mercredi 1 avril 2026

La Quotidienne centriste du 1er avril 2026. De l’inutilité d’aller (à nouveau) sur la Lune


Cette nuit, la fusée Artémis décollera de Cap Carnaveral en Floride avec un équipage qui ira faire le tour de la Lune pour préparer les prochaines missions américaines avec alunissage.

Un nouvel épisode du feuilleton dont la trame est: qui va parvenir à alunir en premier sur la Lune, les Etats-Unis ou la Chine?

Au-delà de cette interrogation qui n’intéresse que l’Administration Trump et le régime de Xi ainsi que les nationalistes des deux pays, on ne voit aucune utilité de retourner sur notre satellite.

Déjà, dans les années 1960, la course entre les Etats-Unis et l’Union soviétique posait question au vu des sommes astronomiques qui furent dépensées par les deux camps afin de savoir, soi-disant, si c’était le système «capitaliste» ou «socialiste» qui était le plus efficace en la matière et donc, en général.

Comme si cela avait à voir avec le bien-être de l’Humanité.

La victoire américaine en 1969 avec Neil Armstrong, le premier homme à fouler la poussière lunaire fit évidemment sensation et fierté au-delà même du peuple étasunien parce que c’était la première fois que cette Humanité réussissait à aller poser le pied ailleurs dans l’univers.

Mais le programme Apollo qui continua encore quelques années fut arrêté pour deux raisons: les gens ne s’intéressaient plus à ces voyages qui n’avaient plus aucun but et il n’y avait rien à gagner pour les Etats-Unis à les entreprendre.

Rien n’a vraiment changer aujourd’hui malgré les intox et autres propagandes des partisans des programmes lunaires et martiens qui prétendent, à rebours des constats des années 1970, qu’il y a beaucoup à gagner à y aller et à y établir des bases, voire d’y faire des extractions de matières premières.

Or la tâche s’évère quasi-impossible pour la Lune.

Sans parler de Mars parce que l’on ne sait pas du tout comment faire pour y envoyer des humains et, surtout, qu’ils reviennent vivants, ce qu’oublient de nous dire les partisans de sa «conquête»!

Ici, il ne s’agit plus de science utile mais seulement d’un plaisir – et d’un gagne-pain – pour ceux qui travaillent sur ces programmes et d’hubris pour les politiciens qui les ont décidé comme Donald Trump et Xi Jinping.

Mais comme il s’agit d’un spectacle, nous y serons conviés par les médias et, devant des images fascinantes, nous serons évidemment ébahis.

Reste que ce divertissement à un prix exorbitant pendant que trop de monde souffre sur la planète Terre et que l’argent dépensé pourrait être mieux utilisé.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


Propos centristes. France – Quelle candidature à la présidentielle? / Lutte contre les fraudes sociales et fiscales / Baisse du nombre d’élèves / Statut de la Nouvelle-Calédonie / Alliance avec le Japon / Le RN s’en prend à l’UE / Liban: casques bleus attaqués / Agression de Poutine contre l’Ukraine…


Voici une sélection, ce 1er avril 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Emmanuel Macron (Président de la République)
> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] Depuis février 2022, le Japon se tient aux côtés des Européens avec constance pour rappeler l’importance d’une paix juste et durable et le respect du droit international.

> Le message que je porte au Japon et partout : vous avez tant de raisons de choisir la France et l'Europe !

> Si la France aime tant le Japon, et le Japon la France, c’est parce que nos cultures se parlent, se répondent et nous rapprochent. Échanges passionnants ce soir avec de grands auteurs, créateurs et éditeurs de mangas, d’animés, de jeux vidéo et cartes.

> Très heureux de retrouver la Première ministre Sanae Takaichi. Dans un monde bousculé par les guerres et les tensions, le partenariat d’exception entre le Japon et la France continue de se renforcer. La paix, la souveraineté et la prospérité sont notre horizon partagé.

 

► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite; c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a composé un gouvernement d’axe central.]
> [Nouvelle-Calédonie] À l’approche du débat à l'Assemblée nationale, j’ai souhaité réunir à Matignon certains signataires de Bougival, - indépendantistes et non-indépendantistes -, qui étaient présents à Paris. La porte du gouvernement demeure ouverte pour l'ensemble des acteurs qui le souhaitent et le demandent. Si les Gouvernements changent, la continuité de l’État impose plus que tout le respect de la parole donnée ; et son devoir d’impartialité lui impose en conséquence de présenter cet accord au Parlement. On peut ensuite être favorable ou s'opposer à cet accord, l'amender ou non, le voter ou non. Toutes les positions sont évidemment respectables : c'est la démocratie. Mais il serait impensable que ce texte soit rejeté sans examen, sans aucun débat préalable, sans aucune discussion de fond. Pour la démocratie, pour les Calédoniens et pour l'intérêt général : le débat doit être ouvert. Une motion de rejet préalable à tout débat serait une forme de "motion de mépris" pour les signataires de cet accord, et ce quelles que soient leurs convictions : indépendantistes ou non-indépendantistes. N'oublions jamais que le chemin en Nouvelle-Calédonie passe par le dialogue entre les acteurs, cela doit aussi se refléter dans l'hémicycle.

> Accord signé ce soir entre les syndicats d’infirmières libérales et l’Assurance maladie ! Les principaux actes infirmiers sont revalorisés de +9,5%. Dès 2027, de nouvelles consultations seront remboursées (diabète, prévention) et certaines plaies simples pourront être prises en charge directement. Les actes les plus lourds sont mieux valorisés et l’activité des remplaçants mieux encadrée. 500 M€ supplémentaires seront engagés progressivement sur 2026-2029 pour valoriser ce métier et renforcer l’accès aux soins pour les Français. Chaque infirmière verra sa rémunération augmenter, avec un gain d’environ 410 € fin 2026, puis près de 2 500 € par an en 2027 et 2028. Une avancée concrète pour ce métier essentiel, au cœur de notre système de santé et de la protection des Français.

> Le racisme - comme l’antisémitisme ou l’homophobie - n’est pas une opinion : c’est un délit. La violence dans le débat public doit être refusée et combattue. Le maire de Saint-Denis - car il est agent de l’État - a des devoirs mais aussi le droit à une protection particulière. J’ai demandé au préfet de se porter partie civile dès qu’il déposera plainte.

> Au 1er avril 2026, la prime d’activité est revalorisée de +50€ par mois en moyenne. Près de 3 millions de ménages gagnant un peu plus d’un SMIC sont concernés : salariés modestes, jeunes actifs, familles monoparentales, personnes seules, ainsi que certains étudiants et apprentis. C’était un engagement pris lors du débat budgétaire : nous le tenons. Les effets seront visibles dès le mois de juillet, sans aucune démarche. Le montant est adapté à chaque foyer selon les revenus, la composition, le nombre d’enfants à charge, le logement et les aides perçues. Les droits sont réévalués tous les 3 mois pour s’adapter aux changements de situation. Objectif : que le travail rapporte toujours plus pour les travailleurs modestes.

> A Matignon hier avec Laurent Nunez, rencontre avec Sa Toute-Sainteté Bartholomée Ier, patriarche de Constantinople. Echanges sur la situation des chrétiens orthodoxes au Moyen-Orient et en Ukraine et autour de son engagement pour l'environnement. La France reste pleinement attentive à ces enjeux.

> Chaque euro de la solidarité nationale doit aller à ceux qui y ont droit. Les fraudes sociales et fiscales sont une atteinte à ce principe : elles fragilisent les finances publiques et l’équité. Le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales doit permettre à l’administration de mieux les détecter et les sanctionner, protéger les comptes publics et garantir que chacun respecte les mêmes règles. Objectif : 1,5 Md€ de gains au plus vite pour les comptes publics. C’était un de mes premiers engagements. Le débat parlementaire reprend aujourd’hui et il est important.

> Dans un contexte d’augmentation des prix des carburants, 3,8 millions de foyers - soit plus de 6 millions de Français - recevront automatiquement, dès cette semaine, le chèque énergie. 153 € en moyenne par foyer, pour 600 M€ mobilisés sur le budget de l’Etat. Un soutien concret depuis 2018 pour aider les Français les plus modestes à faire face aux dépenses d’énergie et à la pression sur le pouvoir d’achat. Ce chèque permet d’alléger directement les factures d’électricité, de gaz ou de fioul. Aucune démarche à faire : il est envoyé automatiquement aux Français concernés, pour un soutien immédiat. Et en 2026, nous élargissons le dispositif : grâce à un croisement complémentaire de données, près de 700 000 foyers supplémentaires recevront le chèque énergie dès le 1er mai. Un guichet est ouvert pour permettre à celles et ceux qui n’auraient pas été identifiés de faire valoir leurs droits.

> [Propos racistes contre le maire de Saint-Denis / Intervention à l’Assemblée] Dans cette ambiance malsaine, reconnaissons-le, il faut revenir à des principes simples et clairs, ceux de la République. Je le disais en d’autres circonstances il y a quelques semaines, il faut toujours –⁠ je sais que vous le faites – refuser la violence, physique et verbale, dans le débat public. Le racisme n’est pas une opinion – pas davantage que l’antisémitisme, pas davantage que l’homophobie.  Par définition, il tombe sous le coup de la loi. Avant cela, il tombe sous le coup d’une responsabilité politique collective, qu’il nous revient de rappeler ici sans relâche : nous devons refuser toute forme de violence dans le débat politique et le débat public. La manière dont se sont déroulées, de manière générale, les élections municipales n’est pas une réussite collective.
Ensuite, il y a la responsabilité individuelle. En tant que maire, le maire de Saint-Denis est un agent de l’État, il mérite donc une protection particulière ; mais je souhaite que nous allions plus loin. Dès lors qu’il aura porté plainte, je demanderai au préfet de Seine-Saint-Denis de se constituer partie civile à ses côtés. Je le répète, le racisme n’est pas une opinion. C’est donc à la justice de dire le droit, et non au gouvernement, cela va sans dire. C’est à l’autorité judiciaire, au parquet puis au siège, d’établir les faits. J’y insiste, le maire est un agent de l’État, il doit donc, lui aussi, veiller au respect du droit dans la commune.
Je réponds au député Coquerel, qui, tout à l’heure, a tenté de faire croire qu’il y aurait une suspicion de racisme de la part du gouvernement de la République. Non, ce n’est pas vrai ! On ne peut pas dire cela ! C’est un mensonge ! En disant cela, vous contribuez justement à la banalisation du mal. La banalisation de ce dernier et du racisme doit être combattue avec la même force et sans relâche !

 

► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)

> [Propos racistes contre le maire de Saint-Denis / Intervention à l’Assemblée] Les propos qui ont été tenus à son sujet par certains éditorialistes et chroniqueurs de la chaîne CNews ne nous ont pas échappé non plus. Ce sont des propos ignobles et inacceptables, que j’ai dénoncés dès hier matin.
Je voudrais vous dire également que la France que vous décrivez, c’est la France que nous avons tous ici en partage. Ce n’est pas la nouvelle France. Ce n’est pas la France qui serait en train de disparaître. C’est la France de la République. C’est la France de la cohésion nationale. C’est la France qui reconnaît tous ses enfants, quelle que soit leur origine. C’est cette France-là que nous voulons défendre et que nous défendrons.
Ces propos inacceptables peuvent faire l’objet d’incriminations pénales pour appel à la discrimination raciale et injure publique. Nous étudions donc la qualification des faits. Le racisme, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit, n’est pas une opinion. C’est un poison, un délit pénal et souvent une circonstance aggravante. Je vous confirme que l’Arcom a bien été saisie par plusieurs parlementaires. Nous suivons cela de très près et nous continuerons à le faire.
En tant que ministre de l’intérieur, sous l’autorité du premier ministre et au nom de l’ensemble du gouvernement, je vous répète que nous allons expertiser les propos tenus à l’encontre des nouveaux élus et que s’il doit y avoir des poursuites pénales elles auront bien lieu. En tout cas, la France que vous décrivez, c’est la France que nous aimons, celle dans laquelle nous nous inscrivons, fiers et fidèles de porter les valeurs de la République.

> [Sécurité / Intervention à l’Assemblée] le projet de loi Ripost (Réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens), que j’ai présenté vise notamment à améliorer la sécurité du quotidien avec des mesures fortes pour lutter contre les rodéos, les squats, l’usage des mortiers et le protoxyde d’azote.
L’objectif est d’apporter des réponses immédiates : soit par un durcissement des sanctions pénales existantes –⁠ c’est le cas notamment pour l’usage des mortiers ou les rave-parties –, soit en créant de nouvelles infractions pénales, comme nous le faisons pour le protoxyde d’azote.
Le texte prévoit aussi des procédures administratives immédiates et efficaces, comme la fermeture des commerces qui vendent illégalement du protoxyde d’azote ou des mortiers.
Il comprend également la possibilité pour les préfets, lorsqu’une infraction de rodéo est constatée, de prononcer une interdiction de conduire des véhicules terrestres à moteur avec ou sans permis.
Nous entendons ainsi réagir immédiatement par une réponse pénale forte et des procédures administratives adaptées. Nous recherchons l’immédiateté de la sanction pour éradiquer ces infractions qui, si elles sont des infractions du quotidien, sont très graves, notamment s’agissant de l’utilisation du protoxyde d’azote.
Ce travail sera effectué par les préfets dans les départements, en lien étroit avec les élus locaux et les polices municipales dont les pouvoirs seront renforcés dans le cadre du projet de loi visant à étendre leurs prérogatives. Ce dernier arrivera bientôt devant cette assemblée après avoir été adopté au Sénat.

S’agissant du calendrier, le texte dont j’ai parlé sera adopté dans l’année. Nous espérons une première lecture devant chaque chambre avant l’été. Les choses avanceront très vite.
Quant aux objectifs opérationnels, je le redis devant la représentation nationale : en tant que ministre de l’intérieur, je suis un ministre de la fermeté. Le principe pour les gendarmes et les policiers, c’est l’intervention. L’exception, c’est la non-intervention.

> [Violences lors des municipales / Intervention à l’Assemblée] La campagne s’est déroulée dans un climat assez délétère –⁠ le premier ministre l’a rappelé. De nombreux faits ont été judiciarisés : à ce jour, le ministère de l’intérieur en a recensé 130, et ce chiffre augmente malheureusement encore. En effet, la campagne n’a pas été simple. De nombreuses réunions publiques, du Rassemblement national, mais pas seulement, ont été perturbées. Il faut savoir le reconnaître, certaines réunions de La France insoumise l’ont été également, par des militants d’extrême droite.
Le ministre de l’intérieur que je suis ne cherche pas à favoriser un camp plutôt qu’un autre. Que les choses soient claires et qu’elles soient dites : pour ma part, je lutte contre toutes les formes de violence, qu’elles viennent de l’ultradroite ou de l’ultragauche.
Je ne reviendrai pas sur le dispositif que vous avez cité, qui protège les élus. Vous m’interrogez sur la protection des élus pendant la campagne. Nous avons instauré des mécanismes de protection, pour les réunions publiques, mais pas que. Certains candidats –
 une dizaine, certes – ont demandé à bénéficier d’une protection. Leurs dépenses de sécurité pouvaient être prises en compte dans le cadre du remboursement des frais de campagne. Voilà les mesures que nous avons appliquées et qui sont devenues effectives.
Concernant le reste du débat public, comme vous, je regrette la montée en tensions et cette forme de radicalisation. Toutefois, pardonnez-moi, vous ne pouvez pas l’imputer qu’à l’extrême gauche. Cela n’est pas possible. La radicalité dans le débat est l’apanage de bien des formations extrémistes.
Le ministre de l’intérieur que je suis combat les deux formes de radicalisation, qu’elle vienne de l’ultragauche ou de l’ultradroite. Comptez sur nous pour continuer à assurer la protection des élus de la République dans le cadre de la loi de 2024, que vous avez citée –
 celle-ci trouve à s’appliquer, avec ses dispositifs de boutons d’alerte, qui sont importants pour les élus –, et, plus largement, à protéger l’ensemble des élus et des conseillers municipaux au quotidien dans le cadre des réunions et sur le terrain. C’est le prix de la protection de la démocratie ; nous répondrons présents.

> Les policiers municipaux doivent avoir des armes pour pouvoir se défendre. Des armes létales, évidemment, en cas d'urgence. Et puis aussi des armes intermédiaires, comme le lanceur de balles de défense, qui permet de tenir à distance des assaillants. Après, on regardera à l'usage comment les choses se passent. Moi, je suis à titre personnel contre le désarmement des policiers, c'est clair. Et puis dans la relation, ce qui m'importe, moi, comme ministre de l'Intérieur, c'est savoir comment vont se passer les relations entre la ville de Saint-Denis et les policiers nationaux de la préfecture de police. Est-ce qu'on va continuer à avoir le même niveau de coopération ? Saint-Denis, c'est une ville importante. Il y a le stade de France, on a besoin de la police municipale.

 

Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens combattants)
> Les jeunes ont jusqu’au 1er avril inclus pour finaliser leur dossier Parcoursup et confirmer leurs vœux. Ils peuvent cocher l’option césure « Service national » sans engagement : •
cocher n’oblige pas à choisir • ne pas cocher n’empêche pas d’y recourir en juin Le recrutement reste ouvert jusqu’à l’été, dans la limite des places restantes. Et le Service national s’adresse à tous les jeunes, y compris hors Parcoursup.

> J’ai présenté mes condoléances à mon homologue indonésien après le décès de trois soldats indonésiens membres de la FINUL, dans le sud du Liban, dans le cadre de la mission de maintien de la paix de l’ONU.

> J’adresse tout mon soutien et mes sincères condoléances à l’Indonésie après la mort de trois Casques bleus indonésiens de la FINUL les 29 et 30 mars au Sud-Liban, et mes pensées vont aux soldats blessés. La sécurité des forces de maintien de la paix doit être pleinement garantie : de telles attaques sont inacceptables et injustifiables. Nous les condamnons avec la plus grande fermeté.

