vendredi 30 décembre 2022

Propos centristes. France – Soutien à l’Ukraine / Soutien aux femmes afghanes / Décès de Pelé / Violences intrafamiliales / Aide à l’apprentissage / Réforme des retraites / Télétravail et sobriété énergétique / Energies renouvelables…

Voici une sélection, ce 30 décembre 2022, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

Emmanuel Macron (Président de la République)
> [Décès de Pelé] Le Jeu. Le Roi. L’Éternité.

 

Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Elisabeth Borne (Première ministre)
> [Décès de Pelé] Peu de footballeurs ont accédé au rang de légende. Un seul était devenu un roi : Pelé. Le royaume du football est en deuil.

 

Catherine Colonna (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> Le redire encore et encore: le droit à l'éducation est un droit universel. Les ministres des Affaires Etrangères du G7, rejoints par d'autres, demandent le plein respect de ce droit en Afghanistan.

> Diplomatie d'action. Des céréales ukrainiennes livrées à la Somalie avec l'aide de la France.

> [Guerre de Poutine contre l’Ukraine] La Russie poursuit ce matin sa campagne de frappes systématiques sur les infrastructures civiles, avec plus de 100 missiles. Un record. Chacune de ces actions contre des civils constitue un crime de guerre, selon le en droit international.

 

Sébastien Lecornu (ministre des Armées)
> À l’occasion de la visite du ministre de la Défense lituanien à Paris, nous avons signé un accord renforçant les relations de défense - déjà fortement développées - entre la France et la Lituanie, notamment dans le domaine de l’artillerie.
Dans ce cadre, le ministère de la Défense lituanien a signé avec l’industriel français Nexter un contrat commercial portant sur l’acquisition de 18 canons Caesar.

> La défense française n'est pas affaiblie par ses livraisons d'armes à l'Ukraine grâce à la dissuasion nucléaire. Nos intérêts vitaux sont défendus par la dissuasion nucléaire française. Toutes les cessions, toute l'aide que nous apportons à l'Ukraine (...) n'affaiblissent pas notre modèle de défense. (…)On a un modèle de défense qui reste robuste.

> [Guerre de Poutine contre l’Ukraine] On ne ménage pas Moscou, on continue de discuter avec Moscou, ce n'est pas tout à fait la même chose. On ne cède rien aux Russes. (…) La vocation de la France, c'est d'aider ses alliés. L'Ukraine est notre alliée. Mais c'est aussi discuter avec ceux avec lesquels nous ne sommes pas d'accord, c'est aussi la vocation de la France. (…) Je le redis, la Russie ne peut ni ne doit gagner.

> [Visite à Kiev et rencontre avec Zelensky] ll s’est agi de bâtir un agenda de soutien militaire de la France à l’Ukraine pour les prochaines semaines et les prochains mois. J’ai des propositions à faire au président de la République, d’une part, et d’autre part, (…) on a créé un fonds de soutien, assez inédit d’ailleurs [car] on est le seul pays à l’avoir mis en place, de 200 millions d’euros (…) qui permettra à l’Ukraine de directement s’approvisionner auprès des industries de défense françaises. C’était l’occasion de faire un point d’étape important sur ce sujet.

> [Guerre de Poutine contre l’Ukraine] On a besoin de donner des moyens de légitime défense à l’Ukraine. On n’est pas sur des moyens offensifs mais bien sur des moyens défensifs. Donc, on l’a fait avec des batteries de missiles Crotale récemment ainsi qu’avec des missiles Mistral. (…)
On a évidemment des discussions sur les radars de longue portée, comme le radar de Thales GM-200. C’est un des dossiers qu’on a fait aboutir lors de ce déplacement à Kiev

 

Olivier Dussopt (ministre du Travail, du Plein emploi et de l'Insertion)
> Le gouvernement prolonge son soutien à l'apprentissage avec une aide à l'embauche de 6000€, pour toutes les entreprises et toutes les formations. Objectif : 1 million d'apprentis par an!

