mardi 5 avril 2022

Propos centristes. France – Crimes de guerre de Poutine en Ukraine / Lutte contre le dérèglement climatique / Risque de crise alimentaire mondiale / Combat contre l’extrême-droite…

Voici une sélection, ce 5 avril 2022, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

Emmanuel Macron (Président de la République)
> Les images qui nous parviennent de Boutcha, ville libérée près de Kiev, sont insoutenables. Dans les rues, des centaines de civils lâchement assassinés. Ma compassion pour les victimes, ma solidarité avec les Ukrainiens. Les autorités russes devront répondre de ces crimes.

 

Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Jean Castex (Premier ministre)
> Face aux crises que traverse notre Union, nous avons plus que jamais besoin d'une action concertée et coordonnée des pays de la zone euro. Il en va de notre stabilité économique et monétaire.

 

Jean-Yves Le Drian (ministre de l'Europe et des Affaires étrangères)
> J’ai pris connaissance des informations faisant état d’exactions massives commises par les forces russes dans des villes ukrainiennes qu’elles occupaient ces dernières semaines, en particulier dans la localité de Bucha. Je condamne avec la plus grande fermeté de tels actes constitutifs, s’ils sont confirmés, de crimes de guerre. Nous travaillerons, en lien avec nos partenaires, les autorités ukrainiennes et les juridictions internationales compétentes, notamment la Cour pénale internationale, pour que ces actes ne restent pas impunis et que leurs responsables soient jugés et condamnés.
Une pression économique et internationale la plus forte possible doit être maintenue et renforcée sur la Russie pour contraindre les autorités russes à mettre fin à la guerre d’agression qu’elles ont lancée le 24 février contre l’Ukraine et dont le coût humain et l’impact humanitaire sont chaque jour plus graves. La France reste totalement engagée pour y contribuer, notamment avec ses partenaires européens dans le cadre de la présidence française du Conseil de l’Union européenne ainsi que dans le G7, et poursuivra son appui déterminé aux autorités ukrainiennes, sous toutes ses formes.

 

Barbara Pompili (ministre de la Transition écologique)
> Notre feuille de route est claire : atteindre la neutralité carbone en 2050. Le GIEC présente dans le 3ème volet de son rapport des solutions pour atteindre cet objectif. Merci aux scientifiques qui ont contribué à ce rapport, dont le travail éclaire les actions de tous.

> Estonie. Visite aux troupes. Plus de 300 militaires français sont sur place dans le cadre de l'OTAN : une centaine d'aviateurs et 200 chasseurs alpins. À plus de 2000 km de leurs bases en France - Luxeuil pour les aviateurs, Varces pour les chasseurs alpins - nos militaires mettent leurs compétences, leur sang-froid et leur engagement au service de notre défense. Soyons fiers d'eux.

 

Florence Parly (ministre des Armées)
> Lors d'une conférence de presse conjointe à Tallinn avec mon homologue estonien, Kalle Laanet, j'ai condamné fermement les crimes de Boutcha et des environs de Kiev. Ces images de tueries sont insupportables, elles rappellent les pires horreurs du 20ème siècle. Toute la vérité doit être faite sur ces atrocités qui ne peuvent rester sans conséquences.

 

Eric Dupond-Moretti (Garde des Sceaux, ministre de la Justice)
> Je viens d’offrir à mon homologue ukrainien et à la procureure générale d'Ukraine l'appui opérationnel de la France dans leurs enquêtes concernant les crimes de guerre. Les preuves doivent être réunies. La justice doit passer.

 

Julien Denormandie (ministre de l'Agriculture et de l'alimentation)
> Réunion sur le risque majeur que fait peser la guerre en Ukraine sur la sécurité alimentaire mondiale, et la nécessité d’une réponse adéquate. Notre mobilisation est pleine et entière.

> Nos agriculteurs sont une nouvelle fois touchés par un épisode de gel exceptionnel qui frappe actuellement notre territoire. Face aux dégâts qui pourraient être très importants, le gouvernement sera à leurs côtés.

 

Amélie de Montchalin (ministre de la Transformation et de la fonction publique)
> Je suis très heureuse de signer un accord de méthode avec les organisations syndicales qui ouvre la négociation sur la couverture prévoyance des agents de l’État. Elle succède à l'accord unanime obtenu pour leur garantir une protection complémentaire santé optimale.

 

Emmanuelle Wargon (ministre chargée du Logement)
> Il y a 5 ans, Sarah Halimi était assassinée chez elle. Nous ne l’oublierons jamais. Son souvenir ne nous quittera jamais. Pour elle et pour toutes les victimes, nous continuons notre lutte contre l’antisémitisme.

 

Agnès Pannier-Runacher (ministre chargée de l'Industrie)
> Oui, la politique économique d’Emmanuel Macron porte ses fruits et permet à la France et aux Français de tirer leur épingle du jeu malgré les crises !

 

Sarah El Hairy (secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement)
> L’extrême droite se dissimule, se banalise et malheureusement on s’habitue. Elle est bien là sous le visage de Le Pen ou de Zemmour. Il faut les combattre, ne rien lâcher, idée contre idée, valeur contre valeur.

