vendredi 20 mars 2026

Propos centristes. France – Hostilités au Moyen-Orient / Soutien à l’Ukraine / Soutien au Liban / Compétitivité européenne / Régulation des réseaux sociaux et de l’IA…


Voici une sélection, ce 20 mars 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Emmanuel Macron (Président de la République)
> Quelques mots avant ce Conseil européen.
- D'abord, nous allons évoquer pendant ce Conseil les questions de compétitivité suite à la retraite stratégique que nous avons effectuée il y a quelques semaines. Là-dessus, le cap que nous défendons est clair, les conclusions de ce Conseil sont tout à fait bonnes. Nous voulons plus de simplification, un approfondissement du marché unique européen pour aller plus vite, pour être plus compétitifs. Nous voulons plus d'investissements, en particulier en matière d'innovation, de recherche, de technologie. Nous voulons une diversification de nos partenariats, qui est nécessaire dans le contexte géopolitique que nous connaissons, et nous défendons une préférence européenne dans des secteurs stratégiques clés pour protéger justement notre capacité à innover, ou les capacités de production que les Européens ont. Le texte reflète ces priorités avec un agenda clair et des résultats dans les semaines et les mois qui viennent.

- Le deuxième sujet sur lequel je souhaitais insister, c'est la régulation des questions numériques. Comme vous le savez, nous sommes en train de parachever une réforme pour protéger nos enfants, nos adolescents de moins de 15 ans en France, et il reviendra à la Commission européenne de prendre les dispositions pour pouvoir vérifier l'âge. C'est sa compétence. Nous avons une initiative que plusieurs États membres poursuivent. J'ai pu écrire aussi à la présidente de la Commission à cet égard, et c'est un point important sur lequel nous avançons à plusieurs.
Parlant des questions de régulation des réseaux sociaux, de l'intelligence artificielle, je défendrai dans ces conclusions et lors de cette session aussi la lutte contre les interférences et les manipulations de l'information. Il y a à chaque élection aujourd'hui en Europe des interférences qui troublent les processus électoraux.
En ce moment même en Slovénie, le Premier ministre Golob, qui est en train de faire campagne pour avoir un nouveau mandat du peuple slovène, a été victime d'interférences caractérisées, de fausses informations et d'interférences de pays tiers. J'en ai parlé avec lui hier soir et ce matin.
Les Européens doivent absolument se mobiliser pour protéger nos démocraties de ces interférences. C'est une nécessité, c'est ce bouclier démocratique dans lequel nous croyons.
- Nous aurons ensuite l'occasion d'évoquer évidemment la situation en Ukraine, d'abord parce que nous parlerons avec le Président Zelensky et là-dessus les choses sont simples. Je voudrais insister sur deux points. Nous devons d'abord mettre en œuvre le prêt de 90 milliards d'euros qui a été décidé en décembre dernier. C'est une décision qui a été prise par les chefs d'État et de gouvernement, elle doit être mise en œuvre. Et nous devons accroître nos capacités de production militaire. C'est ce que nous défendons depuis des mois. Nous avons mis les instruments en place parce qu'on sait que nous-mêmes, pour notre sécurité et les Ukrainiens, auront besoin de plus en plus de production européenne dans le contexte actuel.

- Nous évoquerons évidemment la situation au Moyen-Orient, d'abord par une discussion avec le secrétaire général Guterres, qui nous permettra de revenir aussi sur la situation humanitaire à Gaza que nous ne devons pas oublier et pour laquelle nous devons rester mobilisés. Et puis nous défendrons évidemment une désescalade, un retour à la stabilité au Moyen-Orient. Je voudrais dire ici qu'hier, j'ai eu l'occasion d'échanger avec l'émir du Qatar, qui a été directement frappé, et des capacités de production de gaz ont été frappées. Plusieurs autres pays du Golfe ont été frappés pour la première fois sur leurs capacités de production, de la même manière que l'Iran avait été frappé le matin. Cette escalade est inconsidérée. J'ai pu hier ensuite parler avec le président Trump, et il a, dans la nuit, lui-même appelé à cesser tous ces bombardements et ces attaques contre les infrastructures civiles, gaz, pétrole, mais aussi eau.
Nous défendons l'idée d'un moratoire sur les infrastructures civiles, les personnes civiles dans ce conflit, et une désescalade rapide. Et alors que la région entre dans une période de fête religieuse, je pense que tous les esprits devraient se calmer et le combat devrait stopper au moins pour quelques jours pour essayer de redonner une chance aux négociations. Et c'est un point absolument clé, là aussi, de notre agenda. Donc la France défend, comme à chaque fois, le retour à la négociation, le retour au dialogue, la désescalade dans la région. Voilà ce dont nous allons parler.
- Évidemment, nous aurons aussi l'occasion d'évoquer beaucoup d'autres sujets, les questions migratoires. Nous aurons un sommet zone euro, mais c'était les points essentiels que je voulais aborder dans ces propos introductifs.

Journaliste
> [Hostilités au Moyen-Orient / attaques sur les infrastructures énergétiques) On s'engage, on discute, mais nous n'avons pas lancé ces frappes et nous ne sommes pas évidemment impliqués. Nous sommes impliqués dans la défense des pays qui sont touchés, quand nous avons des accords de paix, simplement de manière défensive. J'espère qu'en tout cas, tout le monde reviendra à la raison, parce que tout cela, évidemment, a un impact. Un impact pour tous les pays qui sont touchés, ça a un impact sur le marché mondial. On le sait, depuis le début de cette guerre, les prix du gaz et du pétrole ont augmenté, parce qu'on parle de 20 % de ce qui alimente le marché mondial qui passe par Ormuz. Mais si les capacités de production elles-mêmes sont détruites, il y aura un impact beaucoup plus durable de cette guerre. Donc nous allons continuer de nous mobiliser et évidemment, nous avons passé aussi ce message aux Iraniens. Je souhaite, c'est pour ça, qu'il y ait des discussions aussi directes qui puissent s'établir entre Américains et Iraniens sur ce point.

> [Mesures pour aider les Français face à la hausse de l’énergie] C'est au gouvernement de faire ce travail, dans les temps qui viennent. Je pense que d'abord, tout ce qu'il faut faire, c'est répondre aux causes profondes. Il y a aujourd'hui une guerre qui bloque le transit de gaz et de pétrole, et il y a aujourd'hui une guerre qui est en train de détruire certaines de ses capacités. Donc il faut absolument réussir à stopper cette situation, à ce qu'on retourne vers un moment de discussion, de négociation, et à ce qu'ensuite, dans un cadre approprié, international, non-conflictuel, on puisse progressivement permettre au transport maritime de refonctionner par le détroit d'Ormuz pour permettre au pétrole, au gaz, mais aussi aux engrais, de recirculer.
Ensuite, il y a les mesures qu'on peut prendre pendant cette période à court terme. On l'a fait en libérant des réserves stratégiques sur le pétrole, et on va continuer de piloter cela finement en concertation. Donc c'est la coordination des États, à la fois qui produisent ou qui ont des réserves stratégiques.
Ensuite, il y a les mécanismes qu'on peut activer au niveau européen. On va le faire cet après- midi en discutant justement de nos mécanismes pour trouver des flexibilités. Enfin, c'est la responsabilité des gouvernements de pouvoir accompagner les personnes ou les publics qui sont les plus touchés par cette crise. Il y a des discussions qui sont en cours avec nos agriculteurs, avec nos pêcheurs en particulier, mais c'est au gouvernement de le piloter et qu'on viendra, dans les jours, les semaines qui viennent, en fonction de l'évolution de cette situation, de pouvoir apporter les réponses qui conviennent.

Journaliste
> [Accusation par le candidat socialiste à la mairie de Paris d’être intervenu personnellement sur la candidate Sarah Knafo pour qu’elle se désiste] Ces propos n'ont aucun sens. Ils déshonorent un peu la personne qui l'a dit comme ça à l'emporte-pièce, parce que ce n'est pas sérieux. Donc non, je ne connais pas Mme Knafo à titre personnel et je n'interviens pas du tout dans ces municipales. La discussion que nous sommes en train d'avoir montré que j'ai largement autre chose à faire. Donc les municipales doivent se tenir dans le cadre le plus respectueux, le plus républicain, mais tout ça est strictement faux et je crois n'est pas à la hauteur.

> [Décarbonation] Je pense que le mécanisme dit ETS, en particulier ETS1, est un bon mécanisme parce qu'il permet de faire la transition en préservant la compétitivité, donc qui réconcilie nos objectifs de compétitivité et de climat. Il faut donc le préserver. Par contre, dans le contexte actuel, nous devons trouver des flexibilités, des souplesses qui nous permettent, dans l'environnement international que nous connaissons, de répondre à la crise. Mais il faut garder la structure, garder la philosophie, garder l'approche et ne pas perdre de vue, justement, ce qui est aussi important pour les Européens.

> [Liban] L'objectif, c'est d'apporter notre soutien plein et entier au peuple libanais, aux autorités libanaises. Au fond, nos objectifs sont simples. Nous voulons aider le Liban dans son intégrité territoriale, sa souveraineté, sa sécurité. Pour ce faire, il faut aider les autorités libanaises, politiques et militaires, à reprendre le contrôle, à avoir le monopole des armes, comme l'a dit très clairement le président Aoun, et donc leur permettre d'orchestrer ce travail, de récupérer les armes, toutes les capacités, et de les enlever au Hezbollah.
La deuxième chose, c'est ensuite de convaincre Israël que ce travail est à faire par les Libanais et les forces armées libanaises et non pas en violant la souveraineté territoriale libanaise ou en bombardant le territoire libanais.

Journaliste (…)
Il y a des propositions, il y a un travail. Comme vous le savez, il y a un mécanisme de coordination qui existe avec les Etats-Unis et la France. C'est dans ce cadre, avec les Etats-Unis, que nous continuons de travailler et nous aidons le président Aoun, le Premier ministre Nawaf Salam, et nous sommes totalement à leur côté.

