samedi 11 décembre 2021

Propos centristes. France – Défense de la démocratie et des droits humains / Covid19, lutte contre la crise sanitaire et ses effets économiques et sociaux / Référendum sur l’indépendance en Nouvelle-Calédonie / Défense de jeter les invendus / Regagner notre souveraineté alimentaire / Le Parti radical soutient Macron…

Voici une sélection, ce 11 décembre 2021, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

Emmanuel Macron (Président de la République)
> [Déclaration au Sommet pour la démocratie organisé par les Etats-Unis]
Vous avez choisi de nous rassembler à l’occasion de la journée internationale des droits de l’Homme. Je tiens à cette célébration annuelle car elle témoigne de notre engagement inébranlable en faveur des droits et des libertés, qui est plus nécessaire que jamais. Vous nous avez rassemblés pour évoquer le seul modèle politique qui permette de défendre ces droits et libertés : la démocratie. Oserais-je même dire, dans les temps que nos vivons, la démocratie libérale. C’est-à-dire celle qui, en profondeur, dans toutes ses composantes, préserve les libertés individuelles et civiques de nos concitoyens. 
Ce modèle a fait ses preuves ces derniers mois, ces dernières années, ces dernières décennies, ces derniers siècles. Ces derniers mois en particulier parce que nous traversions l’une des pires pandémies, une véritable tempête mondiale. Ce modèle nous a permis tout à la fois de protéger nos citoyens et de préserver les droits et libertés. Avec des illustrations très concrètes :
- Nous avons fait le choix en Europe de protéger chacun et en particulier les plus vulnérables, grâce au déploiement des filets sociaux et de mesures exceptionnelles, et de protéger face à la crise économique et sociale. Ainsi, malgré les très grandes difficultés que nous avons connues, le taux de pauvreté a ainsi pu être contenu, et les inégalités avec.
- Nous avons protégé l’avenir de nos enfants en maintenant les écoles ouvertes – je me félicite que la France ait pu être parmi ces pays qui au monde ont le moins fermé leurs écoles.
- Nous avons aussi réussi tout cela en ne cédant rien sur notre ambition d’une égalité universelle. Nos démocraties européennes se sont-elles ainsi restées unies : d’abord, pour que chaque citoyen puisse bénéficier d’un accès aux mêmes vaccins au même moment ; ensuite, pour ensuite pousser un agenda de solidarité internationale, grâce en particulier au mécanisme ACT-A. 
Quand je regarde la résistance des démocraties dans le monde à ce virus, et l’attitude, le comportement, des puissances autoritaires, je considère que c’est une démonstration claire de la force des démocraties, de ce que la science ouverte et libre, le débat contradictoire et démocratique sur la science, et les choix ainsi librement consentis permettent de produire.
Nous continuons de vivre une période difficile, et de vivre des tensions géopolitiques néanmoins après cette crise, qui viennent à nouveau percuter nos valeurs. La crise en Afghanistan que nous connaissons tous et la catastrophe humanitaire qui l’accompagne, montrent la difficulté à laquelle nous sommes confrontés, et la solidarité que plusieurs d’entre nous sont justement en train de faire vivre, en particulier en accordant le droit d’asile.  C’est aussi pour cela que je me suis engagé auprès du Haut-Commissariat aux Réfugiés à porter une réinstallation dans nos pays, et à assumer cette part. 
Nous sommes réunis ici car nous croyons tous en la puissance de nos modèles démocratiques pour défendre les droits et libertés de nos citoyens, et pourtant nous faisons tous face à un nouvel enjeu : comment étendre cet ordre public ? Comment maintenir nos équilibres entre liberté et responsabilité ? Et l’articulation des libertés de tous nos concitoyens dans la sphère publique, comment l’étendre à la sphère numérique ? 