 

Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> La France, première Nation européenne à accueillir le plus grand nombre d'entreprise à croissance rapide selon le classement du Financial Times
🇫🇷 Sur les 1000 entreprises européennes nommées, 1/4 sont françaises !
Ce succès n’est pas un hasard : il est le fruit de politiques publiques qui ont permis la naissance d'un écosystème entrepreneurial et technologique innovant et ambitieux.
La preuve que notre cap est le bon : faire de la France le meilleur pays d'Europe pour innover, produire, construire, grandir et conquérir de nouveaux marchés. Faire de la France la Nation des champions technologiques, c’est la condition de notre souveraineté et notre indépendance eurppéenne.

> J’ai réuni les ministres des Finances et de l’Energie ainsi que les gouverneurs des banques centrales et les principales organisations internationales pour une réunion du G7 afin d’aborder et coordonner nos efforts pour faire face à la crise au Moyen-Orient.

> [Communiqué des ministres de l’Energie, des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G7] Nous, ministres de l’énergie et des finances et gouverneurs des banques centrales du G7, avons organisé une réunion virtuelle le 30 mars afin d’évaluer l’évolution de la situation au Moyen-Orient et ses implications pour les marchés de l’énergie, l’économie mondiale et la stabilité financière. S’appuyant sur les discussions des ministres des finances du 9 mars et des ministres de l’énergie du 10 mars, et éclairés par les analyses en cours du Fonds monétaire international (FMI), du Groupe Banque mondiale (GBM), de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et du Conseil de stabilité financière (CSF, ou FSB en anglais), nous continuons de suivre de près les évolutions de la situation et leurs impacts potentiels sur la croissance mondiale et les conditions des marchés financiers. Nous saluons la décision des membres de l’AIE, en date du 11 mars, d’autoriser la plus grande libération coordonnée de stocks de pétrole.
En particulier, conformément à leurs mandats respectifs, les banques centrales du G7 sont résolument déterminées à maintenir la stabilité des prix et à assurer la résilience continue du système financier. La politique monétaire continuera de suivre une approche s’appuyant sur les données. À cette fin, les banques centrales surveillent de près l’impact des pressions sur les prix de l’énergie et des autres matières premières sur l’inflation, les anticipations d’inflation et l’activité économique.
Nous, ministres de l’énergie et des finances du G7, réitérons notre engagement ferme en faveur de marchés de l’énergie fonctionnels, stables et transparents. Nous soutenons les efforts appropriés visant à maintenir une offre adéquate sur les marchés mondiaux de pétrole et de gaz, et prenons note des options proposées par l’AIE pour gérer la demande, en tenant compte des circonstances propres à chaque pays, afin d’aider à stabiliser les conditions de marché et à limiter une volatilité excessive. Dans ce contexte, nous appelons tous les pays à s’abstenir d’imposer des restrictions injustifiées à l’exportation d’hydrocarbures et de produits dérivés.
Nous réaffirmons l’importance de flux commerciaux sûrs et ininterrompus, y compris la sécurité de navigation et la protection des routes maritimes et des infrastructures essentielles, indispensables à la stabilité économique mondiale et à la sécurité énergétique.
Nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires en étroite coordination avec nos partenaires, y compris pour préserver la stabilité et la sécurité du marché de l’énergie. Nous reconnaissons l’importance d’une action internationale coordonnée afin d’atténuer les effets de contagion et préserver la stabilité macroéconomique.
Nous réaffirmons notre soutien indéfectible à l’Ukraine dans la défense de son intégrité territoriale, de son droit à exister et de sa liberté, de sa souveraineté et de son indépendance. Nous réitérons notre engagement à maintenir la pression sur la Russie, en vue d’aboutir à une paix juste et durable en Ukraine.
Nous, ministres de l’Énergie et des Finances et gouverneurs des banques centrales du G7, appelons le FMI, le Groupe Banque mondiale et l’OCDE à approfondir leur évaluation de l’impact économique des évolutions sur les marchés de l’énergie, y compris leurs conséquences pour les pays en développement, les répercussions sectorielles et les implications pour les chaînes de valeur stratégiques, notamment en ce qui concerne les minerais critiques et la sécurité alimentaire, et à rendre compte d’ici les Assemblées de printemps.
Nous demandons à l’AIE de continuer à suivre les évolutions sur les marchés de l’énergie et de fournir en temps utile des analyses à ses membres, ainsi que des scénarios prospectifs pour aider les pays membres à concevoir des mesures adaptées pour répondre à l’évolution potentielle de la situation.
Nous chargeons le CSF de continuer à surveiller les vulnérabilités potentielles des marchés financiers. Nous continuerons d’échanger des informations et de coordonner étroitement nos actions au sein du G7, ainsi qu’avec nos partenaires internationaux, et restons prêts à nous réunir en tant que de besoin, en réponse à l’évolution de la situation.

 

Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> Des maires du Rassemblement National ont décidé de retirer le drapeau européen du fronton de leur mairie. C’est une trahison de ce que nous sommes. L’Union européenne, c'est la France qui l'a voulue. C'est nous. Pour garantir la paix. Pour préserver notre indépendance face à la pression grandissante des empires. Et c'est pour nous le moyen d'affirmer une autre vision du monde : la nôtre. Il n'a aucune dissolution de l'identité nationale dans l'identité européenne, pas plus que nos identités locales ne s'effacent derrière notre identité nationale. Nos appartenances sont multiples, elles se renforcent, se complètent et s'enrichissent. La conflictualité entre les superpuissances chinoise et américaine s'intensifie chaque jour. Elle menace notre souveraineté et notre prospérité. Elle risque de nous entraîner dans des guerres que nous n'aurons pas choisies. L’Europe incarne une possible troisième voie à laquelle beaucoup de pays du monde aspirent. Ce drapeau est celui d’un espoir possible, c’est le drapeau de la liberté, de la justice et de la démocratie. Comme une affirmation de notre volonté farouche de maîtriser notre destin. Comme un acte de résistance à la brutalisation du monde.

> Liban : suite aux incidents gravissimes subis par les casques bleus de la FINUL, j'ai demandé la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies. La France condamne avec la plus grande fermeté les tirs qui ont causé la mort, le 29 mars, d’un casque bleu indonésien de la FINUL et qui ont blessé trois autres soldats de la Force, ainsi que l'explosion qui a causé la mort, le 30 mars, de deux autres casques bleus indonésiens et qui ont blessé deux autres soldats de la Force. De telles attaques à proximité des positions des Casques Bleus sont inacceptables et injustifiables. La France exprime ses plus sincères condoléances aux familles des casques bleus tués et sa solidarité à l’Indonésie et souhaite un prompt rétablissement aux personnels blessés. Elle appelle à faire toute la lumière sur les circonstances de ces drames. La France condamne également les graves incidents subis hier par le contingent français de la FINUL dans la zone de Naqoura. Ces atteintes à la sécurité et ces intimidations de la part de soldats de l’armée israélienne à l’encontre de personnels onusiens sont inacceptables et injustifiables, d’autant plus que les procédures de déconfliction avaient été respectées. Ces condamnations ont été signifiées avec la plus grande fermeté à l’ambassadeur d’Israël à Paris. J’appelle toutes les parties au respect de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies et à ce que la sécurité du personnel onusien soit respectée et garantie, conformément au droit international et à la Convention sur la sécurité du personnel des Nations Unies. La FINUL doit pouvoir mettre pleinement en œuvre son mandat et exercer sa pleine liberté de mouvement. Je salue le professionnalisme, le courage et l’engagement de l’ensemble des personnels onusiens au Sud Liban.

> [Déclaration conjointe des ministres des Affaires étrangères de la Belgique, de Chypre, de la Croatie, de la France, de la Grèce, de l’Italie, de Malte, des Pays-Bas, du Portugal et du Royaume-Uni et Haute Représentante de l’Union européenne sur la situation au Liban] Nous, ministres des Affaires étrangères de la Belgique, de Chypre, de la Croatie, de la France, de la Grèce, de l’Italie, de Malte, des Pays-Bas, du Portugal et du Royaume-Uni et Haute Représentante de l’Union européenne, exprimons notre plein soutien au gouvernement et au peuple libanais, qui subissent une nouvelle fois les conséquences dramatiques d’une guerre qu’ils n’ont pas choisie. Nous adressons nos condoléances aux familles des victimes et exprimons notre solidarité avec les populations civiles touchées par cette guerre à la fois au Liban et en Israël.
Le Hezbollah est responsable de cette situation. Nous condamnons fermement les attaques du Hezbollah menées contre Israël en soutien à l’Iran ; elles doivent cesser sur le champ. La priorité est d’éviter une nouvelle escalade du conflit régional avec l’Iran.
Nous soutenons les décisions historiques et courageuses prises par le gouvernement libanais. Le seul moyen de préserver le pays des ingérences étrangères est de renforcer l’État, les institutions et la souveraineté du Liban. À cet égard, nous appelons à des négociations politiques directes entre le Liban et Israël, qui permettront de contribuer à mettre un terme durable à ce conflit et de créer les conditions d’une coexistence régionale pacifique.
Nous témoignons notre plein soutien au gouvernement libanais dans son approche de la situation et nous l’encourageons à maintenir son cap en mettant en œuvre des mesures concrètes et irréversibles, à tous les niveaux, afin de rétablir sa souveraineté sur l’ensemble du territoire libanais, notamment concernant le monopole de l’État sur les armes. Dans ce contexte, nous sommes déterminés à soutenir les forces armées libanaises et les forces de sécurité libanaises, en participant activement à la conférence internationale de soutien qui se tiendra dès que les conditions le permettront. Afin de permettre aux forces de sécurité libanaises de devenir à long terme les seules garantes indépendantes de la souveraineté du Liban, nous appelons également les autorités libanaises à continuer d’adopter les réformes financières et économiques nécessaires, conformément aux exigences du Fonds monétaire international.
Nous appelons l’ensemble des parties à apaiser les tensions et à respecter l’accord de cessation des hostilités et la résolution 1701 (2006) du Conseil de sécurité des Nations Unies. Nous appelons à la protection de la population civile, du personnel humanitaire, du personnel du maintien de la paix et des infrastructures civiles, notamment les aéroports, les ports et les ponts dans l’ensemble du pays, conformément au droit international humanitaire.
Nous réaffirmons nos préoccupations concernant le déplacement forcé de plus d’un million de personnes au Liban.
Nous appelons Israël à éviter toute nouvelle aggravation du conflit, notamment par le biais d’une opération terrestre sur le territoire libanais.
Nous réaffirmons avec fermeté que l’intégrité territoriale du Liban doit être respectée.

Nous demeurons déterminés à poursuivre notre soutien au gouvernement libanais dans la fourniture d’aide humanitaire aux personnes touchées par le conflit, notamment aux plus d’un million de personnes déplacées, et à préserver la cohésion interne du Liban, en nous appuyant sur les mesures d’urgence déjà prises par nos pays respectifs. Nous appelons l’ensemble de la communauté internationale à contribuer aux efforts humanitaires essentiels pour garantir des conditions de vie dignes aux nombreuses victimes de ce conflit.
Enfin, nous réaffirmons notre ferme soutien au mandat de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) dans le Sud-Liban et appelons à garantir que les canaux de déconfliction restent ouverts. Nous condamnons fermement toutes les attaques récentes contre les unités de la FINUL, qui ont entraîné des pertes humaines inacceptables au sein du personnel du maintien de la paix ces derniers jours.
Nous exigeons de l’ensemble des parties, en toutes circonstances, qu’elles garantissent la sécurité et la sûreté du personnel et des locaux de la FINUL, conformément au droit international. Nous saluons le travail remarquable que mène la FINUL dans ces conditions difficiles.

 

Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> [Protection des enfants / Intervention à l’Assemblée] Votre question nous concerne tous. Elle nous met tous, collectivement, face à nos responsabilités.
Elle porte sur la protection des enfants dans le périscolaire, mais c’est la protection de tous nos enfants qui est en jeu. C’est ce à quoi nous travaillons, le garde des sceaux et moi, avec l’objectif de présenter un projet de loi mi-mai au conseil des ministres. Il comprendra des mesures de protection des enfants, parmi lesquelles l’exigence d’un certificat d’honorabilité ou au moins la vérification des antécédents judiciaires de toute personne travaillant auprès d’enfants.
Il s’agit de diminuer un risque qui touche les enfants accueillis dans le périscolaire, mais aussi, malheureusement, ceux confiés à la protection de l’enfance –
 des scandales éclatent régulièrement à ce sujet.
Collectivement, avec les départements et les autres collectivités, nous travaillons à améliorer la protection des enfants. Notre projet de loi sera présenté prochainement.
La ministre des sports, dont le champ de compétences couvre l’accueil périscolaire, a rencontré les différents collectifs.
Le garde des sceaux, la ministre des sports, la ministre des collectivités et moi-même travaillons ensemble pour être efficaces : nous avons besoin de mesures rapidement votées et qui produisent une véritable amélioration de la protection de nos enfants.

> [Cadmium / Intervention à l’Assemblée] L’Anses est très claire : les Français sont aujourd’hui trop exposés au cadmium, un métal lourd toxique et cancérogène. L’agence a montré que cette exposition est principalement alimentaire, et qu’une part significative de la population dépasse les seuils sanitaires, ce qui peut avoir des effets sur la santé. Elle appelle donc à la vigilance sur les risques à long terme, que nous prenons en considération.
Cette situation peut s’expliquer, vous l’avez dit, par une contamination diffuse et ancienne des sols agricoles, liée notamment à l’utilisation de certains engrais.
Face à ce constat, le gouvernement, avec ma collègue ministre de l’agriculture, agit avec détermination, en s’attaquant directement à la source du problème. Nous allons prendre plusieurs mesures réglementaires : renforcement des contrôles et de la transparence sur les engrais ; règles plus strictes pour leur mise sur le marché et pour leur utilisation ; limitation des apports de cadmium dans les sols agricoles et fixation d’un plafond sur la teneur en cadmium des engrais.
Surtout, nous engageons une trajectoire ambitieuse. Les niveaux autorisés seront abaissés de 60 milligrammes par kilo aujourd’hui à 20 milligrammes à terme.
L’ensemble de cet arsenal réglementaire sera publié à l’issue de son examen par le Conseil d’État, qui est en cours.
Je rappelle par ailleurs que les fumeurs présentent des niveaux entre deux et trois fois plus élevés que les non-fumeurs. Nous devons poursuivre notre engagement à lutter contre l’intoxication tabagique.

> Le cancer reste la première cause de mortalité en France. Face à cet enjeu majeur, nous devons aller plus loin dans la prévention. Avec INTERCEPTION, nous faisons progresser une médecine plus personnalisée, plus anticipatrice et plus coordonnée. Cette expérimentation illustre pleinement notre volonté de soutenir des innovations concrètes, utiles et au service des patients, pour mieux repérer les personnes à haut risque, mieux les accompagner et, à terme, mieux prévenir les cancers.

> Nous avons lancé l’expérimentation INTERCEPTION, une étape majeure pour faire progresser la prévention des cancers à haut risque en France. Face à un constat clair, le cancer reste la première cause de mortalité dans notre pays, nous devons aller plus loin, en particulier pour mieux accompagner les personnes à haut risque. Avec INTERCEPTION, nous faisons le choix d’une médecine plus personnalisée, plus anticipatrice et mieux coordonnée. Concrètement, cette expérimentation permettra de repérer plus tôt les patients à haut risque grâce au numérique. Chaque patient se verra ainsi proposer un parcours de prévention adapté en lien étroit avec les centres experts (évaluation, démarche éducative, plan de prévention personnalisé), les professionnels de ville et le médecin traitant. Déployée dans 7 territoires et incluant 6440 patients, cette initiative repose sur une conviction forte : mieux prévenir, c’est sauver des vies. C’est aussi une nouvelle manière de penser notre système de santé, en agissant plus précocement, au plus près des patients et des territoires. Nous continuerons à soutenir des innovations concrètes, utiles et au service de tous.

> Infirmiers libéraux : un accord structurant pour mieux reconnaître leur rôle et améliorer l’accès aux soins. Une étape majeure dans la reconnaissance du rôle des infirmiers. Je salue l’aboutissement de ces négociations.

> Cette négociation infirmière constitue une nouvelle étape dans la réforme du métier infirmier, en concrétisant la revalorisation des soins réalisés par les infirmiers. Cet accord traduit de manière tangible l’évolution et la reconnaissance de leur rôle et de leurs compétences, partout sur le territoire. Il reste encore beaucoup à faire, mais c’est collectivement que nous relèverons ce défi. Je remercie l’Assurance Maladie et les représentants des infirmiers pour la qualité de ce dialogue conventionnel, exigeant mais indispensable. 

> Au Congrès de l’UNIOPSS, j’ai salué l’engagement des 25 000 structures qui font vivre chaque jour notre modèle social
Protection de l’enfance, petite enfance, grand âge, attractivité des métiers : des chantiers prioritaires pour répondre aux tensions du terrain
En cette Semaine des métiers du soin et de l’accompagnement, nous devons avancer concrètement avec les acteurs au plus près des réalités de terrain, pour répondre aux tensions du terrain et aux besoins de nos concitoyens.

 

David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes publics)
> Je me réjouis de l’adoption au Sénat de ma proposition de loi pour améliorer l’accès au logement des travailleurs des services publics. Ceux que l’on applaudissait il y a 6 ans ne doivent plus être relégués loin de leur travail. Mieux les loger, c’est renforcer le service public.

 

Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations)
> La mobilité, c’est la liberté. Aucune femme ne doit y renoncer par peur. Aujourd’hui, trop de femmes adaptent chaque jour leurs trajets : elles évitent des lignes, desarrêts, des horaires.
Avec Philippe Tabarot, nous lançons le plan: « Éradiquer la violence, agir contre les agressions, protéger les victimes ». Un plan concret : sécuriser les espaces, renforcer la présence humaine, faciliter le signalement, former les agents et sensibiliser la société.   Tolérance zéro face aux violences et au harcèlement. Les femmes doivent circuler librement, partout en France. Ce n’est pas une condition, mais une obligation.

 

Sabrina Roubache (ministre déléguée auprès du ministre du Travail et des Solidarités et du ministre de l’Education nationale chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage)
> Une rencontre peut changer un destin. Avec le programme Défi Jeunesse, 16 000 collégiens ont été accompagnés l’an dernier pour les aider à : • sortir de leur zone de confort, • découvrir des métiers et se projeter, • trouver leur voie, sans s’autocensurer. L’égalité des chances n'est pas un slogan, c’est un combat quotidien. Ancienne élève des quartiers populaires de Marseille, je sais ce que change une main tendue au bon moment. Merci à tous ceux qui agissent pour chaque jeune, quel que soit son point de départ.

