mardi 2 mai 2017

Présidentielle 2017. Macron: «L’immense responsabilité» de bâtir une «république nouvelle»

Emmanuel Macron à La Villette
Lors de son meeting de Paris du 1er mai, sous la bannière d’«Ensemble la République!», Emmanuel Macron a opposé une France de l’espoir et de l’optimisme qu’il porte face à une France de la haine et du repli que proposent Marine Le Pen et le Front national.
Pour cela, il a voulu dramatiser les enjeux de ce deuxième tour afin de faire prendre conscience aux Français de la responsabilité qu’ils auront dimanche prochain lorsqu’ils mettront leurs bulletins dans l’urne:
«Le 7 mai, a-t-il expliqué, je fais plus que défendre un projet politique, je porte aussi le combat pour la république et pour la démocratie.»
«Ce qui se joue, a-t-il ajouté, ce n’est pas seulement l’avenir de la politique, l’avenir de l’Etat ce n’est pas seulement l’avenir d’un camp, c’est l’avenir de la société du peuple français l’avenir de notre vivre ensemble. La question qui est posée le 7 mai c’est l’avenir de la France, de l’Europe et d’une certaine vision du monde».
Et cet «avenir je le construirais avec vous tous et en rassemblant largement».
Selon lui, l’ancien paysage politique «s’est évanoui sous nos yeux en quelques heures. Cette mutation profonde nous l’avons voulue et nous l’avons provoquée. (…) Nous en avons fini avec cet ordre ancien et nous devons aller jusqu’au bout de la refondation et du renouvellement.
Pour cela, il propose une «république nouvelle»:
«Ce que nous voulons pour la France c’est de bâtir une république nouvelle qui est fidèle aux idéaux qui nous ont construits comme nation et comme modèle. Cette république nouvelle c’est d’abord celle du renouvellement démocratique. La république nouvelle c’est aussi celle de la liberté car la liberté n’est pas seulement une valeur, c’est une richesse, elle est la clé même de toutes les richesses. Ce sera celle d’une république contractuelle qui conjugue enfin ensemble la liberté et la protection. La république nouvelle sera fidèle à l’égalité en ce qu’elle luttera contre les privilèges et les rentes quelles qu’elles soient. Elle repose sur l’école parce que je crois à l’émancipation. Elle se fonde sur le travail parce qu’il n’y a émancipation que par le travail et dans le travail. C’est pour cela que je crois à l’égalité des chances constamment et à chaque instant reconstruite et reconduite. La république nouvelle c’est celle qui croit à la culture et aux sciences. Enfin, la république nouvelle, ce sera une république réconciliée, unifiée, parce que nous en avons besoin. C’est aujourd’hui mon défi et ce sera demain, si vous me faites confiance, ma mission.»
«L’urgence, estime Macron, est de reconstruire en tenant compte de ce que tous les Français nous ont dit lors du premier tour. (…) Les Français veulent l’espoir et l’optimisme c’est pourquoi ils nous ont placés en tête. (…) Les Français ont aussi de la colère et veulent changer les choses et nous devons aussi les entendre».
Une grande partie de son discours a été une charge sans concession contre le Front national et son projet mortifère pour la démocratie et désastreux pour la France:
«Le 7 mai prochain ce sera l’heure du choix entre madame Le Pen et nous. Nous avons donc l’immense responsabilité de rebâtir une France nouvelle pour tous» avec un «un esprit de résistance pour lutter contre le parti de l’extrême-droite et un esprit de renaissance pour rebâtir la France».
«Nos vrais ennemis aussi haineux que lâches, les instruments du pire, a-t-il poursuivi avec force, ce sont ceux d’extrême-droite qui propagent le mensonge et attisent la haine. (…) Nous avons une fierté, dimanche dernier nous étions devant eux, nous les avons battus. Nous, La France des républicains authentiques des patriotes lucides, dimanche prochain nous les battrons!»
«Le combat, a-t-il déclaré, est bien celui entre les deux projets choisis au premier tour par les Français, celui entre une France patriote où chacun trouve sa place dans la société et de l’autre d’une France réactionnaire et nationaliste dont la seule réponse est le repli et la haine. Ce que propose la candidate du FN c’est un aller sans retour.
Selon Macron, «Le FN, c’est le parti de l’anti-France, c’est la négation de nos valeurs, de nos forces, de notre grandeur. Le projet de l’extrême-droite c’est aussi la lutte contre la liberté de la presse, contre la liberté des femmes, contre le droit des couples de même sexe, c’est la violence extrême contre les opposants politiques, c’est la négation des différences».
Enfin, pour le candidat d’En marche! «le projet du FN conduit à la guerre».

Alexandre Vatimbella


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