lundi 27 février 2023

Propos centristes. France – Agriculture / Sécheresse / Guerre de Poutine contre l’Ukraine / Réforme des retraites / Investissements étrangers records / Convention médicale / Transition écologique…

Voici une sélection, ce 27 février 2023, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

Emmanuel Macron (Président de la République)
> Avec le plus grand nombre de décisions d’investissements étrangers en France, 2022 est une année record. La France attire plus que jamais et crée des emplois. La politique conduite depuis 6 ans porte ses fruits !

> Aux agriculteurs et artisans avec qui j'ai échangé aujourd'hui dans les allées du Salon de l'Agriculture : merci à vous de nous nourrir si bien. Consommer français, c'est vous soutenir. C'est aussi choisir la qualité. J'invite chacune et chacun à venir vous rencontrer !

> Essentiel pour l’équilibre de nos territoires ruraux et notre souveraineté alimentaire, l’élevage est au cœur du modèle agricole français. Il le restera ! Face aux conséquences du changement climatique nous allons l’adapter, planifier pour lui donner des perspectives.

> Ils ont surmonté les impacts du Brexit, nos pêcheurs doivent aujourd’hui faire avec des prix de l’énergie très élevés, conséquence de la guerre en Ukraine. Nous continuerons à soutenir la pêche française : l’aide carburant de 20 centimes par litre est prolongée jusqu’à l’automne.

> [Réforme des retraites] Je souhaite que le Sénat puisse enrichir avec ce qui lui paraît utile. J'ai vu que le Sénat voulait faire avancer les choses sur la politique familiale et les droits des femmes. Je pense que le gouvernement abordera ce débat avec de l'ouverture et de la volonté d'engager pour bâtir une majorité derrière ce texte.

> J’irai moi-même en Chine début avril.

> [Guerre de Poutine contre l’Ukraine] Le fait que la Chine s'engage dans des efforts de paix est tout à fait bon. La paix est seulement possible que si elle passe par un arrêt de l'agression russe, un retrait des troupes et un respect de la souveraineté territoriale et du peuple ukrainien.

> [Guerre de Poutine contre l’Ukraine] J’appelle la Chine à ne livrer aucune arme à la Russie et à nous aider à faire pression sur la Russie pour qu'évidemment, elle n'utilise jamais ni le chimique ni le nucléaire, et qu'elle arrête cette agression en préalable à une négociation.

> [Guerre de Poutine contre l’Ukraine] Je veux croire que la Chine sera du côté d'un monde juste, c'est-à-dire de notre côté.

 

Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Elisabeth Borne (Première ministre)
> La pêche est essentielle à notre souveraineté alimentaire. Le président Emmanuel Macron l’a dit, notre priorité est d'apporter des solutions concrètes aux pêcheurs. À l’écoute de leurs préoccupations pour l’avenir de la filière.

 

Bruno Le Maire (ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et Numérique)
> La France est l’un des pays les plus attractifs pour les investisseurs étrangers en Europe. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 1 725 décisions d'investissement en 2022 qui ont permis la création ou le maintien de 58 810 emplois, un record.
Le projet de loi que je porterai prochainement en faveur de l’industrie verte renforcera aussi l’attrait des investisseurs étrangers pour ouvrir des entreprises et des usines
respectueuses de l’environnement sur l’ensemble de notre territoire.
La France confirme aussi qu’elle est une terre d’innovation pour les investissements étrangers. Le nombre de projets de Recherche & Développement augmente de 23% par rapport à l’année 2021.

 

Catherine Colonna (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> Ils venaient d'Afghanistan, du Pakistan, d'Iran... Profonde émotion suite au terrible naufrage survenu au large de l'Italie. Renforçons la coopération européenne pour éviter ces tragédies qui n'ont que trop duré.

> Plein soutien à Antonio Guterres [secrétaire général de l’ONU], échanges sur l'Ukraine et le respect de la Charte des Nations unies pour une action collective efficace face aux défis globaux : nouveau pacte financier global, sécurité alimentaire, océans.

> Entretien avec Catherine Russell, directrice générale de l’UNICEF: soutien renforcé de la France à l'UNICEF et engagement pour les droits et la protection des enfants y compris dans la guerre russe en Ukraine.

> 52ème session du Conseil des droits de l'Homme: L'intolérable prend racine dans l'intolérance. C'est pour cela que la France ne transigera jamais dans sa défense de l'égalité et des libertés. Nous tous, au Conseil et au-delà, devons agir résolument.

> Les droits de l'Homme sont universels et indivisibles. Échange confiant avec le Haut-Commissaire sur l'égalité femmes-hommes, la défense des minorités sexuelles et l'abolition de la peine de mort.

> Au Palais des Nations à Genève, j'ai rappelé l'impact de la guerre russe en Ukraine sur le multilatéralisme. Nos priorités à la Conférence du désarmement: revitaliser ses travaux et lutter contre la prolifération.

 

Sébastien Lecornu (ministre des Armées)
> Le plus ambitieux exercice militaire interarmées depuis plusieurs décennies a débuté cette semaine. Cet exercice, qui s'étalera sur plus de 2 mois, vise à préparer nos forces aux situations les plus complexes des engagements modernes et à montrer que nous possédons des armées capables de faire preuve de réactivité et d’endurance dans un conflit de haute intensité.

 

Olivier Dussopt (ministre du Travail, du Plein emploi et de l'Insertion)
> [Réforme des retraites] Cette réforme est difficile mais nécessaire.

> [Réforme des retraites] Il y a une inquiétude et une forme d'opposition face à la réforme des retraites, nous l'entendons. Mais quand vous avez en 2027, un déficit à 12 milliards, 2027 c'est demain et le déficit se creuse les années suivantes, abandonner la réforme serait injuste pour les Français qui nous succèdent, parce que ce serait mettre en danger le système de retraites.

> [Réforme des retraites] Je pense que le blocage n'est pas la bonne solution. (...) Personne ne le souhaite. Il y a une différence entre une journée de mobilisation très forte et la volonté d'un blocage qui dure avec des grèves qui pourraient être reconductibles.

