des travailleurs Covid étrangers – caissiers, cuisiniers, livreurs, éboueurs, etc.- qui ont démontré leur volonté d’appartenance à la nation et leur volonté d’être citoyens.  

- [Il faut renouer le lien et faire nation] par l’éducation. Les politiques, les journalistes ou les enseignants ont tous eu la possibilité, par l’accès à l’éducation, de développer une liberté de conscience et d’esprit critique. Ils peuvent réfléchir et analyser ce qui se passe. Qui sont les gens les plus démunis face à la pandémie, au-delà de la crise économique et sociale ? Ce sont ceux qui ne comprennent pas et qui, pour trouver une explication à la situation, se réfugient dans une forme de complotisme. La fracture se situe entre ceux qui peuvent recevoir un discours scientifique basé sur la raison, l’analyser et se faire leur avis, et ceux qui ne le peuvent pas, par manque d’éducation. 

- [Faire de la politique dans le contexte actuel] cela commence par ne pas tomber dans la facilité et par miser sur l’intelligence des individus. C’est ce que nous essayons de faire en essayant d’aller dans la nuance. Malheureusement, dans le débat public actuel, la nuance n’existe plus. On retient trois mots d’un raisonnement que vous avez pu exprimer, on les compile pour en faire une phrase. Tant pis si c’est à l’opposé de ce que vous avez pu dire, tout est raccourci et répété jusqu’au contresens. L’expression politique est devenue très difficile pour s’adresser à tout le monde. Pour moi, cela passe par le choix des médias : c’est ce que j’ai fait dans l’émission de Cyril Hanouna. Cela a marqué les gens, alors que je me suis rendue plus souvent à la matinale de France Culture. De même, quand je suis allée sur le plateau de Miss France pour parler des violences conjugales et utiliser ce canal pour adresser un message. Je crois beaucoup à cette stratégie pour faire passer des messages plus forts. (…)  Jusqu’à présent, ce qui a permis de se faire entendre, c’est la capacité du président de la République à ne pas tomber dans le piège manichéen de l’époque : oui/non, blanc/noir. On s’est beaucoup moqué du principe du « en même temps ». Il me semble pourtant être une réponse aux enjeux de l’époque car il apporte une pensée plus complexe, plus nuancée. On le voit sur le sujet du séparatisme : entre ceux qui pensent que tous les musulmans sont des terroristes, et ceux qui pensent que c’est stigmatisant de s’en prendre aux terroristes, nous faisons le choix d’une voie équilibrée en développant un raisonnement politique et en nous adressant à l’intelligence. 

- J’ai adressé, il y a peu, une note à Stanislas Guerini. Je lui ai écrit que, pour moi, l’enjeu numéro 1, c’est de retrouver cet enthousiasme de la campagne présidentielle. Ce qui nous a caractérisés, en 2016, c’est la rupture avec les partis traditionnels et la valorisation de l’esprit d’initiative. C’était dynamisant et rafraichissant par rapport aux vieilles formations politiques. C’était une approche positive : on faisait campagne pour et non contre, avec de l’enthousiasme et de la confiance. C’est plus difficile aujourd’hui, premièrement parce que nous sommes au pouvoir, deuxièmement parce que le parti LaREM a forcément évolué dans son fonctionnement. Le président de la République a toujours dit au gouvernement : « Je ne veux pas avoir des ministres assis ». C’est une manière de nous appeler à innover, « à disrupter », comme on dit chez nous ! Or, le parti ne le fait pas assez. Il est vrai que le contexte a changé. Ce sera difficile de refaire la même campagne en pleine crise sanitaire, économique et sociale. On doit surtout redonner confiance. Quand un peuple a confiance, il consomme, il entreprend, il fait des enfants. 

- Il faut arriver à proposer une vision de long terme. Il sera l’un des enjeux de la prochaine élection présidentielle : quelle vision du pays propose-t-on, quelle place des Français dans la France et de la France dans le monde ? Face aux solutions de repli sur soi, d’assignation à identité que proposent les extrêmes, notre enjeu sera de proposer un projet commun qui libère chacun de son assignation identitaire. 