> Pour mon premier déplacement, j'ai choisi l'Aisne. Ce territoire incarne parfaitement cette France qui se bat, innove et place la formation technique au sommet de ses priorités. Bâtir notre souveraineté industrielle commence ici, sur le terrain, en créant des ponts solides entre l'école et l'entreprise.
À la rencontre de ceux qui font battre le cœur de l'économie locale, j'ai pu échanger avec :
- Les jeunes : fiers d'apprendre des métiers d'avenir et de porter l'excellence technique.
- Les chefs d'entreprise : des bâtisseurs qui créent de la valeur et des emplois au plus près de chez nous.
- Les acteurs du plein emploi : mobilisés chaque jour pour faire du travail une réalité pour tous.
Ma conviction est simple: former notre jeunesse aux métiers de l'industrie n'est pas seulement investir dans leur avenir, c'est garantir aussi celui de la France.

 

Catherine Chabaud (ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature chargée de la Mer et de la Pêche)
> [Prix des carburants / Intervention à l’Assemblée] Nous avons pu mesurer le désarroi des pêcheurs, qui ont subi de manière immédiate les effets du conflit au Moyen-Orient : certains navires restent à quai, toute la filière –
 les mareyeurs, les criées, les ports – est touchée par cette hausse des prix du carburant, qui, vous l’avez dit, absorbe parfois jusqu’à 30 % ou 40 % du chiffre d’affaires.
Je leur dis qu’ils ne sont pas seuls ; vous avez entendu, vendredi, mes propos. Dès le début du conflit, Maud Bregeon et moi avons réuni représentants de la filière, metteurs en marché et banques afin qu’un dialogue se crée et que chacun, à son échelle, joue le jeu. Le 23 mars, nous répondions aux besoins immédiats des entreprises par un droit au report des cotisations sociales et à l’échelonnement des échéances fiscales. Cependant la situation, que nous surveillons de près, évolue rapidement : par conséquent, le gouvernement a annoncé vendredi un accompagnement des secteurs prioritaires, dont la pêche.
Au mois d’avril, l’ensemble des navires fera l’objet d’un remboursement sur factures de 20 centimes par litre de carburant : j’ai présenté hier, pour validation, ce régime d’aide exceptionnel à la Commission européenne. Vous l’avez dit, nous devons par ailleurs travailler de manière beaucoup plus structurelle, notamment à accélérer la décarbonation du secteur. J’ai demandé hier au Conseil la possibilité d’utiliser les fonds publics européens pour moderniser la flotte de pêche, vieillissante, ainsi que la suppression des freins à une réforme de la politique commune de la pêche, afin que nous puissions décarboner. Il existe des projets : à nous d’en accélérer la concrétisation.

 

Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition écologique)
> À la Direction de l’eau et de la biodiversité pour lancer la feuille de route « Dérogation espèces protégées ». Objectif : concilier protection du vivant et réussite des projets de territoire, en simplifiant pour lever les blocages sans renoncer à l’exigence écologique !

 

Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> Dans le cadre de la présidence française du G7, j’ai réuni à New York des acteurs clés pour soutenir les politiques de développement et partager les priorités de la France. Nous avons travaillé sur le renouveau de notre approche du développement avec comme priorité des investissements gagnant-gagnant.

 

● Autres ministres
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)

> [Fermeture de classes / Intervention à l’Assemblée]

Je partage évidemment votre inquiétude devant le vertige démographique et votre déchirement devant les fermetures de classes, singulièrement en milieu rural. Permettez-moi de vous rappeler quelques données avant de vous répondre sur le fond. Par rapport à la situation que nous connaissions il y a dix ans, nous perdons une génération tous les quatre ans. Nous avons le taux de fécondité de 1916 et le nombre d’enfants de 1942, avec 28 millions d’habitants de plus. Nous perdons chaque année 100 000 à 150 000 élèves dans le système éducatif.
Compte tenu de ces éléments, on ne peut pas se borner à une logique comptable et annuelle. Je suis d’accord avec vous sur ce point. Nous devons développer une vision pluriannuelle en partenariat avec les collectivités locales. La logique doit être double. D’un côté, il faut repenser l’aménagement du territoire, dont l’école est un élément essentiel. De l’autre, il faut privilégier une logique d’adaptation de l’offre scolaire. Quelle doit être l’offre scolaire pour les enfants qui sont aujourd’hui en maternelle et qui passeront le bac dans quinze ans, dans un système négatif où il y aura 25 % d’élèves en moins ? Les observatoires des dynamiques rurales lancés par ma prédécesseure Élisabeth Borne sont généralisés à tout le territoire. Ils doivent désormais nous permettre de dessiner un chemin non pas seulement à un an, à trois ou à cinq ans, mais aussi à dix ans.
Cette semaine, la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance de mon ministère présentera la vision à dix ans de notre système éducatif.
Maintenant que les conseils municipaux ont été renouvelés, nous travaillerons avec les élus locaux sur l’offre scolaire et sur la centralisation. Je soutiendrai la proposition de loi relative aux regroupements pédagogiques intercommunaux, qui consolidera une logique d’aménagement du territoire raisonnable et raisonnée dans une perspective démographique, hélas, sinistrée.

> [Déclin du nombre d’élèves / Intervention à l’Assemblée] Alors que nous avons perdu 600 000 élèves dans le premier degré depuis 2017, nous y avons créé 16 500 postes. C’est ça, la réalité.
À présent, nous perdons des élèves de manière accélérée et nous sommes amenés à suivre en partie cette démographie. Prenons la Seine-Saint-Denis, territoire que vous avez mentionné. Depuis 2017, on est passé en moyenne de 23,7 à 19,7 élèves par classe –⁠ quatre élèves en moins – dans le premier degré. J’ai bien conscience qu’il s’agit là d’une moyenne.
Vous savez que ce département est malheureusement très concerné par l’éducation prioritaire car il concentre un certain nombre de difficultés sociales. Dans le réseau d’éducation prioritaire, nous sommes à 17,2 élèves par classe.
Sur la même période, si l’on raisonne en nombre de professeurs pour cent élèves, nous avons mis en moyenne un professeur de plus pour cent élèves en Seine-Saint-Denis : nous sommes passés de 5,75 à 6,75.
On ne peut donc pas dire qu’il n’y a pas d’effort en Seine-Saint-Denis, ce n’est pas vrai. En revanche, il faut s’interroger collectivement sur le ratio d’ouverture et de fermeture de classe. Vous ne l’avez pas dit, mais nous ouvrirons 141 classes en Seine-Saint-Denis l’année prochaine. Il faut aussi en tenir compte au regard de la situation démographique.

> [Accompagnement des élèves à l’hôpital / Intervention au Sénat] Le combat pour nos élèves fragilisés par la maladie nous unit. La rupture scolaire est évidemment inacceptable et ne peut s'ajouter à l'épreuve qui est la leur.
Vous savez que, depuis 2020, le dispositif Apadhe a été structuré et renforcé. Pour vous donner un ordre de grandeur, en 2024-2025, plus de 12 000 élèves empêchés pour raison de santé en ont bénéficié, pour un total de plus de 126 000 heures d'enseignement.
Cependant, vous l'avez dit, des inégalités territoriales persistent. C'est pourquoi nous travaillons à mieux repérer les besoins, à mieux suivre les demandes et, surtout, à harmoniser les pratiques entre académies, grâce à un pilotage national, que j'ai voulu renforcer, et à l'appui des partenaires associatifs.
Pour ce qui est, tout d'abord, des moyens, l'objectif est bien d'éviter toute rupture d'accompagnement. Cela implique évidemment d'adapter les ressources au fil de l'année. C'est un travail assez fin, puisqu'il s'agit souvent de situations imprévisibles, mais évoluant positivement.
Il s'agit d'améliorer la gestion des ressources disponibles et d'élargir les capacités d'intervention, notamment en mobilisant davantage d'acteurs autour des dispositifs existants.
Vous avez parlé des jeunes retraités de l'enseignement ; nous pouvons aussi désormais envisager de recourir aux futurs fonctionnaires stagiaires des instituts nationaux supérieurs du professorat et de l'éducation (Inspé), qui pourraient vouloir, au titre de leur expérience, expérimenter en partie ces dispositifs. Nous y travaillerons.
En parallèle, les solutions de téléprésence connaissent un développement important. Le programme TED-i (Travailler ensemble à distance et en interaction), que vous avez évoqué, constitue aujourd'hui une réponse concrète et efficace. L'année dernière, 1 500 élèves en ont bénéficié, pour 32 000 heures de connexion, qui ont effectivement permis aux élèves de suivre les cours en temps réel, en interagissant avec leurs enseignants et leurs camarades, et en partageant ainsi la vie de la classe.
À ce jour, environ 1 400 robots sont disponibles sur le territoire, dont 87 % sont actuellement mobilisés, ce qui est beaucoup plus que les années précédentes.
Évidemment, tout le travail consiste maintenant à accompagner les équipes éducatives, qui doivent s'habituer à ce nouveau type d'outils.

 

Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> [Prix des carburants / Intervention à l’Assemblée] Nous avons d’abord fait face à l’urgence concernant les agriculteurs, les pêcheurs, pour qui prendre la mer n’était plus rentable, les transporteurs, confrontés à de réelles difficultés. Ces aides nécessaires n’épuisent pas, vous l’avez dit à juste titre, la question des travailleurs qui roulent beaucoup : nous savons à quelles difficultés eux aussi sont confrontés –
 on pense aux infirmières, aux aides-soignantes.
En lien avec le premier ministre et à sa demande, des aides dédiées, spécifiques, ciblées, bornées dans le temps, sont à l’étude. Des négociations avec la Caisse nationale de l’assurance maladie en vue d’une revalorisation globale suivent leur cours. Pour ces publics prioritaires, nous travaillons non seulement aux réponses d’urgence impératives mais aussi à des réponses à long terme ; les travailleurs qui roulent beaucoup doivent être les premiers ciblés par ces réponses structurelles ainsi que par le plan d’électrification que nous présenterons la semaine prochaine.

 

Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> [Agression de l’Ukraine par Poutine] Je serai en Ukraine avec les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne pour rappeler notre soutien et notre solidarité à l'Ukraine, pour commémorer les quatre ans de la libération de la ville de Boutcha, et puis pour rappeler qu'alors que le monde a les yeux rivés sur le Moyen-Orient, la guerre continue en Ukraine. Juste sur la dernière semaine, la Russie a utilisé 3 000 drones, 1 500 bombes, plus de 40 missiles qui ont été dirigés vers l'Ukraine. Alors effectivement, nous devons continuer et accélérer la pression sur la Russie. Ça passe par l'adoption d'un 20e paquet de sanctions qui est discuté aujourd'hui par les pays européens pour notamment accroître la pression sur le secteur énergétique de la Russie. On sait que c'est une ressource pour l'effort de guerre. Ça passe par le déblocage de ce prêt de 90 milliards d'Euros qui avait été accepté par tous les pays de l'Union européenne, les 27, au Conseil européen de décembre. 90 milliards d'Euros, c'était pour l'aide militaire et économique pour les deux prochaines années. Aujourd'hui, la Hongrie bloque ce prêt. On doit continuer le dialogue, mais aussi la pression sur la Hongrie pour débloquer de façon urgente puisque c'est l'aide dont les Ukrainiens ont besoin pour les deux prochaines années. Il y a un dialogue qui est mené avec la Hongrie. Vous savez qu'il y a aussi des négociations sur d'autres sujets comme la réparation du pipeline de Droujba, qui est cet oléoduc qui amène du pétrole depuis l'Ukraine. Il est absolument urgent. Je rappelle que les Hongrois, comme les 26 autres pays de l'Union européenne, avaient donné leur accord. Donc c'est non seulement la sécurité de l'Europe, c'est aussi la crédibilité, la parole donnée par les pays de l'Union européenne. À ce moment, encore une fois, on parle beaucoup du Moyen-Orient. On voit les prix des hydrocarbures qui augmentent, ce qui pourrait aussi jouer en faveur de Vladimir Poutine, ou peut-être les efforts américains sont rivés ailleurs. C'est aux Européens aujourd'hui de prendre en charge leur sécurité. Ce prêt est absolument essentiel à cet égard.

> [Agression de l’Ukraine par Poutine] Ce n'est pas le moment de lever les sanctions sur la Russie. Au contraire, c'est le moment d'accroître la pression. Je le disais à la fois le 20e paquet de sanctions, de continuer aussi notre pression sur la flotte fantôme, ces navires qui sont utilisés. (…)
Qui est-ce que ça renforce de faire cela ? Ça renforce évidemment la Russie dans la guerre d'agression contre l'Ukraine. Ça renforce aussi l'Iran qui est l'allié de la Russie. Je vous rappelle aujourd'hui que dans le ciel ukrainien, il y a des drones iraniens qui sont utilisés par la Russie, des drones Shahed. On sait que la Russie et l'Iran se sont soutenus ces dernières années, que ce soit dans le soutien aussi au régime criminel de Bachar al-Assad en Syrie. Et donc soutenir la Russie ou lever les sanctions, ça ne va pas dans l'intérêt de sécurité ni des Européens ni des Américains. (…)
Non, ce n'est pas le moment de lever les sanctions contre la Russie alors que la Russie continue, accélère son agression contre l'Ukraine et ses menaces de sécurité contre les Européens.

> [Prix des carburants] Le Gouvernement est mobilisé, a pris des mesures, que ce soit des mesures d'urgence, de soutien aux secteurs qui sont les plus touchés. Je pense par exemple au transport routier ou à la pêche.
La libération d'une partie des stocks stratégiques, 250 000 barils. Il y aura aujourd'hui au niveau du G7 une réunion des ministres de l'Economie, autour du ministre Roland Lescure pour parler aussi de la coordination internationale pour le soutien à l'énergie. Nous sommes évidemment mobilisés pour mettre en place une coalition aussi pour la liberté de navigation du détroit d'Ormuz, par lequel circule à peu près un cinquième des hydrocarbures à travers le monde. Donc nous sommes mobilisés. C'est une situation, il faut quand même le dire, qui est différente d'il y a quelques années. Aujourd'hui on a un parc nucléaire qui fonctionne à plein puisque nous avons investi pour le rénover. Nous ne sommes pas à l'hiver comme c'était le cas, par exemple, au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022, il y a quatre ans. Et nous continuerons le dialogue avec nos partenaires, notamment du partenaire européen et du G7, pour voir les mesures qu'on pourrait continuer à prendre.

> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] Nous, on continue à travailler avec les Ukrainiens, à les soutenir. Par exemple, la France est aujourd'hui le premier pays qui aide l'Ukraine sur le renseignement militaire, ce qui est absolument fondamental. Les Ukrainiens, vous le savez, ont aussi des technologies, notamment des technologies de défense anti-drone. Aujourd'hui, il y a des accords qui ont été signés entre l'Ukraine et des pays du Golfe, comme les Émirats ou l'Arabie Saoudite, pour rapprocher les industries de défense ukrainiennes et du Golfe. Nous-mêmes, nous avons intérêt non seulement à continuer à monter en puissance avec notre industrie de défense, notre base industrielle de défense et à la rapprocher de celle de l'Ukraine. C'est pour ça que nous avons mis dans le prêt de 90 milliards aussi le principe de préférence européenne. C'est pour ça que l'an dernier, quand nous avons fait le prêt de 150 milliards d'Euros de la Commission européenne pour l'industrie de défense européenne, on a inclus l'Ukraine. Moi-même, quand je serai en Ukraine, j'irai voir des acteurs, des startups françaises dans le secteur des drones et de l'intelligence artificielle qui travaillent avec les Ukrainiens pour travailler à l'interception de drones, parce que c'est dans notre intérêt aussi de renforcer notre coopération de défense avec les Ukrainiens en ce sens.

> [Présidentielle] Alors que nous rentrons dans une période qui va être une période électorale, il est temps de mettre le pays avant les partis. Et si on veut avoir un programme et un projet pour le pays d'autorité sur le plan du régalien, de réforme économique, si on veut continuer à porter une voix forte en Europe et sur la scène internationale, les partis de la droite et du centre ont intérêt à s'unir et à porter une candidature unique pour l'accompagner.

> [Présidentielle] Je ne veux pas rentrer à ce stade dans les questions de personnes. Je pense que ce qui est important, c'est qu'on parle à la fois du projet et de l'unité de notre famille politique et du socle commun. Ce que nous avons su faire ces dernières années, c'est travailler entre les partis du centre, Renaissance, Horizons et les Républicains. Moi, j'ai toujours plaidé pour cette unité. Nous avons chacun, bien sûr, dans nos partis, des différences, des distinctions. Il ne s'agit pas d'écraser les différences, de se mettre d'accord sur un projet, sur une candidature et puis après, bien sûr, d'aller surtout parler aux Françaises et aux Français.

> Regardez ce qui s'est passé dans les municipalités qui ont été conquises par la France insoumise. On voit déjà un climat de violence, un climat de menaces et d'intimidation contre les élus sortants. On voit la remise en cause de principes républicains, comme la neutralité du service public. On voit déjà une ambiance communautariste. Je ne veux pas de ça pour mon pays.

 

Nicolas Forissier (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des

► Assemblée nationale 
Yaël Braun-Pivet (présidente) 

> M. Mélenchon, vous mélangez tout, même les fake news. Donc je répète, pour la énième fois, car je ne veux plus laisser passer vos arrangements avec la vérité : La Présidente de l’Assemblée ne décide pas seule des minutes de silence et ne vote d’ailleurs même pas. En revanche cette minute a été proposée par un président de groupe puis approuvée par la totalité des autres dont Mathilde Panot pour le groupe… LFI. À bon entendeur…

 

► Partis politiques 
● Renaissance 
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> La France qui bâtit, la France qui innove, la France qui produit.
Au salon Global Industrie, aux côtés de nos industriels, de nos ingénieurs, de nos chefs d’entreprise et de nos alternants, j’ai vu une ambition commune : faire de la France une grande puissance industrielle. Face aux défis de la transition énergétique, de l’intelligence artificielle ou de la robotique, vous êtes aux avant-postes de toutes les batailles. Celle de notre souveraineté. Celle de notre compétitivité face aux États-Unis et à la Chine. Vous pouvez compter sur moi pour me battre sans relâche pour une France plus compétitive, plus forte et plus prospère.

