jeudi 8 octobre 2020

Propos centristes. France – Covid19; intempéries dans le Sud-est; baisse et suppression d’impôts; école à la maison; environnement et numérique; IVG; export…


Voici une sélection, ce 8 octobre 2020, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.


Emmanuel Macron (Président de la République)

- [Covid19] Dans les endroits où ça circule trop vite, en particulier où ça circule beaucoup chez les personnes âgées, et où l'on voit de plus en plus de lits occupés aux urgences, on doit aller vers plus de restrictions, comme celle qu'on a pu connaître par exemple dans les Bouches-du-Rhône ou dans Paris et la petite couronne.

- [Covid 19 et limitation des déplacements] la stratégie qu’on a retenue n’est pas celle-ci, elle est de responsabiliser nos citoyens. Nous ne sommes pas, et nous ne serons pas pour plusieurs mois dans un temps normal.

- La Nation n’abandonne aucun de ses territoires, aucun de ses enfants. Je veux dire à nouveau aux habitants touchés par les intempéries : nous serons là pour vous. J’en ai pris l’engagement devant vous.

- Je veux d'abord avoir une pensée pour toutes les familles des victimes. La tempête Alex a traversé le pays : le Finistère et le Morbihan ont été durement touchés et comptent une victime, le Var également, et les Alpes-Maritimes, cruellement touchées par ces inondations avec d'ores-et-déjà 5 victimes retrouvées, et qui vivent dans l'angoisse et le traumatisme humain. C'est aussi la solitude et l'isolement de certaines vallées et nous avons eu des Françaises et des Français d'un courage inouï. Ce n'est pas demain que l'on retrouvera le visage d'avant.

- L’État est mobilisé et le restera pour soutenir les victimes des intempéries. J’ai signé ce matin l’arrêté de catastrophe naturelle pour les 55 communes des Alpes-Maritimes touchées par la tempête Alex, pour simplifier les démarches et indemniser plus rapidement.

- «Quand la machine France se met en route, c'est impressionnant.» Ce que m’a dit le maire de Tende, c’est la solidarité de la Nation. L’État est là et continuera d’être là, dans la durée.

- On ne va pas pouvoir reconstruire de la même manière et on va devoir prévenir ces risques. Pourquoi Nice n'a-t-elle pas été inondée comme il y a 25 ans ? Des travaux d'aménagement ont été faits, c'est ce travail qu'il faut poursuivre. Dans la vallée de la Vésubie, dans la Roya, il va falloir que des habitants évacuent leurs maisons, et celles qui ont disparu ne pourront pas être reconstruites à l'identique. Il faut penser l'aménagement de notre pays différemment.

- Grande joie de voir Emmanuelle Charpentier reconnue par le prix Nobel de chimie. Son utilisation des ciseaux moléculaires a des applications cliniques majeures. La France a tous les talents en recherche fondamentale mais elle doit savoir les retenir et les faire fructifier.

- Pour les aidants, il est souvent difficile de concilier vie personnelle et professionnelle, de trouver un moment de répit, de penser à soi. Chacun a un rôle à jouer pour les aider. L'État s'engage avec le congé proche aidant de 3 mois rémunérés. Aidons les aidants!

 

Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Jean Castex (Premier ministre)

- Sincères et chaleureuses félicitations à Emmanuelle Charpentier. Pour ce prix Nobel, pour les travaux révolutionnaires qu’elle a conduits avec Jennifer Doudna mais aussi pour la recherche française dont on consacre, à nouveau, l’excellence et l’attractivité internationale.

- Il faut parler avec nos enfants. Répondre à leurs questions et leurs préoccupations. Et c'est encore plus vrai en ce contexte de crise sanitaire qui suscite interrogations et inquiétudes.

- Dans les Alpes-Maritimes, comme dans tous les départements impactés par la tempête Alex, la solidarité nationale s’exercera. Nous le devons aux communes touchées et à leurs habitants. L’État est et sera durablement au rendez-vous.