- J’ai grandi dans une cité où rien ne me prédisposait à devenir ministre. Quand je ne suis pas contente de ce que l’on fait collectivement, je le dis, j’agis, je m’engage pour que l’on fasse autrement. Par exemple, sur le deuil périnatal : je me suis engagée pour que les parents qui perdent un enfant aient un congé payé par leur entreprise. J’ai obtenu gain de cause. La politique, ce sont des rapports de force sur le fondement des idées. C’est une chance incroyable qui nous est donnée, pendant un temps très court, de pouvoir défendre nos idées et nos valeurs dans le sillage du président de la République. Nous ne devons pas avoir un rapport passif à la politique, et attendre de voir ce que le gouvernement propose. Chacun doit penser à ce qu’il peut apporter au collectif plutôt que de savoir ce qu’il peut obtenir individuellement. Je le dis à chacun : retroussons-nous les manches ensemble ! Nous ne sommes pas des rentiers.

- Une élection, en particulier présidentielle, tient toujours un peu du référendum. L’enjeu, c’est qu’on arrive à mobiliser, et on ne mobilise pas toujours sur un bilan. On mobilise surtout sur un projet, un objectif, du sens.

- La France d’après sera celle qu’on fera. Si on pense collectivement qu’elle sera pire, il y a beaucoup de chances qu’elle le soit. Si on se demande plutôt comment parvenir à vivre avec le virus et le dépasser, on y arrivera. Mon travail, c’est de préparer cette France de l’après. J’observe déjà que, pendant la crise, nombre de professions se sont réinventées. Je pense notamment aux restaurateurs qui ont réorganisé leur activité pour faire de la vente à emporter et de la livraison. Plus que jamais, l’urgence va être d’avoir des objectifs positifs dans une société où tout est chamboulé, où tous les rituels qui la fondent et qui marquent la temporalité de la vie – les mariages, les enterrements, les naissances – volent en éclats. Il est urgent d’inventer de nouveaux rites pour continuer à faire société dans le respect de la distance sociale. Aujourd’hui, on subit la crise. On n’a pas encore inventé ce fameux monde d’après ni défini collectivement ses contours.  

- Dès lors qu’on s’engage dans la vie politique, on veut la renouveler. Nous sommes les premiers à l’avoir souhaité à la dernière élection présidentielle. Il y a forcément des permanences. Par exemple, à l’occasion des débats sur la laïcité, je relisais les textes de Jean Jaurès au moment de la loi de 1905. L’une de ses phrases m’a fait sourire. Il a dit : « Au moins, juridiquement, cette question est réglée une bonne fois pour toutes ». Juridiquement, peut-être, encore que… Politiquement, la question se pose toujours en 2020. Ce qui ne changera pas, en revanche, c’est la passion des Français pour la politique. Ce que j’aimerais réussir à développer, c’est le passage à l’acte : que chacun se sente libre de s’engager dans la politique. Le renouvellement de la vie politique, tel qu’Emmanuel Macron l’a impulsé, ne peut pas se contenter de remplacer ceux qui ont exercé des mandats pendant trente ans par des élus qui resteraient trente ans à leur tour. Je n’ai pas vocation à rester encore vingt-sept ans en politique. La démocratie est saine à partir du moment il y a un roulement. 

- [Macronisme] Si j’observe ce qui a été fait depuis trois ans, le mot d’ordre, c’est l’émancipation, de chacun et de tous, collectivement. Peut-être n’a-t-on pas encore assez réussi à le communiquer aux Français… Il est pourtant le fil rouge de l’action de ce quinquennat. Cette émancipation passe par une lutte contre les assignations identitaires et les assignations à résidence. Le macronisme, c’est de permettre à chacun de s’émanciper, de s’élever dès le plus jeune âge, quel que soit son milieu d’origine. 

 

Nadia Hai (ministre chargée de la Ville)

- Le budget que je porte est en augmentation de plus de 10%. Nous allons donner plus de moyens dans les territoires!

- Quand on est une femme issue des quartiers, effectivement, il faut multiplier les efforts pour montrer que nous sommes capables que nous sommes compétentes. Si certaines parlent de plafond de verre, les nôtres sont en béton armé.

- Il faut aussi revoir l’image des quartiers qui sont des territoires où l’on a de l’innovation, où l’on a de belles réussites : il y a des avocats, des journalistes, des ministres qui en sortent.

- Je veux dire aux femmes qui s’engagent en politique que je serai toujours à leurs côtés pour les accompagner. La parité en politique ne doit plus être un objectif mais une réalité.