> Ne pas voter pour un candidat républicain qui fera barrage à Marine Le Pen, c’est lui donner une voix supplémentaire.

> Une France forte, c’est une France forte à l’international dans sa capacité à créer des emplois, une France forte sur ses territoires.

> La retraite à 65 ans permet de maintenir le modèle par répartition. La retraite à 60 ans que propose Marine Le Pen, c’est possible pour les riches, avec des assurances, mais c’est la misère pour les petits retraités.

> Le service national universel a vocation à être obligatoire pour 700 000 jeunes.

 

Cédric O (secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques)
> Parce que depuis 5 ans la France est revenue dans le jeu. Parce que les enjeux économiques, environnementaux, sociétaux devant nous exigent de poursuivre et d’amplifier cet effort. Parce que l’Europe doit être au rendez-vous.

 

Adrien Taquet (secrétaire d’Etat chargé de l’Enfance et des Familles)
> Plutôt que de stigmatiser encore les femmes seules et leurs enfants, nous préférons agir pour améliorer leur quotidien.
- Hausse de 50% de l'allocation de soutien familial portée à 174€

- Complément de mode de garde étendu jusqu'aux 12 ans de l'enfant pour les familles monoparentales
- Droit opposable à l'accueil du jeune enfant pour favoriser la reprise d'emploi

 

Gabriel Attal (porte-parole du gouvernement)

Partis politiques

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]
Stanislas Guerini (délégué général)
> «Celles et ceux qui sont à l’origine de ces crimes de guerre devront en répondre.» (Emmanuel Macron). Oui, de nouvelles sanctions sont indispensables face aux crimes de guerre russes.

 

Christophe Castaner (président du groupe à l’Assemblée nationale)
> Jamais nous ne céderons face aux extrêmes. Combattre les idées de Jean-Marie Le Pen puis de sa fille, c'est le fondement de mon engagement politique !

> La meilleure mesure de pouvoir d’achat sera toujours de donner du travail à ceux qui n’en n’ont pas! Avec Emmanuel Macron nous pouvons atteindre le plein emploi! C’est notre objectif, ce sera notre combat.

> Mélenchon et les fake news, c'est une longue histoire d'amour. Mettons-y fin : non, Emmanuel Macron n'a jamais proposé l'apprentissage dès la 5ème. La découverte des métiers, oui.

> Parce qu’il faut combattre les inégalités à la racine, l’éducation de nos enfants sera la grande priorité de ce 2ème quinquennat. Cette ambition, nous la porterons avec tous les enseignants, dans la concertation et en continuant de valoriser leur engagement.

 

Aurore Bergé (présidente déléguée du groupe à l’Assemblée nationale)
> «Tous les moyens d'enquête seront mis en œuvre pour identifier les auteurs de cette agression et faire toute la lumière sur cette affaire.» Toute la lumière sera faite. Pour Jérémy Cohen. Pour sa famille. Sans récupération sordide.

 

Pieyre-Alexandre Anglade (porte-parole du groupe à l’Assemblée nationale)
> L’armée russe cible les civils depuis les premières heures de cette guerre. Après le martyr de Marioupol, nous découvrons le massacre insoutenable de Boutcha. Les attaques délibérées contre les civils exigent la réaction la plus ferme de la communauté internationale.

> Hier soir Marine Le Pen disait tout son bonheur de voir son ami Orbán réélu. Au lendemain du massacre de Boucha il qualifie Zelensky d'«adversaire». Ce qui se joue les 10 et 24 avril dépasse l’avenir de la France. C’est la sécurité du continent européen qui est en jeu.

> Orbán, Poutine, Trump, Bolsonaro et Salvini, voilà les alliés de Le Pen. Et cela nous donne une idée très claire de ce à quoi ressemblerait le pays avec elle à sa tête. Les alliances de Le Pen nous n’en voulons pas pour la France !

> Avec Marine Le Pen rien n’a changé. Elle reste dans la main du Kremlin. Son arrivée au pouvoir mènerait à la division et l’affaiblissement de l’Europe et à l’isolement de la France. Une véritable victoire pour Poutine et tous ceux qui veulent nous affaiblir.

> Nous portons avec notre candidat Emmanuel Macron un projet de progrès, d’indépendance et d’avenir pour la France et l’Europe. Il est le seul dans cette campagne à défendre le projet européen avec autant de force.

> L’école pilier de notre projet. Pour nos enfants, pour leur avenir et pour le pays.

> La France n’est pas immunisée contre l’extrême-droite. On a vu d’autres démocraties se réveiller avec des dirigeants nationalistes, identitaires, une droite populiste à leurs têtes. Il y a urgence à se mobiliser. Ce qui se joue, c’est l’indépendance, la souveraineté de la France, et la poursuite du projet européen dans des temps qui sont décisifs. Le vote pour la présidentielle est fondamental pour l’avenir des Français mais aussi pour les Belges et les Européens, car Marine Le Pen à la tête de la France, cela aurait des conséquences pour tous les Européens.