 

Jean-Yves Le Drian (ministre de l'Europe et des Affaires étrangères)

[Situation des Ouïghours] Ce sujet a été abordé publiquement devant le président Xi lors du sommet UE-Chine en septembre. Nous nous sommes pourvus devant le Conseil des Droits de l'homme des Nations-Unies.

 

Barbara Pompili (ministre de la Transition écologique)

- Levier de la transition écologique, le numérique doit aussi relever des défis pour limiter son empreinte environnementale. Nous lançons une feuille de route pour réduire l'impact de la fabrication et de l'usage des équipements numériques.

- Le numérique est une opportunité comme un défi pour l’écologie. Par exemple, les data centers sont très énergivores : nous allons prendre des mesures fiscales pour qu’ils maîtrisent mieux leur consommation ou qu’ils réutilisent davantage la chaleur qu’ils produisent.

- Les Alpes-Maritimes ont affronté une catastrophe d’une rare violence. Nous allons reconstruire, mais différemment, de manière plus résiliente, plus adaptée au dérèglement climatique.

 

Jean-Michel Blanquer (ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports)

[Avec la] limitation de l'instruction à domicile, (…) ce que nous allons faire, c'est à la fois la protection de la République et celle des droits de l'enfant.

 

Bruno Le Maire (ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance)

- La transition écologique doit concerner toutes les entreprises, grandes, moyennes ou petites. Ainsi, dans le cadre de France relance, nous mettons à disposition depuis le 1er octobre le nouveau crédit d'impôt pour la rénovation énergétique des locaux des TPE et PME.

- Nous n'augmentons pas les impôts, nous les baissons! Depuis 2017, ils ont baissé de 44 Mds € : 22 Mds € pour les ménages et 22 Mds € pour les entreprises. Une première en 20 ans ! Et ça continuera ! C'est notre engagement.

- Promesse d’Emmanuel Macron tenue! 80% des Français, soit plus de 22 millions de foyers, ne paieront pas la taxe d'habitation en 2020. Elle sera supprimée pour les 20% des Français restants d'ici 2023 (baisse d’un tiers du montant en 2021 et baisse de deux tiers en 2022).

- Avec France relance, nous allons continuer à renforcer notre soutien aux PME: en élargissant le champ des PME concernées par le taux réduit d'impôt sur les sociétés; en prolongeant jusqu'à fin 2021 le dispositif de réduction de l'IR pour les ménages investissant dans les PME.

 

Gérald Darmanin (ministre de l'Intérieur)

- Pas d’enseignants, pas de cours de récréation, les petites filles voilées... L’«école» clandestine que nous avons fermée aujourd’hui à Bobigny est une nouvelle illustration concrète du séparatisme de l’islamisme radical. Jamais la foi ne s'imposera devant la loi.

- Les forces de l'ordre concourent à faire appliquer les lois de la République. C'est notamment le cas de la direction générale de la sécurité intérieure et des renseignements territoriaux qui ont vu leurs effectifs augmenter de 1000 agents depuis 3 ans.

- Comme pour tous les cultes, les musulmans organisent la religion comme ils le souhaitent. La République n’a pas à s’en mêler, à la condition stricte que cela ne touche ni l’ordre public, ni les exigences minimales de la vie en société, ni ses valeurs.

- A la demande du Premier ministre, je souhaite mettre des effectifs de police supplémentaires dans les grandes agglomérations, notamment dès cette année dans l’agglomération lyonnaise.

- Nous devons accentuer la protection de nos sapeurs-pompiers : en les aidant juridiquement lorsqu’ils doivent faire valoir leurs droits, en organisant leur protection avec les forces de l’ordre durant leurs interventions, en mettant des caméras sur les véhicules.

- Cette semaine, 1 947 amendes forfaitaires pour consommation de drogue ont été dressées et plus de 80 kg de stupéfiants ont été saisis. Nous luttons contre les trafics de stupéfiants, c’est la condition sine qua non pour rétablir l’autorité dans le pays.

- Echanges essentiels et nécessaires avec mes homologues des 27 Etats européens autour du projet de pacte migratoire de l'UE. Le sujet migratoire est un enjeu commun auquel nous devons impérativement trouver des solutions communes.