Face à cette question, la démocratie présente deux atouts majeurs et un défi central.
Premièrement, notre confiance collective, en tant que démocraties, dans l’Etat de droit nous invite à imposer des règles aux plus grands acteurs du numérique. Pour cela il nous faut continuer d’avancer ensemble, et les directives proposées par la Commission européenne, dites DMA et DSA, qui chemineront dans les prochaines semaines, sur lesquelles la présidence française de l’Union européenne s’engagera, contribuent aussi à consolider, qu’ils s’agissent de la régulation des contenus comme de la régulation des acteurs économiques, cet ordre public dans l’espace numérique. 
Deuxièmement, face aux menaces qui peuvent apparaître dans le cyberespace, nos démocraties ont la capacité à fédérer, à créer des alliances, des coalitions avec les entreprises et la société civile, qui s’engagent en confiance. C’est le modèle des appels de Paris et de Christchurch, dont sont membres tous les pays de l’Union européenne ainsi que nos institutions, et qui ont permis des résultats très concrets pour la confiance dans le cyberespace et la protection contre le terrorisme et l’extrémisme violent en ligne.
Troisièmement, le monde numérique est le lieu d’une menace très spécifique aux démocraties, qui concerne ce que l’on appelle l’espace informationnel – ce sont les «infodémies», pour reprendre les nouveaux termes, les instruments de propagande qui se propagent à travers les médias.
Il y a deux ans, conscients de ces dangers, nous avons fondé le Partenariat information et démocratie avec nos partenaires de l’Alliance pour le multilatéralisme, pour porter des initiatives communes. Je veux saluer en particulier ici l’engagement de Reporters sans frontières, et d’intellectuels, d’engagés de cette cause. Aujourd’hui, il faut agir, et je soutiens par exemple la labellisation des médias en ligne par la Journalism trust initative, suivant un standard européen. Celle-ci va désormais permettre aux plateformes, aux annonceurs, de faire preuve de responsabilité en choisissant de donner la priorité à des médias certifiés sur la base de critères établis de manière indépendante. En France, je souhaite que nos instruments de soutien aux médias, via Canal France International ou encore le nouveau Fonds pour la démocratie, puissent respecter cette norme, et s’engager dans la même voie.
S’il existe de multiples chemins vers la démocratie, et nous le savons bien de part et d’autre de l’Atlantique, il est je crois de notre devoir d’aider nos partenaires à renforcer leur propre modèle vers plus de démocratie. Pas en leur donnant des leçons, pas en considérant qu’il y aurait un modèle unique, mais en permettant de faciliter l’émergence démocratique, avec justement la vitalité du débat public qui l’accompagne, dans les différentes sociétés du monde.
C’est à ce titre, par exemple, que lors du nouveau Sommet Afrique-France le 8 octobre dernier, nous nous sommes engagés à créer un fonds dédié à l’innovation démocratique, hébergé pour la première fois sur le continent africain, et qui sera doté de 50M€ sur 5 ans. 
C’est pourquoi je suis aussi favorable à l’émergence d’un Fonds international pour les médias d’intérêt public, car l’accès à une information libre, plurielle et fiable est au cœur de notre modèle – nous serions très heureux de le soutenir en France.
(…) La France et l’Europe, qui ont inventé cette idée « un homme, une voix », seront au rendez-vous des initiatives de cette « année de l’action ». Pour favoriser le cheminement démocratique de nos partenaires, pour renforcer nos propres vies démocratiques.

