vendredi 6 mai 2011

Actualités du Centre –Jean Arthuis: sans tout le Centre, la confédération des centres devient «boiteuse»


Jean Arthuis, dans une interview au Journal du Dimanche, dit son inquiétude sur la tournure que prend actuellement le projet de confédération des centres. Pour le président de l’Alliance centriste à l’origine du projet, le Parti radical et le Nouveau centre tire celle-ci vers la droite et non vers un Centre indépendant. Et le fait que François Bayrou ne devrait pas la rejoindre selon les propos de ce dernier au Figaro, la rend «boiteuse). Extraits.
A quelles conditions rejoindriez-vous la confédération du centre de Jean-Louis Borloo et Hervé Morin?
Je milite pour une grande famille centriste mais je souhaite que le mouvement soit indépendant. Le Parti radical doit prendre congé de l’UMP, sans quoi l’union ne me paraît pas réalisable. J’aimerais qu’on soit résolument au centre, identifiés par nos valeurs sociales et libérales, avec un idéal européen. Enfin, j’aimerais qu’on rassemble tous les centristes, notamment le Modem de François Bayrou.
François Bayrou annonce dans le Figaro Magazine de vendredi qu’il ne se joindra pas à la confédération du centre, ça vous déçoit?
Je le regrette oui, et je souhaite que nous puissions poursuivre notre dialogue. Il ne faut pas prendre au pied de la lettre ce qu’il dit. Attendons de voir s’il est possible de discuter. Je n’imagine pas de candidature crédible au centre si nous ne sommes pas unis.
Cette défection remet-elle en question la confédération?
Ça la rend boiteuse et ça pose un vrai problème. La refondation est remise en question mais je pense que ça n’est pas définitif. François Bayrou demande à Jean-Louis Borloo et Hervé Morin une clarification vis-à-vis du gouvernement actuel qui me paraît nécessaire. Si on refonde le centre, je vois mal qu’on puisse le faire en laissant de côté l'une de ses composantes.
Vous ne craigniez pas que Jean-Louis Borloo et Hervé Morin penchent vers l’UMP?
Il est vrai qu’ils étaient il y a peu au gouvernement, mais il y a une tradition centriste en France et je me réjouis de la possibilité de cette nouvelle formation politique. Pour 2012, Jean-Louis Borloo est le candidat naturel?
Je voudrais qu’on ne mette pas la charrue avant les bœufs: d’abord la vision, ensuite le candidat. Une chose est certaine: il ne faut pas d’accord pour le second tour avant le soir du premier tour. Décidons ensuite des convergences les plus fortes mais une alliance au préalable n’est pas imaginable.
Vous accepteriez des primaires du centre, pour désigner le candidat?
Il faut que l’on trouve un processus pour désigner le plus apte à porter le projet. Je me méfie de la primaire, elle peut être une machine à s’autodétruire.

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