 

Elisabeth Borne (ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion)

[Création d’une prime à l’embauche de 4 000 euros pour dynamiser le recrutement des travailleurs handicapés] Avec cette aide, nous encourageons les entreprises à recruter des travailleurs handicapés. La crise ne doit pas nous faire oublier la nécessité de bâtir une société plus inclusive. Personne ne doit rester sur le bord de la route.

 

Eric Dupond-Moretti (Garde des Sceaux, ministre de la Justice)

- La Justice sera dotée d'un budget historique : plus 8%! Merci M. le Premier ministre pour cette écoute attentive. C'est la hausse la plus forte depuis un quart de siècle.

- Madame le Pen ne connaît ni la garderie, ni la prison. La réalité c’est que nous avons près de 600 détenus qui dorment par terre et que pour parler de la prison correctement, il faut savoir être nuancé.

 

Olivier Véran (ministre des Solidarités et de la Santé)

- [Covid19] J’entends le désarroi, parfois l’incompréhension qui s’exprime face à cette nouvelle menace qui touche nos concitoyens et notre système de santé. Je voudrais leur dire que nous faisons tout pour éviter la saturation des hôpitaux et protéger la santé des Français.

- [Covid19] Dans les métropoles de Lille, Grenoble, Lyon et Saint-Étienne, les seuils conduisant au passage en zone d’alerte maximale ont été dépassés. Les mesures de réduction de la circulation du virus correspondant aux zones d’alerte maximale seront déclenchées samedi matin.

- La sécurité sociale a 75 ans, l’occasion de rappeler qu’elle est au cœur de la République et qu’elle répond pleinement aux enjeux de notre temps. Quand tout semble fragile et incertain, c’est un repère solide et ces derniers mois nous l’ont rappelé.

- Un Nobel de Chimie français et féminin. Toutes mes félicitations à Emmanuelle Charpentier. Une reconnaissance pour l’excellence de la recherche en France et une avancée considérable pour la biomédecine et la connaissance du génome.

- Le Gouvernement fait de la reconnaissance des aidants, ces femmes et ces hommes qui accompagnent au quotidien un parent ou un proche dépendant, une priorité. C'est fondamental pour que la France réponde aux défis du Grand âge et de la perte d'autonomie.

 

Frédérique Vidal (ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation)

Mes plus sincères félicitations à Emmanuelle Charpentier qui se voit décerner le Prix Nobel 2020 de Chimie avec Jennifer A. Doudna pour leurs travaux sur les ciseaux moléculaires. Une immense fierté pour l’ensemble de notre recherche et pour la chimie française.

 

Julien Denormandie (ministre de l'Agriculture et de l'alimentation)

- La moitié de nos agriculteurs arrive à la retraite ds 5 à 10ans. Si on laisse faire la déflation sur les prix, demain on aura dans nos rayons que de la viande importée. Ce n'est pas ce que je veux.

- Ce que je demande, c'est d'obtenir que ces règles s'appliquent partout en Europe et c'est la moindre des choses (...) C'est inacceptable de voir sur nos étals qu'il n'y a pas les mêmes normes.

- [Betterave sucrière] On a 46 000 emplois et une filière qui peut disparaître du jour au lendemain. Est-ce qu'on reste les bras croisés ? Est-ce qu'on reste dans l'incantation ou est-ce qu'on agit pour laisser à cette filière le temps de faire cette transition?

 

Amélie de Montchalin (ministre de la Transformation et de la fonction publique)

- C’est dans notre pays que les inégalités de destin se reproduisent le plus. Quand vous êtes pauvre, il faut six générations pour atteindre la classe moyenne. C’est un énorme signal d’alarme. Nous devons lutter contre cela, c’est une urgence. Il faut remettre en route l’ascenseur social. Pendant des décennies, la fonction publique en a été le moteur. Elle doit le redevenir. L’Etat et les employeurs publics ont une responsabilité déterminante parce qu’on a les outils, les leviers. Ce n’est pas une question de principe, c’est une question de volonté.