 

● MoDem 
François Bayrou (président)

> Ce qui est le plus inquiétant, il y a beaucoup de choses inquiétantes dans la situation dans laquelle nous sommes. Ce qui est le plus inquiétant, c'est cette montée d'une violence aveugle, notamment en politique. Parce que la démocratie c'est fait exprès pour que la violence de la société soit conjurée, maîtrisée, exprimée en mots et en textes, en votes, et d'une certaine manière, soit ainsi mise de côté. (…)
Il y a des causes à tout ça. Et une des causes, c'est que personne n'accepte plus de regarder le réel comme il est.

> On refuse de voir le réel. Et cette question va aussi dominer les temps qui viennent. Et quand vous ne voyez pas le réel, à ce moment-là, c'est les passions qui se déchaînent. Si vous n'êtes pas capable d'accepter, de regarder où vous en êtes, à ce moment-là, il n'y a plus que… la passion, les violences et le retour du refoulé le plus ancien, le plus insupportable, le plus affolant.

> Nous, nous n'avons pas un rêve, nous avons un idéal et des principes. Et cet idéal et ces principes, c'est qu'on ne juge pas un homme sur la couleur de peau, on ne juge pas un homme sur sa religion, une femme, un homme, un être humain, sur sa couleur de peau, sur sa religion. On le juge sur la citoyenneté. C'est-à-dire, qu'est-ce que tu es capable de faire pour les autres ? « Ne vous demandez pas ce que l'Amérique peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour l'Amérique », disait Kennedy. C'est exactement ça la question. Je vais vous dire, pour moi c'est une blessure de chaque minute, qu'on se remette à dire d'un côté, j'ai entendu cette phrase pendant ces campagnes : « Il y a trop de noirs », et que de l'autre côté on dise « nous sommes les racisés et d'une certaine manière nous sommes là pour prendre le pouvoir en raison de notre origine, religion, » je ne sais. On ne devrait pas pouvoir élever des enfants dans un pays qui laisse grandir ça.

> La France s'est construite sur cette idée que nous étions des hommes et des citoyens, pas représentants d'une communauté. Je cite le titre exact : Les Droits de l'Homme et du Citoyen. Nous sommes des hommes, c'est-à-dire par nature égaux, et nous sommes des citoyens égaux par responsabilité. Ça, c'est la France. Et laisser, même par réalisme, accepter ce principe, c'est pourquoi la France n'est pas communautariste Vous avez dit : L'Angleterre a fait le saut du communautarisme. Elle a toujours été communautariste. Parce que c'est un pays dans lequel les classes sociales ont été constamment un des principes d'organisation du pays. Ce n'est pas notre cas. Nous, nous avons construit, vous avez dit, un rêve. Ce n'est pas un rêve, c'est un idéal. Nous ne pouvons pas, même par réalisme, laisser faire ça. Je ne veux pas regarder les gens, je ne veux pas que mes enfants regardent les gens, et les enfants de mes enfants regardent les gens selon la couleur de la peau. Je ne veux pas qu'ils les regardent selon la religion.

> On a réussi en une année à diminuer le déficit public de 0,7%, c'est-à-dire près de 1% en une année, sans porter atteinte à la croissance et sans laisser à aucun moment filer le déficit public. On avait dit on fera 5,4% de la production du pays comme déficit, ce qui est énorme, ce qui est à terme ou à moyen terme insupportable. On avait dit on le fera baisser à 5,4%, finalement on a fini à 5,1%. Et donc… Donc on l'a fait. À quel moment ça s'est joué ? Ça s'est joué au moment du conclave sur les retraites. Vous vous souvenez, la grande question des retraites ? J'arrive, le gouvernement de Michel Barnier vient d'être censuré. On y était. Grosso modo, quels étaient les termes de l'échange ? Les organisations syndicales présentes autour de la table, réformistes comme on dit, acceptaient la retraite à 64 ans. Et sur l'autre plateau de la balance, le patronat devait accepter que la pénibilité soit prise en compte pour la retraite.

> Quand je vois le président de la République sur la scène internationale, je me dis : ce que cet homme fait, qui le ferait ? Il est le porte-drapeau de l'Europe face à Trump. Il est le porte-drapeau de l'Europe et de la liberté face à Poutine. Il est celui qui aide le plus expressément l'Ukraine. Et je n'ai jamais eu honte, pas une seule fois. Il y a eu des précédents, comme Français, je n'étais pas bien en voyant mes dirigeants. Lui, jamais. Et son intuition initiale, qu'on pouvait réunir la France pour la lancer dans le siècle dans lequel nous étions entrés et qu'on allait être le pays de l'entreprise et qu'on allait recréer des emplois, cette intuition était juste. Et puis il l'a eue, la plus énorme cascade, j'allais dire, d'emmerdements, excusez-moi. En bon français, voilà. La plus énorme cascade d'épouvantables difficultés, les gilets jaunes et puis le Covid, et puis la guerre en Ukraine, et puis l'inflation et puis la crise de l'énergie.

> Pour moi, le fait essentiel, c'est qu'il est impossible de sortir la France de la situation dans laquelle elle est, s'il n'y a pas une union nationale. Quelque chose qui englobe les forces démocrates et républicaines en disant, écoutez, cette fois-ci, on va affronter les choses. (…)
Le rétablissement des finances publiques. La lutte contre la dette est un plan précis pour en sortir. Le fait que la démographie de notre pays, c'est une conséquence évidemment de la perte de morale. Et puis le fait que l'appauvrissement général que tout à l'heure je dénonçais, et puis l'Europe comme elle est. Tout ça, si la France demeure divisée, c'est pas qu'on est divisée. On s'enfonce. Dans un moment de division de plus en plus acharné. C'est divisé entre partis, et à l'intérieur des partis, divisé en sous-parties, et chacun jouant sa carte, et chacun disant « je suis ennemi de… » de tous les autres, vous voyez, par exemple.

> Le centre n'est pas un sous-produit de quelque chose. Nous avons en France, allez, cinq ou six familles politiques. Il y a l'extrême gauche, on voit qu'elle l'est avec LFI, il y a la gauche de gouvernement avec le PS, il y a l'extrême droite, il y a la droite de gouvernement… Et puis il y a le centre démocrate et républicain.

 

Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale)
> Qu'il y ait des économies à faire dans ce pays, c'est pas un sujet qui est tout à fait nouveau et vous ne trouverez pas le Mouvement Démocrate en défaut de cette question. Mais pas de façon folle et de façon irréelle ou irréaliste. > [Présidentielle / Edouard Philippe en tête dans les sondages] Attention à ne pas saturer l’espace médiatique de «il a déjà gagné». Il y a des tas de gens qui avaient déjà gagné et qui ont perdu.

> [Présidentielle] La droite c'est la droite, le centre c'est le centre et la gauche c'est la gauche. Il faut arrêter cette confusion des esprits. La question n'est pas d'avoir un candidat unique de la droite et du centre, la question c'est d'avoir un candidat qui soit capable, modéré, du camp de ceux qui peuvent gouverner sans mettre le pays en ébullition, en chaos. 

> [Présidentielle] On parle beaucoup des personnalités, mais quel est le projet et le programme ? Là on teste ce que les gens perçoivent des qualités d’une personnalité. Edouard Philippe est l’un de ceux qui sont placés, il a été Premier ministre, on sait les qualités qui sont les siennes. (…)
J’ai l’impression que sur plein de sujets nous ne sommes pas d’accord avec Bruno Retailleau, qu’il fasse son projet avec les LR, que nous fassions notre projet et nous verrons les convergences que nous pourrons proposer aux Français. (…)
La pire des choses serait de dire que de Knafo à Glucksmann, c’est pareil. Vous ouvrez un boulevard à Mélenchon et Le Pen. (…)
Une primaire d’Edouard Philippe à Sarah Knafo, ça sera sans nous.

> [Présidentielle] Je dis à Bruno Retailleau que jamais quelqu’un de droite ne pourra gagner sans des gens qui ont soutenu Emmanuel Macron. Personne ne peut gagner seul. Il y a des forces qui ont décidé de faire éclater le pays. Les forces qui ne veulent pas fracturer le pays, dont est – je le crois – Bruno Retailleau, doivent se rassembler au premier ou au second tour. (…) Mais si on dit sans les macronistes, sans les gens de gauche, avec quelles voix on est élus?

 

► Autres 
● Commission européenne
Stéphane Séjourné (Vice-président exécutif à la Prospérité et à la Stratégie industrielle)

> Notre sécurité économique, notre ambition climatique, notre poids géopolitique : dans le contexte actuel, tout converge. L’Iran nous le montre chaque jour. Excellent échange avec mon ami le ministre Jean-Noël Barrot sur notre agenda commun de renforcement de la souveraineté européenne.

 

● Organisations centristes 
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen) 
Valérie Hayer (députée, présidente)
> Dans un geste pseudo patriotique, les nouveaux maires RN retirent les drapeaux européen et ukrainien des frontons de leur mairie. Ils s’opposent à l’Union européenne et veulent mettre fin à la contribution française. Un véritable Frexit qui ne dit pas son nom. Mais cela veut-il dire qu’ils vont rendre les millions d'euros de fonds européens accordés pour le développement de leurs territoires, l'aménagement des infrastructures comme l'aéroport de l'Aude, les aides de la PAC ou celles sociales ? Quant à leur argument du solde négatif de notre contribution, il est malhonnête et incomplet : chaque année, via le marché unique et ses différents programmes, l’Union européenne rapporte 124 milliards d’euros à la France.

 

● Personnalités centristes
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)

> Un an après sa création, le Haut-commissariat à l’Enfance tient sa promesse : écouter vraiment les enfants. 150 enfants étaient présents et ont pris la parole, sans filtre. Questions directes, regards justes. Merci à eux !

> L’exploitation sexuelle des mineurs est trop souvent cachée derrière les tabous, alors qu'elle concerne tous les milieux et territoires. Pour mieux agir, j'organise une conférence réunissant experts et acteurs de terrain.

> Protéger les tout-petits du sucre, c’est investir dans leur santé de demain. Une avancée majeure, portée avec esprit transpartisan. Je m’en réjouis.

 

 


mardi 31 mars 2026

La Quotidienne centriste du 31 mars 2026. Comme d’habitude, les mollahs iraniens demandent aux enfants de se sacrifier pour leur régime


Une des pires infamies de la guerre Iran-Irak dans les années 1980 qui pourtant n’en manqua pas, fut l’enrôlement de part du régime des mollahs de Téhéran des enfants.

Non seulement ils furent envoyés au front mais ils servirent avant tout à sauter sur les mines irakiennes pour sauvegarder les gardiens de la révolution.

Une utilisation honteuse qui fut légitimée par l’ayatollah Kohmeyni lui-même.

Depuis, nombre d’enfants – dont des étrangers comme des Afghans – sont endoctrinés et embrigadés pour combattre dans des opérations militaires comme en Syrie ou dans des répressions contre le peuple iranien comme dernièrement lors des massacres qui ont fait sans doute des dizaines de milliers de morts.

Et tout cela, évidemment, en violation de la déclaration universelle des droits humains, de la convention des droits des enfants et du droit international.

Avec l’attaque des Etats-Unis et d’Israël, les mollahs font de nouveau appel aux enfants et perpétuent l’infamie sans la moindre gêne.

Ils n’ont même aucun scrupule sachant que des compensations sont souvent promises aux familles qui autorisent leurs enfants à devenir des soldats ou, plutôt, de la chair à canon mais qu’elles sont rarement versées.

Le recours systématique aux enfants pour les menées violentes du régime démontre l’évidente nécessité de s’en débarrasser.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


Propos centristes. Union européenne – UE: Lutte contre la Russie qui agresse l’Ukraine et aide l’Iran / UE: Lutte contre les produits dangereux importés / Hostilités au Moyen-Orient / Accord UE-Australie / Hongrie: l’honnêteté des élections en danger / Roumanie: les bienfaits de l’adhésion à l’UE…


Voici une sélection, ce 31 mars 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne.

► Institutions européennes
● Commission européenne (commissaires centristes)
[Nota: les propos tenus par les commissaires européens français sont à lire dans Propos centristes France]  
Kaja Kallas (vice-présidente, haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité)
> Nous voyons que la Russie aide l'Iran avec des renseignements pour cibler les Américains, pour tuer les Américains, et la Russie soutient également l'Iran maintenant avec les drones afin qu'ils puissent attaquer les pays voisins et aussi les bases militaires américaines. Ces guerres [Ukraine, Moyen-Orient] sont très étroitement liées. Si les États-Unis veulent que la guerre au Moyen-Orient cesse, que l'Iran cesse de les attaquer, ils devraient également faire pression sur la Russie, afin qu'ils ne soient pas en mesure de les aider dans ce domaine.  

> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] La Russie essaie vraiment d'atteindre et d'obtenir ces territoires, qu'ils n'ont pas été en mesure de conquérir militairement en douze ans, pour obtenir ces territoires autour de la table des négociations. Il s'agit clairement d'une approche erronée. C'est, bien sûr, le manuel de négociation russe qu'ils exigent quelque chose qui n'a jamais été le leur, et c'est pourquoi nous signalons également que c'est le piège dans lequel nous ne devrions pas marcher. En fait, pour avoir une solution à cette guerre, aussi, sortir de ce cercle que nous avons cette guerre recommencer encore et encore, nous avons besoin d'avoir des concessions claires du côté russe. Donc, si nous, ensemble - aussi avec les Américains - mettons la pression sur la Russie, alors nous pourrions mettre fin à cette guerre. Et aussi une paix durable à plus long terme. 

> [Hostilités au Moyen-Orient] Tous les pays du monde sont touchés d'une manière ou d'une autre par cette guerre. C'est donc dans l'intérêt de tous que cette guerre s'arrête. Et c'est pourquoi nous faisons aussi de la sensibilisation. Nous avons des partenaires mondiaux ici aujourd'hui pour avoir un message unifié que nous avons besoin d'une sortie, pas d'une escalade dans cette guerre. Et cela signifie qu'il doit y avoir une solution diplomatique pour que cette région en sorte plus forte et en fait plus pacifique. Et par conséquent, il ne peut s'agir que d'une solution diplomatique, de s'asseoir et de négocier, d'avoir une issue. 

> [Liban] Il y a plus d'un million de personnes déplacées au Liban en ce moment. Nous avons appelé Israël, ainsi que le Hezbollah, à vraiment arrêter les attaques. Le Hezbollah a entraîné le peuple libanais dans cette guerre. Il est également important qu'Israël et le Liban s'assoient pour négocier, pour avoir vraiment un règlement et une paix, afin que ces attaques cessent et que les souffrances du peuple cessent. Nous voyons que le gouvernement libanais fait des efforts pour désarmer le Hezbollah, et nous devons les aider à le faire, afin qu'il y ait de la stabilité. Mais bien sûr, tout est lié à tout ce qui se passe au Moyen-Orient.

> Bucha est devenu le symbole de la cruauté de la guerre de la Russie. Parmi les civils tués, beaucoup ont été abattus à bout portant. Certains avaient les mains liées dans le dos. Quatre ans après ces tueries de masse, nous nous souvenons des victimes. Ce qui s'est passé ici ne peut être nié. L'UE s'engage à veiller à ce que ces crimes ne restent pas impunis, y compris en soutenant le Tribunal spécial pour le crime d'agression, aux côtés de la Commission des Réclamations. La Russie doit être tenue responsable de ce qu'elle a fait à l'Ukraine.

> Il est bon d'être à Kyiv aujourd'hui avec les ministres européens des Affaires étrangères. Chaque visite est un puissant rappel du courage et de la résilience de l'Ukraine. L'Europe est à vos côtés. Nous continuerons à fournir un soutien militaire, financier, énergétique et humanitaire. Et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour garantir une pleine responsabilité pour les crimes de la Russie.

> La décision de la police israélienne d'interdire à l'Évêque latin de Jérusalem d'entrer dans l'église du Saint-Sépulcre le dimanche des Rameaux constitue une violation de la liberté religieuse et des protections de longue date régissant les lieux saints. La liberté de culte à Jérusalem doit être pleinement garantie, sans exception, pour toutes les confessions. Le caractère multi-religieux de Jérusalem doit être protégé.

 

Michael McGrath (commissaire à la démocratie, à la justice et à l’état de droit)
> Les importations issues du e-commerce dans l'UE ont explosé ces dernières années, créant de nouvelles opportunités pour les consommateurs, mais aussi d'importants défis en matière de contrôle.
Pour vous donner une idée : 15 millions de petits colis entrent chaque jour dans l'UE. Notre plateforme Safety Gate permet aux États membres de signaler les produits dangereux identifiés sur leurs marchés. Cette année, elle a enregistré un nombre record de 4 671 alertes. Les produits dangereux les plus fréquemment signalés ? Les cosmétiques (36 %), suivis des jouets et des équipements électriques. On s'attarde souvent sur les chiffres. Mais derrière chaque statistique se cache un travail rigoureux et invisible. Ce sont des experts en tests et des scientifiques qui déterminent ce qui est sûr pour l'Europe et ce qui ne l'est pas. Ils constituent notre première ligne de défense contre les marchandises dangereuses.
J'ai récemment visité les laboratoires de Sciensano à Bruxelles, en compagnie du vice-Premier ministre belge Frank Vandenbroucke et du ministre de la Protection des consommateurs Rob Beenders, afin de constater ce travail de visu. J'y ai acquis une meilleure compréhension des méthodes de test des produits, depuis l'analyse de la composition chimique des cosmétiques jusqu'au contrôle des liquides pour cigarettes électroniques afin de détecter les substances nocives.
Nous pouvons légiférer. Nous pouvons notifier. Mais ce sont ces tests qui révèlent la réalité des produits entrant sur le marché de l'UE et contribuent à la sécurité des consommateurs. La coopération est essentielle pour garantir que chaque produit entrant dans les foyers européens respecte nos normes de sécurité. La Commission reste pleinement engagée à soutenir la recherche et l'expertise qui sous-tendent un marché européen sûr et ouvert.

