lundi 14 mars 2022

La quotidienne centriste du 13 mars 2022. Le débat entre candidats n’a jamais fait une élection présidentielle et c’est heureux

Or donc la démocratie serait empêchée parce qu’Emmanuel Macron refuserait le débat avec des candidats qui font 1% ou 2% des intentions de vote voire 0%?!

Mais de qui se moque-t-on?

Artaud, Poutou, Lassalle, Dupont-Aignan, Hidalgo sont-ils empêchés de s’exprimer, leurs programmes sont-ils censurés, ne peuvent-ils tenir des meetings et même débattre en eux s’ils le veulent?

Et où se trouve le déni de démocratie si un candidat en même temps que président, lui aussi, s’exprime, développe son programme et tient des réunions publiques?

In fine c’est bien dans le vote des Français que se trouvera la légitimité de celui ou celle qui sera élu.

Et qui pourra la remettre en cause parce qu’il n’y a pas eu de grandes foires d’empoigne télévisuelles où onze personnes attaqueront la douzième sans qu’il y ait un seul intérêt pour le vrai débat d’idées?

D’autant qu’au deuxième tour, si Emmanuel Macron est présent, il y aura évidemment un débat avec l’autre qualifié(e) puisque c’est devenu une tradition et non pas une obligation.

Mais, plus fondamentalement, qu’est-ce qu’apporte un débat entre prétendants où il est plus intéressant de s’attaquer à la personne qu’aux idées et que lorsque l’on aborde celles-ci, c’est systématiquement pour les caricaturer?

La démocratie n’en ressort souvent pas grandie et le public, spectateur ou téléspectateur, a plutôt assisté à un divertissement ou à un combat sportif qu’à une confrontation des programmes et des aptitudes à gouverner.

Dernier point: nous savons, n’en déplaise aux «communicants» et aux «experts» qu’aucun débat médiatique n’a fait une élection, ni changé le résultat.

Pas plus celui entre Kennedy et Nixon en 1960 que celui entre Macron et Le Pen en 2017.

Aucune corrélation entre le «vainqueur» désigné par les journalistes ou les sondages et le candidat élu n’a pu être faite.

C’est d’autant plus vrai qu’en 1960, ceux qui regardèrent le débat à la télévision américaine désignèrent Kennedy vainqueur et ceux qui l’écoutèrent à la radio optèrent pour Nixon…

La démocratie, heureusement, ne se joue pas sur ce type d’événement où la performance d’acteur a plus d’importance que la dimension d’homme ou femme d’Etat des candidats.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour]

 

 

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