 

Brigitte Bourguignon (ministre chargée de l'Autonomie)

«L’Histoire de notre protection sociale est faite de constructions successives, de la volonté (...) de construire ensemble cette solidarité que nous avons reçue en héritage.» a dit  Simone Veil  Avec le Budget social de 2021, nous écrivons une nouvelle page de cette histoire.

 

Jean-Baptiste Lemoyne (secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, des Français de l’étranger et de la Francophonie)

À Erevan, rencontre avec le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan: une amitié profonde entre l’Arménie et la France qui s’enracine dans des liens humains forts. La France, coprésidente du groupe de Minsk, résolument engagée dans la recherche d’une paix durable.

 

Clément Beaune (secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes)

- L’Europe dispose des atouts d’une puissance, mais elle ne sait pas toujours s’en servir. 

- [Violences policières] En France, c'est un sujet que nous n'avons jamais su traiter de manière complète et apaisée (...) Je suis favorable à ce qu'on réfléchisse à des modalités de contrôles, de vérifications. Ouvrons ce débat.

- [Producteur tabassé] Quand il y a des actes qui manifestement ne sont pas des actes de police mais de délinquance, il faut les sanctionner (...) Il n'y aura aucune complaisance.

- Le 26 novembre 1974, Simone Veil, ministre de la Santé, présentait le projet de loi sur l’IVG. « Aucune femme ne recourt de gaité de cœur à l’avortement » - un discours qui changera l’histoire des femmes, et de la France. Un combat pour les droits encore à mener.

 

Bérangère Abba (secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité)

Riches échanges ce matin avec Jean-Luc Angot, président de l'Académie vétérinaire sur les liens entre santé et biodiversité mais aussi la nécessaire synergie de nos politiques pour une approche globale préservant la santé humaine, animale et environnementale.

 

Cédric O (secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques)

Vous êtes déjà plus de 10 millions à avoir téléchargé TousAntiCovid! Objectif 15 millions!

 

Olivia Grégoire (secrétaire d’Etat chargée de l’Economie sociale, solidaire et responsable)

- Collecte des banques alimentaires: Les Gilets Orange vous attendent dans tous vos supermarchés: en leur donnant chacun quelques denrées, nous pouvons en un week-end leur constituer plus de 10% de leur stock annuel au service des personnes en difficulté.

- Ne jamais se résoudre à la violence ou la brutalité d’où qu’elles viennent.

- Il y a des images, et ce sont les mots qui manquent : comme tous les Français, j'ai été terriblement choquée par cette violence policière, qui entache injustement toute une profession. Chaque coup porté par ces policiers était un coup à l'institution autant qu'à un être humain.

- Face au Black Friday, faisons confiance aux Français ! Avec Bruno Le Maire, plutôt que d'interdire, nous voulons montrer qu'il y a des alternatives pour acheter auprès d'entreprises locales, solidaires, responsables.

- Le gouvernement n'a pas attendu la Covid19 pour se battre contre la pauvreté: prime d'activité, +90€/mois ; minimum vieillesse, +100€/mois ; allocation handicapés, +90€/mois ; complémentaire santé à 1€max/jour ... et j'en passe! Cela fait 3 ans qu'on se bat!

 

Adrien Taquet (secrétaire d’Etat chargé de l’Enfance et des Familles)

La consultation de la pornographie par des mineurs est passée de 37% en 2013 à + de 50% aujourd'hui. Saisie du Csa pour bloquer 6 sites en infraction avec le droit français : c'est inédit et je soutiens cette démarche [de plusieurs associations]. Cette démarche est rendue possible par la loi votée cet été sur les violences conjugales et qui comprend des dispositifs de#protection des mineurs. Mais une réponse plurielle reste indispensable si on veut lutter efficacement contre l'exposition des enfants à la pornographie. Le contrôle parental est un autre outil de prévention : avec dric O, les acteurs du numérique, le CSA et l'Arcep nous travaillons à son développement.

 

Assemblée nationale

Richard Ferrand (président)

L’agression de Michel Zecler par des policiers est tout aussi indigne que le déchaînement de haine contre les forces de l’ordre. Nous combattrons toujours ceux qui abîment la République et la France. Sans merci, sans faiblesse, sans répit.

 

► Partis politiques

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Stanislas Guerini (délégué général)

- Aucun déchaînement de violence n'est acceptable. Aucun. Ces 37 agents blessés ne méritent que notre respect. Notre pays a besoin d'apaisement.