> La Moldavie a toute sa place dans l'UE. Son avenir est européen. Et nous faisons déjà partie de la même famille européenne. J'ai eu le plaisir de rencontrer la présidente Maia Sandu à Chișinău pour discuter des prochaines étapes du processus d'adhésion de la Moldavie à l'UE et saluer le travail accompli. L'Union européenne n'est pas seulement un partenaire de paroles, mais aussi d'actions concrètes : elle soutient la Moldavie par des investissements tangibles, des réformes de la justice aux 189 millions d'euros récemment débloqués dans le cadre du Plan de croissance. Ces chiffres se traduisent par des progrès réels, des réformes concrètes et des avantages réels pour les citoyens. Le travail se poursuit, et l'Union européenne est aux côtés de la Moldavie à chaque étape. L'avenir européen de la Moldavie n'est pas un objectif lointain, il se construit dès maintenant.

> L’avenir européen de la Moldavie se dessine, grâce aux réformes, à la résilience et à la détermination. Même si cette étape d’adhésion peut donner l’impression d’une salle d’attente, la Moldavie n’est pas seule. L’Union européenne est à ses côtés, travaillant main dans la main, soutenant les réformes et avançant ensemble.
Ces derniers jours à Chișinău, j’ai rencontré les dirigeants et les institutions au cœur de ce processus. Les discussions avec la présidente Maia Sandu, le Premier ministre Munteanu et la vice-Première ministre Cristina Gherasimov ont porté sur les prochaines étapes du processus d’adhésion de la Moldavie à l’UE et sur l’importance de maintenir la dynamique des réformes. Avec le ministre de la Justice Cojuhari et les membres des commissions de vérification, nous avons évoqué les progrès accomplis dans le renforcement de l’intégrité du système judiciaire. Le processus de vérification progresse et demeure essentiel pour instaurer la confiance dans le système judiciaire moldave.
Mon intervention devant l’Assemblée générale des juges a été un puissant rappel que l’État de droit est appliqué chaque jour dans les tribunaux du pays.
J’ai également rencontré des représentants de la société civile et des médias indépendants, qui sont en première ligne en Moldavie : ils protègent la vérité, dénoncent les ingérences et demandent des comptes aux puissants.
L’Union européenne soutient concrètement ces efforts, notamment par un nouveau projet de 4 millions d’euros visant à accélérer la numérisation de la justice et à renforcer son fonctionnement. La voie choisie par la Moldavie est claire : celle du progrès, de l’engagement et de l’ambition. Une voie que nous parcourons ensemble 

> L’Europe doit être prête à toute éventualité. Aujourd’hui, lors de la réunion hebdomadaire du Collège des commissaires, nous avons pris des mesures décisives pour renforcer notre préparation, des feux de forêt à la défense.

- Face à l’intensification des risques climatiques, notre réponse doit elle aussi s’intensifier. Nous renforçons notre dispositif avec une nouvelle approche intégrée de la gestion des risques d’incendies de forêt :

- Prépositionnement des pompiers dans les zones à haut risque
- Renforcement de la flotte rescEU avec 12 avions et 5 hélicoptères
- Développement de capacités à long terme, notamment un nouveau centre de lutte contre les incendies à Chypre et un soutien post-catastrophe renforcé
Nous investissons également dans l’innovation pour notre sécurité commune.
Grâce à un budget de 115 millions d’euros alloué par le nouvel instrument AGILE, nous soutiendrons les innovateurs technologiques européens afin d’accélérer l’intégration de nouvelles technologies au sein des forces armées européennes. Être prêt ne se limite pas à la réponse aux crises ; il s’agit aussi de bâtir une résilience durable au sein de notre Union. L’Europe agit là où c’est nécessaire. L'examen à mi-parcours de notre politique de cohésion renforce déjà nos régions : 15,2 milliards d'euros sont alloués à la compétitivité, 1,2 milliard à la sécurité énergétique et 3,3 milliards au logement abordable et durable.

> Ma visite en Slovaquie s'est conclue par une journée riche en échanges fructueux qui alimenteront notre évaluation du chapitre consacré à la Slovaquie dans le rapport 2026 sur l'état de droit, dont la publication est prévue en juillet. Ma journée a débuté par un entretien avec le procureur général Maroš Žilinka, au cours duquel nos discussions ont porté sur la lutte contre la corruption. Le message est clair : la corruption n'a pas sa place dans nos démocraties, et la Commission est prête à soutenir les États membres à tous les niveaux. Au Parlement national, j'ai eu une discussion franche avec des parlementaires de tous bords politiques. Fort de mes 25 ans d'expérience en politique locale et nationale en Irlande, je suis convaincu que le dialogue avec les élus est essentiel : les démocraties fortes reposent sur ce lien vital entre les citoyens et le pouvoir. Nous nous sommes notamment concentrés sur les sept recommandations du rapport 2025 de la Commission sur l'état de droit en Slovaquie et sur la situation actuelle. La liberté de la presse a également été un thème central. Lors de rencontres avec des journalistes et des organisations, notamment le Centre d'investigation Jána Kuciaka, nous avons abordé les questions de pluralisme des médias et de sécurité des journalistes. J'ai également visité le Bureau slovaque de protection des lanceurs d'alerte, où j'ai pu constater par moi-même l'importance du travail accompli pour protéger ceux qui osent s'exprimer. Je salue l'abrogation récente des amendements qui auraient affaibli ces protections ; il s'agit d'une avancée majeure, conforme aux normes de l'UE.

 

Hadja Lahbib (commissaire à l’égalité et à la gestion des crises)
> À Gaza, la situation humanitaire reste critique. Hier, un vol de l'Air Bridge humanitaire de l'UE en provenance de Belgique a atterri en Égypte, avec 48 tonnes de fournitures médicales pour Gaza. Merci à l’OMS pour votre partenariat dans la livraison d'une aide critique. L'accès à Gaza doit être garanti.

> Le conflit au Moyen-Orient continue de s’intensifier. 10 travailleurs de la santé et 3 journalistes ont été tués au Liban au cours des dernières 48 heures, victimes des opérations militaires israéliennes. C’est inacceptable. Le droit international humanitaire doit être respecté. Toujours. Une solution politique est attendue depuis trop longtemps.

 

Marta Kos (commissaire à l'élargissement)
> le Monténégro est bien avancé sur son chemin vers l'UE, mais un travail considérable reste encore à accomplir. La priorité absolue est de construire des institutions solides qui garantissent l'État de droit. Le Monténégro doit unir ses forces politiques, y compris la société civile, pour accélérer les réformes.

 

♦ Renew Europe (groupe centriste et libéral au Parlement européen) 
[Nota: les propos tenus par les députés européens français sont à lire dans Propos centristes France]  
Billy Kelleher (premier vice-président)
> La Commission européenne doit être très claire avec Israël, l’approbation du projet de loi sur la peine de mort par la Knesset constituerait une violation profonde de l’accord d’association UE/Israël. L’UE doit défendre le droit international et protéger nos valeurs, et dire non aux exécutions sommaires.

> Les populistes, principalement de droite mais aussi de gauche, voudraient vous faire croire que la hausse des prix de l'énergie est imputable aux gouvernements des États membres. Le coût de l'énergie augmente en raison de l'invasion de l'Ukraine et de l'attaque contre l'Iran. Les populistes sont des imbéciles inutiles et dangereux !

 

Gerben-Jan Gerbrandy (vice-président)
> Le Parlement européen a approuvé un accord commercial avec les États-Unis, sous certaines conditions. En réponse, Trump rompt le contrat sur les armes destinées à l'Ukraine. Nous devons redoubler d'efforts pour nous affranchir de l'industrie d'armement américaine.

 

Petras Austrevicius (député)
> Les prisonniers politiques Babak Alipour (34 ans, diplômé en droit) et Pouya Ghobadi (33 ans, ingénieur électricien) ont été exécutés par le régime des mollahs ce matin, à la suite des exécutions de Mohammad Taghavi et Akbar Daneshvarkar seulement 24 heures plus tôt.

> Que faut-il pour que l'administration Trump prenne conscience de la menace russe qui pèse sur le monde démocratique et libre ? L'ignorance a un prix élevé.

 

Engin Eroglu (député)
> La Finlande illustre le fonctionnement de la sécurité européenne. Une protection civile solide, des structures claires et une réelle résilience. Aux frontières extérieures de l’UE, une chose est claire : la protection des frontières est une responsabilité partagée.

> Ouverture de la 14e Conférence ministérielle de l'OMC à Yaoundé, au Cameroun. Les 166 États membres de l'OMC sont représentés, soit 98 % du commerce mondial. Les accords de l'OMC constituent le cadre fondamental du commerce mondial.
Elles offrent une sécurité juridique et des conditions fiables aux entreprises opérant à l'international. Plus de la moitié des échanges commerciaux de biens et de services de l'Allemagne avec les pays non européens reposent exclusivement sur les règles de l'OMC.
Les récentes tensions commerciales montrent cependant que le système commercial fondé sur des règles est soumis à une pression considérable. La politique économique erratique menée par la Maison Blanche va à l'encontre de l'objectif principal de l'OMC, qui est de réduire les barrières commerciales.
La Chine, elle aussi, emprunte de plus en plus une voie différente. La politique monétaire ciblée de Pékin en est un exemple frappant. Selon les analyses l’euro s’est apprécié d’environ 40 % en termes réels par rapport au yuan.
Conjuguée à l'écart extrême des prix à la production, cette situation engendre un « effet tarifaire » de près de 50 %. Étant donné qu'une demande estimée à 125 milliards d'euros en yuans n'a pas influencé le marché, il y a de fortes raisons de soupçonner une manipulation systématique du marché des changes.
Cette évolution renchérit tellement les importations européennes qu'une concurrence loyale est devenue quasiment impossible, ce qui a pour effet d'exclure notre industrie du marché chinois.
Nous avons clairement dénoncé ces pratiques commerciales déloyales au Parlement européen lors de la session plénière de la semaine dernière. Pour moi, cependant, une chose est décisive : il nous faut plus que de simples protestations. L’Europe a enfin besoin d’une politique commerciale claire et affirmée.
Avec ses 450 millions de citoyens, le marché unique de l'UE est la plus vaste zone économique intégrée au monde – une force économique dont dépendent également la Chine et les États-Unis. Cette position européenne et notre engagement en faveur de règles commerciales équitables doivent désormais être défendus avec fermeté à l'OMC.

 

Karin Karlsbro (députée)
> Les relations commerciales transatlantiques doivent reposer sur le respect mutuel. Nous n'avons pas oublié le Groenland, les menaces et le chantage. L'Europe doit être prête à fixer les conditions nécessaires à l'avenir des relations transatlantiques. C'est ce que nous faisons par ce vote, en protégeant les accords tarifaires de Turnberry contre les pressions de Trump. Cela signifie : pas de hausse des droits de douane, pas de nouvelles menaces de droits de douane et aucune atteinte à la sécurité. En approuvant ce vote, nous faisons tout notre possible pour assurer à nous-mêmes et aux entreprises européennes la plus grande stabilité possible dans les circonstances actuelles.

> L'Europe ne peut se permettre de fermer ses portes. En finalisant l'accord commercial avec l'Australie, nous montrons que la coopération, et non le protectionnisme, est la voie à suivre. Le libre-échange entre démocraties est la meilleure réponse de l'Europe face à l'incertitude mondiale.

 

Michal Kobosko (député)
> La visite d'étude de la direction de Renew Europe se déroule cette année en Finlande. Ce choix de lieu n'est pas fortuit, compte tenu du contexte géopolitique actuel. La Finlande partage une frontière d'environ 1 340 km avec la Russie et, suite à l'agression russe en Ukraine, a rejoint l'OTAN, apportant un soutien important à l'Alliance, notamment à la Pologne. Le premier jour de la visite, nous avons rencontré le président finlandais, Alexander Stubb et le maire d'Helsinki, Daniel Sazanov. Nous avons notamment abordé le soutien de l'État et de sa capitale à l'Ukraine en difficulté, les attaques hybrides menées par la Russie et la protection civile finlandaise, qui peut servir d'exemple à d'autres pays, y compris à la Pologne. En Finlande, la protection civile est un élément clé du concept de « défense globale », qui englobe l'ensemble de la société et pas seulement les forces armées. Elle repose sur un vaste réseau de plus de 50 000 unités de défense, des abris (pour 80 à 90 % de la population), une formation obligatoire à la sécurité (premiers secours et survie) et une forte sensibilisation des citoyens. Malgré une population de seulement 5,5 millions d'habitants, la Finlande est capable de mobiliser jusqu'à 900 000 réservistes opérationnels. Sa force réside dans le haut niveau de sensibilisation du public et la confiance des citoyens envers les institutions étatiques. La Finlande, à l'instar des pays baltes et de la Pologne, sait pertinemment qu'il est impossible d'ignorer la Russie. Je suis heureux que ce message trouve un écho favorable lors de cette visite et que mes collègues de Renew Europe, principalement d'Europe occidentale, aient entendu cette voix.

> La Finlande peut nous servir d'exemple, ainsi qu'à de nombreux autres pays, quant à son approche des questions de sécurité et de défense, une approche qu'il convient de suivre.

> Aujourd'hui, dans le cadre d'une visite d'étude de la direction de Renew Europe, nous nous sommes rendus au poste frontière de Raja-Jooseppi, le point le plus septentrional de la frontière finno-russe (situé à plus de mille kilomètres d'Helsinki et à 250 kilomètres de Mourmansk). Fin 2023, la Finlande a fermé huit autres points de passage frontaliers avec la Russie. Celui de Raja-Jooseppi fut l'un des derniers à être fermé. La Finlande maintient actuellement sa décision de fermer tous ses points de passage frontaliers avec la Russie. Cette décision a été prise suite aux événements de 2023, marqués par un afflux soudain de migrants transitant par la Russie. Helsinki a qualifié cet afflux d'instrumentalisation des migrations. Nous, Polonais, connaissons bien le problème à la frontière polono-biélorusse. La Russie et le Bélarus exploitent l'immigration clandestine dans le cadre d'une guerre hybride. Par conséquent, les frontières de chaque pays doivent être surveillées et protégées conformément à la législation en vigueur.

 

Jeannette Baljeu (députée)
> Aujourd’hui, si un client achète un jouet qui se révèle toxique, il n’a aucun recours. Juridiquement, il est considéré comme l’«importateur» des marchandises qu’il achète. Ce système est fondamentalement défaillant pour le commerce en ligne, car les consommateurs ne peuvent pas réalistement garantir la conformité des produits. Demain, grâce à la réforme, nous ferons des plateformes comme Temu et Shein les importateurs responsables des biens qu’elles vendent à nos consommateurs. (…)
Les plateformes ne pourront plus se laver les mains de leurs produits — et nous n’aurons plus à nous laver les nôtres deux fois après les avoir manipulés.

 

Raquel García Hermida-Van Der Walle (députée)
> [Loi anticorruption] Cette loi concerne une Europe où les journalistes peuvent travailler sans crainte et où les systèmes publics servent les citoyens, et non des intérêts particuliers. Cette directive nous rapproche d’une Europe où la corruption ne peut pas décider qui obtient un emploi, un permis ou justice. Une Europe où les citoyens peuvent à nouveau faire confiance à leurs institutions. C’est l’Europe que nous voulons construire.
Cette loi est historique. La corruption a conduit des journalistes à être réduits au silence, des citoyens à être tués, des vies à être brisées. Derrière chaque statistique, il y a un nom, une histoire et un avenir refusé. La corruption détourne aussi des milliards de nos économies, érode la confiance dans les pouvoirs publics et mine la démocratie elle-même. Si elle n’est pas combattue, elle menace les fondements mêmes de notre Union. Cette loi vise à défendre l’Europe dans ce qu’elle a de plus essentiel et à répondre aux attentes de nos citoyens.

 

Veronika Cifrová Ostrihoňová (députée)
> L’Europe doit veiller à ce que l’innovation aille de pair avec la responsabilité. Nous avons besoin d’obligations plus claires pour les développeurs d’outils d’IA générative, d’une coopération transfrontalière renforcée et d’une suppression plus rapide des contenus deepfake nuisibles. Les citoyens doivent savoir que les règles numériques sont applicables et que les auteurs ne peuvent pas se cacher derrière la complexité technologique.

 

Michael Mcnamara (député)
> Le cas signalé en Allemagne est un rappel brutal que la violence numérique est une véritable violence. L’IA ne doit jamais être utilisée pour humilier, exploiter ou mettre en danger des personnes.
Alors que le Parlement se prépare à voter cette semaine sur l’Omnibus sur l’IA, combler les failles juridiques — notamment en introduisant une interdiction explicite des applications de dénudification — est essentiel pour protéger les victimes, apporter une sécurité juridique et restaurer la confiance dans les nouvelles technologies.

 

Abir Al-Sahlani (députée)
Les femmes sont touchées de manière disproportionnée par les abus de deepfakes, qui peuvent avoir des conséquences psychologiques, sociales et professionnelles dévastatrices. Lutter contre les outils de dénudification non consentie fait partie du combat contre les violences fondées sur le genre. L’UE doit garantir aux victimes des recours rapides et une protection réelle. »

 

Barry Cowen (député)
> [Accord UE-Australie]
Je salue cet accord, qui représente une avancée positive pour le renforcement des relations de l’UE avec un partenaire de confiance et partageant les mêmes valeurs. L’agriculture est essentielle pour l’Irlande et pour l’ensemble de l’UE, et cet accord ouvre de nouvelles perspectives pour les exportations agroalimentaires, s’appuyant sur notre excédent commercial existant de 2,3 milliards d’euros avec l’Australie, tout en préservant des garanties importantes pour des secteurs sensibles comme la viande bovine, l’agneau et les produits laitiers. Il démontre que, dans des conditions de concurrence véritablement équitables, l’agriculture européenne peut être compétitive et prospérer.

 

Marie-Agnes Strack-Zimmermann (députée)
> Le chapitre relatif à la sécurité et à la défense de l’accord UE-Australie, ainsi que l’accord dans son ensemble, constituent une avancée opportune et stratégique, notamment en cette période de turbulences géopolitiques où les partenariats de longue date sont fortement ébranlés et les alliances existantes remises en question.
Dans un monde plus instable, les partenaires partageant les mêmes valeurs doivent approfondir leur coopération non seulement en matière de commerce, mais aussi de résilience, d’industrie de défense et de sécurité. Cet accord démontre que l’Europe est résolue à bâtir des partenariats solides et fiables dans la région indo-pacifique.