> [Réforme des retraites] Dans le texte, le chantier que nous avons à améliorer et à poursuivre concerne la situation des femmes qui, ayant eu des enfants, arrivent à l'âge de la retraite (...) avec des trimestres validés au titre de la maternité qui souffriront d'un effet de neutralisation et seront perdus du fait du relèvement de l'âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans. (…)
On peut trouver des solutions. On peut se dire qu'à partir d'un certain âge, si vous n'avez pas atteint l'âge d'ouverture des droits (...) mais que votre carrière est déjà complète, les trimestres que vous continuez à faire donnent lieu à une surcote.

> [Réforme des retraites] Les députés LFI qui, ne respectant pas l'Assemblée nationale, l'ont quittée en vociférant et en chantant alors qu'en réalité, ils ont perdu. Le texte continue et ils n'ont vu aucun de leurs amendements adoptés. Leur tactique s'est en plus fracassée sur leur division. (…) L'obstruction menée par les groupes de gauche n'avait qu'un objectif: cacher leur division.

> [Réforme des retraites] Demander aux Françaises et aux Français de travailler deux ans de plus, c'est un effort, un effort qu'on essaye de répartir le plus justement possible, un effort qui va être progressif, mais ça reste un effort dont le but est de préserver ce système de solidarité.

> [Réforme des retraites] Nous ne sommes pas dans le déni il y a eu des manifestations importantes. Il y a une inquiétude et une interrogation qui se traduit par de l'opposition. Nous savons qu'il y a une opinion majoritairement défavorable. A nous de montrer que cette réforme est nécessaire (...) et que l'effort demandé aux Français soit le plus justement réparti.

 

Marc Fesneau (ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire)
> [Réforme des retraites] J’attends sans impatience ni inquiétude le fait que l’on puisse avoir un débat serein au Sénat. Je pense que les sénateurs vont remettre de l’ordre dans les idées et l’église au milieu du village.

> [Négociations producteurs/distributeurs] Il faut que les distributeurs prennent leur part, avec l'objectif que l’inflation soit aussi maitrisée que possible. Les entreprises françaises ont une responsabilité patriotique

> [Sécheresse et restrictions d’eau] Nous sommes sur des bonnes pratiques. D’habitude nous prenons ces mesures vers avril, là nous sommes en février, parce que nous avons eu peu d’eau cet automne, et pas du tout en janvier.

> {Agri-bashing] Le monde agricole est plutôt pudique, ce n’est pas celui dans lequel on exprime le plus sa détresse. Il faut que la parole se libère. Chaque maillon de la chaine doit veiller sur un agriculteur : vétérinaire, responsable public, banquier, assureur…

> [Plan fruits et légumes] Il y a une vingtaine d’années, nous étions auto-suffisants. La modernisation des serres est un élément de compétitivité. Nous avons aussi besoin de rénover nos vergers. Troisième sujet : les alternatives aux produits phytosanitaires,

> Dans le process de décarbonisation, nous avons besoin de l’élevage : pour faire de l’engrais organique, pour maintenir la biodiversité des prairies… Nous devons montrer la contribution déterminante de l'élevage à la transition agricole.

> [Jaunisse de la betterave] Les producteurs qui sont concernés seront indemnisés en 2023, c’est l’engagement que nous avons pris devant eux.

> Sur la betterave, nous restons largement souverains. Mais il y a un risque si nous ne trouvons pas des solutions techniques. Je ne connais pas un système économique qui tienne durablement avec 30 à 40% de pertes chaque année.

> [Opinion] [Au salon de l’agriculture] des échanges nourris avec la Mutualité Sociale agricole, sur le rôle essentiel qu’elle joue en matière de lutte contre le mal-être agricole. Réflexions, également, autour de l’avenir de sa mission de protection sociale, au regard notamment des enjeux de renouvellement des générations portés par le Pacte et la Loi d’Orientation et d’Avenir agricoles.
Ce projet de loi était également au cœur des échanges avec les élèves de l’enseignement agricole rencontrés ce matin. Par la diversité de leurs parcours, par leur engagement passionné, ils seront les acteurs des transitions que doit mener le monde agricole, notamment sur le plan environnemental. Ils sont une formidable ressource pour la reconquête de notre souveraineté alimentaire et agricole, à travers la mise en place de pratiques plus résilientes et durables. Les Jeunes Agriculteurs et leur président, Arnaud Gaillot, avec lesquels j’ai également échangé au cours de la journée, se saisissent d’ailleurs pleinement de la concertation en cours sur le Pacte et la loi d’orientation et d’avenir agricoles, au niveau national et dans chaque région, en particulier sur la question de l’installation et de la transmission.
Cette journée s’est poursuivie par une rencontre avec le conseil de liaison interprofessionnel agricole, qui réunit 30 interprofessions qui ont exprimé leurs attentes. Elles sont de véritables tiers de confiance dans le dialogue constructif que les filières ont engagé avec l’État, au service du monde agricole. Enfin, j’ai rencontré les acteurs de la filière vitivinicole, à la fois indispensable pour le dynamisme économique de nos territoires et celui de notre balance commerciale l’export.
Cette rencontre a été l’occasion d’évoquer les mesures de gestion de crises récemment décidées, notamment dans le Bordelais, mais aussi, à plus long terme, de penser avec la filière dans les nécessaires adaptations au changement climatique et à l’évolution des demandes du marché domestique et export. Je serai aux côtés de nos producteurs pour les accompagner sur cette voie.

> Le Pacte et la loi d’orientation et d’avenir agricole fixent un cap pour notre souveraineté alimentaire. En redessinant les relations entre notre société et les agriculteurs. En les accompagnant, pour qu’ils puissent produire pour nous nourrir tout en assumant les transitions.