> Les droits humains fondamentaux sont chaque jour plus menacés dans le monde. En cette journée internationale, j’ai souhaité lancer l’Initiative Marianne pour les défenseurs des droits de l’Homme. Pour porter ces droits partout. Pour protéger et soutenir ses défenseurs.

> [Rencontre avec le nouveau chancelier allemand Olaf Scholz] Nos premiers échanges avec le nouveau chancelier traduisent une convergence de vue solide et une volonté de faire travailler ensemble nos deux pays. Cette visite est un moment très importante pour bâtir les bases solides de coopération entre nos deux pays. Non seulement pour la relation bilatérale elle-même, mais également pour évoquer les sujets européens, les grands sujets internationaux.

 

Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Jean Castex (Premier ministre)
> [Covid19] Alors que l'on dépasse les 700000 injections quotidiennes de rappel vaccinal, je veux rappeler que la vaccination est plus que jamais la solution. J'ai un nouvelle fois constaté ici, à Strasbourg, que la majorité des patients admis pour des formes graves n'étaient pas vaccinés.

> [Covid19 et crise économique et sociale] Cette crise sanitaire a eu, des conséquences économiques et sociales très fortes. La préoccupation du Gouvernement, sous l'autorité du Président de la République, a toujours été d'y faire face. Nous l'avons fait de deux manières.
La première, ce qui a été reconnu sous l'appellation du « quoi qu'il en coûte », a été d'éviter tout simplement que l'économie française s'effondre. Ce qui aurait pu être le cas, et je  rappelle que cette crise économique fille de la crise sanitaire, a entraîné une amputation de notre richesse nationale, de notre produit national brut, supérieure à la précédente crise financière de 2008-2010. Un impact quasiment équivalent à ce que nous avions connu dans de graves crises antérieures dont on se souvient en tout cas dans les livres d'histoire, la crise de 1929 et la Seconde Guerre mondiale.
Puis nous avons tout de suite embrayé avec un plan de relance offensif. Un plan de relance annoncé en septembre 2020 et que nous ne cessons de déployer. Nous devrions à la fin de la présente année 2021 avoir consommé 70 % des fameux 100 milliards de ce plan. [Il y a eu] l’excellence de la réaction européenne face à cette crise. Elle l’a fait d’abord sur le plan sanitaire. Ses commandes groupées de vaccin, on ne le dit pas assez, le fait aussi que l’Europe soit la première zone productrice et exportatrice de vaccins dans le monde, nous a permis d’avoir une couverture vaccinale parmi les plus élevées. Et si on compare avec ce que fait l’Allemagne, ce que fait l’Espagne, ce que fait l’Italie, ce que fait la France, la vérité c’est que grâce à ce mécanisme de commandes homogénéisées nous progressons tous à peu près sur le même rythme. Et c’est très heureux parce que face à une pandémie il faut avancer au même rythme. Et j’en profite pour vous dire que, évidemment, nous devons, et la France est le troisième pays donateur du monde et c’est heureux, veiller à ce que la couverture vaccinale s’étende aux pays pauvres. C'est évidemment un impératif éthique et de solidarité, mais c'est aussi notre propre intérêt. Car dans une pandémie, si le virus n'est pas enrayé partout, il ne le sera finalement peut-être nulle part.
L'Europe a donc aussi été au rendez-vous de la relance économique, tant sur le plan de la politique monétaire que sur le plan de la politique budgétaire. Sur les 100 milliards que j'évoquais du plan de relance français, 40 %, c'est tout à fait considérable, proviennent de l'Union européenne.
Et je dois dire que grâce aux efforts collectifs que notre pays a consentis, cette stratégie économique et sociale a produit ses résultats puisque nous devrions atteindre pour l'année 2021 qui va se terminer dans quelques jours, un taux de croissance autour de 6,75%, c'est-à-dire l'un des plus dynamiques de la zone euro. Nous avons, dès le mois d'août dernier, reconstitué la richesse perdue du fait de la crise, alors que cela nous était annoncé au mieux pour 2023. Nous avons retrouvé en septembre le niveau de chômage qui était celui d'avant la crise et notre taux de création d'emplois est même le plus fort depuis deux ans. La France est aussi, d’après les sources Eurostat, le pays d'Europe qui a le mieux préservé le pouvoir d'achat en 2020 (ce sont les derniers chiffres que nous disposons des pays européens). Et nous continuons à être du point de vue économique l'un des pays les plus attractifs d'Europe et du monde.

 

Jean-Yves Le Drian (ministre de l'Europe et des Affaires étrangères)
> Nous tenons à ce que l'UE et l'OTAN se complètent et se renforcent mutuellement pour contribuer au renforcement de la sécurité et de la défense de l'Europe. C'est tout le sens de la boussole stratégique qui sera adoptée lors de la présidence française du Conseil de l'UE.

 

Barbara Pompili (ministre de la Transition écologique)
> Nous voulons la souveraineté écologique de l’Europe :
 - pour produire nos propres batteries électriques,
- pour donner un prix au carbone à l’intérieur et à l’extérieur du continent,
- pour lutter contre la déforestation importée.

> - Réduction de l’utilisation du méthane et des énergies fossiles,
- soutien à la décarbonation de pays comme l’Afrique du Sud,
- lutte contre la déforestation.
Après la
COP26, le temps est à la mise en œuvre. Nous y travaillons avec John Kerry.

> Chaque année, 15% des invendus non alimentaires comme des vêtements ou des produits d’hygiène de base sont détruits. Nous mettons fin à cette aberration écologique et sociale : dès le 1er janvier, la destruction des invendus non alimentaires sera interdite.

> Réduire le gaspillage et l'utilisation de ressources, c'est aussi apprendre à se passer des emballages parfois superflus ! C'est inscrit dans la loi Climat et résilience : d'ici 2030, les supermarchés devront consacrer 20% de leur surface de ventre au vrac.

