Voici une sélection, ce 7 avril 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> [Lettre aux adhérents de Renaissance pour les dix ans de la création d’En
marche] Il y a 10 ans, nous lancions ensemble En Marche. Sans relâche, nous
agissons depuis lors pour dépasser les clivages et proposer un chemin
d’espérance et d’avenir aux Français.
C’est ainsi que nous avons donné une nouvelle impulsion à l’Europe, mené des réformes
dont le pays avait besoin depuis des décennies, relancé la croissance et réduit
le chômage, ouvert de nouveaux droits pour tous, porté une ambition climatique sans
précédent et renforcé les fondamentaux de notre indépendance aussi bien sur le
plan agricole, énergétique, technologique que sur le plan militaire pour libérer,
protéger et unir.
Nous avons inventé une nouvelle façon de faire de la politique, en partant du
terrain plutôt que des appareils politiciens, en ouvrant les bras à la société
civile et en faisant émerger une nouvelle génération politique. (…)
> Cécile Kohler et Jacques Paris sont libres et en chemin vers le territoire français, après trois ans et demi de détention en Iran. C’est un soulagement pour nous tous et évidemment pour leurs familles. Merci aux autorités omanaises pour leurs efforts de médiation, aux services de l’État et aux citoyens qui se sont mobilisés sans relâche et ont ainsi contribué à leur retour.
> Rassemblés au One Health Summit à Lyon. Ensemble nous portons des engagements pour protéger la santé humaine, animale et environnementale, promouvoir la science et transformer nos politiques publiques.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> Le racisme n’est pas une opinion et il doit être combattu à chaque moment,
à chaque instant. Madame Panot, vos propos entretiennent l’ambiguïté selon
laquelle le gouvernement pourrait être raciste. En jouant de cette ambiguïté,
vous participez à une banalisation du mal et affaiblissez la lutte contre le
racisme. On ne combat pas les discriminations à la carte. Ce qui est abject
pour le racisme l’est tout autant pour l’antisémitisme, pour l’homophobie, pour
toutes les formes de haine. La République ne transige pas.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> [Polices municipales / Intervention à l’Assemblée] les polices municipales
sont montées en puissance ces dernières années. C’est bien pourquoi mon
anté-prédécesseur, Gérald Darmanin, a lancé le Beauvau des polices municipales pour
en tirer toutes les conclusions, ce qui a abouti en effet à un projet de loi,
adopté en première lecture au Sénat et qui viendra bientôt à l’Assemblée
nationale.
Ce texte renforce les compétences des polices municipales en créant des
compétences judiciaires élargies, qui vont permettre aux polices municipales de
constater un certain nombre de délits. Je dis bien « constater » car
il ne s’agira pas d’actes d’enquête mais de faire le constat de délits, ceux
qui empoisonnent le plus la vie de nos concitoyens et qui relèvent bien de la
compétence des personnes en charge d’assurer la tranquillité publique dans les
collectivités locales, à savoir les agents des polices municipales et au
premier rang leur chef, le maire. Ces compétences vont s’exercer évidemment
sous l’autorité fonctionnelle des procureurs de la République – puisqu’elles
relèvent du judiciaire –, mais sous l’autorité hiérarchique des maires. J’ai
rappelé, lors des débats au Sénat, que le maire conservera évidemment le
pouvoir de direction de sa police municipale. Il en aura toujours la maîtrise – même
si fonctionnellement, les procureurs pourront effectuer des contrôles – :
c’est bien lui qui pourra demander aux agents d’aller plutôt sur des
occupations de halls d’immeuble que sur des usages de stupéfiants sur la voie
publique. Il est important de le rappeler ici car je tenais à lever devant vous
une inquiétude à ce sujet.
N’oublions pas non plus que ce texte dote les polices municipales de moyens
techniques nouveaux : la possibilité d’utiliser des drones dans certaines
conditions, la pérennisation des caméras individuelles – dont
l’utilisation est étendue aux gardes champêtres – et l’usage accru de la
lecture automatisée de plaques d’immatriculation.
Enfin, il y aura bien des mesures de formation étendue, soit dans une certaine
mesure l’équivalent d’une formation d’OPJ pour les policiers municipaux puisque
ceux-ci auront dorénavant à exercer des compétences judiciaires élargies.
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens
combattants)
> [Corée du Sud] Depuis 140 ans, notre amitié continue de se renforcer:
mémoire, coopération opérationnelle, dialogue stratégique, partenariats
industriels. La sécurité et la stabilité dans l’Indopacifique, en Europe et au
Moyen Orient sont liées.
> Je me réjouis de la libération de Cécile Kohler et Jacques Paris, enfin en route vers la France. Après plus de trois ans de détention, c’est un immense soulagement. Hommage à nos diplomates, dont l’engagement constant a permis leur libération.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> Pour masquer son échec sur le front, Vladimir Poutine bombarde des civils,
des femmes et des enfants, pendant les fêtes de Pâques. Notre soutien à la
résistance ukrainienne est indéfectible.
> Cécile Kohler et Jacques Paris ont enfin quitté l'Iran et sont définitivement LIBRES. Au téléphone il y a quelques instants, ils m'ont exprimé leur émotion et leur joie de retrouver bientôt leur pays et leurs proches. Fierté du travail de longue haleine des équipes du Quai d'Orsay pour parvenir à ce résultat. Gratitude à l'égard de notre ambassadeur et de nos agents à Téhéran qui ont assuré, dans des conditions très dégradées, la sécurité de nos compatriotes ainsi que leur sortie d’Iran.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> [Dix ans d’En marche] 10 ans pour améliorer concrètement la vie des
Français. Mieux se soigner (100% santé), plus de droits pour les familles (PMA
pour toutes), des soignants mieux reconnus (Ségur), et des investissements pour
l’avenir depuis le Covid. On ne lâche rien !
