vendredi 27 janvier 2017

Présidentielle 2017. Sarkozy et Hollande, candidats?

Sarkozy & Hollande à l'Elysée...
Le titre de cet article peut sembler surréaliste et personne ne peut imaginer qu’on aurait pu l’écrire au début 2017 (car il ne s’agit pas d’une erreur, nous sommes bien le 27 janvier 2017).
Du côté de la Droite, les choses semblaient définitivement posées, le candidat LR sera François Fillon, vainqueur de la primaire de son parti, qui, d’ailleurs, était en tête dans les sondages.
Du côté de la Gauche, la primaire semblait devoir sourire à Manuel Valls qui serait donc le candidat du PS.
Tout cela a volé en éclats.
A Droite, tout n’a pas commencé avec l’affaire Pénélope Fillon mais avec un candidat LR en chute libre dans les sondages et qui n’est pas parvenu, jusqu’à présent, à insuffler une quelconque dynamique à sa campagne.
Néanmoins, pour ses soutiens, il n’y avait pas (encore) le feu dans la maison puisque François Fillon demeurait dans les deux qualifiés pour le second tour et l’emportait facilement face à Marine Le Pen.
Sauf qu’un sondage a montré que si Emmanuel Macron se qualifiait pour la finale, il battrait, à la fois, la candidate du FN et celui de LR, montrant la fragilité de ce dernier.
Evidemment, l’affaire de l’emploi fictif de sa femme, en tant que sa soi-disant attachée parlementaire (sans oublier son faux travail de journaliste à la Revue des Deux Mondes), a radicalement changé la donne.
Ainsi, le dernier sondage Odoxa pour Franceinfo montra que Fillon a perdu 16 points de bonnes opinions en deux mois et que désormais 61% des Français ont une mauvaise opinion de sa personne.
Et s’il continue à s’empêtrer dans l’affaire précitée, sa campagne pourrait être un fiasco complet.
Bien entendu, François Fillon a déclaré que tout était faux et qu’il ne se retirerait que s’il était mis en examen, sachant très bien que la justice ne pourra pas le faire avant la présidentielle.
Néanmoins, s’il obtient des scores catastrophiques dans les sondages, s’il s’avère qu’il s’agit bien d’un emploi fictif qui a coûté 500000 euros aux contribuables et qu’il n’a plus aucune chance de l’emporter, gageons que ses «amis» lui conseilleront de se retirer.
Une éventualité qui a d’ailleurs été évoquée depuis hier dans tous les médias (dont Le Centrisme.com).
Et tous d’aller voir du côté d’Alain Juppé, finaliste de la primaire LR, favori dans les sondages pendant plus de deux ans et seul capable de rallier toute la famille de la Droite.
Celui-ci a répondu par ce qu’il semble être une fin de non-recevoir sauf que certains y ont vu des bémols pendant que d’autres affirment que c’est une décision définitive.
Admettons donc que Fillon soit obligé de se retirer, que Juppé ne veuille pas y aller, quel était le nom de celui qui est arrivé en troisième position à la primaire LR?
Nicolas Sarkozy…
A Gauche, l’ampleur du rejet de Manuel Valls a surpris même s’il était prévisible.
L’ancien premier ministre n’a donc pas réussi à finir en tête lors du premier tour de la primaire du PS qui a consacré la victoire de Benoît Hamon.
Et le second tour devrait confirmer la tendance du premier et de faire de l’ancien ministre de l’Education le candidat du PS à la présidentielle.
Or, tout porte à croire que Benoît Hamon n’a strictement aucune chance d’être présent au second tour mais qu’il pourrait plomber le Parti socialiste en réalisant un score ridicule lors du premier tour (de l’ordre de 5% à 7% par exemple).
Ses appels désespérés à l’unité en direction de la gauche radicale et de Jean-Luc Mélenchon ont été balayées d’un revers de main par ce dernier qui sait qu’il n’aura aucun mal à terrasser cet adversaire qui, s’il a un programme aussi peu crédible que le sien, n’a pas sa faconde et sa présence médiatique.
Sans oublier que Manuel Valls a déclaré que s’il perdait la primaire, il se retirerait au profit de Benoît Hamon mais qu’il ne défendrait pas son programme irréalisable et dangereux pour la France.
Admettons donc que Valls sorte par la petite porte et que Hamon ne soit même pas à 5% d’intentions de vote, voire à même pas 3%, qui pourrait malgré tout limiter la casse de par sa légitimité?
François Hollande…
Evidemment, nous n’en sommes pas encore là mais il y en a un qui serait bien content de cette éventualité: François Bayrou.


Alexandre Vatimbella



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