> [Opinion] Premier jour du Salon international de l’agriculture : un an après le début du conflit en Ukraine qui avait bouleversé la précédente édition, l’inauguration par le président de la République et cette première journée ont été l’occasion d’affirmer avec clarté le cap, celui de la reconquête de notre souveraineté alimentaire et agricole, et les moyens d’y parvenir, dont la planification écologique fait partie.
Ce salon est un moment de rencontres et d’échanges avec le monde agricole et avec les Françaises et les Français, pour que nous bâtissions un pacte de compréhension mutuelle et de fierté partagée. La période de grande incertitude et de bouleversements internationaux que nous traversons montre que produire pour nous nourrir est un objectif stratégique. Et notre agriculture se distingue par son excellence, la qualité de ses productions et les efforts engagés par les femmes et les hommes qui la font pour assumer les transitions à l’œuvre. Nous devons continuer de les soutenir et de les accompagner dans cette démarche.
Pour cela, nous devons leur garantir équité et loyauté face à la concurrence internationale. Nous ne pouvons pas demander des efforts à nos productrices et nos producteurs sur le plan environnemental si nous n’imposons pas les mêmes exigences à nos partenaires internationaux. Il s’agit du sens de la réciprocité des normes, que la France a portée au niveau européen. Et le président de la République a posé avec force ce principe s’agissant du Mercosur : aucun accord ne sera possible avec l’Amérique latine si elle ne se conforme pas à nos standards environnementaux et sanitaires, en respectant l’Accord de Paris.
Il nous faut aussi garantir le revenu agricole, car ces transitions ne pourront être menées qu’en préservant la capacité de notre agriculture à continuer de produire et créer de la valeur. Les lois ÉGAlim ont posé ce principe, qui doit être constamment affirmé avec force : une alimentation de qualité, saine et sûre, produite dans des conditions respectueuses de notre environnement et de notre biodiversité, cela un prix. Et ce prix, ce n’est pas le prix le plus bas, mais le juste prix, celui qui rémunère celles et ceux qui travaillent pour nous nourrir. Les premiers résultats d’ÉGAlim ont permis d’enrayer la spirale déflationniste et la destruction de valeur. Nos efforts en faveur du monde agricole et de l’industrie agroalimentaire doivent se poursuivre et le président de la République a clairement indiqué dans quel sens : la grande distribution doit prendre ses responsabilités et s’engager à contenir ses marges pour lutter contre l’envolée des prix alimentaires.
Enfin, dans un contexte de changement climatique, l’accès à la ressource en eau et sa gestion sont des éléments stratégiques. La sécheresse que nous avons connue cet été et la période de sécheresse hivernale que nous connaissons actuellement le démontrent. Je le dis avec force : je ne laisserai pas penser que l’eau est confisquée par nos agriculteurs, car notre agriculture a besoin d’eau pour nous nourrir. Le président de la République a annoncé la mise en place d’un plan de sobriété sur l’eau, dans une logique de planification sur la sécheresse, qui doit garantir cette capacité à produire. Cela s’inscrit dans les travaux que je mène sur la réutilisation des eaux usées, qui constitue un levier insuffisamment utilisé en France, alors que l’Espagne, l’Italie ou Israël le font. Nous devons également continuer de créer des réserves de substitution, car il s’agit d’une partie de la réponse.
Cette logique, c’est celle de bâtir notre souveraineté alimentaire et agricole, en assumant les transitions pour garantir un système viable à chaque agriculteur, et la planification en sera un des outils essentiels. C’est cela, le chemin que nous devons emprunter ensemble et je sais que ce Salon international de l’agriculture nous permettra de réaffirmer collectivement cette ambition pour notre modèle agricole.

> [Réforme des retraites et alignement des régimes spéciaux] C'est ce que la droite annonce depuis 35 ans, qu'elle n'a pas fait depuis 25 ans. C'est nous qui le faisons

> [Réforme des retraites]  Deux ans de plus, personne ne vient dire que ça n'est pas un effort demandé aux Français.

> [Poids des normes françaises]Je ne ferai pas de démagogie en disant qu'il ne faut pas de normes. C'est trop facile pour être populaire. On a à travailler au niveau européen.

> Pour des raisons de budget, les Français sont descendus en prix. La filière bio est très en crise.

> Si on se prive de tous les moyens (pas d'eau, pas de technique génomiques, sortir des pesticides) alors ça finit par : plus d'agriculture en France.

> L'acte de consommation n'est pas anodin, c'est une part de notre souveraineté.

> D'ici une quinzaine de jours, on verra le dispositif "panier anti-inflation" qu'on peut proposer."

> Michel-Edouard Leclerc a ses propres responsabilités. A force de dire que le meilleur prix, c'est le prix le plus bas, il dégrade la chaîne de valeur. C'est une course effrénée à la perte de souveraineté alimentaire.

> [Inflation] La grande distribution doit faire sa part dans l'effort.

> [Gaspillage d'eau potable] Ces coûts (de rénovation) sont immenses, c'est de la compétence des collectivités locales. Il y a besoin d'investissements lourds.

> [Plan de sobriété sur l'eau] Chacun doit faire sa part d'effort. C'est valable pour les Français, les industries agroalimentaires, les agriculteurs.

> [Sécheresse et restrictions d'eau] Il est probable, que demain, qu'il y ait des restrictions d'anticipation dans certains départements. C'est historique, mais pas unique.

> [Sécheresse] S'il pleut comme il pleut d'habitude au printemps, nous n'aurons pas de difficultés.

> [Climat] Personne n'a dit qu'il n'y avait pas d'urgence. Nous sommes le pays qui fait le plus d'efforts en termes de réduction des gaz à effet de serre

> [Sécheresse] il y aura des restrictions d'eau évidemment à date dans quelques départements, plutôt sur des piscines, des lavages de voitures... parce que mieux vaut essayer d'anticiper. On travaille sur des mesures d'anticipation qu'on va travailler tout au long des semaines qui viennent. (...) Ce que l'on sait, c'est que les sols sont très secs, en assez grande profondeur. Les réserves en eau ne se sont pas assez remplies. Les réserves en eau se sont les cours d'eau et les nappes phréatiques. Je rappelle toujours que le prélèvement en eau ne s'effectue pas tous les étés en France. Il y a des étés où il pleut suffisamment où c'est très marginal, donc on ne peut pas exclure non plus et on peut même l'espérer si ça peut être dans ce registre-là, que nous ayons une pluviométrie qui n'appelle pas des besoins d'irrigation, qui appelle moins de besoin d'arrosage chez chacun d'entre nous. Mais en même temps, comme on est en situation de responsabilité, là on est dans l'urgence et le court terme. (…)
On a besoin de réfléchir. C'est la réutilisation de gouttes d'eau contre les ouvrages qu'on peut remobiliser, des réserves de substitution qui viennent plutôt dans un cycle atypique ou arythmie, prendre de l'eau dans la période où il n'y en a plus. Et puis l'évolution des pratiques pour faire en sorte que le système soit plus résilient.