> [Avion de combat européen SCAF] Les armées françaises et allemandes nous disent c’est pertinent, les industriels nous disent, je les ai vus, ils nous disent, c’est pertinent. Ils n’arrivent pas à s’entendre, donc notre travail, c'est de faire en sorte qu'ils s'entendent.
Donc, on a décidé ensemble de lancer une mission de rapprochement d'Airbus et de Dassault dans les semaines qui viennent, qui doit se faire de manière calme, respectueuse, pour trouver, justement, les voies de convergence. Mais le cap stratégique est clair et il fait consensus entre toutes les parties prenantes.

> [Propos à l’issue du Conseil européen] Ce Conseil européen que nous venons d'achever a permis d'adopter des décisions sur la compétitivité européenne, de nous coordonner aussi sur le Moyen-Orient et de continuer la mobilisation sur l'Ukraine. Je vais revenir sur chacun de ces points.
Évidemment, c'est la situation en Iran et dans la région qui a occupé nombre de nos discussions. J'ai ici redit la position de la France dans ce conflit. Celle-ci est strictement défensive. Elle vise à protéger nos ressortissants et nos intérêts, à soutenir nos alliés régionaux et à préserver la liberté de navigation et la sécurité maritime, à tout faire pour aider à la désescalade. C'est pourquoi, dès hier soir, par les échanges que j'ai pu avoir avec l'émir du Qatar, d'abord, puis le président Trump, et dans les conclusions que nous avons adoptées aujourd'hui, nous avons appelé à la mise en œuvre sans délai d'un moratoire sur les frappes ciblant les infrastructures civiles, en particulier énergétiques et hydrauliques. En effet, les populations civiles, leurs besoins essentiels, ainsi que la sécurité des approvisionnements énergétiques, doivent être préservées de toute escalade. Et alors que la région entre dans une période de célébrations religieuses, l’Aïd comme Norouz, je forme le vœu que les armes se taisent pour donner une chance à une solution négociée et soutenable, et qu'une trêve puisse être acceptée par les parties prenantes dans les heures à venir.
Sur la question du Détroit d'Ormuz, nous avons pu là aussi échanger. J'ai redit qu'une fois que la situation serait plus calme, la France était prête, avec d'autres nations, à prendre la responsabilité d'un système d'escorte de navires dans le Détroit, dans le cadre d'une mission qui n'a pas vocation à être une action de vive force et qui devra faire l'objet d'échanges et d'une déconfliction avec l'Iran. Ceci implique d'associer tous les acteurs du secteur maritime, transporteurs comme assureurs. En revanche, nous ne participerons à aucune ouverture de force du Détroit dans le contexte des opérations de guerre et des bombardements en cours.
Au Liban, face à l'escalade, nous avons appelé à la cessation immédiate des hostilités, redit notre soutien au peuple libanais et à la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban. Nous avons enfin évoqué la situation dramatique à Gaza, en présence du secrétaire général des Nations unies, et rappelez combien il est essentiel, là aussi, de reprendre l'acheminement sans entrave de l'aide humanitaire afin de venir en aide aux populations, nous avons à plusieurs d'entre nous condamné les démarches en cours du gouvernement israélien en Cisjordanie.
Cette situation au Proche et Moyen-Orient, évidemment, est au cœur aujourd'hui de nos discussions, des initiatives que la France prend, qu'il s'agisse du Liban comme d'Hormuz, mais elle ne nous détourne pas du soutien que nous accordons à l'Ukraine. Nous continuons de travailler à des garanties de sécurité robustes avec la coalition des volontaires et de fournir un soutien financier et militaire qui correspond aux besoins de l'Ukraine. L'accord unanime du Conseil européen de décembre dernier sur le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine doit être respecté et mis en œuvre sans délai, conformément aux principes de coopération loyale. C'est ce que, ce matin, le président Costa a rappelé, et il a été sur ce point unanimement soutenu.
Je remercie le président Zelensky d'avoir, à ce titre et dans ce contexte, accepté d'accueillir en Ukraine une mission de l'Union européenne pour de l'assistance technique et le financement de réparation de l'oléoduc de Droujba, visé par des frappes russes. Si les préoccupations de sécurité énergétique dans l'Union européenne doivent être prises en compte, elles ne remettent pas en cause notre soutien et ne doivent pas être instrumentalisés. Nous allons donc continuer à travailler avec l'Ukraine pour les prochaines étapes. Dans le même contexte, nous allons aussi continuer le soutien militaire et capacitaire à l'Ukraine, ce qui doit nous conduire à produire davantage en européen.
Sur la compétitivité, comme je l'évoquais, nous avons acté des actions concrètes suite à la retraite stratégique que nous avons effectuée il y a quelques semaines, avec un agenda d'ici à fin 2026 volontariste, qui repose autour des quatre piliers que nous défendons. Simplifier la réglementation et approfondir le marché intérieur, diversifier les partenariats internationaux pour, là aussi, protéger davantage nos chaînes de valeurs et réduire nos dépendances stratégiques. Troisième axe, protéger la production en Europe, dans les secteurs stratégiques, avec une
référence claire à la préférence européenne et au Made in Europe, tout en mobilisant nos instruments pour assurer à nos entreprises et nos agriculteurs des conditions de concurrence qui soient pleinement loyales. Avec l'acte d'accélération industrielle, nous allons établir pour la première fois des obligations de contenu européen sur des secteurs clés comme l'acier, l'aluminium, l'automobile, le ciment ou les technologies vertes. Nous voulons aussi son adoption rapide pour soutenir la production en Europe et avoir également une préférence européenne sur des innovations et des segments technologiques de souveraineté comme le spatial, le cloud, l'IA ou le quantique.
Et puis, le quatrième axe de cette stratégie de compétitivité, c'est l'investissement pour soutenir l'innovation en Europe, en mobilisant investissements publics et privés. Ce sera au cœur de nos discussions sur le budget, les engagements que la BEI doit prendre, mais c'est aussi ce que nous voulons accélérer par l'union de l'épargne et de l'investissement, avec d'abord à court terme le programme de titrisation, puis une meilleure intégration de cette union.
Le Conseil européen a aussi échangé sur les mesures à prendre sur les prix de l'énergie dans le contexte actuel. S'agissant de l'approvisionnement, nous pouvons compter sur nos stocks de précautions et nos réserves stratégiques. Le G7, la semaine dernière, a coordonné une réponse commune qui a permis d'annoncer la libération dans les semaines à venir de 400 millions de barils.
S'agissant du prix de l'énergie, les réponses doivent se concentrer sur des mesures d'urgence pour atténuer l'impact économique, mais sans se tromper sur l'objectif qui reste la réduction des dépendances aux énergies fossiles. C'est là où, stratégiquement et à long terme, la démarche qui est la nôtre reste valide, celle qui consiste à nous décarboner, car la stratégie de décarbonation est celle qui permet d'accroître notre indépendance, d'améliorer notre compétitivité et, très clairement, de répondre à nos objectifs climatiques. Il faut simplement se mettre en capacité de le faire. Rappelez-vous, c'est ce que la France a défendu il y a quelques mois sur la mise en capacité d'atteindre les objectifs 2040 puis 2050. A ce titre, il y a donc eu un consensus, il y a eu une longue discussion, pour défendre le mécanisme dit ETS, et en particulier ETS1, mais nous avons acté de pouvoir trouver des ajustements ciblés de court terme en donnant mandat à la Commission de manière ciblée et technique pour répondre aux besoins de certaines industries énergo-intensives ou pour renforcer la stabilité et la prévisibilité du marché carbone et préserver la compétitivité de ces entreprises et de ces secteurs. D'autres mesures d'aide pourront être apportées aussi, mais elles doivent rester temporaires et ciblées dans le contexte que nous connaissons, mais sans renoncer à la stratégie que nous avons adoptée.
Nous avons ce soir également eu un échange en format zone euro, enfin un sommet de la zone euro, avec la présidente de la BCE et le président de l'Eurogroupe, pour renforcer le rôle international de l'euro, échanger justement sur les questions de souveraineté des paiements et le contexte macroéconomique. Nous avons eu une discussion sur la défense européenne qui a confirmé notre volonté d'accroître nos coalitions capacitaires et de renforcer là aussi une autonomie stratégique de l'Europe.
Je voudrais, avant de conclure, faire un dernier point sur les questions liées au numérique et à l'intelligence artificielle. D'abord, pour dire que la France a souhaité porter deux initiatives en lien avec ces questions. La première sur la protection de nos enfants. Comme vous le savez, nous sommes en train en France de prendre une loi qui sera, je l'espère, votée dans les prochaines semaines et que nous pourrons promulguer d'ici à l'été, qui a vocation à s'appliquer au 1er septembre et qui protégera nos enfants et nos adolescents des réseaux sociaux, en définissant la majorité numérique à 15 ans. J'ai à ce titre écrit à la présidente de la Commission pour qu'elle puisse mettre en œuvre ce qui relève de sa compétence, qui sont les procédures de vérification de l'âge qui seront imposées à ces réseaux sociaux, et pour qu'elles puissent être mises en œuvre avant l'entrée en vigueur de notre loi, c'est-à-dire avant le 1er septembre. C'est cette coordination entre ce qui est du niveau européen et français que nous faisons depuis des mois et qui nous permet d'avancer de manière pragmatique sur cette question ô combien importante. Nous sommes coordonnés avec une dizaine d'États membres qui font la même démarche que la France et, dans les semaines qui viennent ou les mois qui viennent, iront dans la même direction. J'espère qu'ensuite, nous dégagerons une large majorité puis une unanimité. C'est cet agenda de protection de nos enfants qui est très important et sur lequel nous avons avancé ces derniers jours.
L'autre initiative que nous avons prise, c'est la protection de nos processus électoraux contre les ingérences étrangères et les manipulations de l'information sur les plateformes et réseaux sociaux. Là-dessus, j'ai écrit également à la présidente de la Commission pour pouvoir obtenir des lignes directrices de celles-ci. Et, comme nous l'avons fait pour la protection des mineurs, savoir ce qui, à ses yeux, relève des compétences communautaires et nationales et pouvoir lancer les démarches au bon niveau. Mais nos objectifs sont simples. Nous voulons mieux encadrer les systèmes algorithmiques. Nous voulons faire supprimer les faux comptes et les contenus inauthentiques. Nous voulons avoir un marquage effectif des contenus générés et modérés par de l'intelligence artificielle, parce que ce sont des éléments de sincérité des réseaux sociaux que nous utilisons et que beaucoup de nos compatriotes utilisent, et de tous les citoyens européens, pour s'informer et décider de leurs choix démocratiques. Donc, là-dessus, il faut créer de la transparence, de la loyauté, de la fiabilité.
Donc, nous avons saisi la commission à ce titre, comme nous avons d'ailleurs insisté dans nos conclusions sur la lutte contre les ingérences étrangères, y compris d'acteurs privés, comme la Slovénie l'a subie ces derniers jours. Le Premier ministre Golob, dans le cadre de sa campagne, a été attaqué explicitement par une entreprise privée étrangère qui est venue faire interférence dans la campagne slovène. Et c'est un acte que nous avons clairement dénoncé et mis dans nos conclusions.