> J’ai toujours eu la conviction que l’extrême-droite n’était pas définitivement battue dans notre pays. (…) Nous avons essayé de réparer le pays. Nous avons eu des résultats sur le pouvoir d’achat, sur l’emploi… Ça démontre qu’il faut en faire encore plus et continuer de convaincre

> Je suis né en 1986. Déjà dans les années 80, il y avait une cinquantaine de députés Front National. Les années 2000 ont été marquées par l’arrivée au second tour de Jean-Marie Le Pen… La présence de l’extrême-droite en politique ça fait de nombreuses années qu’elle est présente. Elle n’a pas augmenté sous la présidence d’Emmanuel Macron. Au contraire, nous nous sommes battus pour la faire reculer. Notamment lors des dernières élections européennes.

> C’est un duo, un tandem. On ne peut pas dissocier Marine Le Pen d’Eric Zemmour. Ils ont milité durant des années pour faire advenir les idées les plus radicales, le pire à la tête du pays et au cœur de l’Europe. Quand Marine Le Pen essaye de prendre ses distances avec Eric Zemmour, il ne faut pas être dupes. Marine Le Pen mène une campagne de camouflage. Elle gomme tout ce qui peut être sulfureux. Au fond, elle n’a rien changé de son projet de haine, de division et de repli.

> Mélenchon avec Le Pen et Zemmour est le premier pourvoyeur de fake news de la campagne. L’alliance des populistes marche à fond à quelques jours du premier tour.

> L’époque que nous vivons exige que nous renforcions notre Europe. Le Pen propose son affaiblissement. Elle représente un danger pour la souveraineté, la sécurité et l’intégrité du continent européen.

> Je ne suis pas inquiet pour mon candidat, mais préoccupé par la montée de l’extrême- droite et de la droite identitaire et nationaliste en France (…) Il y a dans ce moment un devoir de conviction, de pédagogie, d’explication du projet qu’on a pour la France.

>  L’abstention est un danger pour la démocratie. Dans cette campagne il y a 12 candidats, il y en a pour tous les goûts. Il faut se mobiliser. Il y va de l’avenir de la France et de l’Europe ainsi que de la force de notre démocratie.

> Cette campagne a été frappée par le retour de la guerre au cœur de notre continent (…) le président se devait de mettre toutes ses forces dans la tentative de résolution de ce conflit 

 

● MoDem
Jean-Noël Barrot (secrétaire général)
> [Baisse de la TVA sur l’énergie] Contrairement à l'indemnité inflation ou à la ristourne sur l'essence, cette mesure est :

- Inefficace : baisser la TVA ne fait pas automatiquement baisser les prix;
- Injuste : elle ne cible pas ceux qui en ont le plus besoin.

> Est-ce aussi dans l'intérêt des Français que, dans votre projet présidentiel, Marine le Pen, vous proposez d'engager la France dans une alliance militaire avec la Russie ?

 

Autres

● Organisations centristes
♦ Renaissance
(Députés français du groupe centriste Renew Europe au Parlement européen)
Stéphane Séjourné (président du groupe Renew Europe au Parlement européen)
> Les images des massacres de Boutcha viennent heurter notre humanité. A tous les pays qui n’ont pas rejoint les sanctions européennes, je demande : que vous faut-il de plus ? Quelles autres tâches sur la conscience humaine allaient vous tolérer ? Vous n’avez plus d’excuse !

> [Législatives en Hongrie] La victoire d'Orbán hier ne change pas mon constat : les populistes ont un problème avec la démocratie pluraliste.

> Celles et ceux qui insinuent que nous vivons dans une dictature en France soutiennent Orbán. Ils croient peut-être au suffrage universel mais pas à la démocratie, qui exige le respect par la majorité des opinions minoritaires.

 

Nathalie Loiseau
> Il y a Boutcha en Ukraine. Et puis il y a Moura au Mali. Dans les deux cas, des exécutions sommaires, des viols, l’horreur. Dans les deux cas, la Russie ou ses mercenaires. Mais pour Le Pen Poutine peut redevenir un allié.

> Des victimes civiles ukrainiennes dans une ville qui vient d’être quittée par des troupes russes. Mais pour Le Pen il y a «deux belligérants qui s’accusent mutuellement». Comme s’il fallait instiller le poison du doute. Comme si elle ne pouvait pas dire: Vladimir Poutine

> L’ami de Le Pen [Viktor Orban] pense comme elle. Elle veut poursuivre son alliance avec Vladimir Poutine, lui considère Volodymyr Zelensky comme adversaire. Les deux font la paire. Lui a gagné en étouffant le pluralisme en Hongrie. Faisons-la perdre en France pour protéger la démocratie.

> Avec ce qui se passe en Ukraine il faut imposer un embargo sur le pétrole et le charbon russe tout de suite. La France y est favorable. La ministre de la défense allemande également. N’attendons plus.

> [Jean-Luc Mélenchon] Vous ne vouliez pas livrer des armes à l’Ukraine. Vos élus ne voulaient pas même d’une aide financière d’urgence à Kiev. Ne croyez pas qu’on a oublié.

 

 

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