jeudi 25 avril 2019

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Oui, monsieur Macron, l’humain doit être au cœur du projet politique

Emmanuel Macron a raison, il faut que «l’humain» soit «au cœur du projet politique» de la France.
Il doit être au cœur de tout projet politique de toute démocratie républicaine partout dans le monde.
C’est ce que dit le Centrisme, cet humanisme intégral, depuis toujours.
C’est ce pourquoi luttent les centristes depuis toujours.
Lors de sa conférence de presse suite au Grand débat national et au mouvement de foule des gilets jaunes, le Président de la République a insisté sur l’importance de faire de l’individu, de la personne, du citoyen, la pierre angulaire du projet d’une démocratie républicaine.
Mais cet individu, cette personne, ce citoyen pour Emmanuel Macron doit s’impliquer dans la démocratie républicaine et pas seulement être dans la revendication et la contestation.
Cette «démocratie revitalisée» qu’il appelle de ses vœux doit passer, entre autres, par «un conseil de la participation citoyenne» composé, en partie, avec des citoyens tirés au sort.
Et il a annoncé que 150 citoyens vont être très prochainement tirés au sort pour faire partie de ce qui est encore le Conseil économique social et environnemental.
Il sera intéressant de voir ce que cette mesure peut donner sans tomber, d’un côté, dans la démagogie et l’instrumentalisation, et de l’autre, dans des propos populistes irresponsables.
Faire mieux participer le citoyen à la république passe aussi par une nouvelle décentralisation qui doit être «démocratique», c'est-à-dire que les élus locaux doivent être responsables des décisions qu’ils prendront en tout pouvoir et non de se retourner constamment vers l’Etat en se déclarant irresponsables de leurs propres décisions...
Et cette décentralisation ne peut fonctionner que si les services publics sont présents un peu partout sur le territoire comme l’a précisé le Président de la République.
De même, Emmanuel Macron a parlé de mettre la «justice» au cœur du projet politique dans le cadre d’une société méritocratique où l’égalité est celle des opportunités.
Toujours mettre l’humain au centre de tout.
Mais pour que l’humain ait toute sa place, il faut qu’il veuille prendre réellement la place qu’on lui propose (et qui lui est due).
Car cette place à un prix, celui de l’investissement personnel, celui de la responsabilité, celui du respect de la dignité de l’autre, celui de la liberté pour soi et pour les autres, celui de la solidarité et de la tolérance envers l’autre.
Les Français y sont-ils prêts?
A eux de le démontrer au lieu d’aller crier des slogans vengeurs et d’utiliser la violence, deux manières bien connues de refuser de s’impliquer dans le réel parce que, ici, on est face à ce qui est possible et non aux fantasmes irréalisables et donc destructeurs.
Alors, on pourra, tous ensemble, «rebâtir un patriotisme inclusif» d’une «nation de citoyens libres» avec cet «art d’être Français».
Pour l’instant, ce ne sont que des paroles, belles certes, mais des paroles.


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