David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes
publics)
> [Dix ans d’En marche] Il y a dix ans, quand Emmanuel Macron évoquait la
possibilité de sortir du chômage de masse ou l’urgence d’une Europe souveraine,
on récoltait beaucoup de sarcasmes. Désormais, le taux d’emploi est au plus
haut depuis 50 ans et l’Europe se réveille. Des avancées considérables.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> [Dix ans d’En marche] 10 ans. 10 ans En Marche ! Tout continue. En
fidélité, en engagement.
> [Lutte contre le racisme / Intervention à l’Assemblée] Les seuls qui doivent avoir honte sont ceux qui, dans notre pays, continuent à considérer le racisme, l’antisémitisme ou les autres discriminations comme étant légitimes. Eux se couvrent de honte. En revanche, au sein du gouvernement, personne, jamais, ne s’est rendu ou ne se rendra complice d’une quelconque manière de racisme, d’antisémitisme ou d’autres discriminations, et ce pour une raison simple qui a été rappelée par M. le premier ministre : nous croyons à la République, à l’universalisme républicain, et comme nous sommes des universalistes, nous ne trions pas, nous ne hiérarchisons pas. Il n’y a pas un racisme qui serait plus grave que l’autre ! Il faut appréhender ensemble tous les racismes, toutes les discriminations. C’est pourquoi, dans un même mouvement, nous sommes capables de condamner tous les faits de racisme, y compris évidemment ceux inacceptables dont le maire de Saint-Denis, M. Bally Bagayoko, a été victime, et même quand ce sont des députés de La France insoumise puisque le gouvernement a fait des signalements au procureur de la République pour dénoncer les courriers que certains d’entre eux ont reçus, parce qu’il n’y a pas de tri, pas de hiérarchie, mais une seule exigence républicaine : celle de combattre dans un même mouvement l’antisémitisme, le racisme et toutes les discriminations. Tout cet hémicycle devrait se comporter de la même manière.
Marie-Pierre Vedrenne (ministre déléguée auprès du
ministre de l’Intérieur chargée de la citoyenneté)
> Le protoxyde d’azote n’est pas un jeu. On a laissé s’installer un fléau.
Ce fléau tue. Derrière un ballon, il peut y avoir un fauteuil roulant.
Derrière quelques secondes d’euphorie, une vie brisée. Il est temps de dire et
montrer la vérité. Nous agissons. Je lance une campagne choc pour
nommer, montrer, protéger.
> Le protoxyde d'azote n'est pas un jeu. C'est un poison qui détruit des vies. Lorsqu'un danger se banalise, il devient massif et lorsqu'il devient massif, il devient mortel. Je refuse que notre jeunesse paie le prix de cette indifférence. Dire la vérité, c'est protéger. Agir, c'est sauver. Derrière quelques secondes d'euphorie, il peut y avoir une paralysie à vie, ou pire, la mort. Nous ne laisserons pas s'installer ce mensonge : ce produit tue. Le Gouvernement sera au rendez-vous : pour prévenir, pour protéger, pour responsabiliser et pour sanctionner sans faiblesse ceux qui mettent des vies en danger.
Sabrina Roubache (ministre déléguée auprès du ministre
du Travail et des Solidarités et du ministre de l’Education nationale chargée
de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage)
> [Dix ans d’En marche] 10 ans plus tard, toujours En Marche !
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> [Dix ans d’En marche] Il y a 10 ans, Emmanuel Macron lançait En Marche ! À
l’époque, beaucoup prenaient de haut ses intuitions
- Réarmement militaire
- Décarbonation de l’industrie
- Souveraineté européenne
- Politique d’attractivité et de l’offre
Toutes ont contribué à rendre notre pays plus fort aujourd’hui.
Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des
Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> Un an après le Sommet Nutrition pour la Croissance, la France tient ses
engagements. Aux côtés d’Ann Avril de l’UNICEF, le Sommet One Health est
l’occasion de faire le point et de constater que la dynamique est là.
En moins d’un an, la France a déjà atteint plus de 50% de son objectif avec des
actions concrètes sur le terrain pour lutter contre la malnutrition. Mais
l’urgence reste. La mobilisation de Paris a lancé un mouvement durable, c’est à
nous de continuer sur cette lignée.
> One Health Summit. 700 scientifiques réunis à
Lyon pour faire avancer la santé mondiale autour de 4 piliers :
- Prévention des zoonoses
- Lutte contre la résistance aux antimicrobiens
- Alimentation durable
- Réduction des expositions aux pollutions. (…)
Dans le cadre du Sommet Une Seule Santé, ce colloque exceptionnel rassemble des
spécialistes de la santé humaine, animale et environnementale autour d’un
objectif commun : formuler 47 recommandations sanitaires concrètes. La santé
passe par la science, la recherche et l’innovation. Merci à toutes et à tous !
> La mobilisation des entreprises et des fondations est essentielle pour porter ensemble une nouvelle approche de la santé mondiale.
● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)
> [Travail le 1er mai / Intervention à l’Assemblée] L’Assemblée
nationale aura bientôt l’occasion d’examiner – après
la première tentative de janvier – une proposition de loi visant à permettre
aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai.
Ce texte d’initiative parlementaire a pour objet l’encadrement strict, mais
clair, des conditions dans lesquelles ces établissements et services peuvent, à
titre dérogatoire, faire appel à leurs salariés le 1er mai.
Il ne s’agit en aucun cas de remettre en cause le caractère férié et chômé de
cette journée mais bien de reconnaître la spécificité de certaines
activités. Soyons clairs : le gouvernement ne souhaite pas revenir sur
l’acquis que constitue le 1er mai chômé pour l’immense majorité
des salariés de notre pays. Je ne crois pas non plus que ce soit l’ambition des
auteurs de cette proposition de loi ou de ceux qui soutiennent ce texte.
Le 1er mai est un symbole pour les travailleurs de notre pays
et les organisations syndicales. En tant que ministre du travail et des
solidarités, je partage leur attachement à cette journée, dont je souhaiterais
qu’elle soit un moment de cohésion et de concorde autour des travailleurs, des
entreprises et des salariés qui font la fierté de notre pays.
S’agissant plus précisément des boulangers et des fleuristes, le texte vise
simplement à sécuriser le cadre juridique existant pour permettre de travailler
le 1er mai sur la base du volontariat.
De fait, cette mesure correspond à l’usage incontesté en vigueur sur le terrain
depuis de nombreuses années.
Si la proposition est adoptée, le gouvernement fera le nécessaire pour que le
décret d’application afférent soit pris à temps afin que la loi qui en
résultera s’applique bien lors du prochain 1er mai.
Serge Papin (ministre des Petites et moyennes
entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat)
> [Proposition de loi visant au renforcement de l'attractivité de l'épargne
salariale et à la mise en œuvre d'une procédure de déblocage exceptionnelle /
Intervention au Sénat] Je salue cette initiative, qui porte sur le pouvoir
d'achat, le partage de la valeur et la liberté des salariés.
L'État a son rôle à jouer dans la redistribution, mais le premier lieu de
redistribution est l'entreprise : là où la valeur est créée, elle doit
être redistribuée.
Le partage de la valeur est une conviction ancienne. En tant que chef
d'entreprise et ministre, je considère que le capitalisme doit être plus
partageur.
Plusieurs mécanismes ont démontré leur efficacité : intéressement,
participation, prime de partage de la valeur, actionnariat salarié. Parce
qu'elles partagent la valeur, ces mesures incarnent la raison d'être d'une
entreprise, notamment des entreprises à mission : la raison d'y être, d'en
être, et pour les clients, la raison d'y venir.
Il y a dix jours, lors de la semaine de l'épargne salariale, j'ai
rappelé notre objectif : déployer l'épargne salariale dans les
entreprises de moins de 50 salariés, et déployer ces outils par accord de
branche dans les secteurs les moins bien dotés. Je me réjouis de l'accord
que l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) vient de signer.
Un maître mot : simplifions.
Un chef d'entreprise de 40 salariés ne doit plus hésiter à cause de la
complexité des dispositifs. Le Guide de l'épargne salariale sera mis à jour
cette année.
Ce texte repose sur un double constat : le niveau d'épargne des
ménages est très élevé, à 19 % du revenu disponible, un record en
Europe ; ensuite, la consommation demeure atone, voire recule. La demande
intérieure ne soutient pas pleinement la croissance. Le mois de février a vu la
consommation reculer de 1,4 %. Des mesures rapides et temporaires sont
donc nécessaires.
Début janvier, j'avais dit mon souhait de créer un déblocage anticipé
jusqu'à 2 000 euros pour les salariés en dessous de deux Smic. C'est
un levier pertinent pour agir rapidement, qui laisse au salarié une liberté de
choix. Le principe d'un déblocage temporaire envoie un signal fort, sans
remettre en cause le long terme.
Cette mesure doit rester exceptionnelle et strictement encadrée. L'épargne
salariale soutient l'investissement, l'innovation et la compétitivité. Un
déblocage mal calibré pourrait fragiliser cet équilibre. Le débat doit donc
porter sur les paramètres, notamment le plafond. La proposition de loi prévoit
un plafond de 5 000 euros - le Gouvernement y est
favorable. Elle ne prévoit ni condition de ressources ni justification des
dépenses : c'est une mesure de liberté.
Au-delà de ce déblocage exceptionnel, le texte simplifie aussi le
fonctionnement des FCPE de reprise. Je suis attentif aux transmissions
d'entreprise et attaché au développement de la reprise par les salariés. Toute
simplification des outils en la matière va dans le bon sens.
J'aborde donc ce débat dans un esprit constructif. Ce qui est en jeu, c'est
le partage de l'avoir, mais aussi du pouvoir, pour redonner plus de liberté aux
Français.
Ce texte témoigne aussi de notre capacité à coconstruire des solutions,
puisque ma proposition formulée en janvier s'enrichit de cette proposition et
du débat de ce jour.
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> Cécile Kohler et Jacques Paris sont libres. Après plus de trois ans de
détention en Iran, ces deux enseignants sont enfin sur le point de retrouver la
France et les leurs. Toute l’Éducation nationale partage ce soulagement. Merci
à ceux qui se sont mobilisés pour leur libération.
Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre
déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de
l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et
numérique)
> L’État ne profite pas de la crise mais le Rassemblement national spécule
sur son dos !
Sébastien Martin (ministre délégué auprès du
ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle,
énergétique et numérique chargé de l’Industrie)
> [Prix des carburants / Intervention à l’Assemblée] La hausse du prix du
carburant à la pompe que subissent nos compatriotes provient effectivement de
l’augmentation brutale des prix sur les marchés internationaux à la suite de la
décision prise fin février par les États-Unis et Israël d’attaquer l’Iran. La
quasi-totalité du pétrole brut et une part significative des produits raffinés
en France, notamment pour le diesel, sont importées. Nous payons donc ces
produits selon le cours fixé par les marchés mondiaux.
Ainsi, l’augmentation des prix du carburant est liée à notre dépendance aux
énergies fossiles – pas au dispositif des certificats d’économie d’énergie.
Ce dispositif existe depuis 2006 et permet aux énergéticiens de financer
directement des aides destinés à soutenir des usages décarbonés tels que l’achat
d’un véhicule électrique pour les ménages et les artisans, le leasing social – au
bénéfice de 50 000 de nos compatriotes en 2025 –, la rénovation énergétique
des bâtiments, ou encore l’installation d’une pompe à chaleur – 250 000 pompes
à chaleur air-eau ont été installées l’année dernière. Ces investissements,
financés notamment par les C2E, permettront à moyen terme de réduire notre
vulnérabilité et notre dépendance aux importations d’énergie fossile. Il n’est
donc nullement envisagé de supprimer ce dispositif – il
fait partie de la solution.
Quatre ans après la crise énergétique de 2022, je crains malheureusement que la
situation que nous connaissons ne se répète encore. Cependant, le gouvernement
reste pleinement mobilisé pour résoudre la crise et accompagner les ménages et
les entreprises tout en veillant à la bonne tenue des comptes publics. Le
président de la République s’emploie à accélérer la réouverture du détroit
d’Ormuz. Nous avons débloqué des réserves stratégiques dans le cadre d’une
action coordonnée avec les autres membres de l’Agence internationale de
l’énergie (AIE). Nous avons obtenu des engagements concrets de la part des
distributeurs de carburant afin de soutenir le pouvoir d’achat des Français – je
salue les mesures qu’ils ont prises afin de maîtriser leurs marges et de
plafonner les prix de vente. Enfin, nous avons demandé aux raffineries en
activité d’augmenter rapidement leur production : ainsi, la raffinerie de
Gravenchon, contrôlée par le groupe North Atlantic, relèvera sa production de
10 %, ce qui représente 450 000 pleins supplémentaires chaque
mois.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> [Crise de l’eau à Mayotte / Intervention à l’Assemblée] Comme vous le
savez, l’État est pleinement mobilisé aux côtés du syndicat mixte Les Eaux de
Mayotte (Lema). Aucun acteur politique ne minimise la gravité de la situation
et ne fait le choix de l’immobilisme.
Sur ce dossier, la vigilance est la règle numéro un. Il faut suivre
scrupuleusement l’état de la ressource et l’impact de la pluviométrie. Je tiens
à le réaffirmer, c’est par la réalisation d’investissements structurants que
Mayotte sortira durablement de la crise de l’eau. Le chantier de l’usine d’Ironi Bé
se poursuit. Les marchés de maîtrise d’œuvre ont été notifiés pour l’usine et
la construction du barrage de la troisième retenue collinaire. Le plan Eau
Mayotte, qui constitue le document stratégique pour sortir de la crise de
l’eau, repose sur une approche globale. Le volet préventif n’est pas négligé,
puisque les jeunes en service civique écologique poursuivent leurs actions de
sensibilisation auprès de la population, en particulier sur le sujet des fuites
après compteur. S’agissant des fuites, le Lema prépare et prévoit la mise en
œuvre d’un plan anti-fuite pour fin avril. L’État le financera et le
soutiendra, notamment en permettant aux techniciens d’intervenir partout et à
toute heure. Des forages sont nécessaires ; quatre essais sont en cours et
précèdent l’ouverture d’une vingtaine de sites en 2026, dans le cadre de la
septième campagne de forage.
Certes, il n’existe pas de solution miracle et rien ne peut se faire sans
recourir à des techniques éprouvées. Néanmoins, il faut garder l’œil sur toute
solution innovante : le projet de barge de dessalement récemment publié
sera présenté au Lema et à Électricité de Mayotte.
Aucune stratégie ne peut être déployée sans moyens financiers. Sur ce point,
l’effort budgétaire de l’État s’élève à 74 millions d’euros pour 2026. La
programmation des investissements est prête. Il est également primordial de
débloquer des fonds européens. Pour le chantier d’Ironi Bé,
37 millions, sur un total de 100 millions, ont été engagés par le
Fonds européen de développement régional (Feder).
La crise est là. L’enjeu est de construire des solutions durables et de ne pas
subir. C’est la ligne défendue par l’État, aux côtés de Lema, dans ce dossier
prioritaire.
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> Certains lieux nous obligent. Izieu est de ceux-là. Le 6 avril 1944, la
barbarie nazie raflait ce havre de paix. 44 enfants. 7 éducateurs. Une seule
survivante. Désormais, dans les jardins de l'Assemblée nationale, les rosiers
d'Izieu fleurissent pour que jamais nous n'oubliions l'innommable. L'oubli est
l'allié de la haine. Soutenir le Mémorial d’Izieu, c'est défendre la
République.
> Frauder, c’est voler les Français. En adoptant à une large majorité le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales, l’Assemblée nationale s’engage contre les profiteurs, qu'ils abusent de la sécurité sociale ou qu'ils pratiquent l'évasion fiscale. Objectif : plus de contrôles, plus de sanctions et la certitude que chaque euro versé l’est à quelqu’un qui en a vraiment besoin.
> Cécile Kohler et Jacques Paris sont libres et en route pour la France, enfin ! Nous attendions cette nouvelle depuis trois ans et demi. Je veux saluer la mobilisation sans faille de leurs familles, de leurs proches et de notre diplomatie, ainsi que celle de l'Assemblée nationale, qui pour la première fois de son histoire avait affiché leurs portraits sur ses grilles, en témoignage du soutien de la nation tout entière.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> En France, le 1er mai, un McDonald’s peut ouvrir mais pas une boulangerie
artisanale. Pour mettre fin à cette situation absurde et injuste, je défends
avec les députés de mon groupe une proposition de loi pour que nos boulangers
et nos fleuristes puissent ouvrir. Pour qu’ils puissent bosser. Tout
simplement. Mais face à l’opposition de certains députés, j’ai besoin de votre
soutien.
> Enfin. Cécile Kohler et Jacques Paris quittent l'Iran. Après 1277 jours, après 3 ans et demi derrière les barreaux d'Evin, puis des mois assignés à résidence à notre ambassade de Téhéran, ils rentrent enfin chez eux. C'est un soulagement immense. La France les attend.
Agnès Pannier-Runacher (députée)
> [Dix ans d’En marche] 10 ans déjà ! Il y a 10 ans, En Marche naissait
avec des femmes et des hommes venus de tous horizons, qui ont fait le choix de
s’engager, souvent pour la première fois, avec l’envie de faire bouger les
lignes et d’agir pour le pays, dans l’élan initié par Emmanuel Macron. En dix
ans, nous avons remporté de grandes victoires : chômage en forte baisse,
relance du nucléaire, nouveaux sites industriels, planification écologique, PMA
pour toutes, congé paternité porté à 28 jours, soutien à nos enseignants,
soignants, juges et forces de l’ordre. En dix ans, nous avons aussi traversé
des crises inédites : terrorisme, Covid, guerre en Ukraine, tensions au
Moyen-Orient. Beaucoup reste à faire face aux défis de notre temps : guerre,
climat, éducation, santé, vieillissement, intelligence artificielle. Mais
l’énergie et la détermination sont intactes ! Avec une ligne politique claire,
sans compromission vis-à-vis de l’extrême droite comme de l’extrême gauche.