- Il faut poser le constat. La haute fonction publique a perdu en diversité sociale et territoriale. Dans la promo 2019-2020 de l’ENA, 76 % des élèves ont un père exerçant une profession dite « supérieure » ; 1 % d’entre eux ont un père ouvrier – c’était 4 % en 2006. Comment voulez-vous que la haute fonction publique inspire confiance si elle ne ressemble pas à ce qu’est la France ? A l’ENA, un concours spécifique a été créé pour les docteurs. Cela n’a posé de problème à personne. Dans bon nombre d’écoles d’ingénieurs, il y a une voie d’accès dédiée aux bacheliers technologiques. Cela n’a posé de problème à personne. Je veux que l’on crée, dans les concours d’entrée aux écoles de service public, des voies d’accès pour les candidats issus des milieux modestes. Avec, à chaque fois, des places réservées. Ce ne seront certainement pas des concours au rabais. Ils seront sélectifs. (…) Je souhaite que cela concerne tous les concours de la haute fonction publique : ENA, directeurs d’hôpital, administrateurs territoriaux, commissaires, magistrats, attachés d’administration… Et ce, dès 2021, au moins à titre expérimental.

- Il faut aller chercher les jeunes qui pensent que ces concours ne sont pas faits pour eux, et aller les chercher là où ils sont, c’est-à-dire, très souvent, à l’université. Nous allons nous appuyer sur ce qui existe : beaucoup d’écoles de la fonction publique ont créé leur propre classe préparatoire. Il y en a vingt-sept. Mais ce dispositif est trop morcelé et invisible. Nous devons donc le rendre plus attractif, en harmonisant les prépas, en leur donnant un label, en les associant aux universités ou aux instituts d’études politiques en région, en faisant en sorte que cela débouche sur un diplôme. Et nous demanderons à de jeunes hauts fonctionnaires de venir les accompagner. L’égalité des chances, c’est l’affaire de tout le monde. Aujourd’hui, 700 personnes fréquentent ces prépas. Je souhaite que l’on monte à 2 000, au moins. Ce sont eux qui pourront passer les concours dédiés. Ce n’est pas exclusif. Quand on est boursier, qu’on a passé son bac dans un quartier prioritaire de la politique de la ville, dans une zone de revitalisation rurale, on a vocation à candidater. Il y a aussi des élèves qui n’entrent pas dans ces critères mais dont le mérite, le parcours de vie justifient qu’ils puissent passer ces concours. (…) Il ne s’agit pas de discrimination positive. Nous n’importons pas un système qui n’est pas le nôtre. A la différence des Etats-Unis, nous ne réalisons pas de statistiques ethniques et nous ne mettons pas en place des quotas ethniques. Par ailleurs, mon sujet, ce n’est pas la discrimination, ce sont les biais de sélection et, surtout, l’autocensure. Ces jeunes-là ne se présentent tout simplement pas au concours, on ne peut donc pas dire qu’ils sont discriminés.

- Si l’on regarde les grands défis du XXIe siècle, que sont la transition écologique ou numérique, le rapport à la science, cela ne constitue pas le cœur des épreuves d’entrée dans nos écoles de service public. Il faudra certainement s’interroger un jour sur cette question. Mais mon combat, aujourd’hui, c’est que tous les jeunes méritants de notre pays puissent se dire qu’ils peuvent servir l’intérêt général. Par ailleurs, les épreuves écrites, qui appartiennent à notre tradition méritocratique et démocratique, mettent tous les candidats, à un moment donné, dans une situation d’égalité. J’y suis attachée.