 

► Pays membres de l’Union européenne
● Allemagne 
♦ FDP 
> Alors que des pays comme le Portugal, l'Espagne, l'Autriche, la Pologne et la Norvège apportent un soutien à leurs populations en baissant les taxes sur le diesel et l'essence, le « plan de mesures sur les carburants » de la coalition rouge-noire s'essoufflera – et le ministre des Finances, Klingbeil, continuera de profiter de chaque plein.

 

Wolfgang Kubicki (ancien vice-président du Bundestag)
> Combler les déficits des caisses de sécurité sociale par des impôts supplémentaires serait certes la solution de facilité pour les politiciens. Mais la paresse intellectuelle ne doit pas être le maître-mot. La coalition doit désormais avoir le courage de négocier des propositions structurelles, et non se contenter de mesures superficielles.

 

♦ Freie Wähler
> Des députés européens se rendent en Chine pour la première fois en huit ans. Sept membres de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs se rendent en Chine, accompagnés d'Engin Eroglu, député européen du groupe des Électeurs libres et président de la délégation du Parlement européen pour la Chine.
Malgré l'intensification des contacts, la position du Parlement européen reste inchangée, souligne Eroglu : « Le Parlement européen est très déterminé et uni face à la guerre menée par Poutine en Ukraine. Le soutien de la Chine à la Russie est pris en compte ; par conséquent, je ne prévois aucune concession majeure. »
L'accent est mis sur les questions commerciales et les réglementations relatives aux normes de produits, qui sont abordées sur place avec des entreprises telles que Shein et Temu. Pour comprendre la Chine, il est indispensable d'être sur le terrain et d'avoir une vision globale des différents secteurs.

 

● Autriche
♦ Neos

> Les nouveaux chiffres le confirment : la stratégie est en marche. Déficit des administrations publiques en 2025 : 4,2 % – meilleur que prévu Déficit de l’État fédéral : 3,0 %, nettement meilleur que prévu Premières améliorations malgré un contexte mondial difficile Des marges de manœuvre accrues pour les mesures de soutien, les réformes et les investissements futurs Le chemin est encore long : nous poursuivons nos efforts pour atteindre l’objectif de 3 % pour les administrations publiques ; désormais, tous les niveaux de gouvernement, y compris les Länder et les collectivités territoriales, doivent y contribuer. Parallèlement, nous continuerons et approfondirons les réformes afin de garantir des finances publiques stables et une plus grande flexibilité pour l’avenir.

> Le travail devrait redevenir un plaisir : pour vous comme pour votre employeur. Chez NEOS, nous souhaitons réformer les charges sociales : une partie sera financée par le budget et non plus par les salaires. Cela allègera la charge pesant sur les entreprises et rendra le travail à nouveau juste et valorisant.

> Nous ressentons tous depuis longtemps l'impact des réseaux sociaux. Ils influencent ce que nous voyons, ce que nous pensons et, souvent, nos interactions. Les algorithmes poussent aux extrêmes. Les jeunes, en particulier, y sont exposés quotidiennement. Ce n'est pas un nouveau débat politique. C'est un fait scientifiquement prouvé. C'est pourquoi une limite d'âge à elle seule ne suffit pas. Nous devons également lutter contre la désinformation et renforcer un journalisme de qualité en Autriche.

> L'âge minimum pour utiliser les réseaux sociaux est fixé, MAIS sans obligation d'utiliser son vrai nom ! Et nous allons encore plus loin : de nouveaux programmes scolaires intègrent davantage d'éducation aux médias, d'instruction civique et de compréhension de l'intelligence artificielle. Ainsi, les enfants et les jeunes seront préparés au monde numérique : de manière consciente, sûre et autonome.

> Plus d'énergie produite en Autriche, c'est plus d'indépendance. Les crises actuelles le démontrent : notre dépendance aux énergies fossiles nous rend vulnérables. La solution est évidente : l'énergie éolienne, hydraulique, solaire et géothermique. Grâce à la nouvelle loi, nous accélérons le développement et la mise en œuvre des projets. Pour des prix stables, une sécurité accrue et une véritable indépendance.

 

● Belgique 
♦ Gouvernement
Maxime Prévot (vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement de la Belgique) 

> Un casque bleu indonésien tué dans le sud du Liban. Un autre grièvement blessé. Ils étaient là pour servir la paix. La Belgique exprime sa condamnation la plus ferme et son entière solidarité avec l’Indonésie. Nos pensées vont à la famille du soldat tombé et nous souhaitons un prompt rétablissement au militaire blessé. Les attaques contre les casques bleus sont des violations graves du droit international et peuvent constituer des crimes de guerre. Il devra y avoir des comptes à rendre. Le Liban a besoin de désescalade.

> Retour sur trois jours en Norvège lors de la visite d’État avec nos Souverains. La Belgique et la Norvège sont deux pays amis de longue date qui misent sur la diplomatie, défendent le droit international et l’aide humanitaire à l’heure où d’autres s’en détournent. Deux pays qui savent que leur influence dans le monde dépend de leur capacité à coopérer. Avec mon collègue norvégien Espen Barth Eide, nous avons eu des échanges francs sur l’Ukraine, le Moyen-Orient, la médiation, et le rôle que des pays de taille moyenne et déterminés peuvent jouer lorsque les grandes puissances hésitent. Et puis il y a ce qui nous lie au quotidien : la mer du Nord. 814 kilomètres de pipeline. Le gaz norvégien qui chauffe des centaines de milliers de foyers belges et européens. Le CO₂ que nos industries pourront bientôt stocker ensemble grâce à un accord signé sur place. Et un potentiel énorme pour nos entreprises belges dans l’énergie offshore, les technologies maritimes et l’Arctique. La Norvège est aussi un allié en matière de défense, puisque nous avons décidé de renforcer notre coopération opérationnelle et industrielle, notamment par le choix du système norvégien de défense aérienne NASAMS, un signe clair de la confiance et de la convergence croissante entre nos deux pays.

> L’approbation du projet de loi sur la peine de mort par la Commission de la sécurité nationale de la Knesset est profondément préoccupante. Le meurtre sanctionné par l’État n’est jamais de la justice, et jamais une solution. Une société engagée pour les droits humains recherche la responsabilité sans recourir au meurtre. Nous appelons Israël à ne pas aller de l’avant avec ce projet de loi qui va à l’encontre de l’esprit et des dispositions de l’Accord d’association UE-Israël. La Belgique rejette la peine de mort sous toutes ses formes et dans toutes les circonstances.

 

♦ Les Engagés 
Yvan Verougstraete (président, député européen)

> Le Parlement a validé les hubs de retour. C’est un très mauvais signal. Oui, il faut des retours effectifs. Mais ici, on choisit d’externaliser nos responsabilités, d’affaiblir les garanties juridiques, et même d’ouvrir la porte à la détention d’enfants. Ce n’est pas parce que vous vous voyez refuser votre demande d’asile que vous devez en perdre vos droits fondamentaux, ce n’est pas acceptable. Fermeté et humanité vont ensemble. Renoncer à nos valeurs ne rendra pas l’Europe plus crédible, seulement plus faible.

> Accords UE-US J’ai voté pour le rejet car cet accord met l’Europe à genou. On a perdu. On a voté pour reporter le vote. On a perdu À la fin, on part dans des négociations que je ne voulais pas, mais avec des clauses de sauvegarde obtenues de haute lutte par le Parlement européen. Rendez-vous lors du vote final dans quelques mois sur cet accord UE-US. Nous devrons trouver une majorité de députés pour voter contre ce deal toxique !

 

♦ DéFI 
François de Smet (député)

> Paradis fiscaux : la Belgique en sous-régime ? Seulement deux agents pour surveiller des centaines de milliards d'euros de flux financiers vers les paradis fiscaux Voilà ce qu'on apprend via les réponses du ministre Jan Jambon aux questions parlementaires que je lui ai adressées. Entre une liste officielle d'États à fiscalité avantageuse inchangée depuis 2016 et un taux de contrôle qui stagne à 10 %, les moyens de l'État belge interrogent face à l'évasion fiscale. Entre ceux qui veulent augmenter les impôts et ceux qui veulent réduire les dépenses publiques, DéFI propose une voie plus simple: faire rentrer les montants colossaux qui ne rentrent toujours pas.

> L’attention est devenue un marché. Et le rythme des algorithmes induit une grammaire nouvelle. On le voit même ici. Chacun d’entre nous se voit un peu contraint de faire avec ces nouveaux formats qui favorisent ceux qui hurlent, ceux qui clashent, ceux qui insultent. Cela influence tout le monde, même la presse, prise dans la même économie de l’attention. Je crois qu’il faut agir. Non pas interdire mais réguler. Et le faire avant que le scrolling soit devenu non seulement notre manière de consommer, mais aussi, et plus grave, notre manière de penser.

> Madame la Ministre, C’est peut-être un tournant juridique majeur pour le monde du numérique. La justice américaine a rendu un verdict historique qui reconnaît Meta et YouTube coupables de « négligence » pour les effets addictifs de leurs plateformes sur la santé mentale des jeunes. Et ce en citant spécifiquement des mécanismes tels que le « scroll infini » ou le déclenchement automatique des vidéos qui sont le quotidien de nos écrans. Ce verdict est inédit car il ne porte plus sur les contenus hébergés, mais sur l’ingénierie même des algorithmes conçus pour maximiser l’attention, au mépris de la sécurité des utilisateurs. C’est l’un des rares jugements qui vient bousculer le business de l’attention qui influence la santé mentale et donc la marche du monde. Chaque autorité a une responsabilité sur ce sujet et c’est l’occasion de faire le point sur les projets de votre accord de gouvernement. D’abord, le gouvernement est supposé confier à l'IBPT les compétences de contrôle pour le règlement européen sur l'IA et le règlement sur les données. Ce régulateur disposera-t-il des moyens nécessaires pour auditer les algorithmes « addictifs » mentionnés dans les procès récents ? Ensuite, sur la protection de la jeunesse et de la santé mentale : l'accord de gouvernement prévoit de « cartographier les effets de l'utilisation excessive des écrans et des réseaux sociaux sur les jeunes » afin d'élaborer une politique de santé publique adaptée. Où en est la réalisation de cette étude en collaboration avec les entités fédérées ? Des mesures spécifiques contre les mécanismes de design prédateurs (comme le scroll infini) sont-elles envisagées pour protéger la résilience mentale de nos citoyens ? Enfin, sur la gestion des réseaux sociaux et l’identité numérique, où en est le cadre juridique pour les influenceurs, visant à faire respecter les règles de protection des consommateurs? Où en est la question de la certification de compte par un tiers de confiance pour associer chaque compte à une identité réelle. L’attention est devenue un marché. Et le rythme des algorithmes induit une grammaire nouvelle. On le voit même ici. Chacun d’entre nous se voit un peu contraint de faire avec ces nouveaux formats qui favorisent ceux qui hurlent, ceux qui clashent, ceux qui insultent. Cela influence tout le monde, même la presse, prise dans la même économie de l’attention. Je crois qu’il faut agir. Non pas interdire mais réguler. Et le faire avant que le scrolling soit devenu non seulement notre manière de consommer, mais aussi, et plus grave, notre manière de penser.

 

● Danemark
♦ Moderaterne
> L'agriculture danoise doit être développée, et non démantelée. Ainsi, nous pourrons préserver des zones rurales dynamiques, une alimentation danoise de qualité et une eau propre. C'est pourquoi les Modérés proposent un système quadripartite réunissant le gouvernement, l'agriculture, les organisations environnementales et les syndicats. L'objectif est simple : nous ne devons produire que les porcs que nous pouvons abattre, transformer et consommer nous-mêmes, ou exporter. Les Modérés s'unissent, là où d'autres divisent !

 

● Espagne 
♦ Ciudadanos 
> La Cour constitutionnelle confirme ce que nous avons dit en 2022 : en politique, tout n'est pas permis. Ceux qui font les lois ne peuvent pas se placer au-dessus d'elles. Face aux abus, il faut de la fermeté.

 

● Estonie
♦ Reformierakond

> Mihkel Lees : Nous devons agir ! Le manque d'activité physique chez les enfants et les jeunes compromet également nos capacités de défense.
Les effets d'une faible activité physique chez les enfants et les jeunes ont été abordés avec plus ou moins de succès, mais le sujet n'a pas reçu l'attention qu'il mérite dans le débat public.
Les statistiques montrent clairement que si les tendances actuelles se poursuivent, nos enfants et nos jeunes deviendront de plus en plus obèses et souffriront de maladies mentales et physiques à l'âge adulte.
Le constat est alarmant. Seuls 43 % des enfants et des jeunes Estoniens pratiquent une activité physique suffisante, soit au moins 60 minutes d'exercice intense par jour en moyenne. L'activité physique est également étroitement liée à la santé mentale : 54 % des filles et 28 % des garçons âgés de 15 à 17 ans présentent un risque de dépression.
Le manque d'activité physique chez les jeunes commence également à affecter les capacités de défense de l'Estonie : seul un tiers environ des conscrits entrants réussissent les tests d'aptitude physique, et ces tests sont relativement faciles à réussir.
Nous devrions être reconnaissants envers les entraîneurs et les professeurs d'éducation physique, sans qui la situation serait probablement bien pire. Mais ils ne peuvent pas être constamment auprès des enfants et doivent aussi composer avec une force irrésistible : la décharge de dopamine ultra-rapide procurée par les smartphones rend les activités du monde réel, y compris les jeux et les exercices en extérieur, ennuyeuses.
Mais que pouvons-nous faire pour accroître l'activité physique des enfants ?
Je propose trois orientations spécifiques qui devraient être poursuivies en priorité aux niveaux étatique et local lorsqu'il s'agit de la santé des enfants :
- Soutenir la transformation de toutes les écoles estoniennes en écoles qui suscitent le mouvement.
Les enfants passent une grande partie de leur journée à l'école, et l'organisation de cette journée a un impact majeur sur leur niveau d'activité physique. Le programme « L'école qui invite les enfants à bouger », fondé sur des données probantes et développé par le Laboratoire du mouvement de l'Université de Tartu, compte actuellement 226 écoles participantes à travers l'Estonie.
Le programme vise à rendre la récréation plus active (les enfants peuvent aller dehors ou au moins jouer dans le gymnase pendant la récréation, du matériel d'exercice est disponible pendant la récréation), à moderniser l'éducation physique et à promouvoir l'ajout de matières optionnelles liées à l'exercice et au sport.
Les pratiques étayées par la recherche montrent à ce jour que la culture scolaire des écoles participant au programme « Schools Calling to Move » favorise l’activité physique des enfants sous divers aspects, et ce, davantage que celle des écoles non affiliées à ce programme. De plus, les recherches établissent un lien clair entre les occasions de bouger à l’école, le plaisir d’aller à l’école et une meilleure santé mentale.
L'Estonie compte 472 écoles d'enseignement général et 34 établissements d'enseignement professionnel. L'objectif stratégique clair de l'État, qui se traduit non seulement par de belles paroles mais aussi par un investissement financier supplémentaire, est que les principes du programme « École qui invite au mouvement » soient déployés dans toutes les écoles estoniennes le plus rapidement possible. Bien entendu, les parents pourraient également être intéressés et disposés à discuter avec la direction de l'établissement des moyens de rendre la journée scolaire plus mobile.
- Surveiller en permanence les capacités physiques des enfants et partager les données avec le système médical.
Des changements fondés sur des données probantes peuvent être apportés à l'organisation générale de la journée scolaire, ainsi qu'aux cours d'éducation physique, par exemple, si les responsables de la santé des enfants disposent de suffisamment de données pour agir. Le suivi régulier des capacités physiques des élèves exige une approche systématique. Sans mesure, point de gestion. Cela vaut également pour les capacités et le développement physique.
Le suivi annuel des capacités physiques ne doit pas se limiter à la collecte de données, mais constituer un outil d'accompagnement et d'orientation du développement des élèves aux niveaux individuel, scolaire et national. Du point de vue de l'élève et de ses parents, un retour d'information constructif sur les objectifs et les axes de progression est essentiel. Pour les enseignants, il s'agit d'un outil précieux pour la planification des cours et l'élaboration d'une approche individualisée. Au niveau national, il permet d'éclairer les décisions en matière de politiques d'éducation et de santé, d'évaluer l'impact de l'éducation physique et des programmes associés, et d'allouer les ressources là où elles sont le plus nécessaires.
Le concept de mesure des capacités physiques a bel et bien été créé et expérimenté ; il attend désormais la décision du ministère de l'Éducation et de la Recherche quant à sa mise en œuvre dans les écoles.
Au lycée, les jeunes devraient passer chaque année le test d'aptitude physique des Forces de défense estoniennes et recueillir les résultats afin de se fixer des objectifs individuels et de développer consciemment leurs capacités physiques. Ils devraient ainsi mieux comprendre le niveau de difficulté que représente l'engagement dans les Forces de défense et identifier les compétences à perfectionner pour y réussir.
- Lors de la planification de l'espace public, les villes devraient principalement fonder leur planification sur les questions suivantes : « Un enfant peut-il se déplacer en toute sécurité (à pied/à vélo) de son domicile à l'école et à ses loisirs ? »
Le trajet scolaire influence fortement l'activité physique des enfants. Je connais bien la réalité et je comprends parfaitement qu'en zone rurale, où les distances sont importantes, il est nécessaire d'utiliser les transports en commun ou la voiture pour emmener les enfants à l'école. Cependant, lors de la planification du réseau routier des 47 villes estoniennes, l'objectif principal devrait être de permettre aux enfants de se rendre à l'école en toute sécurité, à pied ou à vélo, depuis différents quartiers de la ville.
Cela implique d'abandonner les principes d'un urbanisme centré sur la voiture et de consacrer davantage de ressources au développement des voies piétonnes et cyclables ainsi qu'à la construction d'un réseau complet de sentiers et de pistes cyclables. Il incombe également aux collectivités locales de veiller à la présence d'aires de jeux et de terrains de sport adaptés à l'âge, car les intérêts et les besoins en matière d'activité physique des enfants de 3 et 13 ans sont manifestement différents.
Bien entendu, cette liste n'est pas exhaustive. On pourrait également aborder la question de l'accès à une éducation récréative favorisant l'activité physique, notamment en milieu rural. On pourrait aussi réfléchir à la manière d'intégrer plus efficacement différents sports dans les programmes scolaires et à la possibilité d'offrir davantage de matières optionnelles encourageant l'activité physique au collège et au lycée.
La question pourrait également être posée aux parents (y compris à l'auteur de ces lignes) : comment les parents pourraient-ils contribuer au développement du sport communautaire, par exemple en organisant des soirées de jeux de balle pour les enfants de leur rue ?
Mais repartons de zéro. Il est clair que la société doit accorder une plus grande importance au soutien de l'activité physique des enfants qu'auparavant, et toute idée constructive est la bienvenue.