> [Taxe carbone étendue hors UE] Il faut que les produits qui arrivent en Europe payent les mêmes taxes que nous.

> Sur certains produits, comme le cacao ou le café, les entreprises devront expliquer d'où ils viennent. Elles ne pourront plus les importer depuis des endroits où il y a eu de la déforestation.

> [Fin des terrasses chauffées repoussée] Nous voulions laisser du temps, pendant l'épidémie, aux restaurateurs pour s'adapter. Mais la mesure s'appliquera bien au 31 mars 2022.

> [Partis de gauche] Ils sont toujours dans cette tentation groupusculaire. Ils n'arrivent pas à comprendre que pour avancer, il faut savoir travailler avec des gens qui ne sont pas d'accord.

> Eric Zemmour est fragile sur le fond, incapable de se maîtriser sur la forme, dangereux pour la France.

 

Jean-Michel Blanquer (ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports)
> Jamais sans ma classe! Avec le programme TED-i , nous déployons 4000 robots de téléprésence pour les enfants malades. Pour suivre la classe depuis l’hôpital ou la maison. Bon pour les connaissances et bon pour le moral!

 

Sébastien Lecornu (ministre des Outre-mer)
> Au lendemain de la consultation du 12 décembre en Nouvelle-Calédonie, je préciserai les modalités de la phase de transition qui s'ouvrira. Cette période nous permettra de sortir de l’opposition binaire dans laquelle l'avenir du territoire est enfermé depuis trop longtemps.
Au-delà des questions institutionnelles, plusieurs thèmes s’imposeront : Les finances locales, insuffisantes pour couvrir le budget du territoire ; l'avenir de la filière nickel ; la réponse aux attentes de la population pour la jeunesse, le foncier, l'égalité hommes / femmes.

 

Eric Dupond-Moretti (Garde des Sceaux, ministre de la Justice)
> Des jeunes délinquants pris en charge par la protection judiciaire de la jeunesse suivent un parcours d’inspiration militaire. J’en avais formulé l’idée dès mon arrivée, c’est désormais un projet expérimenté. Nos 2 institutions ont des valeurs à partager.

 

Roselyne Bachelot (ministre de la Culture)
> [Covid19] Pour l'instant, il n'est pas question de jauge dans les lieux culturels.

 

Olivier Véran (ministre des Solidarités et de la Santé)
> La campagne de rappel s'intensifie dans tout le pays. Je nous fixe un objectif : atteindre les 20 millions de rappels d'ici Noël. Nous pouvons le faire grâce à l'extraordinaire mobilisation des équipes des centres et des soignants en ville.

 

Frédérique Vidal (ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation)
> Plus de 40 universités européennes lancées depuis le discours de la Sorbonne d'Emmanuel Macron en 2017. Elles joueront une place fondamentale au cours de la Présidence française de l'UE pour réaffirmer l'esprit européen, nos valeurs communes, la science en commun.

 

Julien Denormandie (ministre de l'Agriculture et de l'alimentation)
> Il faut regagner notre souveraineté alimentaire en développant les labels et une agriculture puissante, qui peut exporter.

> Notre agriculture reste fondée sur des exploitations à taille humaine et résolument orientées vers la qualité. Nous pouvons en être fiers. C’est ce que montre le dernier recensement agricole.

> [Disparition de 100.000 exploitations agricoles en 10 ans] C'est la démographie (...) On a un tel niveau de départs à la retraite qu'il faut avoir davantage de jeunes (...) La mère des batailles c'est la rémunération.

> On a une difficulté dans notre société, c'est que l'alimentation a perdu toute sa valeur. Quels que soit les labels : mangeons français, mangeons les produits du territoire. Notre agriculture est la plus durable au monde. Redonnons de la valeur à cette alimentation ?

> Depuis toujours Emmanuel Macron s'est battu pour changer l'Europe, pour faire en sorte qu'elle soit plus proche au quotidien des Français.

 

Marc Fesneau (ministre chargé des relations avec le Parlement et de la participation citoyenne)
> La maison commune [de la majorité présidentielle] sera celle du rassemblement de l’unité du respect des personnes et du renforcement des relations pour ceux qui le souhaitent.

 

Elisabeth Moreno (ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances)
> En cette Journée internationale des Droits de l'Homme [10 décembre], rappelons qu'il est nécessaire de promouvoir l'esprit de fraternité.

> On n'écrit pas l'histoire avec une gomme, ce qui s'est passé, s'est passé, reconnaissons-le et avançons.