- La réforme de l’ENA ne sera ni cosmétique ni symbolique. Ce sera plus large que l’école puisque nous engageons la réforme de la haute fonction publique. Et cela concerne d’ailleurs au moins sept écoles. Le rapport Thiriez a apporté beaucoup de choses. On reprendra ou on aménagera certaines propositions ; on en ajoutera, on en écartera d’autres. Je suis favorable à l’idée de créer un tronc commun entre les administrateurs de l’Etat et les administrateurs territoriaux, les magistrats, les directeurs d’hôpital, les commissaires, etc. Les hauts fonctionnaires doivent partager une culture et des expériences communes. On en a vu l’intérêt pendant la crise sanitaire. Ceci dit, on peut sans doute le faire de manière plus souple, via le numérique, qu’en créant une école qui accueillerait physiquement tous les élèves. Nous voulons également renforcer la formation continue. Il faut sortir de l’idée que tout est joué à 24 ans. Nous devons aller chercher des cadres de talent dans toutes les fonctions publiques, mais aussi dans le privé, à un âge plus avancé de leur carrière. Si on les met en position d’encadrement, ils peuvent apporter beaucoup de choses au pays. Mais il faut les former pour cela. L’idée, c’est de lutter contre une progression linéaire, indépendante des réalisations et des compétences développées, de rebrasser les cartes, d’offrir une deuxième chance. Qu’un administrateur territorial, par exemple, puisse beaucoup plus facilement qu’aujourd’hui devenir un haut cadre de l’Etat, ou qu’un haut fonctionnaire puisse diriger un hôpital…

- Les voies royales offrent un parcours linéaire : vous sortez dans un grand corps, c’est automatique. Et votre carrière est toute tracée. C’est une rente à vie. Je veux mettre fin à cela. Car il est important, à un moment dans la carrière, d’avoir une expérience sur un territoire où on applique la politique publique que vous définissez par ailleurs. Plus aucun fonctionnaire ne peut faire toute sa carrière à Paris, en administration centrale, à créer de la norme. Il faut aussi se confronter au terrain. De même, nous réfléchissons à une période de mobilité obligatoire de quelques années avant de progresser dans les grands corps. Cela ne sera plus automatique. Par ailleurs, peut-on faire de la politique en restant dans la fonction publique ? Le président de la République a démissionné de l’inspection générale des finances. [Le ministre de l’économie] Bruno Le Maire a démissionné du Quai d’Orsay. C’est, pour moi, un choix clair : faire de la politique au plus haut niveau, c’est prendre son risque. On se présente devant les électeurs et quand on est élu, on sert ces électeurs à 100 %. C’est une discipline que je recommande personnellement aux personnalités politiques éminentes issues de la haute fonction publique. C’est un gage de confiance important vis-à-vis des Français. Le classement de sortie reste possible dès lors qu’il n’y a plus de carrière automatique et que vous avez des expériences de terrain. L’alternative au classement, c’est parfois la cooptation. Ce n’est pas souhaitable.

 

Elisabeth Moreno (ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances)

Les discriminations sont une atteinte inacceptable au pacte républicain.

 

Franck Riester (ministre chargé du commerce extérieur et de l'attractivité)

- La filière hydrogène est primordiale pour la souveraineté économique et technologique européenne. Fédérons nos forces pour bâtir un ensemble complet de solutions.

- Nos exportateurs nous l'ont dit: ils ont besoin d'être accompagnés vite & fort pour rebondir. Message reçu! Les outils & financements du plan export de France relance (250M€) sont d’ores et déjà disponibles pour permettre aux entrepreneurs de repartir à l'offensive.

- La relance de l’export n’attend pas. Prise en charge des frais de prospection des PME et ETI jusqu’à 50%. Le chèque relance export est opérationnel depuis le 1e octobre

 

Emmanuelle Wargon (ministre chargée du Logement)

Je veux envoyer un message positif à toutes les jeunes filles qui voudraient choisir la voie de la science." Formidable nouvelle ce matin avec ce Nobel de chimie attribué à Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna. Mille bravos et merci pour vos mots!

 

Agnès Pannier-Runacher (ministre chargée de l'Industrie)

- Les femmes ont toute leur place dans les Codir et Comex des entreprises ! Casser véritablement le plafond de verre, c'est aller plus loin pour la place des femmes dans les postes décisionnaires et donc la part de femmes dans les cadres dirigeants !

- L'industrie, c'est 20% des émissions de CO2 en France mais c’est 100% des solutions! C’est l’industrie qui invente et développe des solutions pour la décarbonation!