- [Vaccin covid19] C'est parce que nous avons pensé en Européens que nous avons pu avancer aussi vite [...] Si nous faisions ce que le RN nous pousse à faire, produire en territoire national, nous n'aurions pas de précommandes.

- [Covid19] Je ne crois pas à l’amende mais crois dur comme fer à l’isolement. Cela doit faire partie de notre stratégie de sortie de ce virus. Ce débat doit avoir lieu!

- [Covid19] Les décisions que nous avons prises ont été efficaces. Parce que les français ont respecté les règles, nous avons fait en sorte que nos hôpitaux tiennent et nous avons sauvé des vies.

- [Covid19] Il n’y a pas un pays au monde qui a plus aidé ses entreprises et ses salariés que la France. Nous l’avons fait avec le chômage partiel, les exonérations de charges avec le fond de solidarité qui a été multiplié par 10. Nous ne laisserons pas tomber tous ces acteurs!

- [Covid19] La réouverture des commerces est une bonne nouvelle, qui nous fait du bien à tous. Si cela est possible aujourd’hui c’est grâces aux mesures fortes que nous avons prises et aux efforts des Français. La France est le pays d’Europe qui a mis le plus gros coup de frein à ce virus.

- Ce qui sape la confiance c’est l’alimentation d’une société de défiance. Notre responsabilité est de prendre des mesures fortes pour sortir de cette épidémie.

 

Christophe Castaner (président du groupe à l’Assemblée nationale)

Ce déchaînement de violence est insupportable! Ceux qui lynchent nos forces de l’ordre sont loin de défendre nos libertés. Ils les piétinent. La République ne tolère aucune haine.

 

Aurore Bergé (présidente déléguée du groupe à l’Assemblée nationale)

- "Charge des forces de l'ordre" = ils sont en train de reculer. "Un individu à terre est interpellé" = un individu à terre est mis à l'abri par les forces de l'ordre alors qu'il risquait d'être au cœur des débordements.

- [Violences contre les policiers] Ces images sont insupportables. Aucune hiérarchie ne devrait exister quand la violence se déchaîne. Elle devrait tout le temps, pour tous ceux qui la subissent, et par tous ceux qui la constatent, être condamnée clairement.

- Personne ne mérite de subir de telles injures et interpellations. Personne ne devrait trouver cela normal ou légitime que nos forces de l'ordre affrontent cela. Soutien à nos forces de l’ordre qui ne pourront jamais être réduites à ceux qui les ont déshonorées dans le 17e.

- Condamner le racisme, c'est condamner tous les racismes. Et ne pas avoir l'indignation à géométrie variable [comme la députée Aubry de LFI].

 

Laetitia Avia (porte parole)

- [Violences contre les policiers] Ces images sont, comme celles du passage à tabac de Michel Zecler, insoutenables. Ne nous accoutumons pas à cette violence. Notre pays a terriblement et urgemment besoin d’apaisement.

- Il nous faut agir, vite, et trouver des solutions pour raviver une cohésion nationale animée.

 

Yaël Braun-Pivet

- [Mise en place par le premier ministre d’une commission visant à faire des propositions autour de la loi Sécurité globale] Cette commission ne peut avoir en aucun cas pour objectif de réécrire l’article 24 de la proposition de loi. Ce travail parlementaire est peut-être long pour certains mais il est entouré de toute la légitimité que l’élection nous confère. Il est normal que le gouvernement cherche les voies de l’apaisement et du dialogue, mais il n’est pas question qu’une commission composée de personnes désignées puisse se substituer à la mission que le Parlement remplit de façon démocratique. Cette commission ne pourrait avoir qu’un intérêt, celui de permettre une réflexion beaucoup plus large que le cadre de l’article 24, sur le droit d’informer en France en 2020, sur les relations entre la presse, la police et la population, etc. Dans ce cas, cela serait tout à fait envisageable de s’appuyer sur ses conclusions. Mais en aucun cas elle ne doit avoir pour but de réécrire la loi à notre place. J’ai échangé avec le premier ministre et le ministre de l’intérieur. Je leur ai exposé la position qui est celle du Parlement car je suis extrêmement attachée aux équilibres entre les institutions. Et le premier ministre m’a assuré de son respect pour ces équilibres. (…) Je crois que les députés de la majorité expriment aujourd’hui le souhait que leurs positions qui naissent de cette délibération collective ne soient pas remises en cause par l’exécutif. Le premier ministre est pleinement dans son rôle, mais j’aurais apprécié qu’il consulte au préalable le Parlement.

