mardi 20 juin 2017

Législatives 2017. Normandie, seule région dirigée par l’UDI n’a aucun député du parti centriste…


Hervé Morin
Voilà un paradoxe qui montre, à la fois, la recomposition du paysage politique mais aussi la faiblesse intrinsèque de l’UDI.
Même si elle a réussi à limiter sa défaite en faisant élire 18 députés alors qu’ils étaient 29 dans la précédente assemblée et qu’elle en espérait une soixantaine au début de l’année, la confédération centriste vit une situation pour le moins inédite en Normandie.
Cette région, grâce à une largesse de LR qui voulait s’attirer les bonnes grâces du parti centriste du temps de Nicolas Sarkozy, est l’unique que l’UDI préside mais n’aura aucun député issu de ses rangs qui la représentera à l’Assemblée nationale puisque la seule candidate qualifiée pour le second tour a été battue.
Suprême offense faite à Hervé Morin, le président du Conseil régional et président de Les centristes (parti membre de l’UDI), son ancienne circonscription (la troisième de l’Eure) est passée dans les mains de l’ennemi intime, le Mouvement démocrate de François Bayrou avec l’élection de Marie Tamarelle-Verhaegue (soutenue par La République en marche), le candidat UDI, Pierre Bibet ayant été éliminé dès le premier tour avec 16,18% des voix...
Cette déconvenue n’a pourtant pas empêché Morin de menacer tous les conseillers régionaux LR et UDI qui seraient tentés de rejoindre LREM comme l’a fait celui qu’il avait soutenu lors de la primaire LR, Bruno Le Maire, désormais ministre de l’Economie du gouvernement Macron.
Il a ainsi déclaré qu’«on a fait un seul groupe pour éviter que cela soit la politique qui l'emporte sur les débats régionaux, il n'est pas question un seul instant qu'on se lance dans des histoires de ce genre, les Normands ne comprendraient pas. Ils diraient: ils sont fous, ils remettent du débat politicien alors que ce dont on a besoin c'est du concret, du pragmatisme sur toute une série de sujet. S’il y a un conseiller régional qui décide d'aller dans un groupe En Marche, c'est son droit. Il faudra qu'il sache en tirer les conséquences c'est à dire qu'il n'appartient plus à la majorité. C'est ainsi que le débat se pose.»
Pas sûr qu’il soit entendu d’autant que le Premier ministre s’appelle Edouard Philippe et qu’il est le maire d’une des grandes villes de Normandie, Le Havre.



A lire aussi:


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire