Merci au Pakistan, voilà ce que doit se dire Trump (à moins qu’il ait lui-même demandé à son premier ministre de proposer une trêve) car ce pays improbable vis-à-vis de la guerre qu’il livrait à l’Iran l’a tiré d’un très mauvais pas, au moins pour quelques jours.
Alors que l’extrémiste populiste incohérent et incompétent – non, messieurs les «experts médiatiques», il n’est pas d’une intelligence supérieure – ne savait comment faire pour sortir de cette guerre qu’il croyait gagner en un jour, voire quatre ou cinq et qu’il ne cessait de changer d’avis sur la manière de la poursuivre, à quelques heures de son ultimatum qui devait raser l’Iran et mettre un terme à sa civilisation (sic!), le diriegant pakistanais a proposé une trêve de deux semaines.
Trump a sauté sur l’occasion, en prétendant bien évidemment qu’il avait gagné cette guerre.
En réalité, il l’a perdu.
Non pas que l’Iran l’ait gagné mais du simple fait de ne pas avoir remporté une victoire éclatante qui, seule, lui aurait permis de passer sous silence la manière catastrophique dont il a mené ce conflit et, surtout, le chaos qu’il a engendré au niveau mondial et plus particulièrement aux Etats-Unis où sa popularité déjà faible était en chute libre.
Et puis, il n’empêchera pas les casseroles qu’il traine derrière lui de revenir en force comme le scandale Epstein.
Il n’est pas sûr que ce cessez-le-feu dure deux semaines, qu’il puisse aboutir à un accord et que la paix soit assurée.
Il se peut que cette guerre sans objectif recommence et même très bientôt.
Mais, sans doute, que Trump tentera tout pour qu’elle ne recommence pas même si son attitude et ses propos seront tout aussi violents, insultants et mégalomaniaques.
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