Ils sont deux extrémistes populistes, démagogues, corrompus et sans doute responsables de crimes de guerre et qui, grâce à leurs fonctions respectives, ne sont pas en prison pour leurs méfaits dans leurs pays respectifs.
Trump et Natanyahu ont donc tout pour s’entendre.
Et cela s’est confirmé lors du nettoyage de la bande de Gaza par le premier ministre israélien et leur équipée commune contre l’Iran.
Cependant, en réalité, les deux politiciens ont des agendas différents qui n’ont que des convergences factuelles mais des objectifs qui n’ont rien à voir.
Pour Netanyahu, au-delà d’éviter la prison s’il n’était plus à la tête d’Israël, il y a un but idéologique très précis, réaliser le grand Israël, c’est-à-dire faire de toute la Palestine, un Etat hébreu, tout en mettant à genoux, voire à terre ceux qui s’opposent à ce projet ainsi que ceux qui veulent la destruction du pays.
Pour Trump, il y a un désir mégalomaniaque de résoudre tous les conflits du monde, de se proclamer roi du monde tout en détournant les Américains de tous les scandales et de tous les fiascos de sa présidence, de l’affaire Epstein à une économie en difficulté avec un taux d’inflation élevé.
Or donc Netanyahu a voulu cette guerre contre l’Iran pour aller jusqu’au bout pour renverser le régime des mollahs alors que Trump – qu’il a réussi à convaincre de l’accompagner en l’espèce –, n’y a vu qu’une opportunité pour son narcissisme maladif et pour faire taire les critiques et les accusations grâce à une aventure gagnante quitte à recommencer ensuite jusqu’à la fin de sa présidence (dont il espère qu’elle sera à vie…).
On comprend bien que les difficultés rencontrées sur le terrain ne découragent pas Netanyahu mais plonge Trump dans le désarroi.
Du coup, le premier veut recommencer les opérations militaires quand le second fait tout pour que les armes se taisent pour ne pas apparaître comme un vaincu afin de ne pas être affaibli aux Etats-Unis.
D’où son obsession à trouver un arrangement avec la dictature iranienne qui a si bien compris son manège peu secret et encore moins subtil, qu’elle s’amuse à le mettre constamment dans l’embarras à sa grande rage mais à sa grande impuissance et à son impéritie.
Alors, on dit que les deux hommes se sont engueulés lors de leur dernière discussion.
C’est possible.
Néanmoins, au-delà de leurs aspirations contraires, ils sont en espèce, exactement de la même espèce, des adversaires déterminés de la démocratie républicaine libérale.
Et comme tout autocrate nationaliste, ils sont d’abord focalisés sur leur pays et leur popularité quitte à se brouiller après avoir été les meilleurs amis du monde.
Ce qui pourrait être le cas si cette guerre tourne au fiasco total car alors Netanyahu aura beau jeu d’accuser Trump qui, sans aucune doute, lui rendra l’appareil…
[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour]

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Les commentaires anonymes ne sont pas publiés ainsi que ceux qui seraient insultants ou qui ne concernent pas le Centre et le Centrisme.