lundi 12 août 2019

Actualités du Centre. Argentine – Présidentielle: Le président centriste Macri en difficulté

Mauricio Macri
Les présidentielles en Argentine auront lieu en octobre prochain mais le système électoral du pays a institué des «primaires» où tous les partis qui présentent des candidats sont présents (avec ou sans le nom de ces derniers s’ils ne sont pas encore désignés).
Ces «primaires» viennent de se tenir et ont été un échec pour le président sortant, le centriste libéral Mauricio Macri, victorieux en 2015 en étant le premier dirigeant du pays élu démocratiquement n’étant pas issu du mouvement péroniste (nationalisme autoritaire et populiste).
Il arrive ainsi en seconde position derrière Alberto Fernandez, péroniste et ancien premier ministre de Cristina Kichner (qui avait succédé à son époux) qui est présente sur ticket de celui-ci en tant que vice-présidente.
Rappelons que l’élection de Macri avait été une surprise politique mais avait été rendue possible par l’état déplorable du pays et les tendances autoritaire de Kichner ainsi que par l’échec cinglant de sa politique.
Proche de la faillite et isolée politiquement er économiquement, l’Argentine avait décidé de tourner le dos aux politiques désastreuses du péronisme.
Cependant, les résultats de Macri, dans un contexte extrêmement difficile, n’ont pas été à la hauteur des attentes des Argentins même si, deux ans après son élection, la coalition qui le soutient au Parlement avait remporté les législatives, en 2017.
Selon les analystes, il sera très difficile à Mauricio Macri de pouvoir combler son retard avant l’échéance présidentielle dont le premier tour aura lieu le 27 octobre.
Reconnaissant sa défaite, il a déclaré:
«A partir de demain, nous devons travailler pour inverser la situation, parce qu'en octobre, ce sont les trente prochaines années qui seront définies en Argentine. Nous écoutons les gens, nous croyons en la démocratie et à l'expression des gens, et les difficultés que nous avons connues ces dernières années ont suscité beaucoup d'angoisse, de doute, mais je suis ici pour vous aider, j'aime ce pays.»
Et il a jouté: «Mais il est très important que nous continuions d'avancer.»
Il a, par ailleurs mis en garde contre les projets de la coalition qui soutient Alberto Fernandez, Frente de Todos, qui prévoit, entre autres, la renégociation de la dette avec le FMI, le soutient à l’industrie nationale mais aussi de nombreuses promesses sociales et salariales alors même que le pays demeure extrêmement endetté:
«Il est très important que nous continuions à parler dans ce pays et à expliquer au monde ce que nous voulons, car isolés, nous n’avons pas d’avenir, nous devons faire partie du monde. Si nous n’avons pas un message clair pour nous aider, il sera difficile de construire le pays que nous voulons.»
A noter que Fernandez se présente avec un programme beaucoup plus modéré que ses prédécesseurs péronistes.

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