> [Hostilités au Moyen-Orient / Détroit d’Ormuz] J'ai expliqué au secrétaire général des Nations unies que la France entendait tester les principaux partenaires et en particulier les membres permanents du Conseil de sécurité sur l'opportunité d'avoir en effet un cadre onusien sur ce que nous voulons faire sur Ormuz. Donc j'ai informé mes collègues de cela, plutôt qu'ils ne m'ont demandé quoi que ce soit, parce que je considérais que c'était la transparence que je leur devais et c'était de bonne manière. C'est d'ailleurs la discussion que j'ai eue ce matin avec le Premier ministre Modi, avec lequel nous avons échangé sur ce sujet. Donc il y a une démarche exploratoire que nous avons commencée et nous verrons dans les prochains jours si elle a une chance d'aboutir. En fonction des tests que nous sommes en train de faire, nous continuerons d'avancer. Mais je pense que c'est quelque chose qui pourrait aider. Je suis prudent parce que ça ne dépend pas que de nous.
Je ne ferai pas ensuite de spéculation ou de scénario macroéconomique parce que je considère que ce n'est pas de la responsabilité d’un chef État et de gouvernement. En tout cas, nous, nous œuvrons pour qu'il y ait le moins d'impact possible. D'abord, depuis le début, en appelant à une désescalade, à une précision des objectifs qu'il y a derrière cette guerre pour qu'elle puisse trouver son terme le plus vite possible. Ensuite, justement, en appelant à préserver les capacités de production d'hydrocarbures, parce que c'est un des éléments clés. Ce qui s'est passé hier est mauvais pour tout le monde. C'est mauvais pour, évidemment, le Qatar, mais pour l'économie mondiale. Il n'y a pas de doute là-dessus.
Donc, très concrètement, la demande que nous avons faite d'un moratoire permet de répondre à ce sujet. Ce que nous proposons ensuite, dans le moment venu, dans un cadre qui sera adapté et juridique et concret sur le terrain, de permettre la libre circulation d'Ormuz, c'est une manière d'y répondre. Ce que nous avons fait avec, justement, la libération de nos réserves stratégiques à hauteur de 400 millions d'euros permet de relâcher les choses. Donc, je me concentre plutôt sur tout ce qui va nous permettre, dans cette période, de réduire les impacts sur nos économies. Et je ne ferai pas de spéculation sur les chiffres à venir.

> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] Le constat que je fais, c'est que tous les échanges qui ont été initiés par qui que ce soit depuis février 2025, début des initiatives américaines, n'ont pas abouti. Ce sont les États-Unis d'Amérique qui ont pris l'initiative d'un cessez-le-feu, qui l'ont proposé, je le rappelle, accepté dès début mars 2025 par le Président Zelensky, qui est pourtant l'agressé à Jeddah, rappelez-vous, en mars 2025. Depuis ce moment-là, qui a dit toujours non, non, non aux propositions américaines ? Qui a dit non au président américain à Anchorage au mois d'août dernier ? Qui a dit non à tous les envoyés qu'il a eus ? La Russie.

Donc oui, les discussions n'avancent pas très bien parce que ce sont des gens qui disent toujours non, ils ne veulent pas la paix. J'espère qu'un jour, ils diront on veut la paix. Ce n'est pas le cas. La lucidité nous conduit à regarder cela, mais c'est plutôt leur problème que le nôtre, c'est-à-dire qu'il faut simplement le sincériser.

> Il y a deux ans, dans la carte du Monde, on disait qui sont les grands alliés de la Russie ? Le Venezuela, M. Maduro, M. Bachar al-Assad en Syrie, et les dirigeants iraniens. C'était véridique, vous l'aviez dans toutes vos cartes, vous le sortiez dans tous vos journaux, dans toutes les cartes que vous présentiez. Ce sont les grands alliés de la Russie, ils les protègent. Le constat qu'on peut légitimement faire, c'est qu'il ne fait pas bon d'être protégé par la Russie. Parce qu'on n'a pas vu la Russie s'activer beaucoup pour protéger ni M. Maduro, ni M. Bachar al-Assad, ni manifestement le guide suprême iranien. Voilà. Je crois que c'est un élément de fait, là aussi. Mais il faut dire les choses comme elles sont. Elles peuvent déplaire. Ça ne suppose pas pour autant de tomber dans le folklore et d'être insultant. Moi, je ne serai pas insultant, mais j'essaie d'être factuel.

> [Liban] Alors, merci de m'offrir la possibilité de clarifier tous ces points. Il n'y a absolument pas de proposition française qui met dans la balance une reconnaissance [d’Israël], quelle qu'elle soit. Pas du tout. Ça n'existe pas. Il n'y a pas non plus de proposition française à proprement parler. Il y a un travail que nous menons depuis le début de l'opération israélienne en réponse aux attaques du Hezbollah depuis le sol libanais. Il y a un travail que nous menons en soutien du gouvernement libanais pour l'aider à structurer une réponse, une solution. Il y a des démarches que nous avons effectuées, en coordination avec les Américains, pour convaincre les deux parties de se voir. Voilà exactement le rôle qui est celui de la France.
Quelle est notre position sur le Liban ? Nous croyons dans la souveraineté, l'intégrité territoriale du Liban, et nous soutenons les décisions et les expressions très courageuses du président Aoun et du Premier ministre Nawaf Salam et de son gouvernement qui ont très clairement rappelé que le monopole des armes était aux forces armées libanaises et qu'il fallait donc que le Hezbollah rende ses armes. Voilà ce qu'on croit. Mais on ne pense pas que la lutte contre le Hezbollah ou la soustraction de ses armes puisse se faire par une puissance tierce. Donc nous pensons que l'opération militaire terrestre israélienne, comme les bombardements, ne sont pas adaptées et même sont inacceptables au regard du droit international comme de l'intérêt même et des Libanais et de la sécurité d'Israël dans la durée.
Au demeurant, j'ose ici rappeler qu'Israël, par le passé, a mené de telles opérations pendant plusieurs années qui n'ont pas produit les effets attendus. Donc dans ce cadre-là, nous sommes en soutien des autorités libanaises, seules compétentes pour régler ce sujet. Donc nous leur apportons le soutien technique. Comme vous le savez, nous devions organiser une conférence de soutien aux forces armées libanaises. Nous avons aussi mobilisé d'ores et déjà des moyens, des véhicules blindés, etc., pour les forces armées libanaises. Nous avons mobilisé des partenaires pour qu'ils aident les forces armées libanaises à faire ces missions. Et puis nous avons apporté un soutien humanitaire parce que vous avez aujourd'hui près de 800 000 déplacés qui viennent fragiliser à la fois l'unité du pays et qui mettent dans des situations de grande précarité des millions de Libanaises et de Libanais. Donc notre rôle n'est absolument pas de proposer un plan pour un pays tiers, mais c'est d'être aux côtés du Président, du Premier ministre et de leur gouvernement pour leur aider à construire des propositions de solutions, un chemin, et d'aider à ce qu'il puisse y avoir des discussions directes entre eux et les Israéliens. C'est aussi ça qui a conduit à des coordinations avec les représentants américains ces derniers jours et a poussé à toutes solutions. Et j'espère que cela pourra se faire dans les prochains jours ou les prochaines semaines, en tout cas le plus vite possible. Dans le même temps, j'ai échangé évidemment à plusieurs reprises avec les dirigeants libanais et syriens, et j'ai eu à deux reprises aussi des échanges trilatéraux avec les présidents pour aussi permettre d'avoir un agenda d'apaisement régional. (…)
Le sujet des négociations directes suppose que les délégations soient finalisées et que l'accord soit exprimé du côté israélien. Le président Aoun a très clairement dit sa disponibilité, sa volonté de le faire.

> Nous sommes, comme depuis le premier jour, aux côtés de la Moldavie, qu'il s'agisse d'ailleurs de sa sécurité démocratique, si je puis dire, de sa sécurité à tous égards, et des sujets que vous venez d'évoquer, et donc l'Europe se tient aux côtés de la Moldavie, à la fois par la relation que nous avons et le chemin européen qu'a commencé la Moldavie, et je souhaite qu'il puisse s'accélérer compte tenu des réformes qui sont faites et portées par la présidente Maia Sandu. Je pense que la qualité des réformes qui sont faites, l'engagement européen résolu qu'elle porte, et que porte aussi le gouvernement moldave, justifie pleinement que l'Europe soit au rendez-vous de ses responsabilités à l'égard de la Moldavie.
Je veux d'ailleurs saluer à ce titre la décision qu'a prise la Moldavie de rejoindre la coalition des volontaires et de participer aux efforts pour assurer la sécurité européenne et les garanties de sécurité, ce qui est exactement un signal qui va dans le sens de ce que vous évoquez.