> [Guerre de Poutine contre l’Ukraine] On a trouvé d'autres sources d'approvisionnement en partie dans d'autres pays. Je pense que ce qu'il y avait au Maroc, dans des pays qui pouvaient produire, on en a sorti quand même d'Ukraine. Là aussi, il faut qu'on dise il n'y a pas d'agriculture sans engrais. Alors il y a deux dépendances. Il y a la dépendance engrais. Comment on essaie d'avoir de nouveau des unités qui produisent des engrais ? En les décarbonant. Mais on a besoin de produire des engrais sur le territoire européen. Donc on travaille beaucoup avec les collègues et avec la Commission pour regarder ce que l'on peut avoir comme stratégie dans ce domaine. Et puis, au fond, on avait quand même une dépendance parce que cela a un impact pour nous sur les prix des céréales et sur le flux de céréales. Quand vous regardez la stratégie qui a été celle de Vladimir Poutine, elle est assez fascinante et c'est désarçonnant que personne ne se soit saisi de ces questions à l'époque. C'est une stratégie de puissance par deux sujets, l'alimentation et l'énergie, sujet dont on avait pensé au niveau européen depuis très longtemps, que c'était des sujets plutôt derrière nous que devant nous. Or, quand vous n'êtes pas capable d'être souverain en termes énergétiques, et quand vous n'êtes pas capable d'être souverain en terme alimentaire, au fond, vous êtes dans la main, y compris de gens qui sont parfois dans des dispositions hostiles à votre égard. La guerre en Ukraine vient nous montrer que l'alimentation, c'est une arme et que donc la souveraineté, c'est une nécessité parce qu'un pays qui ne peut pas nourrir sa population, à la vérité, c'est un pays qui perd la quasi-totalité de sa souveraineté.

> [Renouvellement des agriculteurs] Il faut résoudre toutes les équations un peu complexes que j'ai posées sur la table. Et on essaye un de se dire quels sont les éléments essentiels à l'installation d'un jeune, l'accès au foncier, le partage des capitaux dans un monde déréglé climatiquement, mais aussi déréglé économiquement (...) Il faut qu'on installe et qu'on pense l'installation du jeune comme la première pierre de la transition. Donc ça, c'est un deuxième élément. Troisième élément il faut qu'il y ait de la rémunération, c'est tout le sujet Egalim. La rémunération, c'est d'abord donner envie à quelqu'un d'avoir un métier. Parce que s'il n'est pas rémunéré, c'est un sacrifice, cela n'est plus une passion, et cela ne peut pas être sacrificiel. Donc ils ont besoin de pouvoir avoir de l'argent et des revenus.

> La loi Egalim 3, vise plutôt à revenir sur un certain nombre de dispositions pour essayer de les ajuster au mieux. On y arrivera quand ? D'abord, quand les distributeurs seront complètement convaincus que la souveraineté, c'est aussi eux et qu'on ne peut pas être une entreprise nationale sans se soucier de cela et qui s'occupe de l'alimentation sans se soucier de savoir si cela fait vivre les agriculteurs. C'est une question de responsabilité. On peut gagner de l'argent, ce n'est pas le sujet, mais il y a une responsabilité, y compris de la grande distribution. Et deux c'est de redonner de la valeur, au sens propre comme au sens figuré, de la valeur à l'alimentation. C'est à dire, est ce que cela compte de s'alimenter parce que cela a un prix, parce que cela a un coût. Et donc c'est aussi ce deuxième combat qu'il faut mener alors qu'une partie d'opérateurs de la grande distribution nous ont expliqué depuis des années que le mieux c'était de réduire la part de l'alimentation.

 

Christophe Béchu (ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires)
> [Sécheresse] Ce mois de février s’annonce comme le plus sec depuis 1959. Comme il y a eu l’épisode de sécheresse en 2022 on partait déjà avec des niveaux de nappes phréatiques plus bas. Peu de pluie jusqu’au mois de février, et moins de pluie que d’habitude en février. Résultat  : la situation est plus grave que l’an dernier à la même époque et on a deux mois de retard sur la recharge des nappes phréatiques. Nous sommes donc dans l’anticipation, déjà en état d’alerte.
Quatre départements connaissent des restrictions  : l’Isère, les Bouches-du-Rhône, le Var et les Pyrénées-Orientales. Dans ce dernier, l’arrêté signé par le préfet interdit aux particuliers, jusqu’au 30 avril, de laver leur véhicule, d’arroser leurs pelouses, de remplir leur piscine individuelle. Tous les acteurs au niveau local, dont les agriculteurs, doivent diminuer leurs prélèvements de 50 %. Dix autres départements sont sous surveillance. Il faut regarder localement comment on engage chacun, c’est la raison pour laquelle les arrêtés ne sont pas nationaux. Mais tout le territoire est dans une situation plus défavorable que l’an dernier à la même époque.

> [Sécheresse] Dès la première quinzaine de mars, la Première ministre, Élisabeth Borne, activera une cellule interministérielle chargée d’anticiper les risques et mesures à prendre en cas de sécheresse, mobilisant l’ensemble des services de l’État concernés. C’est une date historiquement précoce qui est en phase avec le stress hydrique que nous vivons.

> [Sécheresse] La situation est encore plus complexe que l’année dernière, quand la quasi-totalité des départements se sont retrouvés en situation de crise allant parfois jusqu’à un usage limité de l’eau potable. Entre 700 et 1 000 communes avaient manqué d’eau potable pendant plusieurs semaines  ; 100 communes ont dû être alimentées par bouteilles ou citernes entre l’été et l’automne. Aujourd’hui, tous les clignotants sont au rouge. C’est la raison pour laquelle nous prenons des mesures extraordinairement précoces.