- [Article 24 de la loi Sécurité globale] Cet article a un objectif extrêmement clair, celui de protéger nos forces de l’ordre, qui parfois sont jetées en pâture sur les réseaux sociaux. Il doit être ardemment poursuivi. Il n’est pas acceptable qu’on puisse s’en prendre à eux de façon malveillante. Maintenant, nous voyons bien que la rédaction que nous avons adoptée et qui est née d’un compromis entre le gouvernement et le Parlement est mal comprise et qu’elle suscite beaucoup d’émotions et d’inquiétudes. Quand je lis le texte de l’article 24, je ne pense pas qu’il empêchera quiconque de capter et de diffuser des images de forces de l’ordre. Mais je comprends aussi qu’une partie de la population ne le perçoive ainsi. C’est la raison pour laquelle il faut discuter. Là encore, le principe même de la navette parlementaire doit permettre de concilier les voix de nos concitoyens à l’élaboration du texte. Le Sénat va l’examiner en janvier et il reviendra ensuite devant l’Assemblée. Entre-temps, continuons à réfléchir pour enrichir le texte. Il faudra aussi examiner la compatibilité de l’article 24 avec l’article 25 du texte « confortant les principes républicains », qui va bientôt être discuté au Parlement et qui comporte des dispositions similaires.

- Il m’a semblé extrêmement important que le ministre de l’intérieur puisse venir devant la commission des lois rendre compte de la gestion qui est faite du maintien de l’ordre durant les manifestations et aussi de son action à l’aune des violences commises par les trois policiers contre Michel Zecler, à qui je veux d’ailleurs adresser tout mon soutien. Nous souhaitons savoir ce que le ministre entend faire pour répondre à cette situation qui interpelle la population. On voit bien que des questions sérieuses se posent et il est impératif que la représentation nationale s’en saisisse. Nous verrons quelles actions la commission des lois pourra initier à l’issue de cette audition.

- La question de la déontologie des forces de l’ordre et des organes qui les contrôlent se pose avec acuité, et nous devons entamer cette réflexion pour faire des propositions. Il y a à l’Assemblée nationale d’autres travaux, menés notamment par la commission d’enquête relative à l’état des lieux, la déontologie, les pratiques et les doctrines de maintien de l’ordre présidée par Jean-Michel Fauvergue [rapporteur de la proposition de loi de « sécurité globale »]. Au sein de la police, il existe parfois des comportements qui méritent des sanctions et notre condamnation. Il faut s’assurer que ces comportements sont évalués de façon parfaitement indépendante et neutre. Il faudra probablement une évolution de l’IGPN, avec une indépendance et une neutralité plus affirmées. Maintenant, il faut agir vite car on ne peut pas laisser la défiance s’installer. Les Français sont attachés à notre police républicaine. Nous devons être fiers et à ses cotés mais cette fierté s’accompagne de l’exigence d’exemplarité.

 

● UDI
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ne sont pas retranscrits]

Jean-Christophe Lagarde (président)

 

● Mouvement radical

Laurent Hénart (Président)

Je condamne l’inexcusable agression de Michel Zecler par des policiers. Généraliser les caméras piétons filmant les interventions policières est indispensable. Elles protègent les libertés des citoyens défendues par le Mouvement radical. L’expérimentation que j’ai décidée dès 2016 et mise en œuvre à Nancy a montré que le port de la caméra piéton est bien perçue par les policiers comme par les citoyens. L’État n’a que trop tardé à le généraliser depuis 10 ans malgré les engagements pris!

 

 Bertrand Pancher (député)

- Je condamne fermement ces attaques contre les forces de l'ordre, toutes les violences sont inacceptables.

- J'ai à plusieurs reprises demandé au gouvernement d'abroger la réforme injuste de l'assurance-chômage qui va renforcer la précarité et la pauvreté.

 

► Autres

● Organisations centristes
♦ Renaissance
(Députés français du groupe centriste Renew Europe au Parlement européen)

 

Nathalie Loiseau

Une semaine qui commence par des violences commises par des policiers et se termine par des violences commises contre des policiers et des commerces abîme notre pays et ne sert que les extrêmes. Il est temps de revenir au respect et à la responsabilité.

 

Stéphane Séjourné

- Il était primordial de s’insurger contre le passage à tabac de Michel Zecler, il faut aussi se scandaliser de l’image horrible de ce policier roué de coups par des black blocs.

