jeudi 7 mai 2020

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Un plan contre la dictature chinoise est plus que nécessaire


Ce n’est pas depuis l’épidémie de covid19 que je mets en garde contre les ambitions de la dictature chinoise et de son nouveau Mao – statut qu’il revendique ouvertement –, Xi Jinping.
Alors même que la Chine nous a transmis le virus meurtrier, celle-ci tente de capitaliser sur la crise sanitaire en rappelant que l’agenda du Parti communiste chinois (PCC) qui n’a rien de secret, est de faire du pays la première puissance mondiale en 2049 lors du centième anniversaire de la prise du pouvoir par… Mao!
L’impudeur avec laquelle Pékin agit actuellement ne peut se comprendre que par la volonté de profiter de cette crise qui touche particulièrement les Européens et les Américains pour accélérer cette transition historique qui ferait retrouver à la Chine cette première place, celle qu’elle n’aurait jamais du quitter depuis la fin du XIX° siècle et dont les principaux coupables sont… les Européens et les Américains!
Européens et Américains qui, ne l’oublions jamais, ont fait entrer consciemment le loup dans la bergerie en permettant à la Chine du début des années 1980, celle de l’autocrate Deng Xiaoping, de devenir d’abord l’usine du monde, puis le financier du monde et demain la première puissance économique et militaire.
Tout cela pour sauvegarder nos modèles économiques bancals…
Mais ce n’est pas parce que nous sommes coresponsables de la montée en puissance d’une Chine hostile à l’Occident (il suffit de lire la prose du  PCC pour voir avec quelle hargne mais aussi condescendance ses idéologues attaquent les valeurs humanistes et démocratiques qui lui sont rattachées) que nous devons baisser les bras et nous laisser marginaliser et dépouiller sans réagir.
Non seulement parce ce qu’il s’agit de notre développement économique, social et culturel mais également de ce que nous sommes en tant que civilisation et surtout en tant que phare, certes palissant mais toujours vivant, de la liberté dans le monde.
Au-delà de la grossièreté de la propagande chinoise qui ne convainc que ceux qui veulent l’être ou qui sont destinataires des chèques de la «coopération» et de l’«entraide amicale» de l’Empire du milieu qui est, entre autres, en train d’étrangler financièrement les pays africains tout en pillant leurs ressources et leurs terres arables, le PCC profite de la crise pour conquérir des marchés, contrôler des instances internationales et s’attaquer à la démocratie à Hongkong où se produit actuellement une reprise en main et des arrestations d’opposants.
C’est la raison pour laquelle nous devons nous unir, nous Européens, mais aussi, nous occidentaux, mais aussi, nous défenseurs de la liberté et des droits de l’humain, pour contrer les velléités hégémoniques du régime communiste chinois avant qu’il ne soit trop tard.
Il nous faut mettre en œuvre un plan qui nous redonne la capacité d’être maîtres de notre présent et de notre futur, notamment dans le domaine économique mais aussi géopolitique sans oublier la défense intransigeante de nos valeurs si nous ne voulons pas, dans un proche avenir, nous retrouver dans un monde Huxlo-Orwellien que j’ai décrit récemment (lire mon éditorial en question ici).
Oui, nous, les Européens nous devons réagir en espérant être rejoints bientôt par les Américains quand ils se seront débarrassés de Donald Trump, voire des Russes quand ils auront été capables de tourner le dos au régime scélérat de Vladimir Poutine.
Parce que l’arrivée au pouvoir de ces deux populistes que je viens de citer ont été du  pain béni pour le régime communiste chinois.
Deux pantins – dont l’un saborde la puissance de son pays pendant que l’autre se gargarise d’une puissance que son pays ne possède plus depuis longtemps et n’a pas les moyens de récupérer – qui ont permis à l’agenda chinois de s’accélérer.
Parce qu’à Pékin, un mix entre la sagesse traditionnelle chinoise et la réalité d’un pouvoir dictatorial sans partage fait que le temps, loin d’être un ennemi, est le meilleur allié pour parvenir à ses fins comme l’ont rappelé à maintes reprises les autorités communistes.
Nous, occidentaux, nous croyions que nous avions aussi le temps de notre côté et que la menace n’était pas encore trop prégnante, que nous avions encore la possibilité de réagir.
La crise que nous vivons nous dit que c’était une grossière erreur.
A nous de ne pas la transformer en catastrophe sans retour.


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