> [Sécheresse] Tous les experts le disent : on aura entre 10 et 40 % d’eau disponible en moins dans les années qui viennent. Donc la question est : comment faire avec moins d’eau  ? Et la première réponse, c’est la sobriété et l’innovation. Nous devons diminuer nos usages dans tous les secteurs, il n’y a pas d’alternative. Il faut utiliser tous les leviers pour trouver des sources alternatives d’eau : 20 % d’eau potable qui partent dans les sols à cause des fuites, c’est insupportable. Moins de 1 % des eaux usées retraitées sont réutilisées alors qu’on pourrait arroser les pelouses avec. Par exemple, en Italie, c’est 8 %, 15 % en Espagne et 85 % en Israël. En France, on se prive de millions de mètres cubes : on a 30 000 stations d’assainissement mais seulement 77 d’entre elles permettent d’assainir les eaux usées pour les réutiliser. Autre exemple : aujourd’hui, on n’autorise pas un particulier à alimenter ses toilettes avec de l’eau de pluie. Nous devons aussi territorialiser les efforts car la situation sera différente pour chaque territoire. C’est la raison pour laquelle nous travaillons à un grand plan eau, pour libérer et modifier un certain nombre d’usages. Avec la Première ministre, nous le présenterons en mars. (…)
Les assises de l’eau ont fixé un chiffre national – une baisse de 10 % de nos prélèvements d’eau dans les années qui viennent – sans expliquer la façon d’y parvenir. Nous devons travailler bassin par bassin pour définir quelle est la cible adaptée à chaque bassin et comment on y arrive. C’est par exemple développer des modèles d’irrigation au goutte-à-goutte pour l’agriculture, ou réfléchir à la nature des variétés cultivées. Nous travaillons avec le ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, Marc Fesneau, pour trouver localement des solutions. Les retenues d’eau ou les bassines sont une solution nécessaire pour accompagner le mouvement, qui fonctionne dans certaines circonstances mais pas dans d’autres. Tout le monde doit s’engager dans ces trajectoires de sobriété.

> [Sécheresse] Le lien est évident : un sol sec accroît les risques de départ de feu et une propagation plus importante. Pour agir, on travaille sur la prévention : il faut débroussailler. Il y a une obligation légale sur le sujet et nous allons renforcer et durcir les contrôles, augmenter les moyens. Il s’agit d’une partie du plan de lutte contre les feux de forêts annoncé par le président de la République. L’été dernier, la part de la forêt publique qui a brûlé était plus faible que les forêts privées où, parfois, les pompiers ne pouvaient même pas accéder aux zones concernées. Par ailleurs, 95 % des incendies de l’été étaient d’origine humaine, souvent par négligence, donc nous allons renforcer la sensibilisation, rappeler les gestes à risque et les bonnes pratiques, rappeler à tout le monde que débroussailler permet de prévenir les départs de feux. (…)
Nous débloquons 50 millions d’euros en 2023 pour accompagner les services d’incendie et de secours. Cela permet par exemple à certaines collectivités, comme dans la Sarthe, de s’équiper de caméras thermiques pour mieux détecter les départs de feu. Avec le ministre de l’Intérieur et des Outre-Mer, Gérald Darmanin, nous attendons aussi les conclusions du rapport Falco pour travailler à une meilleure répartition des moyens aériens. Les feux se déplacent et nous positionnons les moyens sur le territoire, en fonction de l’évaluation des risques. En application des annonces du président de la République en octobre, nous avons également amplifié la politique de location d’hélicoptères pour cet été. Enfin, il faut recruter davantage de sapeurs-pompiers volontaires.

> Les gens confondent les objectifs d’atténuation avec la stratégie d’adaptation. La planification écologique, et toutes les décisions qui sont en train d’être prises, visent à permettre à la France de respecter l’accord de Paris et donc d’atteindre la neutralité carbone en 2050 et de baisser ses émissions de 55 % en 2030 par rapport à leur niveau de 1990. Mais même si notre pays réussissait ces objectifs, le monde, lui, n’est pas sur la trajectoire de l’accord de Paris. On fait tout pour tenir cet objectif. Mais si d’autres pays poursuivent à ce rythme leurs émissions, le monde sera à un réchauffement moyen compris entre 2,8 et 3,2 degrés ; ce qui, pour la France, représente 4 degrés. C’est la raison pour laquelle nous devons nous préparer. C’est la seule voie responsable, car une France à + 4 degrés, c’est une montée des eaux qui peut aller jusqu’à 1,20 mètres à la fin du siècle, avec plus de 50 000 logements impactés, un risque sécheresse multiplié par cinq par rapport à l’ère préindustrielle, qui pourraient même dépasser 50 degrés en pointe. Dans tous les domaines, il faut faire évoluer les règlements, modifier les pratiques, s’assurer que nos infrastructures tiennent le choc. C’est une obligation. En avril, on rendra public ces premières pistes d’adaptation.

 

François Braun (ministre de la Santé et de la Prévention)
> Pour améliorer l’accès à la santé des Français, le Gouvernement fait un effort indispensable dans la convention médicale. J’ai demandé aux syndicats de médecins de faire aussi un pas vers nos concitoyens, mais je constate qu’ils le refusent. Ils pénalisent donc tous les Français.

> [Convention médicale] Un milliard et demi sur la table, c'est plus que ce qu'on n'a jamais fait dans une convention médicale. Ce que je demande aux médecins, c'est de faire un pas vers les Français.

> Oser prétendre que je méprise les médecins généralistes, c'est inacceptable.