> Nous gardons le cap. La Marine française a arraisonné ce matin en Méditerranée un nouveau bateau de la flotte fantôme, le Deyna. La guerre en Iran ne détournera pas la France du soutien à l’Ukraine où la guerre d’agression de la Russie se poursuit. Ces bateaux qui contournent les sanctions internationales et violent le droit de la mer sont des profiteurs de guerre. Ils cherchent à engranger des profits et financent l’effort de guerre russe. Nous ne laisserons pas faire.

> [Déclaration conjointe des dirigeants de l’Allemagne, de la France, de l’Italie, du Japon, des Pays-Bas, et du Royaume-Uni sur le détroit d’Ormuz] Nous condamnons avec la plus grande fermeté les récentes attaques menées par l'Iran contre des navires commerciaux non armés dans le Golfe, les attaques contre des infrastructures civiles, notamment des installations pétrolières et gazières, ainsi que la fermeture de fait du détroit d'Ormuz par les forces iraniennes. 
Nous exprimons notre profonde préoccupation face à l'escalade du conflit. Nous appelons l'Iran à cesser immédiatement ses menaces, ses opérations de minage, ses attaques de drones et de missiles ainsi que toute autre tentative de bloquer le détroit à la navigation commerciale, et à se conformer à la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations unies.
La liberté de navigation est un principe fondamental du droit international, notamment en vertu de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.
Les conséquences des actions de l'Iran se feront sentir partout dans le monde, en particulier pour les plus vulnérables.
Conformément à la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations unies, nous soulignons que de telles ingérences dans le transport maritime international et la perturbation des chaînes d'approvisionnement énergétiques mondiales constituent une menace pour la paix et la sécurité internationales. À cet égard, nous appelons à un moratoire immédiat et complet sur les attaques visant les infrastructures civiles, y compris les installations pétrolières et gazières.
Nous sommes prêts à contribuer aux efforts appropriés pour garantir la sécurité de la navigation dans le détroit. Nous saluons l'engagement des pays qui participent à la planification préparatoire.
Nous saluons la décision de l'Agence internationale de l'énergie d'autoriser la libération coordonnée des réserves stratégiques de pétrole. Nous prendrons d'autres mesures pour stabiliser les marchés de l'énergie, y compris en travaillant avec certains pays producteurs afin d'augmenter la production.
Nous travaillerons également à apporter notre soutien aux pays les plus touchés, notamment par l'intermédiaire des Nations unies et des institutions financières internationales.
La sécurité maritime et la liberté de navigation profitent à tous les pays. Nous appelons tous les États à respecter le droit international et à défendre les principes fondamentaux de la prospérité et de la sécurité internationales.

> Il est temps d’ouvrir une voie vers la désescalade pour la stabilité au Moyen-Orient. La France appelle à la mise en œuvre sans délai d’un moratoire sur les frappes ciblant les infrastructures civiles, qu’elles soient liées à l’eau ou à l’énergie. La liberté et la sécurité de la navigation doivent être rétablies. Alors que la région entre dans une période de célébrations religieuses et de renouveau, les esprits doivent s'apaiser et les combats cesser pour donner une chance à la perspective d’une solution négociée et soutenable.

> Protéger nos enfants et adolescents en ligne, protéger nos démocraties des ingérences étrangères, c’est absolument essentiel.

> Je viens d’échanger avec l’Émir du Qatar et le Président Trump suite aux frappes qui ont touché ce jour des sites de production gazière en Iran et au Qatar. Il est d’intérêt commun de mettre en œuvre sans délai un moratoire sur les frappes ciblant les infrastructures civiles, en particulier les infrastructures énergétiques et hydrauliques. Les populations civiles et leurs besoins essentiels, ainsi que la sécurité des approvisionnements énergétiques, doivent être préservés de l’escalade militaire.

