lundi 1 avril 2019

Vues du Centre. Monsieur Hollande, Macron n’est pas vous, c’est d’ailleurs pour ça qu’il a été élu!

Par Jean-François Bourrou

Dans cette rubrique, nous publions les points de vue de personnalités centristes qui ne reflètent pas nécessairement ceux du CREC. Ces points de vue ont pour but d’ouvrir le débat et de faire progresser la pensée centriste.
Jean-François Borrou est le pseudonyme d’un journaliste proche des idées centristes.

Emmanuel Macron & François Hollande
On ne pourra pas empêche François Hollande de ressasser sans fin sa défaite et de s’en prendre à d’autres pour expliquer son échec, c’est humain même si cela démontre une incapacité puérile à accepter ses responsabilités.
En cela il est identique à bien d’autres personnalités politiques et fait penser à un Michel Rocard qui, à la fin de se vie, écumait les médias de ses diatribes contre François Mitterrand qui l’aurait tué et l’aurait empêché de devenir président de la république, oubliant au passage ses lamentables manques de courage de se mettre en première ligne et à l’affronter frontalement pour défendre sa vision du socialisme.
Oui, Emmanuel Macron a pris votre place monsieur Hollande mais, d’une part et de manière la plus importante et évidente qui soit, parce que les Français ont voté pour lui et, d’autre part, parce que vous n’avez même pas osé vous présenter à votre réélection tellement les sondages étaient désastreux à votre encontre.
Il n’y en a, et j’en suis, qui trouvent injuste le «Hollande bashing» dont vous avez été victime et des critiques virulentes dont vous avez été bombardé parce que votre bilan est loin d’être aussi négatif que certains l’affirment.
Mais vous avez été incapable de reprendre la main et c’et grandement de votre faute si certains pensent que vous n’avez été qu’un accident de l’Histoire.
Et quand vous dites qu’Emmanuel Macron n’est pas socialiste et même pas social-démocrate mais qu’il est libéral, vous avez totalement raison mais c’est une surprise pour personne puisque lui-même s’est présenté comme social-libéral et défenseur du libéralisme avec une pratique du pouvoir grandement centriste…
Plus grave, quand à l’heure du Grand débat, de la montée des extrêmes, de la relative popularité de Marine Le Pen et du mouvement de foule populiste des gilets jaunes, vous jouez contre un pouvoir démocratiquement élu, votre hargne vis-à-vis de Macron semble quelque peu vous égarer.
Plus grave encore, alors que votre rôle en tant que démocrate est de dire publiquement que vous ferez tout pour que la possibilité que l’extrême-droite arrive au pouvoir ne survienne jamais, vous déclarez, «La menace vient de l'extrême droite, je l'affirme, un jour elle arrivera au pouvoir en France. En 2022 ou plus tard…», vous devenez, monsieur Hollande, affligeant de médiocrité dans ce qu’il faut bien appeler votre haine à l’encontre de votre successeur.
L’Histoire ne sera sans doute pas aussi dure concernant votre passage au pouvoir.
En revanche, elle ne vous fera sans doute pas de cadeau sur votre «after» et votre mesquine personnalité.
Et l’on ne peut être que d’accord avec cette analyse du député LREM, Saïd Ahamada: «On ne l'a pas beaucoup entendu par exemple lorsqu'on a entendu certains manifestants appelant à tuer le Président de la République, ou lorsque l'Arc de Triomphe a été saccagé, ou lorsque des députés étaient agressés jusque dans leur domicile. Il y a un petit air de revanche de la part de M. Hollande».
Oui, mais plutôt une symphonie!

Jean-François Bourrou


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