> [Convention médicale] Dans ce dossier, le gouvernement est du côté des Français.1,5 milliard sur la table, c'est plus que ce qu'on a jamais fait dans une convention médicale. Nous faisons un pas important, ce que je demande aux médecins c'est de faire aussi un pas vers les Français. C'est indispensable pour améliorer la qualité des soins, pour ces Français qui n'arrivent pas à trouver de médecin traitant. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi les médecins libéraux ont une position aussi fermée. (…)
Pour les médecins qui travaillent déjà beaucoup, il n'y a aucune contrainte supplémentaire. Pour les autres, oui, je demande un effort supplémentaire, parce que les Français ont besoin d'avoir plus de médecins disponibles. (…)
C'est pas travailler plus, c'est travailler différemment", conteste François Braun. "C'est se coordonner, travailler avec d'autres professionnels de santé, pour avoir plus de clientèle. L'exercice du médecin isolé doivent devenir une exception. C'est vers ça que va cette convention. On passe à côté d'une occasion d'améliorer la prise en charge de nos concitoyens, en ça je trouve que les syndicats de médecins ne sont pas responsables.

> La rémunération moyenne d'un médecin généraliste, c'est 90.000 euros par an. On peut considérer que c'est une rémunération juste, surtout quand on rajoute avec cette convention 20.000 euros par an. J'entends que les médecins généralistes sont moins bien payés en France qu'en Suisse par exemple, mais selon une étude de l'OCDE, le revenu d'un médecin généraliste c'est trois fois le revenu moyen d'un citoyen français, et trois fois le revenu moyen d'un citoyen suisse pour un médecin suisse.

 

Roland Lescure (ministre délégué chargé de l’Industrie)
> La réindustrialisation de la France est en marche : nous créons des usines et des emplois partout dans les territoires. Et nous continuons à mener ce combat industriel en améliorant encore notre compétitivité, en investissant dans l’innovation, en misant sur les compétences.

> Après un déclin de l’industrie française ces trente dernières années, le premier mandat du président Emmanuel Macron a permis de recréer des sites industriels, donc de l’emploi. Depuis, l’image de la France a changé, ce qui intéresse beaucoup les investisseurs internationaux. Mais nous devons accélérer, car nous sommes à l’aube d’une nouvelle révolution industrielle, qui consiste en deux chantiers : décarboner l’industrie traditionnelle et développer l’industrie de la décarbonation. Cette révolution ne peut se concevoir que dans un cadre européen intégré et ambitieux. (…)
Comme au football, je préfère l’attaque à la défense, la conquête à la protection. Cela nécessite des bases arrière solides. Nous voulons ancrer dans les territoires les nouveaux champions de cette révolution industrielle – hydrogène, voitures électriques, etc. Les américains ont eu la même approche avec les GAFAM [Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft] lors de la révolution numérique.

> Le temps de la naïveté industrielle et écologique est terminé. Nous croyons toujours au libre-échange, mais cette fois-ci les « yeux ouverts », sans être dupes. Nous savons que la décarbonation n’est pas rentable dans l’immédiat et qu’elle nécessite un financement par la puissance publique. L’IRA a été un déclencheur. L’UE réalise enfin l’urgence et l’ampleur du défi. À bon entendeur, rappelons que l’IRA est une bonne nouvelle pour la décarbonation mondiale.

> Dans le cadre du Plan de la Commission, nous soutenons la mise en place d’un fonds de souveraineté européen, qui permettra la mise en commun de ressources financières, justement pour éviter de mettre à mal le marché unique européen. Cette négociation est en cours. Il y a des avancées et des blocages, mais je suis certain que nous finirons par converger. Mais déjà, nous réorientons 250 milliards d’euros de fonds européens existants pour accélérer la révolution verte, avant même de nous pencher sur des nouveaux financements. Enfin, la simplification administrative nous permettra d’être plus efficaces. Elle peut être largement améliorée, et nous nous y attelons.

> Nous ne devons pas nous braquer sur un seul et unique instrument. Le gouvernement français a eu tendance à trop le faire par le passé, le rendant populaire à Paris, mais inefficace à Bruxelles. Le plus important est de reconnaître que l’économie de la décarbonation a besoin de financements publics et d’une stratégie industrielle proactive. Sans cela, l’industrie de la décarbonation se développera ailleurs qu’en Europe, et nous serons contraints de l’importer. Le plan « NextGenerationEU » [un programme de dette commune européenne à hauteur de 800 milliards d’euros] a montré qu’à 27 nous étions capables d’adopter une stratégie commune et de s’endetter ensemble lorsque c’était nécessaire.

> Si actuellement les prix de l’énergie baissent et donnent l’impression que certaines industries s’en sortent, ma seule certitude est que 2023 sera une année incertaine. Tant que la guerre en Ukraine se poursuit et que les approvisionnements énergétiques ne sont pas stabilisés, le marché restera en effet sous pression. En réalité, il n’y a rien de tel pour conduire les politiques à agir et faire un pas l’un vers l’autre. Puisque la France souhaite améliorer au plus vite la visibilité des acteurs du marché, montrons l’exemple et signons quelques contrats énergétiques de long terme entre EDF et des industriels, enjeu au cœur d’une réforme structurelle du marché.
L’Europe avance lorsque la France est pourvoyeuse de solutions plutôt que donneuse de leçons.

> La réalité physique est sans appel : le nucléaire est une énergie bas carbone et puissante, à tel point que le Japon relance actuellement des programmes nucléaires, malgré la catastrophe de Fukushima en 2011.

> Le principe de neutralité technologique est inscrit dans les Traités et nous travaillons sans relâche avec l’ensemble de nos partenaires pour qu’il soit traduit dans la réalité, car c’est cela qui nous permettra de bâtir un marché européen de l’énergie robuste et souverain. Néanmoins, il faut aussi développer les renouvelables. Or, je reconnais qu’en raison de la puissance nucléaire, la France a pris du retard sur ce point. Nous devons maintenant marcher sur nos deux jambes, les renouvelables et le nucléaire, plutôt qu’à cloche-pied.

> Je suis en désaccord total avec ceux qui pensent que sobriété et production sont inconciliables. En revanche, sur le moyen et long terme, la sobriété, qu’elle soit subie ou choisie, est compatible avec une croissance de bonne facture, tandis que la décroissance est anti-sociale. Elle suppose, évidemment, un soutien économique et politique de taille.

