Une des leçons principales du premier tour des municipales qui se sont déroulées hier est que les extrêmes se portent bien mais sur fond d’abstention ce qui relativise leur succès par rapport à une extrapolation sur les présidentielles de l’années prochaine.
Néanmoins derrière d’indéniables succès, il n’y a pas eu de raz-de-marée des extrêmes et surtout également des flops retentissants comme les 1,5% à Paris de Thierry Mariani, le candidat RN pro-Poutine.
Mais ce qui va être – au-delà bien évidemment des résultats – au centre du deuxième tour de dimanche prochain ce sont les fusions entre les listes comme celle de Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel à Paris.
Cependant, c’est surtout à gauche que ces fusions font polémiques.
Ainsi, le PS se fourvoie en prétendant ne pas s’allier «nationalement» avec LFI (positionnement bizarre pour des élections locales!) tout en laissant ses candidats décider librement de le faire «localement», ce que s’est empressé de faire son candidat à Toulouse…
Même son de cloche chez les écologistes alors que le maire de Lyon a conclu un accord avec la formation mélenchoniste.
Deux villes, Lyon et Toulouse, où il n’y a aucune menace de l’extrême-droite qui aurait pu justifier une alliance avec LFI.
Deux exemples qui se sont ensuite multipliés comme à Nantes ou Clermont-Ferrand même si des maires PS ou écologistes comme à Marseille ou à Bordeaux ont refusé catégoriquement une alliance avec LFI et que de leaders socialistes comme François Hollande ou Raphaël Glucksman ont rappelé leur opposition à toute entente avec le parti de Jean-Luc Mélenchon.
Encore une fois, Olivier Faure ne tient pas parole tout comme Marine Tondelier en faisant croire que c’est localement que leurs militants qui n’en font qu’à leur tête alors qu’ils resteraient fermes sur le principe.
Mais si cela était vrai, alors, Faure et Tondelier, auraient du mouron à se faire pour leur leadership sur leurs formations respectives…
Plus sérieusement ces «fusions techniques» (terme employé pour gommer toute alliance idéologique ou au motif électoraliste mais qui ne trompe personne) montrent que beaucoup de socialistes ne voient aucun problème à s’allier avec l’extrême-gauche qui dérape sans cesse, se radicalise de plus en plus et porte un discours souvent indéfendable pour des défenseurs de la démocratie républicaine libérale.
Ce qui ne les empêchent pas de faire la leçon à la Droite pour sa proximité avec le RN alors même que LR a rappelé qu’il n’y aurait pas d’accord avec le parti lepéniste.
A noter que selon un sondage BVA, 64% des
sympathisants PS sont contre une alliance au second tour avec LFI (seuls 14% y
sont «totalement favorables») alors que 51% des sympathisants écologistes y
sont favorables.il
Du côté de LR, 64% de ses sympathisants sont favorables à une alliance avec le RN
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