> [Discours annonçant le porte-avions nouvelle génération : le « France Libre»] 400 ans de Marine nationale. Nous serons en mai prochain pour marquer cette date ô combien importante, quatre siècles aussi que notre industrie se déploie à son service. Ici même, nous le rappelions à l'instant. Eh oui, nos mers, nos océans sont, et j'ai eu plusieurs fois l'occasion de le rappeler, des nouveaux lieux de la conflictualité contemporaine et ils le seront année après année encore davantage, à coup sûr. Les derniers jours l'ont confirmé et l'avenir le confirmera encore. 
C'est pourquoi être là devant vous revêt une importance particulière. Dans ce site d'Indret qui accompagne cette odyssée de notre marine nationale depuis le début. Il y a quelques jours, notre porte-avions Charles De Gaulle et le groupe aéronaval qui l'accompagne arrivait au large de la Crète, de Chypre, du Liban. Nous étions à leurs côtés. Une fois encore, il incarnait aux yeux de nos compatriotes, aux yeux aussi du monde, notre détermination à défendre nos intérêts, à assurer aussi la défense de nos partenaires et à assumer nos responsabilités. 
Notre porte-avions, c'est la France faite volonté et puissance. Plus qu'un navire de guerre, il est la démonstration permanente de détermination et d'engagement pour agir seul, si nécessaire, avec nos alliés, si possible. Et rares sont les pays capables de projeter à des milliers de kilomètres de leurs côtes une telle combinaison de puissance aérienne, navale et de commandement. La France en est capable par un investissement de long terme et elle doit le rester. C'est le sens profond de ce que nous faisons aujourd'hui. 
Dans un monde où le champ des règles, comme je le rappelais il y a quelques jours à l’Ile-Longue, est un champ de ruines, où les crises surviennent n'importe quand et n'importe où, nous devons demeurer cette nation qui agit. Nos compatriotes le souhaitent et l'assument. Nos alliés attendent de nous que nous soyons au rendez-vous, capables, crédibles, déterminés, et nos adversaires potentiels doivent savoir que la France est puissance. 
Le 8 décembre 2020, au Creusot, j'annonçais alors que la France se doterait d'un nouveau porte-avions de nouvelle génération. En décembre dernier, devant nos forces françaises aux Émirats arabes unis, je confirmais cette décision et annonçais le lancement en réalisation du futur porte-avions. Ici même, aujourd'hui, dans ce chantier d'Indret, il prend désormais corps. J'ai pu voir les premières pièces, déjà impressionnantes, de technicité et de compétence. Ce qui se joue dans ces modules de chaufferie nucléaire et d'appareils propulsifs, dans le dévouement des femmes et des hommes qui prennent part à ce chantier, c'est bien la garantie de notre indépendance pour les décennies qui viennent. 
Ce porte-avions de nouvelle génération est l'enfant d'une grande histoire, une histoire de plus de 100 ans, avec le premier appontage réalisé sur le pont du Béarn, à travers la chaîne de nos 8 porte-avions. Béarn, Dixmude, Arromanches, La Fayette, Bois Belleau, Clémenceau, Foch, Charles de Gaulle. Histoire d'audace, histoire de conquête, car chaque porte-avions est un exploit humain, technique, industriel. Notre prochain porte-avions sera de 310 mètres de long. Il déplacera 80 000 tonnes. Il disposera de deux réacteurs nucléaires. Il représentera un tonnage 1,8 fois supérieur à celui du Charles De Gaulle. Ces chiffres disent la dimension de l'ambition qui est la nôtre. Et je le rappelais à l’île-Longue au début du mois, un porte-avions nucléaire participe de manière indispensable à notre capacité de dissuasion. Oui, construire un porte-avions, c'est mobiliser d'ici 2038, et donc pendant plusieurs années, les meilleures intelligences du pays, les savoir-faire les plus rares, les vocations les plus exigeantes. 
Cet exploit humain suppose l'effort de la nation. Ce nouveau porte-avions coûtera près de 10 milliards d'euros. C'est un investissement majeur, mais qui va bénéficier à tous, ici à Indret, mais aussi dans tous nos territoires. 90 % du coût de notre porte-avions, 90 %, bénéficiera directement à nos entreprises nationales. Il faut le dire clairement, le répéter, cet investissement de la nation pour son indépendance, sa souveraineté, crée des emplois en France, développe des compétences en France. Il permet aussi de poursuivre cette chaîne des compétences indispensables, qu'à raison nous n'avons jamais perdue. Qui est, pour certaines de ses compétences, une cohorte humaine si fragile. 
Naval Group, dont je salue ici le président-directeur général, Pierre Éric Pommellet, qui nous accueille sur ce chantier, TechnicAtome, Framatome, dont je salue aussi les dirigeants et les équipes, et dont le savoir-faire en matière de propulsion nucléaire est inégalé en Europe, les Chantiers de l'Atlantique, dont les formes verront naître la coque puissante et imposante de ce futur porte-avions, Thales et ses systèmes de combat, Dassault pour le groupe aérien embarqué, l'armurier MBDA. Ces grandes maisons sont notre fierté et seront évidemment au cœur de ce projet industriel et, avec elles, leurs entreprises conjointes. Elles forgent notre indépendance sous la maîtrise de notre ministère des Armées et tout particulièrement de la Direction générale de l'armement. 
Mais ce programme touche aussi plus de 200 métiers industriels différents, plus de 800 entreprises dans toute la chaîne productive : mécaniques lourdes, électroniques de puissance, systèmes numériques, ingénierie complexe, matériaux avancés, robotiques. Nous en avons vu un échantillon à l'instant avec vos élus. Ce sont des PME, des ETI, des grands groupes qui travaillent à la fois dans le secteur de la défense, parfois aussi dans le secteur civil, avec cette force du modèle dual que nous portons, et qui irriguent tous nos territoires. Je veux aujourd'hui remercier très directement, quelle que soit la taille de votre entreprise, l'ensemble des dirigeants, de leurs collaboratrices et de collaborateurs, tous ceux qui vont produire ce porte-avions de nouvelle génération, tous ceux qui, souvent dans l'ombre, portent un peu de l'avenir de notre défense et donc de notre avenir. Soyez fiers, fiers de faire partie de cette grande aventure industrielle, de cette grande aventure souveraine. Soyez fiers et soyez-en remerciés. Vous êtes la preuve que notre puissance militaire est autant la cause que la conséquence de notre puissance industrielle. Sans une industrie de la défense qui produit plus, plus vite pour son pays, nous ne saurons saisir les opportunités pour nous-mêmes, mais également à l'export. Et vous savez combien je tiens à cette dimension, surtout dans la période que nous vivons, et vous y contribuez. 
Sans une industrie de défense puissante, nous serions condamnés à l'inféodation militaire et donc la vassalisation stratégique et la soumission économique. C'est pourquoi, aussi vrai que nous défendons un modèle d'armée complet, une dissuasion nucléaire dont j'ai rappelé l'importance et l'investissement qui l'accompagne, nous défendons une indépendance industrielle, technologique et d'innovation, militaire bien entendu, mais surtout les domaines critiques, aussi dans le civil. 
Cette indépendance française, cette indépendance européenne aussi, est ô combien indispensable. C'est cela qui a justifié, ces dernières années, les deux lois de programmation militaire. Ce matin, j'ai présidé un Conseil de défense, à nouveau, qui a permis de finaliser la marche supplémentaire de cette deuxième loi de programmation militaire préparée par la ministre, qui passera début avril en Conseil des ministres ; ce sera ensuite soumis à nos Assemblées. Je remercie les deux présidents ici présents qui auront à porter ces travaux pour qu'avant le 13 juillet prochain, nous ayons pu voter et que nous puissions commencer à mettre en œuvre ce nouveau texte.  À l'issue de celui-ci, nous aurons, en 2027, doublé le budget de nos armées, doublé. 
Cet engagement inédit s'accompagne aussi d'un engagement dans notre industrie, à travers France Relance, puis France 2030, dans nos secteurs technologiques clés, où nous avons engagé 54 milliards d'euros pour financer des innovations de rupture, réindustrialiser le pays et, dans des segments critiques, recouvrer souvent notre indépendance ou la préserver, matériaux avancés, robotiques, systèmes numériques, drones basés sur l’intelligence artificielle, je pourrais multiplier les exemples qui, en s'appuyant sur la force de nos industriels ici présents, permet aussi d'accompagner les innovations indispensables. Cet engagement de la nation est une nécessité. C'est la même démarche que nous voulons pousser au niveau européen, avec une Europe qui, achète, mais produit, coopère, développe des capacités qui lui sont propres, réduit ses dépendances, des minerais critiques et terres rares jusqu'aux solutions technologiques les plus avancées, à l'égard de tous, parfois même de certains de nos alliés, pour se garder de tous les soubresauts du temps. C'était la conviction profonde dès l'après-guerre du général de Gaulle, et il avait raison. C'est celle que nous avons toujours maintenue, celle parfois qui a été fragilisée, que nous avons réparée, consolidée et sur laquelle nous avançons. 
Nous devons aujourd'hui, je veux profiter de ce moment pour le dire et le rappeler, aller plus vite et plus fort au-delà de cet argent public national. Il nous faut continuer de nous démultiplier en finançant davantage aussi avec de l'argent privé cet effort. Il nous faut en effet avoir des grands donneurs d'ordre du secteur qui financent encore davantage. Les commandes arrivent massivement et dans ce cadre, je souhaite qu'on puisse prendre davantage de risques, investir, soutenir le reste de la filière. 
L'économie de guerre n'est pas un horizon et il faut aussi avoir des industriels qui, parfois, anticipent les commandes à venir, prennent encore davantage de risques. L'avenir est assez clair. Nous aurons besoin de continuer d'investir. Et parfois, n'attendez pas toujours la signature de la commande. 
Nous avons toujours tenu parole, mais je constate que certains prennent des positions parce qu'ils sont plus audacieux que nous. Nous devons aussi mobiliser plus de financements privés et d'épargne de nos compatriotes. C'est le sens de ce qui a été fait avec le Fonds Innovation Défense, porté par MBDA, aux côtés de BPI France, de la Caisse des dépôts, qui a déjà investi dans une dizaine d'entreprises innovantes. C'est aussi ce qui est fait pour structurer beaucoup de filières que nous devons poursuivre. C'est le sens du dialogue de place co-présidé par Monsieur Brassac et Monsieur Guillou, lancé il y a un an pour structurer les liens entre la finance et la base industrielle de défense. 
Nous avons tant à réparer, là aussi, parce que notre Europe et la régulation de tous ses secteurs, depuis des décennies, reposait sur un dogme : financer la défense était mauvais. Ils se sont tous rappelés que financer la défense, c'était financer notre indépendance. Je me félicite de ce réveil que la France n'avait pas attendu, mais nous devons le démultiplier et, en effet, mobiliser davantage de l'épargne de nos compatriotes français et européens pour aller beaucoup plus vite, mobiliser les instruments, les fonds dédiés, mais aller de l'avant pour que cet argent privé finance nos efforts en matière de défense. C'est aussi ce que nous devons porter au niveau européen. Nous avons, ces dernières années, lancé des grands programmes, des grands projets. Ils ont tous des acronymes impossibles que les plus experts d'entre vous connaissent, des EDIP, aux SAFE, etc. Mais nous nous sommes battus à chaque fois pour une chose simple, que l'Europe finance de la défense, ce qu'elle ne faisait pas jusque-là, mais qu'elle le finance avec une vraie préférence européenne, et non pas pour que d'aucuns aillent acheter sur étagère ce qui était produit à l'autre bout du monde et ne viennent perpétuer nos dépendances technologiques et capacitaires. 
Si on croit dans l'indépendance de la France et l'indépendance de l'Europe, nous devons produire pour nous-mêmes et donc investir dans le temps long, donner de la visibilité à nos grands groupes, à nos ETI, à nos PME, à celles et ceux qui forment, pour avoir cette chaîne des temps, génération après génération, comme la France a su le faire, pour bâtir, pour innover, pour produire au service de nos armées. C'est une nécessité, c'est une nécessité pour rester pleinement souverain et cet effort industriel doit se démultiplier. 
Je le dis avec force aujourd'hui, nous devons encore accélérer, financer davantage, prendre plus de risques et produire plus vite. Je le dis indépendamment du projet qui nous occupe aujourd'hui, parce que l'Ukraine, malheureusement, ne s'arrêtera pas demain et l'Europe aura sans doute à produire davantage pour le théâtre ukrainien. La guerre aujourd'hui au Moyen-Orient, va nous conduire aussi à être davantage présents, y compris aux côtés de nos partenaires. Tout ça, c'est un test pour notre capacité non seulement à innover, mais à produire plus vite, en masse, pour certains de nos partenaires, si nous voulons gagner en compétitivité pour nous-mêmes et être présents sur ces marchés export, où des places peuvent nous être offertes si nous savons arriver en temps, en heure, en coût. 
Tout ça aussi est un enjeu pour notre jeunesse. Plusieurs sont là, qui incarnent ces générations. Au fond, ces grands projets et en rappelant le nom de nos porte-avions, je rappelais à chaque fois des générations de marins, mais aussi d'industriels, d'ingénieurs, d'apprentis qui se sont succédés et qui ont porté, acquis un savoir-faire qu'ils ont ensuite transmis à d'autres. C'est le défi qui est aussi le nôtre, un défi humain qui est au cœur de ce projet. Nous ne pouvons le réussir qu'en sachant attirer des jeunes, des collégiens, des lycéens d'aujourd'hui, les former par l'apprentissage, par les cycles universitaires adaptés, par nos écoles d'ingénieurs, et les fidéliser. C'est le défi qui est le nôtre. Je veux leur dire qu'ils ont là une chance immense, parce qu'il y a devant nous, en matière de nucléaire, une génération qui aura du travail à travers ce projet, celui aussi de nos sous-marins, mais également à travers le nucléaire civil, nos six plus huit réacteurs à venir. 
Et puis, tous ceux qui sont engagés dans l'industrie de défense, il y a évidemment le porte-avions, mais il y a aussi tous nos sous-marins, les nouvelles générations que nous mettions à l'eau ensemble il y a quelques années, ce qui me permet de faire un clin d'œil à d'autres géographies et à penser à Cherbourg, à Lorient, et à tant d'autres, de vos collègues. Oui, il nous faut continuer de bâtir, d'attirer ces talents. C'est pourquoi je souhaite qu'avec l'ensemble des collectivités territoriales, des élus présents, nous poursuivons cette réforme indispensable de nos lycées professionnels, que nous allions davantage former de jeunes dans nos campus des métiers et des qualifications, et je remercie nos métiers de l'industrie ô combien engagés dans cette aventure, et que nous continuons d'assurer ce lien entre nos lycées, nos premiers cycles universitaires, nos écoles d'ingénieurs, la recherche, l'industrie, et consolidions ce que nous avons su faire ensemble ces dernières années en matière d'alternance et d'apprentissage. 
Nous avons besoin de ces jeunes hommes et de ces jeunes femmes. Et permettez-moi d'insister sur l'importance de ce dernier terme, puisque nous avons cette volonté aussi que plus de jeunes femmes s'engagent dans les métiers de l'industrie comme dans ceux de la science, soient présentes sur ces grands chantiers, comme sont présents des pilotes de chasse engagés au stade initial d'une formation des plus exigeantes, et beaucoup de nos marins ici aussi. Et qui sait, nous avons dans cette salle peut-être le futur Pacha de ce nouveau porte-avions, le futur chef d'entreprise qui assurera l'entretien d'installations clés tout au long de la vie opérationnelle, et peut-être le futur pilote, le futur capitaine d'industrie. 
Chacune et chacun, vous faites partie de ce que d'aucuns appelleraient dans un secteur voisin cette œuvre commune qui est la nôtre, au fond, celle de l'indépendance de la France. C'est pourquoi aussi, c'est un effort d'innovation et d'avenir que nous portons, un effort de recherche, un effort de technologie. Ce nouveau porte-avions sera de son siècle. Si le Charles de Gaulle est encore de la génération analogique, son successeur sera digital et data-centré. Il bénéficiera d'une architecture numérique sécurisée, flexible, performante, offrant la capacité d'exploiter au maximum les différentes générations de systèmes de combat qui se succéderont tout au long de sa vie. 
Pour la première fois dans notre histoire navale, nous disposerons d'un porte-avions nativement conçu pour l'évolution. L'évolution des avions de combat qu'il embarquera, et nous savons combien nous sommes dans cette phase d'accélération indispensable, des drones qui l'équiperont et des capacités défensives et offensives qu'ils l’armeront. Nous construisons non pas un navire figé, mais un système ouvert, capable d'intégrer les ruptures technologiques, celles d'aujourd'hui ou celles qu'on entrevoit déjà, comme celles qui sont à venir. L'intelligence artificielle au service de la décision tactique, les drones de combat embarqués, les systèmes de défense laser, les architectures de commandement digitalisées, distribuées et cyber-sécurisées. 
Dans sa conception même, les solutions digitales de jumeaux virtuels et d'intelligence artificielle les plus avancées sont d'ores et déjà utilisées, en lien avec Dassault Systèmes, pour permettre un développement souverain. Ces chaufferies nucléaires seront elles aussi des prouesses de technologie permettant de délivrer deux fois plus d'énergie que celle du Charles de Gaulle dans un cadre de sûreté toujours aussi exigeant. 
Peu de nations savent, là encore, mener un tel chantier. Ces innovations sont au cœur de la conception, au cœur de la construction, au cœur des opérations de demain. Oui, ce navire, par sa propulsion nucléaire, ses technologies, par sa digitalisation, sera sur les mers ce que nous avons de meilleur. Effort de la nation, génie de nos entreprises dans tous nos territoires, mobilisation du secteur et des industriels, esprit de recherche, d'innovation, d'audace, énergie et engagement de notre jeunesse. 
Il fallait, comme à chaque génération, un nom pour dire tout cela. J'ai souhaité inscrire notre futur porte-avions dans l'affiliation du général de Gaulle. Sa vie, son destin, les choix faits dès le mois de juin 1940, après la débâcle, disent une certaine idée de la France. Pour lui, pour nous, l'esprit français, c'est un esprit de résistance, c'est une volonté que rien n'arrête. Volonté de résister pour demeurer libre, volonté irréductible, invincible sur le territoire national ou ailleurs face à l'occupation. Volonté qui, comme notre porte-avions, peut prendre les mers s'il le faut jusqu'à la victoire. Volonté de rester libre, oui. C'est bien cela, le grand projet qui est le nôtre, celui qui nous lie, celui de nos armées, mais aussi de notre recherche, de nos industries, de la nation. 
Cette volonté de rester libre, c'est celle de l'indépendance coûte que coûte, celle de l'autonomie d'action totale et sans contrainte, celle de la projection de nos forces là où la défense des intérêts de la France l'exige, partout dans le monde. C'est pourquoi notre nouveau porte-avions portera le nom de « France libre ». 
Dans ce nom passe la mémoire des femmes et des hommes qui se sont dressés face à la barbarie, unis pour sauver la patrie, déterminés à défendre une certaine idée de notre nation, nos compagnons de la libération. Ce nom scelle donc pour l'avenir un serment. Pour rester libres, il nous faut être craints. Pour être craints, il nous faut être puissants. Et pour être puissants, être prêts aux efforts. Dans ces efforts, soyons irréductibles, unis et sans relâche. Puissance, indépendance, résistance. Oui, c'est en servant la patrie que nous remporterons la victoire. Patriam Servando, Victoriam Tulit. 
Vive la République, vive la France, vive le « France libre. »