 

Agnès Pannier-Runacher (ministre de la Transition énergétique)
> Le télétravail est-il source d’économie d’énergie ? Nous amorçons la 2nde étape d’une expérimentation grandeur nature avec les agents du ministère de Transition écologique et de la Cohésion des territoires pour le mesurer concrètement.

 

Jean-Christophe Combe (ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées)
> [Allocation aux adultes handicapés] C’est une promesse du Président de la République et l’un de mes premiers engagements en tant que Ministre : le décret sur la déconjugalisation de l’AAH est publié. Nous tenons nos engagements et notre calendrier. Cette réforme nécessaire est une question de dignité. (…)
Ce décret est un pas en avant très important vers l’entrée en vigueur d’une réforme attendue. Nous tenons nos engagements et notre calendrier. Tout est fait pour que sa mise en œuvre opérationnelle soit simple et profite à tous. C’est une question d’autonomie et de dignité.

 

Amélie Oudéa-Castéra (ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques)
> [Décès de Pelé] Le Roi Pelé nous a quittés. Sa légende, elle, ne s'éteindra jamais. Pensées pour les siens et solidarité avec le peuple brésilien qui le pleure aujourd'hui. Pour le monde entier, il était l’âme du Football. Un champion, un magicien, un génie. Dont le sourire disait tout.

 

Franck Riester (ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement)
> « Chaque disposition législative qui demeure inappliquée est une marque d'irrespect envers la représentation nationale et de négligence vis-à-vis de nos concitoyens. » Elisabeth Borne prend des engagements sur l’application des lois, essentielle pour notre démocratie.

 

Carole Grandjean (ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels)
> C’était notre ambition : créer une aide simple, lisible et unique pour continuer à soutenir l’apprentissage. C’est désormais une réalité, le décret est publié : le gouvernement soutiendra l’embauche d’un alternant à hauteur de 6000€ pour toutes les entreprises en 2023.

 

Geneviève Darrieussecq (ministre déléguée chargée des Personnes handicapées)
> [Allocation aux adultes handicapés] Nos engagements sont tenus pour permettre que les nouvelles conditions d’attribution de l’AAH puissent être en place en octobre 2023 au plus tard. Les services des MDPH et des CAF veilleront à informer l’ensemble des personnes concernées pour qu’elles accèdent pleinement à leurs droits.

 

Patricia Mirallès (secrétaire d’Etat chargée des Anciens combattants et de la Mémoire)
> C’est fait ! Le décret permettant la revalorisation du point de pension militaire d’invalidité a été publié ce matin. Comme je m’y étais engagée en octobre dernier, cette revalorisation interviendra dès le 1er janvier 2023, soit un an plus tôt que prévu.

 

Partis politiques

● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]
Benjamin Haddad (porte-parole du groupe à l’Assemblée nationale)
> Les succès démontrés par les armes françaises en Ukraine, comme les canons Caesar, ont renforcé nos exportations et soutiennent notre industrie de défense. Exemple de plus avec la Lituanie aujourd’hui.

> Une pluie de missiles russes s’abat sur l’Ukraine aujourd’hui, privant les habitants de Kiev ou Lviv d’électricité. Nouveau crime de guerre. Raison de plus de renforcer notre soutien militaire en particulier dans le domaine des défenses sol-air.

 

Pieyre-Alexandre Anglade (député)
> Les impôts explosent, la pauvreté progresse et l’instabilité politique est majeur. Est-ce pour cela que les Britanniques avaient votés ? Deux ans après le Brexit est un naufrage et ceux qui ont défendu le Frexit devraient être disqualifiés.

 

Maud Bregeon (députée)
> Réformer les retraites c’est sauver le patrimoine des plus modestes, de ceux qui n’ont rien d’autre pour vivre après leur vie professionnelle. Pénibilité, carrières longues… Les concertations sont utiles, Olivier Dussopt a su maintenir le lien avec tous les partenaires sociaux.

> Voter contre la loi d’accélération des renouvelables revient à faire fi de l’urgence climatique. En parallèle, comment imaginer que ceux qui prônent leur développement n’y adhèrent pas ? L’heure n’est plus à opposer les énergies décarbonées entre elles.

> [Loi sur les énergies renouvelables] Si on est un tant soit peu écologiste et qu'on est un tant soit peu attaché au climat aujourd'hui en France, on ne peut pas faire sans les énergies renouvelables. Donc rejeter ce texte-là, c'est faire fi de l'ensemble des enjeux climatiques et des enjeux d'indépendance énergétique. Pour que la loi passe, on se tourne vers le côté gauche de l'hémicycle. On propose une loi qui permet d'accélérer.. Cela fait des années que le Parti socialiste et les écologistes disent 'il faut davantage d'énergies renouvelables, il faut travailler l'éolien sur terre comme en mer, il faut travailler sur le solaire. J'attends en cohérence et en responsabilité que mes collègues la votent.

> Avec mes collègues de la majorité, nous étions à Flamanville pour échanger avec les agents mobilisés durant les fêtes. Clé de notre indépendance, le nucléaire doit être davantage soutenu et la construction de réacteurs accélérée, conformément au cap du Président Emmanuel Macron.

> [Epidémie de la covid19 en Chine] Il ne faut pas être alarmiste. Des pistes de réflexion sont en cours. On se tient prêt à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les Français et les tests de ceux qui arrivent de Chine font partie des réflexions.

> [Grève des médecins libéraux] Chacun doit agir dans un esprit de solidarité et de responsabilité. (…) La période ne s’y prête pas avec une triple épidémie en pleine période de fêtes, avec des hôpitaux saturés et alors que des concertations se déroulent en parallèle.

 

● MoDem
Maud Gatel (Secrétaire générale)
> Depuis 2014, Paris est le seul département francilien à perdre des habitants. La perte d'attractivité se traduit par 12.400 Parisiens en moyenne qui quittent chaque année la capitale. Mais pour l'exécutif parisien, tout va bien.

 

Bruno Millienne (député)
> [Réforme des retraites] On ne calmera pas le débat si on part sur ce genre d'invectives. Jean-Claude Martinez (secrétaire général de la CGT] parle de mythomanie [à propos du gouvernement]  alors que lui-même s'est fendu d'un mensonge éhonté sur Agirc-Arrco, dans une émission de France 2, en disant que le point avait baissé, on peut là aussi le traiter de mythomanie. (…) Il faut arrêter cette escalade verbale qui ne sert à rien. (…)
Cette réforme est au programme d'Emmanuel Macron lors de la présidentielle. Elle est prévue, connue, on le savait, pas comme en 1995 (…)
La CGT qui veut négocier à condition de retirer la réforme par point. Un préalable qui empêche toute négociation. Je préfère les syndicats réformistes qui veulent bien avancer.