> À la veille du concours de Miss France, j'ai rencontré les candidates pour évoquer avec elles le fléau des violences faites aux femmes. Un fléau qui nous concerne tous.

 

Olivier Dussopt (ministre chargé des Comptes publics)
> Construire une maison commune [de la majorité présidentielle] est un engagement. Celui du rassemblement, de l'unité.

 

Clément Beaune (secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes)
> Éric Zemmour, c’est Charles Maurras à la sauce Orban. J’ai une inquiétude extrêmement sérieuse que Monsieur Zemmour, comme d’autres partis d’extrême droite en Europe, n’aime pas la démocratie.

> Éric Zemmour est une très mauvaise nouvelle pour la France, il est le contraire et la haine de la France.

> Boris Johnson se disait qu’il pouvait isoler les Français et diviser les Européens. Il n’a pas réussi, on s’est mobilisé collectivement.

> ’idée du Président de la République, c’est que tous les jeunes puissent avoir une expérience européenne. Ce n’est pas superflu, c’est une ouverture d’esprit incroyable et c’est bon pour la formation.

> Tous les jours dans la Manche, nos sauveteurs sauvent des vies. Il n’y a aucune hésitation : quand une embarcation est en difficulté, nos sauveteurs interviennent, ils ont sauvé près de 8000 vies depuis le début de l’année.

 

Assemblée nationale
Richard Ferrand (président)
> En ce jour anniversaire de la loi de séparation des Églises et de l’État [9 décembre], j’ai souhaité que le rapport Briand soit distribué aux députés. Laïcité: «La République assure la liberté de conscience. (...) Elle ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte.» Tout est là.

 

