vendredi 24 mai 2019

Européennes 2019. Plus aucun sondage ne donne la liste centriste Renaissance en tête

Affiche de campagne de la liste Renaissance
Toutes les dernières enquêtes d’opinion des instituts de sondage (Harris, Ifop, Sofres, Opinionway, Elabe, BVA, Ipsos) donnent la liste RN en tête des intentions de vote pour les élections européennes du 26 mai, devant la liste centriste et centrale Renaissance de LREM et du MoDem (avec Agir et le Mouvement radical).
Même si toutes ces enquêtes mettent la liste Renaissance et RN dans une même marge d’erreur, c'est-à-dire qu’il n’est pas possible d’affirmer qui est vraiment en tête (les deux listes se tiennent entre 0,5 et 2 points), toutes néanmoins mettent devant celle du RN alors qu’il y a quelques semaines, c’était exactement l’inverse (et parfois avec des écarts importants).
Il s’agit donc indubitablement d’une tendance forte même si elle n’est pas sûre encore de se traduire dans les urnes.
Sans doute que la campagne de la liste Renaissance et de sa leader, Nathalie Loiseau, n’a pas transcendé les foules.
Mais, plus certainement, le retour dans le giron de l’extrémisme et du populisme de l’électorat «gilets jaunes» (ce qui démontre bien quel était la nature de ce mouvement de foule) est aussi une explication de la montée récente dans les sondages de la liste RN après l’échec de toute tentative sérieuse de la part des leaders du mouvement de constituer une liste crédible (ce qui n’est évidemment pas le cas de celle constituée par le clown médiatique Lalane…)
D’ailleurs, il convient de noter le niveau élevé de toutes les listes extrémistes et populistes (de Lutte ouvrière à Les Patriotes en passant par le PC, l’UPR, Debout la France, France insoumise) qui se trouvent autour de plus ou moins 45% des intentions de vote.
Par ailleurs, il faut rappeler qu’en 2014, lors des précédentes européennes, le Front national (alors appellation du Rassemblement national) avait obtenu 24,86% des suffrages et qu’il s’agit actuellement du niveau des estimations hautes (un seul sondage donne 25% des intentions de vote pour le RN, les autres ont des estimations plus basses) dont le parti d’extrême droite est crédité.
Ce qui signifie, en creux, que, bonne nouvelle, le RN n’a pas progressé mais, mauvaise nouvelle, n’a pas, non plus régressé en cinq ans…
Cependant, il n’est pas inutile de rappeler qu’en 2004, le FN n’avait obtenu que 9,81% des voix et en 2009, 6,34%.
Au vu de la proximité des listes LREM et RN pour l’édition 2019 des européennes, il faudra attendre les résultats de dimanche pour savoir si les instituts de sondage avaient raison (rappelons qu’ils appliquent des «corrections» aux résultats bruts qu’ils collectent) ou non dans leurs estimations.


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