mardi 19 mai 2026

La Quotidienne centriste du 19 mai 2026. Poutine à Pékin ou quand le serviteur rend visite à son maître


Il a beau l’appeler son «meilleur ami», Vladimir Poutine qui lui rend visite en ce moment n’est en réalité que l’obligé de Xi Jinping à qui il doit d’être encore au pouvoir à Moscou et de ne pas avoir sombré suite au fiasco de sa volonté de prendre le pouvoir en Ukraine avec une invasion criminelle qui dure depuis plus de quatre ans.

Oui, avant d’être l’ami de Xi, Poutine est son serviteur dans le sens où le Russe est non seulement au service du Chinois dans son projet de dominer le monde mais aussi dans le fait que le Chinois est bien le maître du Russe à qui il dicte sa conduite et à qui il dit quoi faire et ne pas faire.

Il faut dire que sans la Chine, la Russie serait aujourd’hui un pays vaincu et ravagé par une crise économique d’une ampleur sans précédent, une situation uniquement due à la mégalomanie narcissique de Poutine.

Il faut bien comprendre que les relations actuelles entre la Russie et la Chine n’ont rien de «normales», ni de «naturelles».

Les deux pays se font face depuis toujours et se craignent plus qu’ils ne se respectent.

Le seul moment de leur rapprochement à part celui d’aujourd’hui est issu de la victoire de Mao en 1948 avec l’établissement de la république populaire de Chine et de l’admiration du potentat de Place rouge pour le criminel du Kremlin, Staline.

A cette époque, le maître était à Moscou et le serviteur à Pékin.

Et si Poutine pense qu’il peut devenir plus qu’un obligé notamment avec les frasques de Trump et plus particulièrement la guerre qu’il a déclenché contre l’Iran, ce qui permet à la Russie de pouvoir espérer fournir plus de pétrole à la Chine tout en gardant son soutien dans son invasion contre l’Ukraine, il en sera pour ses frais.

Car Xi n’a aucune intention de partager son pouvoir et encore moins son leadership dans l’internationale totalitaire qu’il dirige contre les démocraties du monde entier.

Sans doute que l’Histoire jugera Poutine comme le responsable du déclin irrémédiable de la Russie en ce début de troisième millénaire et comme un des pires voyous au pouvoir de l’ère que nous vivons.

Car si Xi est un autre de ces voyous, il peut se targuer d’en être le chef et à la tête d’une Chine à la puissance montante.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


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