Partis politiques

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

> [Tribune: « La surexposition des enfants aux écrans pourrait être le mal du siècle »)
Sept cent vingt-huit heures. C’est la durée moyenne d’exposition annuelle aux écrans des enfants âgés de 3 à 10 ans. Il en faut soixante-trois pour regarder l’intégralité de la série Game of Thrones – et les amateurs vous diront que ce n’est pas une mince affaire. Sept cent vingt-huit heures, cela revient à regarder 11 fois les huit saisons de Game of Thrones en l’espace d’une année. C’est dire combien les écrans sont présents dans la vie de nos enfants : deux heures par jour, c’est long.
Un tiers des enfants de 0 à 3 ans prend ses repas devant un écran. 0 à 3 ans, c’est une période de la vie où les enfants ont des défis vitaux à relever : apprendre à marcher, parler, nouer des liens et interagir, reconnaître et réguler ses émotions, développer sa faculté de concentration, sa motricité, s’étonner du monde qui nous entoure, commencer à comprendre les lois physiques et biologiques qui le régissent.
Pour cela, l’enfant a besoin d’être stimulé et accompagné par son environnement physique, sensoriel, cognitif et affectif. Les écrans sont alors non seulement des loisirs limitatifs à une période cruciale pour le développement, mais aussi et surtout des entraves à l’acquisition du langage, à la mémorisation des savoirs. Ils ont aussi une influence néfaste sur le sommeil, l’alimentation, ou encore la gestion des émotions.
Alors qu’il y a encore vingt ans les télévisions restaient fermement accrochées au salon familial, les téléphones et tablettes suivent aujourd’hui nos enfants partout. Tous les parents contemporains ont un jour ou l’autre connu la tentation de placer un écran entre les mains de leur progéniture pour faire cesser des pleurs dans le train, pour détourner leur attention d’une égratignure douloureuse ou pour les occuper trois minutes le temps de mettre un plat au four.
Beaucoup cèdent à la tentation, y compris parmi nous. Le problème réside en la systématisation de cette exposition précoce aux outils numériques avec des conséquences souvent méconnues. L’enjeu est donc avant tout de les prendre en compte. Il ne s’agit pas, bien entendu, de condamner l’usage des écrans, car ils peuvent être d’excellents outils pour éveiller la curiosité et développer les connaissances.
La question est celle de l’aliénation numérique, notamment sur les plates-formes interactives. Regarder un écran le matin avant l’école est associé à trois fois plus de risques de présenter un trouble primaire du langage. Le faire sans discuter des contenus visionnés avec son entourage, à six fois plus de risques. Quand on sait combien la maîtrise du langage est un élément central dans le développement cognitif et socio-émotionnel, très logiquement, sa dégradation peut être une entrave à la réussite des enfants et à leur adaptation scolaire et sociale.
Un usage excessif a aussi des conséquences sur leur santé physique : des repas bio pour nos enfants c’est bien, mais si c’est devant Sam le pompier, hypertension artérielle et obésité s’inviteront peut-être aussi à leur table, la pratique du visionnage de films pendant les repas étant notamment associé à la consommation de junk food. Nos enfants sont aussi devenus une cible marketing des publicités agroalimentaires, intercalées entre deux dessins animés parfois conçus pour susciter d’impulsives envies de sucreries. Envies qu’ils pourraient d’autant plus avoir de difficulté à maîtriser s’ils sont en manque de sommeil. Car oui, les écrans affectent à la fois la qualité et la quantité de sommeil. Et qui dit altération du sommeil dit aussi moins bonne gestion des émotions, souffrance psychique et affectation du fonctionnement de la mémoire.
Au retour d’une journée de travail et d’embouteillages, il est évidemment tentant de s’aider de la télévision pour endormir nos enfants, mais cette énergie économisée sera de courte durée car les réveils nocturnes et l’irritabilité au réveil en seront le retour de bâton. Développement cognitif et socio-émotionnel, sédentarisation du temps libre, cycles de sommeil perturbés, l’enjeu est donc systémique.
L’irruption du numérique dans nos vies a d’ores et déjà provoqué un bouleversement sociologique majeur dont nous commençons à mesurer les effets sur nos comportements. Certains d’entre nous en tirent des conséquences sur leur utilisation des réseaux sociaux, leur rapport à l’information ou encore leurs interactions sociales avec d’autres adultes ou en présence d’enfants. C’est à nous qu’il revient de prendre les bonnes décisions pour protéger le développement des générations qui viennent au monde ou sont éduquées avec cette omniprésence de la télévision, de l’ordinateur ou du téléphone. Sans prise de conscience collective de l’importance de protéger les jeunes enfants de cette surexposition, ce sont les adultes de demain que nous privons de leurs pleines capacités.
Les inégalités socio-économiques n’épargnent pas non plus nos enfants sur le sujet : l’usage important des écrans varie notamment selon le niveau d’études des parents, la situation socio-économique et l’âge de la mère. Faire connaître la question de la surexposition de nos jeunes relève ainsi aussi du principe d’égalité des chances.
Cette surexposition pourrait être considérée comme le mal du siècle, car la portée des enjeux et leur caractère inédit dans l’histoire humaine s’imposent à nous. C’est une réflexion autour de cette question fondamentale que nous proposons de porter à l’agenda public. C’est pour cette raison qu’est lancée la co-construction en ligne d’une proposition de loi sur le sujet, ouverte à toutes et tous. Une proposition de loi pour construire une vraie politique de prévention, sensibiliser les parents, former les professionnels, réguler l’utilisation des écrans dans les lieux d’accueil des enfants. Car c’est aujourd’hui que se joue le développement des générations qui feront la société de demain.
[Parmi les signataires, les membres LaREM: Caroline Janvier (députée), Ilana Cicurel (députée européenne), Nathalie Loiseau (députée européenne), Laurianne Rossi (députée), Bruno Studer (député)]

 

Stanislas Guerini (délégué général)
> Cette année, nous avons doublé le nombre de bénéficiaires de la Garantie Jeunes.

> Les prochains mois seront déterminants. Nous devrons défendre une société qui fasse prospérer les valeurs de liberté d'égalité de fraternité et de laïcité.

 

Christophe Castaner (président du groupe à l’Assemblée nationale)
> Une ambition : faire avancer l'Europe pour répondre aux grands défis du siècle. Face aux tentations de repli, Emmanuel Macron l'affirme : la puissance de la France, c'est aussi une Europe forte et unie !

 

Aurore Bergé (présidente déléguée du groupe à l’Assemblée nationale)
> Soyons fiers de ce qu'est notre réussite collective. Pour l'emploi, pour la croissance, pour l'attractivité.