- Assez de ces scènes choquantes ! Mes pensées pour Michel Zecler, victime de cette agression à Paris. Il est temps que le préfet de police fasse en sorte que ceux qui font respecter la loi la respectent eux-mêmes. Que certains, par leurs actes odieux, n'entachent plus l'image de tous.

 

Pascal Canfin

- La Banque centrale européenne a annoncé aujourd’hui que toutes les banques de la zone euro devront stress tester leur exposition au risque climatique au plus tard en 2022. Seule 3% le font correctement aujourd’hui. Voilà qui va sérieusement accélérer la pression sur les banques!

- Cher Yannick Jadot, les Verts gouvernent depuis 5 ans en Suède avec les sociaux-démocrates et tjs pas d’interdiction du glyphosate en vue. Aucun objectif de sortie non plus en Irlande où les Verts gouvernent aussi. Et si vous arrêtiez l’écologie donneuse de leçons?

 

Christophe Grudler

- Rapport pour la stratégie industrielle européenne] L’adoption de ce rapport est un très bon signal, notamment dans le contexte actuel de crise sanitaire et économique. Nos industries doivent entamer une transition en profondeur pour répondre à cette nouvelle réalité. Cela ne pourra se faire qu’au travers de la mise en place d’un cadre règlementaire adapté, et d’un soutien adéquat de la part des pouvoirs publics pour soutenir les emplois industriels.  Donc oui, je pense que les institutions européennes ont pleinement pris conscience de l’importance du secteur industriel, en particulier depuis l’arrivée de la nouvelle Commission en 2019 et du Commissaire européen Thierry Breton. Surtout, l’UE prend conscience que travailler sur les questions industrielles, c’est aussi protéger les intérêts stratégiques européens. Par exemple en étant autonomes sur certains produits indispensables comme ceux liés aux technologies médicales, spatiales ou numériques, ou encore par la sécurisation de notre indépendance énergétique.

- Les PME, souvent qualifiées de « colonnes vertébrales de l’UE », représentent 99% des entreprises européennes. C’est pour cela que nous sommes bien conscients qu’une solution unique ne fonctionnera pas compte tenu de la diversité de l’industrie européenne. J’ai donc été particulièrement investi au cours de mon travail sur ce rapport pour que leur soit accordée une place très importante, avec des solutions ciblées. Avant toute chose, la stratégie industrielle doit permettre une simplification de l’exercice de leurs activités pour les PME. Il s’agit donc de réduire le fardeau bureaucratique, de faciliter leur accès aux financements qu’ils soient publics ou privés. Beaucoup de ces entreprises fonctionnent avec 1 ou 2 salariés, elles n’ont donc pas les ressources pour gérer ces obligations administratives et assurer à la fois le développement de leurs activités. Notre but est qu’elles puissent se concentrer sur le développement de produits et services de qualité. Les mesures contenues dans ce rapport doivent aussi leur donner les clés pour devenir les moteurs de la transition numérique et écologique. Pour cela, la recherche et l’innovation jouent un rôle central. Cela permettra à nos PME d’être proactives et se placer comme chefs de file pour faire face à la compétition internationale.

- [Principaux défis et perspectives auxquels ont à faire face les industries européennes] J’en vois plusieurs qui, je pense, sont traités de manière très pertinente dans le rapport que nous allons adopter. Tout d’abord, le défi de la transition écologique. L’industrie aura évidemment un rôle clé à jouer pour remplir les objectifs du Pacte Vert européen. Répondre à nos objectifs environnementaux passe par des actions multiples : mettre en place des cycles de production basés sur l’économie circulaire, améliorer l’efficacité énergétique de nos processus de production, ou développer les énergies renouvelables. Ensuite, il y a le défi de la transition numérique dans l’industrie. C’est un tournant que nous ne devons pas manquer si nous voulons être capables de faire face à la concurrence internationale. De la plus petite PME au grand groupe industriel, nous devons étendre l’utilisation des outils et des données numériques, car cela facilitera les différents processus. Répondre à ces défis ne peut que se faire grâce à une coopération renforcée entre les acteurs situés tout au long de la chaîne de valeur. C’est ce que nous faisons par exemple via la création d’alliances européennes, par exemple sur les batteries ou sur l’hydrogène. Celles-ci permettront de structurer de nouvelles filières industrielles et de parvenir à la création de véritables champions européens, nous en avons besoin !

 

 

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