 

Marlène Schiappa (ministre chargée de la Citoyenneté)

- L’arsenal législatif existant pour lutter contre le terrorisme est suffisant, mais il y a des zones grises, qui ne sont pas traitées par le droit actuel, auxquelles nous voulons répondre. Cela concerne l’organisation des cultes mais aussi des questions liées à la dignité humaine.

- Des foyers polygames existent et sont révélés par les caisses d’allocations familiales lors de contrôles. (…) Aucun document de séjour ne pourra être délivré à une personne qui pratique la polygamie et les titres déjà délivrés seront retirés.

- Confronter ses idées, s’écouter, débattre des désaccords dans le respect de l’autre, c’est le sens de la démocratie.

- [Séparatisme et certificats de complaisance] Nous voulons interdire les certificats de virginité qui sont produits par des médecins, que vous voulons pénaliser. Nous réfléchissions à l’idée de pénaliser les commanditaires, les parents.

 

Clément Beaune (secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes)

- En politique européenne, on ne peut pas simplement mettre des idées sur la table. Il faut écouter, parler à tout le monde, cultiver la compréhension, travailler à des compromis.

- Marie Curie, polonaise devenue française, prix Nobel de chimie 1911. Emmanuelle Charpentier, française ayant longuement travaillé en Suède, prix Nobel de chimie 2020. La France et l’Europe à l’honneur, l’ouverture fait notre force et notre succès

- [Brexit] Nous sommes clairs : nous n’accepterons pas un mauvais accord. « Better no deal than bad deal ». Nos priorités sont nettes et fermes: pêche, concurrence équitable - et des règles claires pour faire respecter l’accord.

- Comme nous l’avons tous rappelé au Conseil européen, solidarité avec Chypre et nécessaire respect du cadre international.

 

Sarah El Hairy (secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement)

C'est en étant unis et solidaires, que nous réussirons à combattre ce virus.

 

Cédric O (secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques)

- [Numérique et environnement] nous lançons une feuille de route comprenant 3 axes : développer la connaissance de l’empreinte environnementale numérique, réduire l’empreinte environnementale du numérique, faire du numérique un levier de la transition écologique.

- Lancement de la plateforme gnius, qui veut accélérer et faciliter l’innovation en santé. La crise sanitaire a montré l’importance du numérique pour le monde médical. Nous avons à cœur d’en saisir toutes les opportunités pour les mettre au service des Français.

- Lancement de 2 concertations sur des sujets qui tiennent à cœur aux citoyens de la Convention citoyenne: lancement d’une grande campagne de collecte des téléphones usagés et concertation avec les opérateurs sur leur engagement en faveur du réemploi des équipements numériques. Concertation avec les plateformes pour développer la sobriété des usages.

- 300 millions d’euros pour soutenir les start-up de la Green Tech. 21 millions d’euros mobilisés dans France relance pour développer la réparation et le réemploi des équipements électriques et électroniques.

 

Olivia Grégoire (secrétaire d’Etat chargée de l’Economie sociale, solidaire et responsable)

On ne réforme pas pour être populaire, on réforme parce que la France en a besoin. L'heure est à la protection de nos concitoyens face à la crise et à la transformation de notre modèle par la relance de l'économie.

 

Adrien Taquet (secrétaire d’Etat chargé de l’Enfance et des Familles)

Derrière tout téléchargement d’image pédopornographique, il y a un agresseur et des victimes. Je tiens à saluer le travail remarquable des enquêteurs qui, sans relâche, traquent ces pédocriminels. Nous travaillons pour que ces services d’enquête puissent être renforcés.

 

Assemblée nationale

Richard Ferrand (président)

L'égalité des chances est au cœur de l’action de la politique de la ville. Elle passe par une politique d’émancipation et de valorisation des parcours et talents dans les quartiers. Le plan de relance devra l'encourager.

 

Haut Commissariat au Plan

François Bayrou (Commissaire, président du Mouvement démocrate)

- S'il n'y avait pas l'euro, si on n'avait pas autrefois adopté le référendum de Maastricht de si peu, où en serions-nous ? Je vais vous dire où nous en serions. Le franc, puisqu'on aurait toujours le franc, la Banque de France, seraient attaqués par tous les spéculateurs de la planète et on se retrouverait avec des taux d'intérêt insupportables. Il serait impossible de faire face aux obligations d'une relance.

