Vincent Bolloré, catholique d’extrême-droite veut se bâtir un empire de presse et d’édition afin de diffuser ses convictions qui n’ont pas grand-chose à voire avec le message de Jésus.
Son statut d’héritier milliardaire lui permet de mettre en application son désir.
Après avoir mis la main sur le groupe Canal Plus créé par les bonnes grâces (et les avantages exorbitants) de François Mitterrand, puis le groupe Hachette, bâti par Jean-Luc Largadère, il continue à vouloir agrandir son empire.
Il a ainsi essayé de racheter le groupe Le Parisien, sans succès pour l’instant.
De Cnews au JDD en passant par Paris Match ou Europe1, tous ses médias diffusent un message réactionnaire et le plus souvent en phase avec celui du RN de Le Pen ou Reconquête de Zemmour.
De même, les maisons d’édition récupérées par le rachat d’Hachette sont mises à la disposition des idées de son propriétaire.
A son petit niveau – pour l’instant –, Bolloré peut être comparé au magnat des médias australien Ruppert Murdoch.
C’est la raison pour laquelle, le licenciement du directeur de la maison d’édition Grasset a ému tous ceux qui défendent la liberté d’opinion sachant qu’après Fayard, devenue l’éditeur de l’extrême-droite, Grasset pourrait être une autre arme pour la diffusion du message de Bolloré.
Reste que, bien sûr, dans notre société libérale, chacun a le droit d’acheter ou de créer des moyens de diffusion pour promouvoir leurs idées et c’est tant mieux.
En revanche, il faut être très pointilleux pour empêcher un ennemi déclaré de la liberté d’opinion de mettre la main sur un nombre conséquent d’entreprises médiatiques tout en continuant à subventionner celles qui permettent à toutes les idées d’être diffusées, surtout celles qui entre dans le cadre de la démocratie républicaine libérale parce que, ne l’oublions pas, c’est grâce à elle qu’existe la liberté d’opinion.
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