Laurence Vichnievsky (députée)
> [Tribune: «La création d’une juridiction spéciale contre les violences intrafamiliales est une fausse bonne idée»]
Le 1er décembre, à une voix de majorité, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi des Républicains, avec le soutien de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale et celui du Rassemblement national, et malgré l’opposition des députés de la majorité, visant à créer une juridiction spécialisée aux violences intrafamiliales. Cette juridiction aurait vocation à connaître des délits commis au sein d’une même famille, soit entre conjoints ou concubins, soit sur la personne d’un enfant ou d’un ascendant.
Une telle initiative peut paraître légitime. Ces violences – dont sont toutefois exclus les crimes : meurtres, en particulier les « féminicides », coups mortels, viols – présentent certaines spécificités : leur forte dimension psychologique, leur caractère souvent répétitif, associé à des situations d’autorité ou de domination physique, l’absence en général de connotation économique, de mobile d’appropriation, comme disent les criminologues.
Faut-il pour autant créer une juridiction spécialisée, à l’instar de ce qu’est actuellement la juridiction des mineurs, tribunal pour enfants et juge des enfants, au sein de chaque tribunal judiciaire ? Ce n’est pas sûr. La spécificité de la juridiction des mineurs, en matière pénale, est fondée sur un critère à la fois simple et objectif : la minorité de l’auteur de l’infraction à la date des faits. Ce critère, par sa nature même, commande un traitement différentiel des affaires. Tel n’est pas le cas des violences intrafamiliales : l’auteur peut fort bien, y compris dans le même épisode infractionnel, relever simultanément des deux types de délinquance.
Sur le plan de l’organisation judiciaire, il est compliqué de créer une juridiction au sein de chaque tribunal. Une telle réforme ne manquerait pas d’alourdir la gestion des magistrats comme celle des greffiers : elle n’est appelée ni par la Conférence nationale des présidents de tribunaux judiciaires ni par celle des premiers présidents de cour d’appel, qui n’ont même pas été consultés. Les organisations professionnelles d’avocats et les syndicats de magistrats s’y sont, de leur côté, montrés hostiles.
Surtout, cette réforme éloignerait, pour les mêmes raisons, la justice des justiciables : il n’est prévu « au moins » qu’un tribunal des violences intrafamiliales par cour d’appel, ce qui obligerait la majorité des victimes à de longs déplacements, pour un contentieux qui est, par définition, celui de l’intimité.
Et pour quels résultats attendus ? Les socialistes du Sénat comme les Républicains de l’Assemblée pensent avoir trouvé la pierre philosophale pour réduire les féminicides par une mesure qui, paradoxalement, ne s’applique pas à ces crimes. En Espagne, nous dit-on, ceux-ci ont baissé depuis qu’a été institué le tribunal aux violences intrafamiliales, que la proposition de loi tente de reproduire dans notre législation par un copier-coller.
Mais concomitance n’est pas causalité. En France aussi, si l’on compare le nombre moyen des féminicides durant les cinq premières années de la décennie 2010 et celui recensé au cours des cinq dernières années (même si l’on exclut les statistiques de 2020 en raison du confinement), les chiffres sont en régression au sein d’une population pourtant en légère croissance démographique.
En cette matière, l’essentiel des progrès réalisés et de ceux qui restent à accomplir réside en la qualité de l’accueil que les femmes victimes de violences peuvent trouver dans les services de police et de gendarmerie lorsqu’elles se décident – et c’est souvent très difficile – à porter plainte. Elles doivent être écoutées et surtout ensuite efficacement protégées. A cet égard, les policiers et les gendarmes ont déjà réalisé sur le plan juridique comme sur le plan humain d’incontestables progrès.
Il faut continuer dans cette voie, tout en ayant conscience que la sécurité publique exige une action dans tous les domaines, qui ne saurait se limiter à la lutte contre les violences faites aux femmes. Je pense en particulier aux violences faites aux enfants, y compris par d’autres enfants, et à la sensibilisation des personnels enseignants, éducatifs et médico-sociaux à la nécessité du signalement, même lorsqu’il s’agit de simples suspicions.
Et la justice ? Elle a, bien entendu, sa contribution à apporter pour lutter contre ce type de délinquance, qui touche toutes les classes sociales et qui heurte légitimement la sensibilité des Français. Mais la création d’un nouveau tribunal n’est pas forcément la bonne solution, elle paraît comporter moins d’avantages que d’inconvénients.
Il serait sans doute plus agile de rechercher ces avantages par une formation renforcée des juges et des procureurs à l’Ecole nationale de la magistrature et par la désignation de magistrats spécialisés au sein des tribunaux et des cours d’appel. C’est ce vers quoi s’orientent aujourd’hui le président de la République et le garde des sceaux.

 

Autres

● Organisations centristes
♦ Renaissance
(Députés français du groupe centriste Renew Europe au Parlement européen)
Nathalie Loiseau
> Le rabbin de Moscou en exil appelle les Juifs russes à quitter la Russie, en raison d’une hausse de l’antisémitisme et du risque d’être les boucs émissaires de Poutine.

> La Turquie a un problème avec la démocratie elle-même. Au nom de quoi « certains hommes politiques » ne pourraient pas manifester ? Au nom de quoi un pays étranger viendrait nous dire comment nous devons exercer nos libertés ? Ce type de démarche relève de l’ingérence.

 

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