- On a eu sous les yeux la preuve de l'échec de cette stratégie des intérêts individuels, des intérêts personnels de telle ou telle entreprise. On a voulu laisser faire. On a pensé que les décisions de chaque entreprise, prise pour son intérêt personnel, au bout du compte, cela ferait l'intérêt général. Il se trouve que l'on s'est aperçu que, pendant cette pandémie, la France grand pays médical et pharmaceutique, s'est trouvée en rupture des molécules élémentaires pour faire face à la maladie. On s'est trouvé en rupture des molécules pour les chimiothérapies, pour les cancers - quand je dis « on s'est trouvé en rupture ou presque » - Corticoïdes, antibiotiques, … Vous savez bien qu’il y a eu toute une crainte sur ce sujet d'un médicament élémentaire. La France et l'Europe parce qu'elles avaient délocalisé pour l'intérêt des entreprises en question - que je ne remets pas en cause - car l'État n'avait pas compris qu’il y a des domaines dans lesquels on ne peut pas se désarmer, se déshabiller du plus élémentaire et du plus urgent, on a été au bord d'un accident supplémentaire de santé.

- n'est pas une crise comme les autres. Des crises, nous en avons connu un certain nombre, 1929, les lendemains de la guerre, 2008. Ce que l'on appelle crise, c'est un accident et, après, on recommence comme c'était avant. Ce que je crois que nous sommes en train de vivre est d'une nature complètement différente car c'est notre mode de vie qui change. On ne s'embrasse plus, on ne serre plus la main, on ne se prend plus dans les bras entre amis, on ne va plus dans les bars ou très peu, on ne voyage plus. Il me semble qu'en tout cas on doit examiner les conséquences de cette pandémie sur notre vie y compris économique. Pourquoi? Depuis 150 ans, le monde se développe selon un principe qui est celui des échanges toujours plus nombreux toujours plus loin, exponentiels comme l'on dit.

- Si un pays comme le nôtre, une communauté comme la communauté que forme l'Union européenne se trouve privée d'un certain nombre d'éléments vitaux pour son industrie, à ce moment-là, cela doit entraîner chez elle un réflexe de reprise en main de son propre destin.

- Heureusement la politique ce n'est pas deux camps. J'ai placé toute ma vie politique sous sur cet axe-là, c'est-à-dire je suis allé un jour il y a très longtemps dans une manifestation où se fondait l'UMP pour dire: Vous dites que l'on pense tous la même chose, mais si on pense tous la même chose, c'est que l'on ne pense plus rien. La logique des deux camps est une logique stupide, dangereuse et criminelle.

- J'ai toujours été libre et n’ai jamais trahi. J'ai adhéré au parti dont je suis le Président aujourd'hui, j'avais 20 ans, je ne l'ai jamais quitté et je n'ai jamais accepté qu'on le place dans une situation de soumission de qui que ce soit.

 

Partis politiques

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Stanislas Guerini (délégué général)

- J’ai voté en faveur de l’allongement de 12 à 14 semaines du délai d'accès à l'IVG. C’est une étape franchie aujourd'hui pour les droits des femmes.

- [Néonicotinoïdes] Bien sûr, personne n'est pour. Mais face à la situation exceptionnelle que rencontre la filière betteraves sucrières, nous agissons en responsabilité et avons voté une disposition strictement limitée dans le temps.

 

Anne-Christine Lang (députée)

[Ecole à domicile] Trop d’enfants sont conduits vers l’obscurantisme. Ce qui guide notre action, c’est est le respect de la République, c’est aussi le respect des droits de l’enfant.

 

●UDI
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ne sont pas retranscrits]

 

Jean-Christophe Lagarde (président)

Je trouve effarant que le gouvernement souhaite la suppression du délai de 48h donné aux femmes par la loi pour réfléchir avant de décider d’avorter ou non après l’entretien psycho social. Pour banaliser l’avortement? C’est un droit inaliénable des femmes mais il n’est pas anodin.

 

 

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