Nous pouvons être fiers du chemin parcouru, résolus pour la suite.
> Face à la flambée des prix des carburants, il est absolument essentiel d’accompagner les Français. Mais attention aux fausses solutions : financer des aides généralisées en avril pour ensuite leur faire payer la facture en décembre, ça ne marche pas ! Il faut privilégier des aides ciblées. J’avais prévenu : en cas de crise au Moyen-Orient, nous serions en difficulté, car nous importons 99 % de notre pétrole et de notre gaz. Nous y sommes. Cette crise illustre ce que nous répétons depuis quatre ans, et que le Rassemblement national et une partie de la droite ont combattu : l’absolue nécessité de se décarboner, d’électrifier et de produire davantage d’énergie en France.
Elisabeth Borne (députée)
> [Dix ans d’En marche] Il y a 10 ans, En Marche naissait de l’intuition
d’Emmanuel Macron: rassembler les Français autour d’un projet de progrès, fondé
sur le travail, la création de richesses et l’égalité des chances. Depuis, ces
convictions ont permis d’engager des réformes majeures pour notre pays. Dix ans
après, je reste profondément attachée à ces valeurs qui continuent de nous
guider pour bâtir l’avenir.
Marc Ferracci (député)
> [Dix ans d’En marche] 10 ans déjà. Et une détermination intacte. Il y a
dix ans naissait un mouvement qui refusait les fatalités et les vieux schémas.
Une intuition simple : la politique peut encore rassembler, agir et
transformer. Depuis, une énergie collective s’est levée. Celle de milliers de
citoyens engagés, décidés à faire bouger les lignes, à moderniser le pays et à
porter une ambition européenne forte. Dix ans plus tard, une chose est certaine
: les diagnostics posés à l’époque restent pleinement d’actualité. Oui, il faut
créer de la richesse pour financer notre modèle social. Oui, il existe toujours
une attente forte des Français pour une politique qui conjugue efficacité,
pragmatisme et refus de la démagogie. Le macronisme n’est pas une parenthèse.
C’est une réponse durable à une exigence : celle de faire de la politique
autrement, en s’appuyant sur les faits, la rationalité… et le réel. Plus qu’un
parti, c’est une méthode qui s’est imposée : avancer, innover, dépasser les
oppositions stériles pour répondre concrètement aux défis de notre temps —
écologiques, économiques, sociaux. Le bilan est là. Le taux d’emploi n’a jamais
été aussi élevé. Des réformes profondes ont été engagées pour libérer le
travail, soutenir les entreprises et redonner des perspectives. Dix ans après,
le cap reste le même : agir avec lucidité, construire avec audace, et croire en
l’avenir. Parce qu’au fond, rien n’est écrit d’avance. Le défi reste immense :
éviter le piège d’un face-à-face stérile entre radicalités, et continuer à
porter une voie de responsabilité. Assumer ce que nous sommes, sans nostalgie
mais sans reniement. Faire vivre nos idées, sans céder aux vents contraires. Et
surtout, garder une boussole : les idées avant les ambitions. Parce qu’au fond,
le choix reste le même qu’il y a dix ans : celui du courage, de la lucidité… et
de l’avenir.
> [Dix ans d’En marche] Dix ans après la naissance d’En Marche, je reste convaincu que cette aventure politique a profondément transformé notre pays. Des réformes ont été menées, des résultats concrets ont été obtenus — avec un taux d’emploi au plus haut niveau de notre histoire. Plus que jamais, les idées que nous portons — le dépassement des clivages, la création de richesses pour financer notre modèle social et notre souveraineté — restent au cœur des défis français.
Jean-René Cazeneuve (député)
> Le grand peuple iranien et son histoire millénaire ne peuvent pas
disparaître à cause de la folie de ses dirigeants et des menaces insensées de
Trump. La guerre doit s'arrêter.
Olivia Grégoire (députée)
> [Dix ans d’En marche] 10 ans d’engagement déjà, en marche avec Emmanuel Macron
avec tant d’énergie et de passion pour le pays. Un président courageux et
visionnaire qui aura confronté tant de crises. Un président qui a enfin ouvert
le monde politique à la société civile. Merci.
Prisca Thevenot (députée)
> Cécile Kohler et Jacques Paris sont enfin LIBRES. Merci à toutes celles et
ceux dont le travail et l’engagement ont rendu cela possible. Pensées sincères
pour eux et leurs proches, en attendant de les voir bientôt de retour sur le
sol français.
Pieyre-Alexandre Anglade (député)
> Immense soulagement. 1277 jours d’épreuve en Iran prennent fin pour Cécile
Kohler et Jacques Paris en chemin pour la France. Pensées à leurs familles qui
n’ont jamais lâché. Merci à tous ceux qui ont œuvré, notamment les services de
l’État, pour rendre ce dénouement possible.
> [Dix ans d’En marche] Il y a 10 nous fondions En marche autour d’Emmanuel Macron avec au cœur le dépassement politique. 10 ans après ce mouvement est devenu un courant central de la vie politique. Plus que jamais poursuivons cette promesse de dépassement, indispensable à la vie politique du pays!
Marie Lebec (députée)
> Nous renforçons la lutte contre toutes les fraudes. Fraude fiscale,
sociale, aux aides publiques... chaque euro détourné est un euro pris à nos
services publics et à nos concitoyens. Passons à la vitesse supérieure, aucune
fraude ne doit rester impunie !
> [Dix ans d’En marche] 10 ans avec vous, à vos côtés. 10 ans à construire et défendre une France et une Europe fortes et indépendantes, souveraines, innovantes, fondées sur le travail et la protection. D’En Marche à Renaissance, toujours guidés par la même boussole : être à votre service, vous écouter, construire et agir. Merci.