> « Ma patrie, c’est la langue française. » Cette patrie d’Albert Camus est désormais la quatrième plus importante au monde avec près de 400 millions de locuteurs. En cette Journée internationale de la Francophonie, continuons à la faire vivre, à la défendre et à l’aimer. La francophonie porte en elle l’héritage des siècles, le goût des nuances, la promesse du dialogue et l’idéal universaliste que nos écrivains n’ont cessé de porter, de Pascal à Hugo, de Senghor à Césaire. Notre langue progresse, elle rassemble et traverse les frontières comme un fleuve qui emporte des imaginaires et des cultures, des combats et des espérances : le monde. La langue française est un trésor. Alors lisons, partageons, enseignons et faisons rayonner la Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts, cœur battant de cette francophonie dont nous pouvons être très fiers. Vive la langue française !

 

► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)

> J’ai eu le plaisir d’ouvrir aujourd’hui le séminaire des directeurs territoriaux de la police nationale, réunis à
Paris. J’ai souhaité leur redire ma confiance, mon soutien et ma gratitude . Mieux que quiconque, je connais la signification de leur engagement au service des Français. J’ai également rappelé une exigence claire : obtenir des résultats, dans le respect de l’État de droit, avec une culture de l’action et une attention constante portée au terrain. C’est ensemble, dans cet esprit de responsabilité, de collectif et d’exigence, que nous continuons à faire avancer la sécurité pour nos concitoyens.

 

Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens combattants)
> [Arraisonnement d’un pétrolier de la «flotte fantôme» russe] Face aux tentatives russes de contournement des sanctions pour financer la guerre contre l’Ukraine, notre engagement demeure ferme et déterminé. La Marine nationale agit pour faire respecter le droit international en mer.

> Dans les Yvelines, au centre interarmées du soutien « équipements commissariat », j’ai échangé avec les équipes et des dirigeants des entreprises partenaires. Ici, rien n’est accessoire : du matériel de vie en campagne aux vivres opérationnels, des effets d’habillement à la protection balistique, chaque équipement compte. Derrière chaque mission, il y a une exigence absolue de qualité, de fiabilité et de réactivité, portée par nos fournisseurs. C’est ce niveau d’exigence qui permet à nos militaires, femmes et hommes, d’agir, de tenir et de réussir dans les environnements les plus exigeants. Car l’efficacité opérationnelle se joue aussi ici : dans la solidité du soutien et la performance des matériels.

> Comme attachés de défense, votre rôle est stratégique pour le ministère des armées. Dans un monde marqué par le retour des rapports de force, vous êtes au cœur de notre influence, de nos partenariats et du soutien à notre base industrielle et technologique de défense. Par les liens de confiance que vous créez dans chaque pays, par vos déplacements et vos échanges, vous bâtissez des relations durables, vous éclairez la décision et vous portez les intérêts de la France. C’est cette présence qui fait la force de notre diplomatie de défense et qui contribue directement à notre souveraineté et à notre autonomie stratégique. Vous faites rayonner la France et ses armées sur les cinq continents.

 

Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> Le travail pour assurer notre indépendance européenne doit continuer :
Nous devons suivre les recommandations du rapport Draghi pour renforcer notre compétitivité européenne.
Nous devons suivre les recommandations du rapport Noyer-Kukies pour renforcer l'Union de l'épargne et de l'investissement.
Nous devons continuer vers l'intégration des marchés financiers européens.
Ce sont des étapes essentielles et vitales pour renforcer notre marché européen, notre indépendance et notre puissance.

 

Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> [Déclaration à l’issue de son déplacement au Liban et en Israël] (Tel Aviv, 20 mars 2026) Alors que le Moyen-Orient est aux prises avec une conflagration d’une ampleur inédite, je me suis rendu hier et aujourd’hui au Liban puis en Israël. D’abord pour marquer la mobilisation de la France aux côtés des populations civiles, qui sont toujours les premières victimes de la guerre. En Israël, au Liban, en Iran et ailleurs, des femmes, des hommes, des familles vivent dans les abris, dans l’angoisse des bombardements et dans l’espoir d’un avenir meilleur, pour eux-mêmes et pour leurs enfants. Je suis venu aussi évoquer avec nos partenaires les voies d’une solution politique permettant d’apporter une réponse durable aux défis de sécurité collectifs qui ont suscité cette escalade sans précédent.
A Beyrouth, je me suis notamment entretenu avec le président Joseph Aoun, le premier ministre Nawaf Salam, le président du parlement Nabih Berri, et le patriarche maronite ; à Jérusalem, avec mon homologue, ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.
J’ai, en premier lieu, évoqué avec eux la dramatique escalade au Liban, provoquée par la décision inadmissible et irresponsable du Hezbollah, que nous avons condamnée avec la plus grande fermeté, de se joindre aux agressions iraniennes contre Israël, faisant primer le soutien au régime de Téhéran sur la stabilité et la sécurité du Liban et entraînant ce pays dans une guerre dont ne voulaient ni ses autorités ni sa population.
Face à ces attaques, qui éprouvent durement la population civile israélienne, notamment au Nord du pays, contraintes de se réfugier plusieurs fois par jour dans des abris, Israël a évidemment le droit de se défendre. Les populations et les infrastructures civiles doivent évidemment être préservées de ces opérations, conformément au droit international humanitaire. Les autorités israéliennes m’ont assuré qu’elles mettaient tout en œuvre pour ce faire. Les conséquences humanitaires de ce conflit, qui a déjà fait près de mille morts et un million de déplacés, sont un point d’attention majeur pour la France. A Beyrouth, après avoir livré la semaine dernière 60 tonnes de fret humanitaire – médicaments, poste sanitaire mobile, tapis de sol, couvertures… –, j’ai annoncé le doublement de notre aide, avec une contribution s’élevant à 17 millions d’euros pour soutenir les efforts du Haut-Commissariat aux réfugiés, de la Croix-Rouge qui œuvrent sans relâche pour protéger les populations civiles et appuyer les hôpitaux, et les efforts d’ONG françaises et libanaises engagées dans l’appui aux déplacés. Je me suis rendu, avec l’Ordre de Malte, aux côtés de ces populations durement éprouvées, dans un abri au sein d’une école.
J’ai évoqué avec les autorités libanaises les décisions courageuses et inédites qu’elles ont prises, et que nous avons saluées, déclarant illégales les actions armées du Hezbollah, exigeant l’arrêt immédiat de ses opérations et la remise de ses armes, par tous moyens possibles.
Ces décisions doivent être pleinement mises en œuvre pour garantir la sécurité du Liban et la sécurité d’Israël. Il en va de la responsabilité des autorités libanaises. Conformément aux instructions du gouvernement, l’armée libanaise doit prendre toutes les mesures qui s’imposent pour mener à bien le plan de désarmement du Hezbollah approuvé par le conseil des ministres.
J’ai évoqué, avec les autorités libanaises comme avec les autorités israéliennes, les défis posés par cette guerre, et la nécessité d’y apporter une solution durable.
Une solution qui ne peut être exclusivement militaire. L’histoire libano-israélienne démontre avec constance que les opérations militaires, même quand elles paraissent tactiquement couronnées de succès, peinent à produire des bénéfices de sécurité de long terme quand elles ne s’inscrivent pas dans une stratégie politique et diplomatique. J’ai réitéré à cet égard à mes interlocuteurs israéliens nos réserves quant à la perspective d’une opération terrestre d’une ampleur et d’une durée significatives, aux conséquences humanitaires lourdes et aux effets stratégiques incertains.
Pour sortir de la guerre, il faudra tôt ou tard négocier un accord, comme nous l’avons fait, avec nos partenaires américains, pour mettre fin au précédent conflit entre Israël et le Hezbollah en novembre 2024. L’exécutif libanais a marqué son ouverture, inédite, à des discussions directes et au plus haut niveau avec Israël.
C’est une opportunité historique, que j’ai appelé mes interlocuteurs israéliens à saisir, de pouvoir enclencher des discussions en vue d’un règlement durable, qui doit marquer l’affermissement de la souveraineté libanaise et notamment du monopole des armes par l’Etat, qui doit seul protéger l’ensemble des communautés au Liban, y compris et notamment la communauté chiite, mais aussi la définition d’un nouveau cadre pour les relations libano-israéliennes, qui permette de mettre un terme à l’état de guerre entre les deux pays, de délimiter une fois pour toutes les frontières terrestres et de tracer un chemin vers la paix et la sécurité partagées pour les deux pays.
J’ai rappelé à tous mes interlocuteurs, israéliens comme libanais, la disponibilité de la France à faciliter, en lien étroit avec nos partenaires américains, de telles discussions.
Le conflit entre Israël et le Hezbollah ne peut évidemment pas être dissocié de la confrontation plus large autour de l’Iran.
L’escalade en cours est porteuse de risques majeurs pour la sécurité de nos compatriotes, de nos emprises et de nos partenaires, pour l’économie mondiale et pour la stabilité régionale et internationale.
S’agissant de nos compatriotes, j’ai pu féliciter, au Liban comme en Israël, nos agents et leur engagement exemplaire, dans un contexte difficile, au service de la protection de nos communautés : 200 000 Français en Israël, 25 000 au Liban. Nous nous efforçons jour et nuit d’apporter des réponses à leurs difficultés et de faciliter le retour en France de ceux qui le souhaitent. Je veux aussi saluer le travail du contingent français de la FINUL au service de la stabilité.
S’agissant des menaces qui pèsent sur l’économie mondiale, j’ai exposé les efforts dont la France a pris l’initiative de travailler à une mission internationale défensive concourant à rétablir la liberté de circulation maritime dans le détroit d’Ormuz. Des dirigeants européens et asiatiques ont marqué hier une intention similaire. Le Président de la République a également proposé hier un moratoire contre les frappes ciblant les infrastructures civiles, qu’elles soient liées à l’eau ou à l’énergie, qui a suscité l’approbation du président américain et des dirigeants européens.
S’agissant de la stabilité régionale et internationale, pour laquelle le programme nucléaire du régime iranien, son programme balistique et son soutien à des groupes terroristes armés dans toute la région constituent de longue date un ensemble de défis et de menaces. J’ai redit à mes interlocuteurs israéliens notre conviction que quel que soit le résultat des opérations militaires en cours, il devra être complété par une solution politique produisant des effets durables. A cet égard, le régime iranien doit se résoudre à des concessions majeures et à un changement radical de posture permettant qu’émerge une telle solution, permettant la coexistence pacifique de l’Iran avec son environnement régional et permettant au peuple iranien de construire librement son avenir.
La stabilité de la région passe aussi par la mise en œuvre du plan de paix présenté par les Etats-Unis d’Amérique à l’automne dernier pour Gaza : accès humanitaire sans entrave, désarmement du Hamas, restauration d’un horizon politique fondé sur la solution à deux Etats.
Je ne suis pas venu promettre une fin immédiate des hostilités, qui n’est pas dans les mains de la France, pays qui n’est pas partie à ses conflits. Il n’y a pas de sortie de crise de court terme évidente à la conflagration régionale en cours, qui dure d’une certaine manière depuis le 7 octobre 2023. Mais cela ne doit en aucun cas être un prétexte à l’inaction. La France ne pratique pas une diplomatie de l’attentisme et de la résignation. Au contraire, c’est notre responsabilité de travailler dès aujourd’hui à poser les jalons d’une solution politique durable, qui mette fin aux guerres dans lesquelles le Liban et Israël sont depuis trop longtemps plongés. C’est ce à quoi je suis venu travailler aujourd’hui.

> À Beyrouth, aux côtés des personnes déplacées prises en charge par les gilets rouges de l'ordre de Malte. En solidarité avec le peuple libanais, entraîné dans une guerre qu'il n'a pas choisi, nous doublons notre aide humanitaire au Liban, la portant à 17 millions d'euros.

 

Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations)
> Le 19 mars 2012, la France basculait. Pour la première fois, une école était prise pour cible. Trois enfants et un enseignant étaient exécutés à bout portant parce qu’ils étaient juifs.  Myriam Monsonego avait 7 ans.  Arié Sandler, 5 ans.  Gabriel Sandler, 4 ans.  Jonathan Sandler, 30 ans. Quelques jours plus tôt à Montauban Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf, Mohamed Legouad - étaient assassinés parce qu’ils représentaient la France. Ce jour-là, ce n’est pas seulement Toulouse, Montauban, nos compatriotes juifs ou l’armée qui ont été frappés. C’est la République elle-même. On ne transige pas avec l’antisémitisme. Jamais. On ne compose pas avec lui. Et on ne s’allie pas avec ceux qui l’entretiennent, l’excusent et l’alimentent. Une meute qui a fait de l’insinuation et de la violence un mode d’action politique et qui hystérise sur des estrades avec des noms juifs dont on écorche volontairement la prononciation. Ce n’est pas un accident, encore moins un dérapage ; c’est une stratégie. Et s’y associer, ce n’est pas un détail ; c’est une faute.

 

Sabrina Roubache (ministre déléguée auprès du ministre du Travail et des Solidarités et du ministre de l’Education nationale chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage)
> Journée historique à Indret avec le Président Emmanuel Macron pour le lancement du porte-avions de nouvelle génération (PA-NG), France libre. Au-delà de la prouesse technologique, ce géant de 80 000 tonnes est un immense moteur pour nos compétences nationales. Mon ambition est claire : que ce chantier d'exception profite directement à nos jeunes, à nos apprentis et à nos lycéens professionnels. L’industrie de pointe, c’est une place pour chaque talent, du CAP au Bac+5 : • 8 500 emplois mobilisés pour bâtir notre souveraineté. Une excellence incarnée par Luka, Marc-Antoine, Arthur et Yasmina, que j'ai eu la fierté de rencontrer aujourd'hui. Qu’ils soient soudeurs, architectes ou ingénieurs, ils sont les visages de la France qui gagne. Plus que jamais, le Lycée Professionnel est une voie de réussite et de fierté. Continuons de bâtir ces ponts entre l’école et l’entreprise.

 

Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition écologique)
> Hier soir à l’assemblée générale de Chasseurs France. Échanges sur des enjeux très concrets : régulation du grand gibier, prévention des dégâts agricoles, développement de la filière venaison. Un dialogue nécessaire au service de l’équilibre de nos territoires.

 

Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> La Francophonie c’est :
- 396 millions de locuteurs
- 90 pays membres de la f
rancophonie
- 4e langue mondiale
Belle Journée internationale de la francophonie à toutes et à tous !

> « Nous n’abandonnons pas nos ressortissants ». Un vol militaire affrété par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a pu quitter l’aéroport David Ben Gourion de Tel-Aviv avec à son bord plus de 200 de nos compatriotes. Jusqu’à présent, les départs s’effectuaient depuis la frontière égyptienne jusqu’à l’aéroport égyptien de Charm el-cheick. À ce jour, plus de 20 vols ont été organisés par le gouvernement pour ramener nos compatriotes en France. Des dizaines de milliers ont pu regagner notre pays par tous les moyens disponibles. Merci à toutes les équipes mobilisées, Centre de crise et de soutien et tous nos postes diplomatiques et consulaires. La sécurité de nos compatriotes est et restera notre priorité absolue.

 

● Autres ministres
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)

> Voie pro: en 2038, le France libre, le porte-avions français de nouvelle génération, voguera sur les mers avec son groupe aéronaval. D'ici là, ce sont :
- 14 000 personnes,
- travaillant dans 800 entreprises sur tout le territoire qui oeuvreront à sa construction.
Plus de 200 métiers seront mobilisés, notamment des ingénieurs et des techniciens issus de la voie professionnelle: chaudronniers industriels, électromécaniciens, usineurs tourneurs fraiseurs, soudeurs, dessinateurs industriels... CAP, Baccalauréats, BTS, etc. La voie pro sera au rendez-vous de l'excellence, comme toujours.
C'est aussi cela, la voie pro.

 

Philippe Baptiste (ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace)
> Vive le France Libre ! Notre futur porte-avions sera un élément central de notre souveraineté et une vitrine de l’excellence de la France. L’excellence de notre industrie, de notre innovation et de notre recherche. Vitrine également de l’excellence de nos formations, qui vont fournir au cours de 10 prochaines années les meilleurs ingénieurs, techniciens et ouvriers à ce chantier qui projette le pays et ses armées jusqu’au terme du 21eme siècle.