> Signe Riisalo et Õnne Pillak, membres du bureau du Parti de la Réforme, ont présenté les propositions du parti pour réformer l'allocation parentale. Ce programme de réformes comporte trois volets : la création d'une allocation parentale pour les jeunes, le renforcement de la protection en cas de naissances successives et l'extension du droit à cette allocation aux grands-parents.
« Début mars, nous avons présenté une vision claire et sans ambiguïté de l'avenir de l'Estonie, dans laquelle le renforcement de la sécurité des familles occupe une place importante. Ces propositions constituent des mesures concrètes pour atteindre cet objectif », a déclaré Signe Riisalo, responsable du groupe de travail social du Parti de la réforme.
Riisalo a souligné que les allocations parentales et le soutien aux familles nombreuses ont été les principales mesures incitant à la natalité. « Parallèlement, les comportements et les besoins des individus ont évolué, et les allocations parentales doivent s'adapter à ces changements », a-t-il ajouté.
Selon Õnne Pillak, chef de la faction Riigikogu du Parti réformiste, les changements prévus se concentrent sur trois domaines principaux.
« Premièrement, nous souhaitons assouplir les conditions d’accès aux prestations parentales, en permettant aux grands-parents d’en bénéficier également. Comme le montre l’analyse du ministère des Affaires sociales sur la parentalité, cela contribue à un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie familiale, renforce les liens intergénérationnels et offre aux familles une plus grande liberté de choix en matière de garde d’enfants », a expliqué Pillak.
Deuxièmement, le parti propose de lier l'allocation parentale à l'augmentation du salaire brut annuel moyen si le prochain enfant naît avant que l'aîné n'ait trois ans.
« L’augmentation de salaire entre la naissance de deux enfants doit se refléter dans l’allocation parentale pour l’enfant suivant. Si une personne a travaillé et que son revenu a augmenté, la naissance de l’enfant suivant ne doit pas entraîner une baisse de revenu », a déclaré Pillak.
Troisièmement, le Parti réformiste a proposé d'augmenter les allocations parentales pour les jeunes de moins de 28 ans qui deviennent parents pour la première fois. L'objectif de cette mesure est de garantir aux jeunes que fonder une famille n'entraînera pas une baisse de revenus.

> Mario Kadastik : La crise du Moyen-Orient confirme que nous ne pouvons pas nous passer de l'énergie nucléaire.
Parallèlement au développement rapide des énergies renouvelables, l'énergie nucléaire retrouve une place de plus en plus importante. La transition vers une production d'énergie sans énergies fossiles exige une capacité de production de base fiable en cas d'intempéries, c'est-à-dire une capacité de production stable et sans émissions, pour laquelle l'énergie nucléaire est parfaitement adaptée.
La crise du Moyen-Orient démontre l'inadéquation des énergies fossiles.
La situation politique actuelle au Moyen-Orient et son impact considérable sur les marchés des combustibles et les prix du gaz, qui pourrait se prolonger à très long terme, soulignent encore davantage la nécessité de différencier nos sources d'énergie gérées et nos sources d'énergie de base.
Par conséquent, en misant uniquement sur les centrales à gaz, nous risquons de nous retrouver piégés par le prix des combustibles et de subir des prix de l'électricité très élevés. Diversifier le bouquet énergétique en y intégrant l'énergie nucléaire comme source d'énergie de base constituerait un pas important vers la sécurité énergétique.
Bien que l'énergie nucléaire ait connu un déclin pendant des décennies et que son développement ait stagné après une croissance initiale rapide, elle a repris de l'élan au cours de la dernière décennie. Le développement technologique s'est accéléré, de nouveaux projets sont lancés et des changements sont observés dans les stratégies et les réglementations nationales.
Le vent de face gagne en force.
Lorsque des dizaines de pays ont signé un accord visant à tripler leur capacité de production d'énergie nucléaire d'ici 2050 lors d'une conférence mondiale sur le climat il y a quelques années, cela a suscité de nombreuses interrogations. Aujourd'hui, le nombre de pays signataires ne cesse d'augmenter. La semaine dernière, lors du sommet nucléaire de Paris, j'ai vu trois autres pays, originaires de différentes régions du monde, rejoindre cet accord.
L'un des facteurs les plus influents a été le discours d'Ursula von der Leyen à Paris, où elle a admis sans détour que, compte tenu de la situation géopolitique actuelle, l'autonomie stratégique de l'Europe est extrêmement importante et que la dépendance à l'égard des régions problématiques doit être réduite.
Cela vaut également pour l'énergie, domaine dans lequel l'Europe excelle : l'énergie éolienne, grâce à plusieurs grands producteurs locaux, et l'énergie nucléaire. Il a d'ailleurs reconnu que le mépris porté à l'énergie nucléaire était l'une des plus grandes erreurs de ces dernières années et qu'il convenait de reconsidérer la question.
À cette fin, il a présenté un plan visant à créer de nouveaux instruments financiers et à assouplir les restrictions sur les investissements dans l'énergie nucléaire.
La voile estonienne est maintenant hissée.
Dans ce contexte, il est encourageant de constater que nous nous trouvons également au bon endroit et au bon moment en Estonie. La semaine dernière, le Riigikogu a adopté la loi sur l'énergie nucléaire et la sûreté, établissant ainsi un cadre juridique pour le développement de l'énergie nucléaire. Suite à l'adoption de cette loi, il sera possible d'entamer plus concrètement la construction de centrales thermiques et électriques nucléaires.
Il est très important que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ait été activement consultée lors de l'élaboration de la loi afin d'assurer une transposition correcte des règles de sûreté, de responsabilité et des procédures, car l'énergie nucléaire est l'un des domaines les plus réglementés au monde.
Ce printemps, nous pourrons discuter en profondeur de cette loi au Riigikogu et organiser des réunions de concertation, dans le but d'obtenir son adoption avant la fin de la session de printemps du Riigikogu.
L'Estonie est sur la voie de l'avenir, et nous nous réjouissons de le faire au moment même où l'Union européenne se tourne clairement à nouveau vers l'énergie nucléaire.

 

● Finlande 
♦ Suomen Keskusta

> Au réveil, vous avez une idée ; au coucher, vous avez une entreprise. C’est la clé du succès en Finlande. Le Centre propose un guichet unique de conseils qui, si nécessaire, vous apporte toute l’aide requise pour créer votre entreprise le jour même.

> La croissance économique dont la Finlande a tant besoin passe par la création d'emplois et d'entreprises ! Les travailleurs indépendants, les PME et les futurs entrepreneurs ont besoin d'un moyen simple et rapide d'accéder à l'information partout en Finlande. Plus de réponses, moins de paperasse !

 

● Hongrie
♦ Momentum Mozgalom

> 1. Le gouvernement a utilisé les services secrets pour tenter d'éliminer son principal opposant politique.
2. Les services secrets, censés protéger la patrie et la nation et être indépendants, sont entièrement sous contrôle politique.
3. Des innocents ont été accusés d'un crime des plus graves, simplement parce qu'ils travaillaient pour un parti d'opposition.
4. Les services secrets ont délibérément et prémédité induit en erreur les autorités d'enquête hongroises et ont exercé des pressions constantes sur elles.
5. Ces mêmes services ont divulgué les données de 200 000 citoyens hongrois après les avoir obtenues illégalement.
6. Toute cette affaire a ensuite été étouffée par la force.
7. Bence Szabó, qui a fait preuve d'un courage exceptionnel en dénonçant les faits, a immédiatement été torturé, son domicile a été perquisitionné et une enquête a été ouverte contre lui.
Après les élections, tous les membres du parti au pouvoir impliqués dans cette affaire devront rendre des comptes.

> Assez de tromperie ! Nous avons rectifié les affiches de plusieurs candidats qui tentent de dissimuler leur appartenance au Fidesz. Seize années de règne du Fidesz ont engendré une telle honte que même leurs propres candidats ont honte d'admettre vouloir siéger au Parlement sous l'étiquette du parti au pouvoir. Ils s'efforcent de réduire au maximum la taille du logo du Fidesz et de le rendre invisible. Afin d'informer correctement les électeurs, nous avons apposé des autocollants sur ces affiches : « Fidesz ! » et « Attention, candidat du Fidesz ! ». Nous ne sommes pas candidats, mais nous œuvrons de toutes nos forces pour un changement de régime. Changeons de gouvernement le 12 avril !

 

● Irlande
♦ Gouvernement
Michéal Martin (premier ministre)

> Réunion très constructive avec le Premier ministre Donald Tusk à Varsovie cet après-midi. Discussions substantielles sur l'énergie, la sécurité et la défense, ainsi que sur la compétitivité européenne à l'approche de la présidence irlandaise de l'UE.

> Très heureux d'être à Helsinki ce matin pour rencontrer le Premier ministre. Discussions importantes sur la compétitivité, le cadre financier pluriannuel et notre soutien continu à l'Ukraine en amont de la présidence irlandaise de l'UE.

> Le maintien de la paix est la plus noble des professions. Les membres de la FINUL doivent être protégés. Ces attaques inacceptables doivent cesser.

 

● Italie 
♦ Azione 
Carlo Calenda (secrétaire général) 

> Puisqu'on parle de leadership inclusif et de Santanche, Rubio a confirmé hier les pressions américaines sur l'Ukraine pour qu'elle cède le Donbass à la Russie, et Trump a quasiment déclaré que l'OTAN était morte. Peut-on savoir comment la droite et la gauche envisagent de gérer cette crise au sein du système international ? Conte a expliqué leur position : abandonner l'Ukraine, et non construire une OTAN européenne. AVS : idem. Salvini : idem. Pour nous : accélérer la mise en place d'une OTAN européenne et d'un parapluie nucléaire indépendant, et renforcer le soutien à l'Ukraine grâce à l'utilisation des ressources russes. Les autres ne sont pas disponibles.

> Commençons à rétablir un principe de décence et de retenue : la vidéo de l’adolescent de treize ans qui poignarde sa professeure ne devrait pas être diffusée. Sinon, il est inutile de tenir des discours pompeux sur l’éducation et la morale.

> Ce que les politiciens oublient souvent, c'est que nous sommes tous payés pour servir les intérêts de la nation, et non ceux de notre parti. Nous avons été élus dans l'opposition et nous y resterons, mais nous formulerons toujours des propositions constructives et évaluerons les mesures selon leurs mérites.

 

♦ Italia Viva 
Matteo Renzi (président) 

> Aucun motif sécuritaire ne justifie la décision d'Israël d'empêcher le patriarche Pizzaballa de Jérusalem d'entrer au Saint-Sépulcre. Il s'agit d'une insulte inacceptable et d'une provocation inutile.

> En moins d'une semaine, tout a changé. Meloni n'est plus crédible. La gauche doit se concentrer sur les vrais enjeux : la sécurité, la santé, les salaires.

 

● Lettonie 
♦ Attistibai

> Latvijas attīstības exige l'arrêt du versement des primes et des récompenses en espèces. Un budget sans déficit est impératif. Actuellement, le déficit budgétaire s'élève à 3,9 % du PIB, soit 1,9 milliard d'euros. Latvijas attīstības a élaboré quatre propositions visant à garantir un déficit nul dans le budget de 2030. Juris Pūce, économiste et directeur de Latvijas attīstībasi: « Cette année, la Lettonie versera 600 millions d'euros d'intérêts sur sa dette publique, et les prévisions indiquent que ce montant atteindra un milliard d'euros en 2028. Si rien ne change, et les actions et les discours du gouvernement dirigé par ‘Nouvelle Unité’ montrent qu'aucune réforme n'est prévue, cette somme avoisinera 1,5 milliard d'euros en 2030. À titre de comparaison, cela représente l'équivalent des dépenses publiques consacrées à la santé. Dans une telle situation, le développement de l'État et la croissance économique sont impossibles, or le bien-être de la population et la viabilité de l'État dépendent directement du développement économique. Peut-être le manque de clairvoyance ou l'incompétence du gouvernement l'empêchent-ils de prendre les décisions nécessaires.»

 

● Luxembourg
♦ Gouvernement
Xavier Bettel (vice-premier ministre & ministre des Affaires étrangères)

> Heureux d'être à Yaoundé. Nous avons participé à des discussions clés sur l'avenir du commerce international. J'ai également eu une réunion productive avec le ministre camerounais des Affaires étrangères, Mbella Mbella Lejeune.

 

● Pays-Bas
♦ Gouvernement
Rob Jetten (premier ministre)

> Dans une démocratie saine, le contrôle gouvernemental est essentiel. C'est pourquoi nous l'avons inscrit dans notre structure constitutionnelle aux Pays-Bas. Outre le Sénat et la Chambre des représentants, le Conseil d'État, la Cour des comptes et le Médiateur national exercent également un rôle consultatif et de contrôle sur la politique du gouvernement. Ensemble, ils forment les Hauts Collèges d'État. En résumé : le Conseil d'État conseille le gouvernement, entre autres, sur la légalité de toutes les propositions législatives et traite les recours dans les litiges entre ou avec les autorités publiques ; la Cour des comptes vérifie la bonne utilisation des deniers publics ; et le Médiateur défend les citoyens lésés par le gouvernement. Cet après-midi, nous avons tenu une réunion d'introduction conjointe avec le gouvernement, le vice-président Thom de Graaf (Conseil d'État), le président Pieter Duisenberg (Conseil central du gouvernement) et le Médiateur national Reinier van Zutphen. Cette rencontre a été fructueuse et constructive, car ensemble, nous garantissons un gouvernement efficace, fiable et prévisible.

> Les municipalités sont les institutions les plus proches des citoyens néerlandais. Il est donc essentiel que le gouvernement et les municipalités collaborent efficacement. Cela est particulièrement vrai pour les quatre principales villes des Pays-Bas : Amsterdam, Rotterdam, La Haye et Utrecht, connues sous le nom de G4. Le G4 revêt une importance capitale pour notre pays, sur les plans économique, politique et culturel.

> Les liens avec l'Inde se renforcent. Plus tôt cette année, l'UE et l'Inde ont conclu un important accord commercial, et les Pays-Bas et l'Inde collaborent à un partenariat stratégique couvrant des domaines tels que la défense, la gestion de l'eau, l'innovation et le commerce. Compte tenu du contexte international actuel, le moment est idéal pour consolider notre coopération. J'en ai discuté cet après-midi lors de mon entretien téléphonique de présentation avec le Premier ministre Narendra Modi. Je me réjouis de l'accueillir prochainement aux Pays-Bas afin de poursuivre notre collaboration.

> Ensemble, nous sommes plus forts. À l'heure où l'Europe doit assumer une plus grande responsabilité en matière de sécurité, il est primordial que les pays puissent se trouver facilement et rapidement. J'étais aujourd'hui à Helsinki pour le sommet des dirigeants de la Force expéditionnaire conjointe (JEF), un partenariat politico-militaire dirigé par le Royaume-Uni et regroupant dix pays européens partageant les mêmes valeurs. Les pays membres de la JEF mènent des exercices militaires, peuvent agir conjointement, mais aussi en soutien à l'OTAN, à l'ONU ou à d'autres partenariats. Les partenaires de la JEF s'accordent sur la manière de contrer les menaces dans la région arctique, jouent un rôle de premier plan dans le soutien à l'Ukraine et souhaitent renforcer la présence européenne au sein de l'OTAN. Lors de différentes sessions, nous avons discuté du soutien à l'Ukraine et de la sécurité sur le continent européen. Face à la menace russe persistante et à l'évolution de la situation au Moyen-Orient, il est d'autant plus important de maintenir une attention soutenue sur le conflit en Ukraine. Outre les Pays-Bas, le Danemark, l'Estonie, la Finlande, l'Islande, la Lettonie, la Lituanie, la Norvège, le Royaume-Uni et la Suède ont participé à cette réunion de la JEF. Le président ukrainien Zelensky et le Premier ministre canadien Carney ont participé aujourd'hui par voie numérique en tant qu'invités spéciaux.

 

● Pologne
♦ Polska 2050
> Si une personne a besoin d'aide, le système doit fonctionner et non pas la perdre dans les méandres de la réglementation. C'est pourquoi nous simplifions la réglementation : une sécurité accrue dans les EHPAD, un meilleur accès aux services et des règles de responsabilité clairement définies.

> Nous ne ralentissons pas ! La sécurité de la Pologne, les fonds du KPO et la loi anti-Polexit Polska 2050 – tels étaient les principaux sujets de la conférence d'aujourd'hui à Nowe Miasto Lubawskie, Szczecin et Katowice. Katowice Les députés Kamil Wnuk, Michał Gramatyka et Piotr Strach, ainsi que le vice-voïvode de Silésie Michał Kopański ont participé à la conférence. Szczecin Parmi les participants figuraient : Adam Rudawski, voïvode de Poméranie occidentale et vice-président du parti ; Mieczysław Skawiński, conseiller de Stargard et président régional ; Piotr Kęsik, conseiller municipal de Szczecin ; et Remigiusz Pajor-Kubicki, conseiller de Pyrzyce. Nowe Miasto Lubawskie Les intervenants suivants étaient présents : Marek Krawczyk, vice-ministre de la Culture ; Robert Szczepański, président régional, et Andrzej Andrzejewski, trésorier régional, ont discuté de mesures concrètes : garantir l’avenir de la Pologne au sein de l’Union européenne grâce à la loi anti-Polexit de Polska 2050; utiliser les fonds de la KPO pour la sécurité et le développement ; renforcer la position de la Pologne en Europe et investir dans la sécurité du pays. Dans toutes les villes, le même message est clair : les Polonais aspirent à la sécurité, à la stabilité et à des décisions responsables sur les questions qui façonneront l’avenir de la Pologne.