Anne Genetet (députée)
Quel soulagement ! Dans quelques heures, Cécile Kohler et Jacques Paris
retrouvent enfin la France. Toute la Nation se réjouit de les savoir libres et
bientôt réunis avec leurs proches.
Charles Rodwell (député)
> Il n'y a pas de profit de crise. Au contraire, cette crise coûte à
l'Etat.
> J'appelle toutes les forces de la droite et du centre à se rassembler.
> [Délinquance] Je soutiens la fin de l'excuse de minorité.
Daniel Labaronne (député)
> L'Assemblée vote pour la loi contre les fraudes sociales et fiscales !
Frapper vite, juste et fort les fraudeurs professionnels et récupérer près de
1,5 Md€ - des moyens précieux pour nos services publics et les priorités des
Français.
> Immense soulagement : Cécile Kohler et Jacques Paris sont enfin en route vers la France après plus de 3 ans de détention en Iran. Pensées émues pour leurs proches qui n’ont jamais cessé de se battre. La mobilisation de l’État a payé. La France n’abandonne jamais les siens
> 10 ans d' En marche : Des résultats concrets pour
la France :
- Chômage au plus bas depuis 40 ans
- Croissance plus forte qu'Allemagne et RU
- Inflation plus faible que nos voisins
- Premier pays d’UE pour les investissements étrangers
- Hausse de l’emploi industriel.
- Une parole forte en Europe
Olga Givernet (députée)
> À Izieu, en mémoire des 44 enfants et 7 adultes déportés le 6 avril
1944, nous étions nombreux venus de tout l’Ain et d’ailleurs, pour faire ce
travail de mémoire, comme aimait le nommer Simone Veil. Face à la montée de
l’antisémitisme, restons fidèles aux valeurs républicaines.
Constance Le Grip (députée)
> Au nom du Groupe Ensemble pour la république, j'exprime notre
soulagement de voir Cécile Kohler et Jacques Paris retrouver leur pleine
liberté et revenir en France. Après 3 ans et demi de détention en Iran ! Merci
à toute notre diplomatie.
● MoDem
Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale)
> Cécile Kohler et Jacques Paris vont retrouver la France après trois ans et
demi de détention en Iran. C’est l’aboutissement d’une mobilisation de longue
haleine et un immense soulagement pour leurs familles, comme pour tous ceux qui
n’ont jamais cessé de se battre pour leur libération. Merci à ceux qui y ont
contribué : le président Emmanuel Macron, le ministre Jean-Noël Barrot et tous
ceux qui ont participé à cette véritable libération.
Bruno Fuchs (député)
> « Une civilisation entière va mourir ce soir » menace sidérante
de Trump sur l’Iran, révélatrice des dangers d’un alignement sur Washington. Urgence
de constituer une voix européenne forte pour défendre le droit international et
une approche multilatérale.
> Immense émotion à l’Assemblée où nous apprenons que Cécile Kohler et Jacques Paris sont en route vers la France. C’est un immense soulagement pour toute la nation et particulièrement pour l’Alsace. Pensée pour eux et leurs proches, qui ont tant attendu ce moment.
Maud Petit (députée)
> [Harcèlement scolaire / Intervention à l’Assemblée] Le harcèlement
scolaire est une réalité tragique quotidienne : 37 % des jeunes se
déclarent victimes, selon e-Enfance, et dans 71 % des cas au sein même de
leur établissement scolaire. Mais ce mot, à force d’être répété, finit par être
banalisé et par masquer l’essentiel : des enfants qui souffrent jusqu’à
commettre parfois l’impensable par désespoir, et des familles qui, après le
drame, se heurtent trop souvent à un mur de silence. Je veux parler de ce
silence, celui qui suit les alertes restées sans réponse ; celui qui suit
les courriers auxquels personne ne répond ; celui qui suit les réunions où
l’on minimise, voire stigmatise ; celui qui suit, parfois, le suicide d’un
enfant. Souvenons-nous de Matteo, Marion, Evaëlle, Lindsay, Camélia. Leur
disparition devrait nous empêcher de dormir. En effet, dans plusieurs de ces
affaires, les familles avaient alerté, insisté, supplié. Elles ont été
confrontées non seulement au harcèlement de leur enfant, mais aussi à l’absence
d’écoute, d’empathie, de réaction humaine de l’institution.
Bien sûr, des dispositifs existent – un numéro d’urgence, le 3018, a même été créé –
mais ce n’est pas le sujet de ma question. Car ce que les familles attendent,
ce n’est pas une nouvelle loi ni un nouvel outil, mais une écoute sincère, une
réaction efficace, une prise en charge humaine. Il ne suffit pas de déplacer un
membre du personnel ou d’ouvrir une enquête interne ; les parents et les
enfants attendent qu’on reconnaisse leur souffrance comme, parfois, nos
manquements et les responsabilités de chacun, et qu’on agisse vite et bien pour
les protéger, pour protéger les enfants victimes.
Quand un enfant est en danger, quand une famille lance une alerte, quand hélas
un drame survient, comment le ministre compte-t-il garantir non pas seulement
une réponse administrative mais une réponse humaine – une
réponse qui ne minimise pas, qui ne semble pas protéger l’administration elle-même ?
Je crois, et nous sommes nombreux à le croire, que la lutte contre le harcèlement
se gagnera avec un changement profond de culture, de réflexes, de regard et
d’accompagnement.
Frédéric Petit (député)
> La Russie utilise de plus en plus d'armes chimiques sur le front ukrainien.
Aucun scrupule à violer le droit international de leur côté, quand nous, nous
hésitons à fermer le ciel au-dessus des civils, des hôpitaux, des enfants.