> Nous devons aller chercher les ressources minières partout où elles se trouvent, dans le cadre d’une stratégie cohérente et coordonnée, de l’exploitation des ressources jusqu’au recyclage.
D’un côté, cela implique d’exploiter nos ressources domestiques, comme le lithium qui se cache sous notre sol métropolitain ou le nickel en Nouvelle Calédonie, tout en s’assurant que cela soit soutenable, avec un impact minimal sur l’environnement.
De l’autre, nous investissons dans les technologies de démontage, de recyclage et de réutilisation des matériaux.
Tout cela nécessite des financements publics et privés. Le gouvernement français s’apprête à lancer un fonds qui pourra allier capitaux privés et publics pour assurer le financement des filières minières.

> L’acceptabilité sociale de la transition écologique est le défi majeur des années à venir. Nous devons assumer la complexité de la décarbonation, qui nous contraint à remplacer une partie de nos dépendances par des matières premières que nous produisons nous-mêmes.

 

Jean-Noël Barrot (ministre délégué chargé de la Transition numérique et des Télécommunications)
> Alors que des solutions existent, les sites pornos ne vérifient pas sérieusement l'âge de leurs utilisateurs. C'est inacceptable et cela doit changer. Nous travaillons à un certificat de majorité anonyme pour protéger nos enfants, sans fichage et sans piratage.

> Il ne faut ni sous-estimer, ni surestimer ChatGPT. C'est une intelligence artificielle qui condense des connaissances puis les restitue. Elle ne peut remplacer l'intelligence humaine. Son mérite est clair : mettre en lumière les promesses et les risques de l'IA.

Écœuré de l'obstruction par procuration de Jean-Luc Mélenchon : la France Insoumise n'a pas de projet pour les retraites, son seul objectif est d'affaiblir nos institutions et notre démocratie. Je souhaite que le débat puisse avoir lieu au Sénat, enfin.

 

Clément Beaune (ministre délégué chargé des Transports)
> Investir plus vite dans le réseau ferroviaire européen; accélérer la transition écologique des transports : carburants propres pour les secteurs aérien et maritime, déploiement de bornes électriques compatibles partout en Europe.

> les réservations de voiture électrique en location à 100 € par mois devraient ouvrir à l'automne 2023, pour une livraison en 2024 ». Une mesure essentielle

> [Chemins de fer] Nous avons un réseau vieillissant. En dehors des lignes à grande vitesse, ce vieillissement des voies se traduit par un manque de ponctualité, de fiabilité, de régularité… Si vous mettez tout bout à bout, l’État et les collectivités mettent près de 15 milliards d’euros chaque année dans le ferroviaire en France.
L’État et la SNCF s’engagent à faire un effort supplémentaire très important pour moderniser la partie réseau. Nous injectons déjà 3 milliards par an dans son entretien et sa modernisation. Comme l’a annoncé la Première ministre, nous passerons à 4,5 milliards par an d’ici à 2027. C’est une augmentation considérable, attendue par les Régions, et c’est indispensable. (…)
Il pourra avoir de nouvelles lignes  dans le cadre des futurs « RER métropolitains ». Celui de Strasbourg, ouvert il y a deux mois, ne compte qu’une voie nouvelle, mais combinée à la réorganisation du réseau, 1 000 trains supplémentaires ont été mis en service par semaine. C’est majeur. De nombreuses villes, dont Rennes et Nantes, ont des projets similaires. (…)
Les financements seront négociés de mars à juin, dans le cadre des nouveaux contrats de plan État-Région. Les choses vont démarrer très vite, mais ce sont des projets à l’échelle de la décennie, avec une transformation gigantesque des transports publics en France à la clé. À terme, on aura plus de trains, qui arrivent à l’heure, sur l’ensemble du territoire.

> Nous avons adopté une stratégie nationale il y a dix-huit mois, dotée de près de 200 millions d’aides supplémentaires par an, qui donne déjà de très bons résultats. Nous voulons doubler la part du fret ferroviaire dans le transport de marchandises d’ici à 2030, et le transport combiné rail-route a déjà augmenté de 20 % en un an.

> [Billet unique] C’est un billet qui permette à la fois de prendre le train, y compris sur les grandes lignes, le métro, le tram, le bus, payer une borne de recharge électrique ou du covoiturage… Les Pays-Bas le font déjà, l’Allemagne et l’Autriche vont s’y mettre. (…) On devrait pouvoir le faire à l’échelle nationale dans les deux années qui viennent.

> Le pass à 49 € instauré en Allemagne ne concerne que le transport régional. Le prix des TER est moins cher en France, en moyenne, qu’en Allemagne, en Espagne ou en Italie. Ce sont les billets de TGV qui sont chers chez nous, c’est vrai, mais on a aussi le meilleur réseau de grande vitesse d’Europe. Je préfère qu’on encourage des offres très bon marché sur le TGV, comme Ouigo, ou les abonnements jeunes, plutôt que de les subventionner plus en réduisant la capacité d’investissement de la SNCF. Il faut faire des choix. Notre priorité, c’est d’investir dans le réseau.

> Plusieurs concessions autoroutières arriveront à échéance à partir de 2031, ce sera l’occasion de repenser nos modèles. On fait un gros effort sur le ferroviaire, il n’est pas illogique que d’autres secteurs soient mis à contribution. Les recettes des autoroutes devraient pouvoir aider au développement du rail, du transport combiné, de l’intermodalité et du vélo plutôt qu’aller au seul financement des routes. Ce qui se fait par ailleurs. Au printemps, toutes les aires d’autoroutes de France seront équipées de bornes de recharge électrique. Nous passerons le cap des 100 000 bornes installées dans l’espace public avant la fin du semestre. Il y a une grosse accélération. L’objectif de 400 000 bornes en 2030, fixé par le Président, est à portée de main.

> Le secteur aérien met aujourd’hui beaucoup d’argent sur sa propre décarbonation, il faudra donc se montrer raisonnable et regarder les équilibres. Ceci dit, leur modèle est aussi en train de changer. Une directive européenne prévoit une taxe au kérosène pour l’aviation, qui va bientôt entrer dans le système des quotas carbone, ce qui aura des effets sur le prix des billets.
Le temps où certaines collectivités subventionnaient des compagnies low-cost pour développer leurs aéroports locaux doit prendre fin. Les liaisons aériennes Bordeaux, Lyon ou Nantes vers Paris-Orly ont été fermées, des trains permettant de faire ces trajets en moins de 2 h 30. Nous sommes le seul pays d’Europe à avoir fait cela.

