La victoire de la coalition «Bulgarie Progressiste» de M. Radev, président de la république sortant, est d’abord la défaite d’une ère de corruption portée par le GERB du premier ministre Borissov.
Dans le pays le plus pauvre de l’Union européenne, un espoir renait d’un pouvoir honnête, tourné avant tout vers le développement du pays avec la mise en place d’un vrai Etat de droit qui a manqué cruellement aux Bulgares pendant des années avec de nombreuses atteintes aux libertés.
Mais si ces derniers retrouvent l’espoir suite aux élections d’hier avec une très forte participation et une victoire sans appel de l’opposition portée par «Bulgarie progressiste» et le très bon score de l’alliance centriste et libérale «Nous continuons le changement – Bulgarie démocratique», en revanche des questions se posent sur l’orientation que prendra le pays vis-à-vis de l’Union européenne, de la Russie et de l’Ukraine.
La Bulgarie est historiquement très proche de Moscou – certains qualifient «Bulgarie Progressiste» de «pro-Russe» – et maintien des liens très forts avec le grand frère russe dont elle exporte de fortes quantités de pétrole.
Pour autant, M. Radev est un pro-UE convaincu, ayant souvent déclaré que l’appartenance de la Bulgarie au camp européen était une chance pour son présent et son avenir même s’il a ajouté qu’il souhaitait que son pays y pratique l’«esprit critique».
En revanche, pour ce qui concerne l’Ukraine, il s’est montré plus que dubitatif sur l’aide financière et militaire pour contrer l’agression de Poutine.
Néanmoins, il a déclaré qu’il n’utiliserait pas de véto pour l’empêcher.
C’est pourquoi certains redoutent que Radev soit un nouveau Orban et la Bulgarie remplace la Hongrie comme ennemie de l’intérieur de l’UE.
Pour l’instant, ces craintes semblent un peu exagérées mais il faudra voir lors de la constitution d’un gouvernement et de ses orientations, quelle voie choisira le nouveau premier ministre.
Beaucoup pensent que la situation n’est pas comparable sachant que dans la coalition «Bulgarie progressiste», il y a de nombreux élus qui sont nettement plus tournées vers Bruxelles que vers Moscou.
Néanmoins, un doute subsiste qui devrait être levé bientôt.
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