vendredi 13 mai 2016

Présidentielle 2017. Sondage: les électeurs centristes atteints de «Macronmania»

Un sondage IFOP pour Sud radio montre qu’Emmanuel Macron séduit de plus en plus d’électeurs centristes.
S’il était le candidat PS à la présidentielle de 2017, il obtiendrait 22% des suffrages en cas de duel avec Nicolas Sarkozy comme candidat LR qu’il battrait de quatre points pour se retrouver au second tour et 20% face à Alain Juppé contre 29% à ce dernier.
Quant à François Bayrou, il ne réaliserait que 10% des intentions de vote, à 12 points d’Emmanuel Macron.
Si l’on compare avec le précédent sondage d’IFOP sur la question, toujours pour Sud radio, Macron gagne cinq points face à Nicolas Sarkozy et six points face à François Bayrou ainsi que sept par rapport à Marine Le Pen (en baisse de deux points).
Face à Alain Juppé, il gagne six points pendant que le maire de Bordeaux en perd trois et Marine Le Pen en perd trois et demi.
La dynamique Macron se ressent particulièrement auprès de l’électorat centriste.
Ainsi, en cas de candidature Sarkozy, le ministre de l’Economie récupérerait 42% du vote des sympathisants de l’UDI contre seulement 24% pour François Bayrou et 15% pour le président de LR.
Du côté des sympathisants MoDem, il attirerait à lui 22% de ces derniers alors même que François Bayrou lui serait opposé (qui obtiendrait 69% de leur vote) et que Nicolas Sarkozy en obtiendrait… 0%!
Et 28% des électeurs de François Bayrou en 2012 le choisiraient en 2017.
En cas de candidature Juppé, Macron récupèrerait 33% des votes des sympathisants du Mouvement démocrate, soit un tiers, alors même que son président, François Bayrou, est un soutien déclaré à l’ancien premier ministre de Jacques Chirac (qui en récupèrerait 52%).
Les sympathisants UDI, eux, choisiraient à 55% Juppé mais 25%, soit un quart, porteraient leur vote sur Macron.
Et 35%, soit plus d’un tiers, des électeurs de François Bayrou en 2012 le choisiraient en 2017.
Ces résultats sont la confirmation que le positionnement d’Emmanuel Macron est bien ancré au cœur même de cet axe central allant de Manuel Valls à Alain Juppé en passant par François Bayrou et Jean-Christophe Lagarde.
Mieux, son social-libéralisme assumé est propre à séduire une large frange d’électeurs centristes même au détriment des dirigeants des partis centristes eux-mêmes, ce qui explique leur inquiétude.
Ce début de Macronmania des électeurs centristes devra évidemment être confirmée dans le temps.
(Sondage IFOP réalisé du 25 au 28 avril 2016 par internet auprès d’un échantillon de 1419 personnes de plus de 18 ans représentatif de la population française / méthode des quotas / marge d’erreur de 3 points)

Alexandre Vatimbella



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