 

Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> L'État ne s'est jamais enrichi pendant des crises pétrolières.

> [Augmentation des prix du gaz] Ça n'a rien à voir avec ce qu'on a connu en 2022.

 

Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Il y a 14 ans, le terrorisme islamiste frappait l’école Ozar Hatorah à Toulouse. Trois enfants et un enseignant étaient assassinés parce que Juifs. Face à la barbarie, nous ne céderons rien, jamais.

 

► Assemblée nationale 
Yaël Braun-Pivet (présidente) 

> La souveraineté et l'indépendance, la puissance et la fierté, l'histoire et l'avenir : c'est ce qu'incarnera notre porte-avions France Libre ! Avec ce porte-avions de nouvelle génération, nous poursuivons l'effort majeur d'investissement au profit nos forces armées. Dans la lignée du Charles de Gaulle, la France réaffirme sa force et son attachement indéfectible à la liberté.

> Profitons de cette énième fake news pour faire un peu de pédagogie. La présidente de l'Assemblée nationale ne décide pas de tout seule, encore moins lorsqu'il s'agit de commissions d'enquête qui, pour mémoire, sont créées à l'initiative des groupes politiques. Seule la commission d'enquête, et particulièrement son bureau, décident de qui est auditionné ou non. Point barre.

 

► Partis politiques 
● Renaissance 
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
> Alors que les alliances contre-nature avec l'extrême gauche et l'extrême droite se multiplient, mobilisez-vous. Mobilisez-vous pour des candidats courageux qui refusent de servir de marchepied aux extrêmes et portent nos valeurs !

> Pendant des mois, le PS et les écologistes expliquaient que LFI représentait une ligne trop radicale, incompatible avec leurs valeurs. Ils mettaient en garde, ils traçaient des lignes rouges. Aujourd’hui, ces lignes ont disparu, ces partis ont basculé du côté obscur !

 

Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> Le France Libre. 80 000 tonnes de diplomatie. 80 000 tonnes de puissance. Bravo aux ingénieurs, techniciens et ouvriers de Naval Group, de TechnicAtome, de Framatome, de Dassault, de Thalès, de MBDA et de l’ensemble des 800 entreprises qui participeront à bâtir notre prochain porte-avions. Vous faites notre indépendance, notre souveraineté et notre fierté.

> À Nice, la direction de LR refuse d’appeler à voter pour le candidat Horizons qui fait face à l’extrême droite. Des repères fondamentaux disparaissent. Tout comme des millions de Français de gauche rejettent l’alliance entre le PS et LFI, des millions d’électeurs et des élus locaux d’une droite républicaine sincères continuent de rejeter l’extrême droite. Par intérêt personnel, pour régler des comptes ou conserver des postes, les directions du PS et de LR abandonnent les valeurs fondamentales, valident des alliances contre nature et servent de marchepied à l’extrême droite comme à l’extrême gauche. Au prix d’un spectacle affligeant laissant les Français abandonnés et désespérés par ce jeu politique. Il faudra un moment de clarification et de rassemblement de tous les Français. Je salue les candidats qui refusent de se laisser aller à ces manœuvres, fidèles à leurs principes.

 

Agnès Pannier-Runacher (députée)
> Il faut agir sur la cause de l’envolée des prix du carburant. C’est pour cela que la priorité est de débloquer le détroit d’Ormuz. La France prend toute sa part a cette action. Il faut ensuite baisser la pression sur le marché pétrolier. C’est tout l’enjeu du déblocage de 400 millions de barils de pétrole issus des stocks stratégiques. Ces stocks sont en train d’arriver sur le marché. Il faut enfin travailler à contenir le prix du pétrole en france. C’est tout l’enjeu des mesures de plafonnement des prix négociées avec Total ou de limitation des marges négociées avec les distributeurs.

> L’extrême droite et une partie de la droite ont voulu ralentir la transition énergétique. Ils ont fait le jeu des fossiles, ils auront des comptes à rendre. Cela faisait des mois que je le disais : « à la première crise au Moyen-Orient, nous serons confrontés à une crise énergétique si nous n’accélérons pas notre électrification ». Parce que quand on importe à 99% des fossiles, on est dépendant. C’est un sujet géopolitique. Tout ce que nous avons fait en matière d’électrification pèse positivement aujourd’hui dans la balance.

> Stupéfaite des attaques gratuites et ad hominem de Pierre Hurmic à l’encontre de Thomas Cazenave, son opposant pour l’élection à la mairie de Bordeaux. Il faut qu’il soit singulièrement à court d’arguments pour défendre son bilan et son programme pour en arriver là. Les Bordelais et les Bordelaises ne s’y tromperont pas dimanche prochain. Ils voteront pour un maire qui redonnera à Bordeaux son ambition et sa douceur de vivre. Ce candidat, c’est Thomas Cazenave !

> Les élections municipales rebattent les cartes : Olivier Faure avait fait du non accord avec La France insoumise une ligne rouge qu’il a franchie à 14 reprises. On ne peut pas lui faire confiance. Il est décrédibilisé. Aujourd’hui, la droite modérée doit se retrouver avec la gauche de responsabilité, portée notamment par Place publique. Je prendrai des initiatives en ce sens.

> L’extrême-droite a pris le pouvoir aux États-Unis, en Italie, en Slovaquie, en Hongrie, ils participent au gouvernement en Suède et j’en passe. La ligne très claire du bloc central et de Renaissance, portée par Gabriel Attal, est de lutter pied à pied contre les extrêmes. Ni extrême droite, ni extrême gauche. Il faut croire que nous sommes les seuls à tenir cette ligne.

> Il faut sortir du narratif imposé par le Rassemblement Nationale et la France insoumise. La France Insoumise pèse dans moins de 0,5 % des communes. Ils sont arrivés en tête dans 5 villes sur 35 000. Dimanche, plus de 100 maires Renaissance ont été élus dans des villes importantes. Il faut sortir de ce parisianocentrisme et regarder le pays tel qu’il vote réellement.

 

Prisca Thevenot (députée)
> Olivier Faure est le fossoyeur de la gauche. Comment peut-on s’allier avec LFI dont le leader multiplie les dérives antisémites et qui fait entrer au Parlement un fiché S et un ancien dealer ? Et pourquoi ? Pour un parti en tête dans seulement 5 villes (sur 35 000) au 1er tour.

 

● MoDem 
> À Strasbourg, le PS préfère LFI à sa candidate, coupable de s’être alliée à un modéré. Mélenchon (ambigu sur l’antisémitisme, conflictuel et violent) serait préférable aux modérés ? En sacrifiant tout pour des victoires de court terme, Olivier Faure prépare celle du RN en 2027.

> Quand l'alliance de la honte entre LFI et le PS aux municipales met en lumière des dizaines de mensonges.
Leur stratégie ? Faire barrage aux candidats qui ne sont pas d'extrême droite pour sauver leur poste, au détriment de leurs engagements.
Marc Fesneau: « Les dirigeants actuels du PS lorsqu'il faut faire le choix entre la défaite et le déshonneur, font celui du déshonneur... ils auront les deux ! »

 

Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale)
> 8 jours, c'est le temps qu'il a fallu au PS pour renier sa propre ligne. Toulouse, Nantes, Brest, Avignon… des millions de Français concernés par cette alliance nationale. La crédibilité de la parole politique déjà si fragile, décrédibilisée une fois de plus. Une fois de trop.

 

► Autres 
● Organisations centristes 
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen) 
Valérie Hayer (députée, présidente)
> Pré-sommet
Renew Europe avec un nouvel arrivant, le premier ministre néerlandais. Ravie de te voir parmi nous cher Rob ! Ton énergie et ton leadership au service de l’Europe nous sont précieux ! Guerre en Iran, compétitivité, Ukraine : la famille Renew Europe est plus déterminée que jamais à agir pour renforcer notre indépendance et la puissance européenne.

 

Bernard Guetta (député)
>
Il y a des moments du bloc central qui me peinent considérablement. Quand je vois que, à Paris, nous soutenons Madame Dati, qui est soutenue par l’extrême-droite, je le regrette profondément.

 

Pascal Canfin (député)
> Accord UE-US Nous avons toujours critiqué cet accord profondément déséquilibré. Trump ne cesse de multiplier les menaces contre les Européens. Les conditions ne sont donc pas réunies pour soutenir cet accord malgré les avancées importantes au Parlement européen.

 

Nathalie Loiseau (députée)
> L’accumulation d’erreurs tragiques de l’administration Trump n’a qu’un effet : favoriser Vladimir Poutine, qui le rend bien mal aux Etats-Unis.

> L’IA nous trompe, les plateformes nous manipulent mais il paraît qu’il est urgent de « simplifier » les réglementations numériques européennes. Sincèrement, je m’interroge.

> Emmanuel Macron cite les manipulations de l’information en cours dans la campagne électorale slovène. Il pourrait aussi parler de la Hongrie. Le bouclier démocratique européen vise à mieux nous protéger. Je travaille sans relâche à le faire avancer. Nos démocraties en ont besoin.

 

Stéphanie Yon-Courtin (députée)
> Nouvelle décision de la cour d’appel de Paris : pas de suspension Shein ! Face aux géants de l’ultra fast fashion, les réponses nationales ne suffisent plus. L’Europe doit prendre le relais.
Le DSA prévoit déjà des outils forts, jusqu’au retrait provisoire des plateformes récidivistes.
Il est temps de les utiliser !

 

Grégory Allione (député)
> Les bombardements russes sur les infrastructures ukrainiennes ont provoqué cette semaine une marée noire sur le Dniestr : le fleuve qui alimente 2,6 millions de Moldaves en eau potable.
Le mécanisme de protection civile de l'Union européenne a répondu en 72 heures :
- des spécialistes déployés sur place
- du matériel de confinement fourni par la Roumanie
- des satellites pour cartographier la contamination
C'est ça, la solidarité européenne concrète. C'est ce que je défends : une Europe qui protège vraiment.

 

 


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