Blandine Brocard (députée)
> [Fuites de données
/ Intervention à l’Assemblée] Depuis des
mois, les révélations de piratage massif de données personnelles s'accumulent
dans notre pays. Après les attaques ayant touché des millions de Français via
des opérateurs télécoms, des plateformes publiques ou encore des acteurs de
santé, c'est désormais l'intimité même de nos concitoyens, leurs données
médicales, bancaires, administratives, qui se retrouvent exposées et parfois à
très grande échelle. Et ces données sont même utilisées par les acteurs du
narcotrafic et du grand banditisme, ce qui provoque une menace directe pour la
sécurité quotidienne de nos concitoyens.
Et ces faits ne sont plus anecdotiques, ils traduisent une réalité
préoccupante. La France est devenue une cible systémique et notre dépendance
technologique fragilise directement notre souveraineté.
Face à ces attaques, à ces tentatives d'ingérence et de déstabilisation de
l'étranger de plus en plus nombreuses et dangereuses, quelle réponse efficace,
urgente et radicale apportons-nous ? À l'échelle européenne tout d'abord,
comment pouvons-nous construire une architecture commune de sécurité plus
efficace qui nous protège et des fuites de données et des attaques. Ensuite, à
l'échelle nationale, quand le projet de loi Résilience, à même de renforcer
notre protection, va-t-il être définitivement adopté?
Et enfin, en matière de technologie, nous avons en France des entreprises
performantes, des champions de la cybersécurité, capables de concevoir des
solutions robustes, souveraines et adaptées à nos besoins. Je pense
particulièrement à Cless Business Computer chez moi. Et pourtant, ces acteurs
sont trop souvent écartés au profit de solutions étrangères dans les marchés
publics et parfois même au sein de nos propres administrations. Ce paradoxe
n'est plus tenable. Comment pouvons-nous prétendre protéger les données des
Français si nous ne faisons pas confiance en nos propres capacités et en nos
acteurs pleinement engagés?
● Parti radical
> Trois ans d’injustice, trois ans d’attente insoutenable : l'arrivée
annoncée de Cécile Kohler et Jacques Paris en France nous bouleverse et nous
rassemble. La France n’abandonne jamais les siens. Remerciement aux services de
l'Etat et à ceux qui ont œuvré à ce retour à la liberté.
> Réforme de la procédure pénale de «plaider
coupable»: une nécessité impérieuse, sous réserve de garanties essentielles
Face à l’engorgement préoccupant de nos juridictions et à l’allongement
excessif des délais de jugement, qui fragilisent la crédibilité même de
l’institution judiciaire, le Parti Radical affirme avec gravité la nécessité
d’une réforme ambitieuse et pragmatique de notre système pénal.
La procédure dite de «
plaider coupable » constitue, dans son principe, un outil utile de
simplification et d’efficacité. Elle peut contribuer à une meilleure
administration de la justice, à condition qu’elle soit encadrée avec rigueur et
discernement. Dans un contexte où les justiciables attendent légitimement des
décisions rapides, lisibles et exécutoires, il est de la responsabilité du
législateur d’adapter les procédures sans renoncer aux principes fondamentaux.
Toutefois, le Parti radical tient à rappeler avec fermeté que
l’efficacité ne saurait se faire au détriment des libertés publiques ni des
droits de la défense. Une telle réforme appelle donc des amendements
substantiels, destinés à garantir :
- le plein consentement éclairé du
justiciable,
- l’effectivité de l’assistance par un
avocat,
- le contrôle rigoureux du juge, garant
des libertés individuelles,
- le respect du principe d’égalité devant
la justice.
« Notre tradition républicaine nous
oblige. Elle impose de concilier l’autorité de l’État avec la protection des
droits fondamentaux. À cet égard, la réforme envisagée ne pourra être soutenue
qu’à la condition expresse de s’inscrire dans le respect scrupuleux de nos
valeurs cardinales : Liberté, Égalité, Fraternité » précise Ludovic Vulliermet, secrétaire national à la Justice.
Le Parti radical réaffirme également son attachement au rétablissement d’un ordre
républicain juste et équilibré, fondé sur une justice à la fois ferme,
accessible et respectueuse des citoyens. Une justice trop lente est une justice
affaiblie ; une justice expéditive serait une justice dangereuse. Il appartient
au législateur de tenir cette ligne de crête.
Dans cet esprit, le Parti radical prendra toute sa part au débat public et
parlementaire, avec exigence et responsabilité.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Valérie Hayer (députée, présidente)
> Dimanche prochain aura lieu une élection fondamentale pour l'avenir de
l'Union européenne : la Hongrie va peut-être, enfin, tourner la page de Viktor
Orbán.
> Immense soulagement à l’annonce par Emmanuel Macron du retour en France de Cécile Kohler et Jacques Paris après trois ans et demie de détention en Iran. C’est le résultat du grand travail de notre diplomatie et d’une formidable mobilisation citoyenne. Merci.
> [Dix ans d’En marche] 10 ans d’En Marche, de Renaissance. 10 ans de porte-à-porte, de tractages, de réunions publiques, de campagnes. 10 ans de réussites qui ont dépassé toutes nos attentes. 10 ans de transformation de la France et de l’Europe. 10 ans de rencontres formidables et d’engagement au service des Français. Il y a 10 ans, Emmanuel Macron lançait En Marche, la force du dépassement politique, de l’émancipation et de la transformation démocratique. Fière de ce chemin parcouru. Fière d’être une artisane, parmi tant d’autres, de cette formidable aventure politique et humaine. Fière d’être au côté de Gabriel Attal pour poursuivre notre ambition réformatrice !
Bernard Guetta (député)
> [Opinion : La fin du monde américain] Ce sont des pays où, hier
encore, il n’aurait pas été concevable d’émettre une seule réserve sur les
Etats-Unis. Totalement dépendants de la protection américaine face à la Corée
du Nord et à la Chine, le Japon et la Corée du Sud avaient avec Washington une
même relation d’absolue déférence que l’Allemagne ou la Pologne il y a peu.
Or ce n’est plus vrai, loin de là, et cette évolution pourrait bien porter en
germe un nouvel ordre mondial.