 

● Parti radical
> [Communiqué] Réuni en Congrès les 10 et 11 décembre, le parti radical a adopté deux résolutions présentées par son Président Laurent Hénart.
- Le choix de soutenir la candidature d’Emmanuel Macron aux élections présidentielles « parce qu’il combat comme nous les extrêmes, parce que nous partageons des choix d’avenir pour la France, parce que nous soutenons son ambition pour l’Europe et parce qu’il a montré sa capacité à protéger les Français et diriger le pays dans la crise planétaire qui sévit ». La résolution a été adoptée à la quasi-unanimité des voix.
- La décision de s’engager dans l’association « Ensemble Citoyens ! » avec l’ambition de constituer un groupe parlementaire Radical à l’Assemblée nationale à l’occasion des prochaines élections législatives. La résolution a été adoptée à la quasi-unanimité des voix.

 

Laurent Hénart (président)
> L’espace politique central a été pendant 40 ans un champ de bataille. Il nous faut bâtir un espace central fort, nous devons ouvrir un grand champ de création.

> La reconduction d'une majorité nécessite une ouverture. C'est cette vision que nous portons.

> La recomposition politique est devant nous. Face à l’extrême gauche et l’extrême droite, il faut des choix tranchés. On va avoir besoin de sens et de racines. Or la première mission du Parti radical, c’est de redonner des racines aux Français.

> On a quitté l’UMP il y a 10 ans parce qu’on ne voulait pas participer à la dérive Patrick Buisson. On est encore dans cette dérive quand on court derrière Zemmour ou Le Pen.

> Le paysage politique français est hors sol. Maintenant les partis sont des écuries présidentielles. À chaque aventure personnelle : un parti, un changement de ligne et d’idées. C’est ce qui a amené le PS et l’UMP à ne plus être des partis pivots.

> La législation a trouvé un point d’équilibre qui est clair. Le sujet c’est de permettre à ceux qui ont des responsabilités sociales d’appliquer le principe de laïcité. Dans le monde du travail, c’est un vrai sujet.

> J’ai proposé que les radicaux soutiennent Emmanuel Macron qui est pour moi le candidat à venir le plus proche des principes que nous défendons.

> Nous [radicaux] sommes promis à un bel avenir, poursuit le président du Parti radical et ancien maire de Nancy. Le pouvoir s’est fortement personnalisé sous la Ve République, parce qu’il s’est présidentialisé. Les partis s’organisent, désormais, autour de l’ambition personnelle de leurs candidats, jusqu’à changer d’appellation et de positions à chaque nouveau cycle électoral. Nous sommes l’antidote à cela. À l’heure où les Français ont envie de retrouver des courants politiques identifiés, nous offrons des racines républicaines très claires. Les combats constants des radicaux, sur les libertés, les droits nouveaux, les combats pour l’Europe, l’éducation et la culture sont au cœur de l’actualité.

 

Autres

● Organisations centristes
♦ Renaissance
(Députés français du groupe centriste Renew Europe au Parlement européen)
Stéphane Séjourné (président du groupe Renew Europe au Parlement européen)
> Les enjeux pour Renew Europe sont considérables : nous voulons faire avancer l'Europe pour laquelle nous nous battons.

 

Nathalie Loiseau
> Sur la question des licences de pêche pour nos bateaux dans les eaux britanniques, de réels progrès ont été enregistrés, grâce à la mobilisation du gouvernement, des députés européens Renaissance et de la Commission. Il reste encore du travail mais la France fait respecter son bon droit.

> Quand des médecins vont soigner en Arménie, quand la France envoie des avions d’aide humanitaire à Erevan, quand des députés se rendent jusqu’à Stepanakert au Karabakh, ils le font modestement, pour aider. Zemmour, lui, se sert de l’Arménie pour se mettre en scène. Impudeur

> On connaissait la convergence des luttes, Mélenchon et Zemmour inventent la convergence des ventriloques : le Kremlin parle par leurs bouches, qui déroulent exactement les mêmes éléments de langage et les mêmes oublis. Pas un mot sur là Crimée.

> En commission du Parlement européen mon rapport sur la défense européenne a été adopté par 41 voix pour, 17 contre et 8 abstentions. L’ambition d’une défense européenne renforcée et souveraine rassemble une majorité. Prochaine étape en plénière du Parlement en janvier.

 

♦ Tribune : «Référendum du 12 décembre en Nouvelle-Calédonie: ‘Tous aux urnes!’»