 

Dominique Faure (ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales et de la Ruralité)

> La reconquête du commerce rural commence maintenant ! Nous mobilisons 12 millions d’euros pour faciliter l’installation de commerces dans les territoires ruraux. Jusqu’à 80 000 euros d’aides par projet !

> On s’est attaché à remettre du beau dans les villes moyennes et à penser leur développement dans leur ensemble : centre-ville, entrées de ville et quartier de gare !

> Nous devons travailler avec le CESE, à la fois assemblée et outil incontournable pour éclairer les décisions publiques. La concertation et le dialogue avec la société civile sont les clés d’un débat apaisée.

 

Laurence Boone (secrétaire d’Etat chargée de l'Europe)
> Profondément attristée par le tragique naufrage survenu au large de Crotone, qui a coûté la vie à des dizaines de personnes, dont des enfants. Toutes mes pensées vont aux familles des victimes. Nous, Européens, devons redoubler d’efforts pour éviter de tels drames.

 

Partis politiques

● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]
Aurore Bergé (présidente du groupe à l’Assemblée nationale)
> Notre souveraineté alimentaire est notre défi et notre responsabilité. Nos agriculteurs sont notre fierté. A nous de continuer à soutenir la ferme France !

> Une magnifique journée aux côtés de nos agriculteurs. Ils sont une part essentielle de notre identité, ils dessinent nos paysages, ils garantissent notre souveraineté alimentaire, ils se modernisent et œuvrent pour une alimentation de qualité.

> Au Salon de l’agriculture, le président rappelle notre proposition de loi qui renforce les lois Egalim 1 et 2 et protège la rémunération des agriculteurs et de l'industrie agro- alimentaire: «l'alimentation a un prix. A la distribution de faire des efforts.»

 

Autres

● Organisations centristes
♦ Renaissance
(Députés français du groupe centriste Renew Europe au Parlement européen)
Nathalie Loiseau
> [Guerre de Poutine contre l’Ukraine] L’Ukraine, révélateur des errements d’une partie de notre classe politique, entre l’opportunisme du RN, LFI et le PCF qui pataugent, des fillonnistes nostalgiques du Kremlin …Quel spectacle !

 

Bernard Guetta
> [Opinion: «Les raisons de l’optimisme ukrainien»]
Et s’ils avaient raison ? Et si ce n’était pas que le besoin d’y croire qui faisait dire aux dirigeants ukrainiens que c’est dès cette année que leur pays l’emportera ? On ne sait pas. Le sort des armes est par définition tellement incertain que toute prophétie est hasardeuse mais le fait est qu’il y a désormais cinq motifs de penser qu’ils pourraient n’avoir pas tort.
Le premier est que Vladimir Poutine semble désormais perdu, lunaire et totalement incapable de communiquer la moindre confiance en une victoire de ses armées. La semaine dernière, la seule chose qu’il ait réussi à insuffler à ses ministres et aux élus de la Douma était un si profond ennui que plusieurs d’entre eux se sont endormis à l’écouter. Ca n’en finissait plus. C’était du Brejnev ressuscité et le président de la Fédération n’en était plus à dire que tout se déroulait en Ukraine « selon les plans » mais qu’on y progresserait « pas à pas ».
Si les mots ont en sens, cela signifiait qu’on progresserait comme on le pourrait et sans doute n’est-ce pas par simple excès de langage que M. Poutine en est venu à dire que c’était contre « Satan » qu’il se battait car contre le Diable en personne, qui pourrait se dire assuré de gagner ?
Cet homme s’était rêvé Pierre le Grand mais autour de lui, Prigojine et d’autres s’injurient et s’étripent comme s’il n’était déjà plus là ou ne comptait plus guère. Un parfum de fin de règne s’élève au-dessus du Kremlin et c’est là, dans cette citadelle, que pourrait se jouer au bout du compte l’issue de cette guerre que l’Ukraine n’a pas encore gagnée mais que Vladimir Poutine a déjà perdue.
La deuxième raison pour laquelle la prophétie ukrainienne pourrait bien s’avérer est que Joe Biden, en se rendant à Kiev, a fait beaucoup plus qu’adresser un geste de solidarité aux Ukrainiens en lutte. A la face du monde et des Etats-Unis eux-mêmes, il a ainsi déclaré que l’Amérique s’engageait à ne pas laisser l’Ukraine perdre cette guerre. C’est dit. Ça l’est par un homme de 80 ans qui n’a pas hésité à faire ce difficile voyage pour le proclamer et faire ainsi d’une éventuelle défaite de l’Ukraine une inacceptable défaite de la première puissance mondiale.
La troisième raison tendant à donner raison aux dirigeants ukrainiens est que l’Union européenne va maintenant acheter des munitions en commun. A une vitesse toujours plus grande, l’Union s’affirme en puissance politique dont la guerre d’Ukraine est devenue le baptême du feu.
La quatrième raison pour laquelle cette guerre pourrait en effet ne pas devenir une interminable guerre de positions est que 141 des pays de l’Onu, près de trois quarts de ses membres, ont appelé jeudi au retrait immédiat des troupes russes. Il n’y a pas que sur le champ de bataille que Vladimir Poutine s’embourbe. Il perd aussi pied sur le front diplomatique et quant à la cinquième raison pour laquelle les dirigeants ukrainiens pourraient n’avoir pas tort, elle n’est rien de moins que chinoise.
Parce qu’elle voit bien, elle aussi, que le Kremlin ne l’emportera pas et que cette guerre, en attendant, réduit les échanges internationaux dont son économie et sa stabilité politique sont si dépendantes, la Chine vient de rappeler la Russie au respect de l’intégrité territoriale des Etats. La Chine ne lâche pas la Russie et ne le fera pas mais elle ne la suit pas sur cette guerre qu’elle souhaite voir s’achever au plus vite.  

 

 

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