Non seulement les budgets de Défense sont à la hausse à Séoul et Tokyo, non
seulement on y est désormais aussi conscients qu’à Berlin ou Varsovie de la
nécessité de pouvoir se défendre seuls mais la guerre d’Iran fait aujourd’hui
vaciller la foi des Coréens et des Japonais en leur allié d’Outre-Pacifique.
Ce n’est pas exprimé. Tout en rondeur, les mots font comprendre sans dire mais
les messages passés la semaine dernière à une mission du Parlement européen
n’en étaient pas moins clairs. Premièrement, les menaces américaines de retrait
de l’Otan inquiètent Séoul et Tokyo puisque ce précédent pourrait amener,
demain, les Etats-Unis à prendre les mêmes distances vis-à-vis de leurs alliés
asiatiques.
Japonais et Coréens partagent à cet égard la crainte de voir Donald Trump
tenter de passer avec Xi Jinping un compromis visant à assurer pour longtemps
des rôles dominants à la Chine et aux Etats-Unis. Ce compromis sacrifierait
Taïwan que Beijing n’aurait alors plus même besoin d’envahir pour se
subordonner et il se ferait bien sûr sur le dos du Japon et de la Corée
exactement comme une entente entre la Maison-Blanche et le Kremlin se ferait
sur celui de l’Ukraine et de l’ensemble de l’Europe.
Suscitées par la réélection de Donald Trump, ces deux craintes ont été
spectaculairement amplifiées par la guerre d’Iran. Parce que plus des trois
cinquièmes de leurs approvisionnements pétroliers transitent par le détroit
d’Ormuz, Coréens et Japonais ont été mis en difficulté par un allié qui ne les
avait pas avertis de ses intentions, les a encore moins consultés mais les
presse maintenant de se débrouiller pour aller rouvrir ce verrou aux côtés des
Européens.
Alors que j’évoquais cette exigence américaine, un élu de la coalition de
droite au pouvoir à Tokyo a tout simplement éclaté de rire. Un autre auquel
j’avais demandé si, à ses yeux, les Etats-Unis constituaient aujourd’hui une
force de stabilisation ou de déstabilisation m’a répondu que nous devions tout
faire, Européens et Japonais, pour les convaincre de rester du côté de la
stabilisation – là où ils ne sont autrement dit plus.
Ce n’est pas seulement que Coréens et Japonais pardonnent mal aux Etats-Unis
d’avoir mis à mal leur croissance par cette guerre improvisée. C’est surtout
qu’ils sont effarés par l’amateurisme dont l’équipe dirigeante américaine a
fait preuve.
Cela s’appelle une crise de confiance. Elle n’est pas passagère mais tout aussi
sérieuse que celles que les Etats-Unis avaient créées en Europe en prétendant
annexer le Groënland puis dans les monarchies pétrolières en s’avérant
incapables de les protéger de représailles iraniennes que Donald Trump n’avait
pas prévues.
Dans ces pays où ils étaient hier encore comme chez eux, la crédibilité des
Etats-Unis devient un souvenir mais est-ce que leur imprévisibilité ouvre
vraiment la voie à cette « coalition
des indépendants » à laquelle Emmanuel Macron a appelé, cette même
semaine dernière, à Tokyo puis Séoul ?
On n’y est pas. Le Canada est partant, le Brésil et l’Inde pourraient l’être,
la Grande-Bretagne le devient mais, comme la Pologne il y a si peu, Coréens et
Japonais ne veulent pas précipiter un éloignement des Etats-Unis auquel ils ne
se sont pas encore résignés. Prudents, ils se rapprochent de l’Europe tout en
restant poliment à quai mais c’est pourtant dans une terre retournée par les
aberrations trumpistes que le
président français a planté, en Européen, les graines d’un nouvel ordre
mondial, « troisième voie », dit-il, entre la Chine et les Etats-Unis.
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> [Dix ans d’En marche] 10 ans, d’engagement sincère et collectif ! Emmanuel
Macron. Et deux intuitions d’En marche qui seront plus vraies encore demain
qu’hier:
- il faut rassembler des forces politiques différentes, face aux extrêmes,
demain par des coalitions et des compromis ;
- il faut une vision optimiste pour gagner, face au défaitisme ambiant !
Et puis le projet qui sera le combat de toute ma vie : l’Europe ! Une ambition
française pour notre continent.
> Le macronisme n'est pas une parenthèse.
> Un Service national utile aux jeunes, aux armées
et à la Nation, c’est le dispositif annoncé par le Président de la République.
Sur ce sujet, comme beaucoup d’autres, par nos travaux détaillés, nous
cherchons à éclairer le débat public, avec des options et des comparaisons ,
des faits et des chiffres !
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> Aux 36 000 maires élus, je dis avec force : prenez à bras le corps
la protection des enfants. Vous avez la responsabilité de les croire et de les
protéger. Quand vous recevez un signalement, la transparence doit être faite,
les enfants protégés et les parents accompagnés.
> Là où il y a des enfants, il y a des prédateurs. Aujourd'hui, dans le périscolaire, comme dans d'autres secteurs, la culture, le sport, plus largement le baby-sitting, les prédateurs vont là où il y a les enfants.
> Il faut croire les enfants. Il faut redoubler d'efforts sur les contrôles. (…) Je souhaite que les contrôles soient réguliers, dans tous les secteurs. Il faut traquer pédocriminels et les exclure. (…) Le poids des contrôles, on le met sur les plateformes. Nos enfants sont des proies, à nous de les protéger.
> Toutes les trois minutes, il y a un enfant qui est victime de violences sexuelles à l'intérieur de sa maison ou à l'extérieur.
> Ce n'est pas nos enfants qui sont accros au téléphone, c'est les téléphones et les réseaux sociaux par leurs algorithmes qui les rendent malades, qui les rendent addicts.
> Aujourd'hui, ces prédateurs n'ont plus de frontières. À nous de protéger les enfants.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Les commentaires anonymes ne sont pas publiés ainsi que ceux qui seraient insultants ou qui ne concernent pas le Centre et le Centrisme.