Comme Poutine, Trump n’a pas déclenché, selon lui, une guerre mais une «opération».
La sienne est «militaire» alors que celle de son ami dictateur est «spéciale»…
Toujours est-il que comme le criminel du Kremlin, l’extrémiste populiste de la Maison blanche ne sait pas comment se sortir du guêpier dans lequel il s’est mis tout seul.
Alors il ment sans cesse comme l’explique très bien le New York Times dans un brillant éditorial.
Extraits:
«Depuis sa première annonce de l’attaque contre l’Iran le 28 février, le
président Trump a diffusé une série de mensonges sur la guerre. Il a déclaré
que l’Iran souhaitait s’engager dans des négociations, même si son gouvernement
n’en montre aucun signe. Il a affirmé que les États-Unis « ont détruit 100 % de
la capacité militaire de l’Iran » alors que Téhéran continue d’infliger des
dégâts dans toute la région. Il a déclaré que la guerre était presque terminée,
même s'il faisait appel à des renforts du monde entier. Mentir est bien sûr un
comportement standard pour M. Trump.
Sa carrière politique a commencé par un mensonge sur le lieu de naissance de
Barack Obama, et il a menti sur ses affaires, sa richesse, la taille de la
foule lors de son investiture, sa défaite aux élections de 2020 et bien plus
encore. Un décompte de CNN des mensonges de M. Trump au cours d’une partie de
son premier mandat a révélé qu’il faisait en moyenne huit fausses déclarations
par jour. Beaucoup de gens sont tellement habitués à ses mensonges qu’ils ne
les remarquent presque plus.
Pourtant, mentir à propos de la guerre est particulièrement corrosif. Lorsqu’un
président signale que la vérité n’a pas d’importance en temps de guerre, il
encourage son cabinet et ses généraux à induire le pays et les autres en erreur
sur le déroulement de la guerre. Il crée une culture dans laquelle les erreurs
mortelles et même les crimes de guerre peuvent devenir plus courants. Il rend
la victoire plus difficile en cachant les réalités du conflit et en incitant
les alliés à hésiter à se joindre au combat. En fin de compte, il sape les
valeurs et les intérêts américains.»
Et pendant qu’il s’enfonce dans le mensonge, il n’oublie pas de continuer à ridiculiser les Etats-Unis en se faisant offrir par un Parti républicain croupion, un prix uniquement créé pour lui tandis qu’il y aura, pour la première fois, un billet de banque avec la signature d’un président en fonction, lui-même, bien évidemment!
[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour]

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