> Les salaires augmentent, mais le système fiscal reste figé. De plus en plus de travailleurs basculent dans la deuxième tranche, alors qu’ils ne sont absolument pas les plus riches. C’est pourquoi Polska 2050 propose de relever son plafond, pour que davantage d’argent reste dans les portefeuilles des travailleurs.

> Sans les médias indépendants, beaucoup d'affaires locales passeraient inaperçues. C'est pourquoi des fonds concrets sont alloués à leur développement.

> Aujourd'hui, il suffit d'une seule décision des politiciens pour que la Pologne puisse quitter l'Union européenne. Polska 2050 propose un fusible pour de tels scénarios : référendum comme étape obligatoire, si certains fous veulent nous faire sortir de l'Union. Car sur des sujets aussi importants, ce sont les gens qui devraient décider.

> La grossesse ne devrait pas compliquer la vie professionnelle, ni pour les femmes ni pour les entrepreneuses. Le projet Pologne 2050 propose une solution simple : L’organisme de sécurité sociale (ZUS) prendra en charge le congé maladie de la première année de grossesse dès le premier jour. Cette mesure soutient les entrepreneuses et renforce la sécurité des femmes.

> Une femme enceinte devrait se concentrer sur sa santé, et non sur les conséquences financières que cela pourrait avoir pour son employeur. De même, un entrepreneur – surtout à la tête d'une petite entreprise – ne devrait pas avoir à se demander s'il pourra gérer les premières semaines d'arrêt maladie. C'est pourquoi nous proposons une modification simple : La ZUS (Caisse d'assurance sociale) prendra en charge les frais d'arrêt maladie de la femme enceinte dès le premier jour. Le projet de loi « Pologne 2050 » est actuellement en consultation !

> Nous agissons pour réduire les prix des carburants.

 

● Portugal
♦ Iniciativa liberal
> Le gouvernement a gâché des conditions favorables à une forte croissance économique en raison de son incapacité à mettre en œuvre des réformes, et maintenant que nous approchons d'une crise, il célèbre des excédents malgré une croissance anémique.

> Le gouvernement de Luís Montenegro a maintes fois affirmé qu'il n'augmenterait pas les impôts. Or, alors qu'il se félicite d'un excédent de 0,7 % du PIB, une question s'impose : d'où vient cet argent ? La réponse met à mal tout triomphalisme. Cet excédent ne résulte ni d'une réforme courageuse, ni d'une économie plus productive, ni d'une rationalisation des dépenses publiques. Il est le fruit de la collecte des impôts et du non-respect des engagements pris. Les recettes fiscales et sociales ont progressé de 6,7 %, un taux supérieur à la croissance du PIB, ce qui a porté la pression fiscale à 35,4 % du PIB : 6,9 milliards d'euros supplémentaires ont ainsi afflué dans les caisses de l'État. Le Montenegro gouverne donc dans le sillage des gouvernements de Costa, et la voracité de l'État semble sans limite. Et qu'a-t-on fait? Les investissements n'ont pas été réalisés, les fonds n'ont pas été dépensés, et l'écart entre les prévisions et les résultats obtenus est aujourd'hui présenté, maquillé et embelli, comme un mérite. Il n'en est rien. Les Portugais le savent. Non pas par les chiffres, mais par expérience. Ils le savent lorsqu'ils attendent des mois pour un rendez-vous dans le système de santé publique (SUS), lorsque leurs enfants étudient dans des écoles délabrées, lorsqu'ils sont confrontés à des procédures judiciaires qui durent des années, lorsqu'ils tentent d'obtenir une licence pour leur entreprise et se perdent dans le labyrinthe bureaucratique. L'État présente des bilans positifs tout en faillissant à ses fonctions. Il confisque et retient des ressources. Il n'obtient aucun résultat. La croissance qui sous-tend ces bilans est fragile. Le tourisme a explosé. Le PRR (Plan de relance et de résilience) a injecté des fonds européens. L'immigration a augmenté la population active. Des facteurs réels, certes, mais temporaires, et non le fruit structurel d'une économie plus productive. Et lorsqu'on se tourne vers l'avenir, le scénario est inquiétant. L'économie portugaise devrait croître entre 1 et 2 % par an. Certaines années, nous serons en dessous de ce niveau. Des salaires qui stagnent, des jeunes qui émigrent, des entreprises qui ne peuvent plus être compétitives. Nous divergeons. Encore une fois. Silencieusement, sans alarme, comme si c'était inévitable. Ce n'est pas inévitable. C'est un choix. Le problème central est un État pléthorique, dont les dépenses augmentent à un rythme effréné sans jamais se réduire. Environ dix milliards d'euros de plus par an, sans que cela se traduise par de meilleurs services. Un État qui consomme sans transformer, qui réglemente sans simplifier. Chaque euro dépensé en bureaucratie superflue est un euro qui ne profite ni aux infrastructures, ni à une éducation de qualité, ni à la baisse des impôts pour ceux qui travaillent et investissent. IL le répète sans cesse. Sans réforme de l'État et sans réduction effective de la pression fiscale, il n'y a pas de croissance structurelle. Il n'y a que la compétence dans la comptabilité, celle de gérer le déclin. L'excédent budgétaire peut paraître avantageux dans les rapports et la propagande, mais il ne paie pas les loyers. Il ne réduit pas les listes d'attente dans le secteur de la santé. Il ne fait pas revenir ceux qui sont partis à l'étranger chercher ce que le Portugal n'a pas su leur offrir. Sans réforme de l'État, il n'y a pas de croissance. Sans courage politique, il n'y a pas de réforme. Et sans cela, nous continuerons à pratiquer des prix élevés, à dépenser sans compter et à appeler cela une « gestion financière saine ».

> PS et PSD : deux partis jumeaux au pouvoir. Ils ne font aucune réforme et se renvoient la balle, sans vouloir changer quoi que ce soit. L'Initiative libérale est nécessaire pour réformer le Portugal.

> Pour les communistes, gérer des biens immobiliers est une forme d'autofinancement ; quand ce sont d'autres qui le font, c'est considéré comme de la spéculation. Tout le monde sait comment fonctionne le communisme : une chose pour les élites et le parti, une autre pour le peuple.

> Comment pensez-vous pouvoir lutter contre la baisse de la natalité ? Au Portugal, les gens n’ont plus d’enfants non pas par manque de désir, mais en raison de difficultés économiques et d’un manque de perspectives. Le meilleur programme pour relancer la natalité est celui de l’Initiative libérale : croissance économique, davantage d’opportunités pour les jeunes, salaires plus élevés et services publics de meilleure qualité. Le Portugal doit redevenir un pays où règne la confiance, avec une économie plus dynamique, des salaires plus élevés, une fiscalité du travail allégée et des politiques favorisant l’équilibre entre vie familiale et vie professionnelle. Lorsqu’un pays offre à nouveau des perspectives d’avenir, les familles retrouvent les conditions nécessaires pour fonder une famille et le pays se construit un avenir.

 

● Roumanie
♦ Gouvernement
Nicosur Dan (président)

> L'adhésion de la Roumanie à l'Union européenne a été une grande réussite. Notre pays accusait un retard historique par rapport aux pays développés, retard qu'il a considérablement réduit. En 2000, le PIB par habitant de la Roumanie ne représentait que 26 % de la moyenne de l'UE ; aujourd'hui, nous atteignons près de 80 %. Il est important de souligner ces résultats, car le flot incessant d'informations négatives nous empêche d'avoir une vision d'ensemble. Afin de poursuivre l'accélération du développement de la Roumanie, nous devons renforcer plusieurs axes majeurs, que j'ai évoqués hier soir : La réforme des institutions est une priorité de mon mandat, afin qu'elles puissent jeter les bases d'une croissance économique solide. La qualité des institutions et leur impact sur la prospérité de tous les Roumains sont essentiels. Un objectif primordial pour la Roumanie est d'adhérer à l'OCDE cette année. Nous sommes en bonne voie, notamment grâce à la collaboration entre les partis politiques. Ce label témoignera au monde entier que notre pays possède une gouvernance économique comparable à celle des pays les plus riches. La transition vers l'euro doit constituer un autre objectif majeur pour la Roumanie. La Roumanie souhaite une Union européenne économiquement plus forte, dotée d'un marché unique fonctionnel. Toutefois, pour que cela se traduise par une hausse des revenus et une compétitivité accrue des entreprises, l'intégration au cœur de l'économie européenne est indispensable. Nous soutenons également un marché unique européen de l'énergie où l'énergie nucléaire jouerait un rôle plus important. La République de Moldavie est et restera une préoccupation majeure pour la Roumanie. Nous continuerons de soutenir son intégration à l'Union européenne et l'intégration des deux économies. Parallèlement, l'Union doit, dans son prochain budget pour la période 2028-2034, trouver un équilibre entre compétitivité et cohésion afin d'accroître son influence économique mondiale sans creuser les écarts de développement entre les pays.

> Le projet européen doit avant tout se concentrer sur les personnes, sur des emplois de qualité, sur les investissements dans l'éducation et la santé, et sur la protection des droits de chaque citoyen. Ce sont des enjeux essentiels dont dépend la stabilité sociale de notre continent, particulièrement en cette période difficile. J'ai évoqué ces priorités aujourd'hui, au palais de Cotroceni, avec Roxana Mînzatu, vice-présidente exécutive de la Commission européenne. Nous avons notamment parlé de la manière d'attirer et d'utiliser plus efficacement les fonds européens pour des projets sociaux qui produisent des résultats concrets pour la population. J'ai fait savoir à Mme Mînzatu que, pour la Roumanie, il est important que le budget de l'UE reste stable. Nous avons besoin d'un financement au moins au niveau actuel pour maintenir le rythme des investissements dans les domaines stratégiques. Parallèlement, notre dialogue a porté sur les grands thèmes de l'agenda social européen : la mobilité des travailleurs, la reconnaissance transfrontalière des diplômes et des qualifications professionnelles, les solutions pour réduire les coûts énergétiques, la facilitation des investissements dans le logement durable et le soutien aux populations vulnérables.

> J'ai rencontré aujourd'hui au palais de Cotroceni Numan Kurtulmuş, président de la Grande Assemblée nationale de Turquie. Notre dialogue a réaffirmé l'amitié durable et le partenariat stratégique qui unissent la Roumanie et la Turquie depuis 2015. La stabilité et la sécurité régionales en mer Noire ont été les principaux sujets de discussion. En tant qu'alliés de l'OTAN et États riverains de la mer Noire, nos pays ont une responsabilité particulière dans le maintien de la paix dans cette région d'importance stratégique, notamment dans le contexte des conflits en cours en Ukraine et au Moyen-Orient. Notre coopération au sein de la Force opérationnelle navale de déminage de la mer Noire en est un exemple concret. Les discussions ont également réaffirmé la solidité de notre partenariat économique. La Turquie est le principal partenaire commercial de la Roumanie hors de l'Union européenne et nous sommes déterminés à exploiter pleinement le potentiel de cette relation. La communauté turco-tatare de Roumanie et la communauté roumaine de Turquie témoignent des liens profonds qui unissent nos deux peuples et constituent une source d'inspiration pour l'avenir de notre partenariat. Je suis convaincu que cet échange de vues donnera un nouvel élan à notre coopération dans tous les domaines.

> J'ai reçu aujourd'hui le Premier ministre slovaque, Robert Fico, au palais de Cotroceni. Nous avons discuté de l'agenda européen et analysé ensemble l'impact des crises internationales actuelles, notamment le conflit au Moyen-Orient. Nous avons convenu que notre priorité est de protéger nos économies et nos citoyens des effets néfastes de ces conflits. La sécurité européenne et notre coopération bilatérale en matière de défense ont également été des sujets importants abordés. Depuis janvier 2025, des soldats roumains font partie du Groupement tactique multinational de l'OTAN en Slovaquie, illustrant concrètement notre engagement envers la sécurité européenne. J'ai également exprimé ma gratitude au peuple slovaque pour le respect avec lequel il perpétue la mémoire des soldats roumains qui ont combattu pour la libération de la Slovaquie pendant la Seconde Guerre mondiale.

> La guerre de l'information touche aussi le corps médical ! C'est le message que je souhaitais transmettre lors du gala « Médecin pour la Roumanie, la santé en Roumanie compte », auquel j'ai assisté aujourd'hui. Entre un médecin qui a suivi six années d'études et de nombreuses années d'internat, et qui dit une chose, et une publicité sur internet qui en dit une autre, il est absurde de choisir cette dernière. Comment en sommes-nous arrivés au point où les gens refusent de faire vacciner leurs enfants ? Combien de personnes sont mortes en Roumanie pour avoir ignoré la science ? Nous savons d'où cela vient. Comme toute l'Europe, nous sommes victimes d'une guerre de l'information menée par la Russie, visant à saper la confiance dans la démocratie. Bien sûr, le corps médical est également touché, car c'est un domaine sensible. Il ne suffit plus que chacun d'entre nous fasse son travail comme on l'a appris, car nos pairs, la société dont nous faisons partie, sont bombardés d'informations qui s'éloignent de la voie que chacun de nous considère comme la bonne direction à suivre pour notre société. Il est donc impératif pour chacun d'entre nous de sortir de notre zone de confort et de lutter pour les valeurs pour lesquelles nous avons été préparés à l'école – pour la vérité scientifique, pour la vérité médicale.

 

● Slovaquie
♦ Progresivne Slovensko
Michal Šimečka (président)

> Je souhaite au gouvernement de Robert Fico et à ses représentants de nombreux succès créatifs au sein de l'opposition extraparlementaire. Je suis convaincu que cette expérience hors de leur zone de confort leur apportera de nouvelles perspectives. Personnellement, je ferai donc de mon mieux chaque jour jusqu'aux élections. Voilà la seule chose à dire concernant l'attaque arrogante du directeur de la STVR contre le milieu culturel slovaque.

> Quiconque, de connivence avec une puissance étrangère, enfreint l'interdiction de mener des activités en faveur ou au détriment de partis et mouvements politiques, ou de candidats, pendant la période fixée pour la campagne électorale, sera puni d'une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à un an. Tibor Gašpar pensait écrire ce paragraphe pour l'opposition. Au final, il risque de nuire surtout à Robert Fico, Petr Pellegrini et tous les autres qui bénéficieront du soutien d'officiers russes lors des élections.

 

● Slovénie
♦ Gouvernement
Robert Golob (premier ministre)

> Nous avons besoin d'un gouvernement d'union nationale, notamment en raison de la situation difficile que connaît le monde. La confiance est le fondement d'un tel gouvernement, et nous pouvons la bâtir plus facilement en commençant à coopérer dès aujourd'hui.

> J'ai participé à une discussion informelle avec la Présidente de la République, Nataša Pirc Musar, concernant la formation d'un nouveau gouvernement. J'ai souligné que le plus important à l'heure actuelle est de protéger la population de la crise qui se profile si la situation au Moyen-Orient ne s'apaise pas. Par le passé, nous avons déjà prouvé notre capacité à le faire lors de diverses crises : énergie, prix alimentaires, incendies, inondations. Cette fois-ci, je souhaite tout particulièrement que les autres partis démocratiques élus au Parlement participent à l'élaboration des mesures. Je suis convaincu qu'en œuvrant ensemble pour le bien des citoyens, nous pouvons instaurer la confiance, qui constituera un socle solide pour une intégration plus poussée.

> Durant ce mandat, nous avons d'abord pris soin des plus vulnérables et des retraités, et renforcé les fondements de l'État-providence : la santé publique et l'éducation publique. Il est temps désormais de se concentrer davantage sur la population active et le développement économique. La Slovénie a l'opportunité de devenir l'un des pôles d'innovation et de développement les plus performants d'Europe centrale. 

> L’économie slovène est stable et nous parvenons à réduire notre dette publique. Par conséquent, l’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) a confirmé la note AA de la Slovénie, assortie d’une perspective stable. Elle prévoit une croissance d’environ 1,8 % pour notre économie cette année, principalement grâce à la consommation intérieure et aux investissements publics. Une meilleure notation de crédit signifie qu’un pays peut emprunter à moindre coût et en toute sécurité. Moins d’argent est consacré aux intérêts, et davantage est disponible pour la population, la santé, les retraites et le développement.

 

● Suède
♦ Liberalerna
> Le premier emploi est primordial. Nous souhaitons que davantage de jeunes puissent goûter à la sensation de liberté que procure leur premier salaire. C'est pourquoi le gouvernement facilite l'embauche des jeunes à partir du 1er avril. Une bonne nouvelle pour toute la jeunesse suédoise, pour les entreprises et pour la Suède.

> Pour beaucoup de jeunes, le chemin vers leur premier emploi est devenu trop long. C'est inacceptable. C'est pourquoi nous veillons à ce que 15 000 jeunes supplémentaires puissent faire leurs premiers pas sur le marché du travail. Grâce à des emplois d'été, des stages et une meilleure adéquation entre l'offre et la demande d'emploi et la formation, nous luttons contre l'exclusion et renforçons le vivier de talents. Parallèlement, nous abaissons les critères d'embauche des jeunes. Dès demain, il sera plus avantageux financièrement pour les entreprises d'offrir des opportunités à davantage de personnes. Ainsi, nous permettons à plus de jeunes d'écrire leur première ligne sur leur CV.

> De plus en plus de personnes pourront acquérir leur première maison ou déménager dans un logement plus spacieux lorsque leur famille s'agrandit. Cependant, pour beaucoup, cela reste un rêve inaccessible. C'est pourquoi, à compter de mercredi, nous abaissons l'apport personnel requis de 15 % à 10 % et supprimons l'obligation d'amortissement supplémentaire. L'objectif est de faciliter l'accès à la propriété pour un plus grand nombre de personnes.

> À compter du mercredi 1er avril, faire ses courses sera enfin moins cher grâce à la réduction de moitié de la TVA sur les produits alimentaires par le gouvernement. Pour une famille moyenne avec enfants, cela pourrait représenter jusqu'à 6 500 SEK d'économies par an. Vous méritez un quotidien plus simple, sans avoir à vous soucier des courses hebdomadaires.