Ce dimanche 12 décembre 2021, la Nouvelle-Calédonie va décider de son avenir. Lors d'une précédente tribune, nous avions appelé à ce que l'ensemble de la Nation s'en préoccupe. Nous nous exprimons à nouveau aujourd'hui pour appeler les Néocalédoniens, quelle que soit leur conviction vis-à-vis du maintien du territoire au sein de la République, à se rendre aux urnes.
Évidemment, nous faisons nôtre la phrase du président de la République pour qui «la France serait moins belle sans la Nouvelle-Calédonie» mais c'est aux Néocalédoniens de choisir, librement, sereinement, démocratiquement.
Notre devoir est d'assurer le respect des échéances démocratiques malgré le virus.
Nous les appelons à accomplir ainsi un double devoir civique. Il s'agit d'abord de confirmer qu'il n'est pas d'autre cadre que le cadre démocratique pour décider de l'avenir. Il s'agit aussi d'accomplir le processus juridique engagé par les accords de Matignon, puis de Nouméa qui, alors que le territoire avait tant de fois payé le prix du sang, ont permis de construire l'avenir dans la paix et une concorde retrouvée.
C'est dans ce cadre, inscrit dans la Constitution, que ce troisième référendum intervient à la demande des indépendantistes. C'est se hisser à la hauteur des signataires de ces accords historiques que de les mener à leur terme.
Évidemment, nous ne pouvons ignorer qu'une part importante des organisations indépendantistes ont appelé à son report, puis à la non-participation. Nous le disons avec respect et humilité : la situation sanitaire aujourd'hui sous contrôle en Nouvelle-Calédonie permet la tenue du scrutin. Comme nous l'avons fait pour les élections récentes, et comme l'ont fait tant de pays, notre devoir est d'assurer le respect des échéances démocratiques malgré le virus.
Et puis – de nombreux Néocalédoniens le disent – l'incertitude actuelle bloque l'essor du territoire. Il faut que les investissements reprennent, que les services publics recommencent à fonctionner le plus efficacement possible, que les jeunes qui sont partis reviennent au Pays pour le faire s'épanouir, que toute la jeunesse de Nouvelle-Calédonie bénéficie de nouvelles perspectives et de progrès social. La consultation citoyenne l'a prouvé : la jeunesse calédonienne veut construire son pays sur une base d'égalité, égalité entre les communautés et égalité entre les femmes et les hommes. Tous, nous avons le devoir de lui bâtir un avenir.
L'action de l'État a toujours eu pour seul objectif de garantir la meilleure situation économique, sanitaire et sociale possible. Elle a toujours encouragé l'apaisement et l'émergence de constats partagés pour que ce choix du maintien ou non dans la République puisse se faire de façon éclairée et sereine.
Laissons s'écrire la nouvelle page de l'Histoire calédonienne avec la force d'un référendum.
Le Gouvernement, par la voix du ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, s'y est efforcé en responsabilité en précisant sur un plan factuel, les conséquences du «Oui» et du «Non». Il a montré toute son implication en se rendant à deux reprises sur le territoire. Mais il l'a fait aussi sur le plan budgétaire par le biais d'un prêt garanti de l'AFD au titre des mesures d'urgence et avec près de 26 millions d'euros consacrés au titre du plan de relance. Le Gouvernement, enfin, a tout mis en œuvre pour que la solidarité vienne garantir la gestion du ressaut épidémique de septembre dernier.
Le chapitre des accords de Nouméa et de Matignon se clôt. Le prochain chapitre de l'histoire des Néocalédoniens reste à écrire, dans un dialogue apaisé et constructif. C'est par leur vote qu'ils en rédigeront la première page.
Ils ouvriront ainsi la période de transition post-référendum, sur laquelle leurs responsables locaux et le Gouvernement se sont accordés en juin dernier, conduisant à la mise en place d'un nouveau statut institutionnel d'ici juin 2023. Ainsi, dès lundi, c'est tous ensemble que nous construirons un nouveau chemin. Alors, laissons se clôturer l'accord de Nouméa avec reconnaissance de l'œuvre accomplie. Et laissons s'écrire la nouvelle page de l'Histoire calédonienne avec la force d'un référendum réussi.
[Signataires de la tribune: Christophe Castaner, président du groupe LaREM à l'Assemblée nationale, Patrick Mignola, président du groupe Démocrates et apparentés à l'Assemblée nationale, Olivier Becht, président du groupe Agir Ensemble à l'Assemblée nationale François Patriat, président du groupe RDPI au Sénat, Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission des lois à l'Assemblée nationale, Guillaume Vuilletet, vice-président du groupe LaREM à l'Assemblée nationale, Stanislas Guerini, délégué général de LaREM]

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