mercredi 10 avril 2024

Propos centristes. France – Crise au Proche-Orient / Défis de la parentalité / Menaces terroristes / Lutter contre la violence / Souveraineté alimentaire / Stimuler l’activité économique par le plein emploi / S’adapter à la nouvelle globalisation de confrontation / Faire des économies où cela est nécessaire…


Voici une sélection, ce 10 avril 2024, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France. 

► Emmanuel Macron (Président de la République)
> [Tribune co-signée avec Abdallah II, roi de Jordanie et Abdel Fattah Al-Sissi, président de la République égyptienne «Pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza»]
La guerre à Gaza et les souffrances humaines catastrophiques qu’elle entraîne doivent cesser immédiatement. Aucune paix au Moyen-Orient ne pourra procéder du terrorisme, de la violence ou de la guerre. Elle résultera de la solution des deux Etats. C’est la seule option crédible pour garantir paix et sécurité pour tous et faire en sorte que ni les Israéliens ni les Palestiniens n’aient à revivre les horreurs qui les ont frappés depuis les attentats du 7 octobre 2023.
Le 25 mars, le Conseil de sécurité des Nations unies a finalement assumé ses responsabilités en exigeant un cessez-le-feu immédiat à Gaza. Il s’agissait d’une étape cruciale, qui doit être mise en œuvre sans plus attendre.
Face au nombre intolérable de victimes, nous, chefs d’Etat de l’Egypte, de la France et de la Jordanie, demandons une mise en œuvre immédiate et inconditionnelle de la résolution 2 728 du Conseil de sécurité des Nations unies. Nous soulignons la nécessité urgente d’instaurer à Gaza un cessez-le-feu permanent.
Nous insistons sur l’urgente nécessité de mettre en œuvre l’appel du Conseil de sécurité pour la libération immédiate de tous les otages et réaffirmons notre soutien aux négociations menées avec la médiation de l’Egypte, des Etats-Unis d’Amérique et du Qatar portant sur le cessez-le-feu, les otages et les prisonniers.
Exhortant toutes les parties à respecter toutes les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, nous mettons en garde contre les conséquences dangereuses d’une offensive israélienne à Rafah, où plus de 1,5 million de civils palestiniens ont trouvé refuge. Une telle offensive ne fera qu’accroître les pertes humaines et les souffrances, aggraver le risque et les conséquences d’un déplacement forcé massif de la population de Gaza et entraîner une menace d’escalade dans la région.
Nous réaffirmons notre égal respect de toutes les vies. Nous condamnons toutes les violations du droit international humanitaire, notamment tous les actes de violence et de terrorisme et les attaques indiscriminées contre les civils. La protection des civils est une obligation juridique fondamentale qui incombe à toutes les parties et constitue la pierre angulaire du droit international humanitaire. Il est absolument interdit d’y contrevenir.
Les Palestiniens de Gaza ne sont plus seulement exposés à un risque de famine ; celle-ci s’installe déjà. Une augmentation massive de la fourniture et de la distribution de l’aide humanitaire est nécessaire de toute urgence. Cette demande est au cœur des résolutions 2 720 et 2 728 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui insistent sur la nécessité urgente d’augmenter l’acheminement de l’aide humanitaire.
Les institutions des Nations unies, notamment l’UNRWA, l’agence des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, et les acteurs humanitaires jouent un rôle essentiel dans les opérations humanitaires à Gaza. Ils doivent bénéficier d’un accès total et sûr, y compris à la partie nord de la bande de Gaza. Nous condamnons les attaques ayant conduit à la mort de travailleurs humanitaires, et tout récemment l’attaque contre un convoi d’aide de l’ONG World Central Kitchen.
Conformément au droit international, Israël a l’obligation de permettre l’acheminement de l’aide humanitaire à la population palestinienne, mais il ne s’est pas acquitté de cette responsabilité. Nous réaffirmons la demande du Conseil de sécurité que toutes les entraves à la fourniture d’une aide humanitaire soient levées et qu’Israël facilite l’utilisation de tous les points de passage pour acheminer cette aide humanitaire, y compris dans le nord de la bande de Gaza et par un couloir terrestre direct avec la Jordanie, ainsi que par la mer.
Nous, chefs d’Etat de l’Egypte, de la France et de la Jordanie, sommes déterminés à intensifier nos efforts pour répondre aux besoins humanitaires, médicaux et sanitaires de la population civile de Gaza, en étroite coordination avec le système des Nations unies et avec nos partenaires régionaux.
Enfin, nous soulignons à quel point il est urgent de faire renaître un espoir de paix et de sécurité pour tous dans la région, en premier lieu pour les peuples palestinien et israélien. Nous soulignons notre détermination à continuer de travailler ensemble pour éviter de nouvelles violences dans la région, et nous appelons tous les acteurs à s’abstenir de toute attitude escalatoire. Nous demandons instamment qu’il soit mis fin à toutes les mesures unilatérales, notamment les activités de colonisation et la confiscation de terres. Nous exhortons également Israël à empêcher la violence des colons.
Nous soulignons la nécessité de respecter le statu quo historique et juridique des lieux saints musulmans et chrétiens de Jérusalem et le rôle du waqf jordanien sous la tutelle hachémite.
Nous affirmons notre détermination à intensifier nos efforts conjoints pour faire aboutir effectivement la solution des deux Etats. L’établissement d’un Etat palestinien indépendant et souverain sur la base de la solution des deux Etats, conformément au droit international et aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, vivant côte à côte avec Israël dans la paix et la sécurité, est la seule manière de réaliser une paix durable. Le Conseil de sécurité des Nations unies a un rôle à jouer dans la réouverture décisive de ces perspectives de paix.

> Face à l'urgence humanitaire à Gaza, la France continue de livrer des médicaments et des vivres à la population. Avec la Jordanie et d’autres partenaires, l’opération aérienne du jour a permis d’acheminer plus de 110 tonnes de fret. L’effort se poursuit.

> La France est attachée à l’avenir européen de la Serbie, un avenir qui s’écrit dès maintenant.

> Pour accélérer la rénovation de l'habitat dégradé, je me suis engagé à simplifier les procédures. C'est fait : j’ai promulgué ce matin la loi avec les nouvelles dispositions.

 

► Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste] 

Gabriel Attal Premier ministre, chargé de la Planification écologique et énergétique
> Avec le Président de la République, nous défendons une conviction depuis 2017 : pour financer durablement notre modèle social et les services publics, nous devons stimuler l’activité économique et le travail. Si nous avions le taux d’emploi de notre voisin allemand, nous aurions beaucoup moins de difficulté à équilibrer nos finances publiques. Nous devons continuer de tout faire pour atteindre le plein emploi.
La ligne que nous suivons n’a pas varié : pour favoriser l’activité économique et le travail, il ne faut pas augmenter les impôts, mais les baisser. C’est ce que nous avons fait depuis 2017 avec la suppression de la taxe d’habitation compensée pour les collectivités locales,
avec la baisse des premières tranches de l’impôt sur le revenu, avec la suppression de la redevance audiovisuelle dans le projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour 2022.
Je le répète: il n’y aura pas d’augmentation des impôts des Français. Je le dis clairement et calmement. La ficelle est un peu grosse à vouloir faire croire l’inverse. Nous avons toujours suivi cette ligne et nous n’en varierons pas.
Nous n’avons pas varié non plus sur un autre sujet : quand une grande entreprise bénéficie d’une rente de situation
et tire des profits de la spéculation et de l’inflation qui mettent les Français en difficulté, nous proposons de capter une partie de cette rente indue.
Avec la majorité, nous avons toujours assumé cette position. Nous l’avons fait avec les énergéticiens et les activités de raffinerie l’année dernière mais aussi avec le secteur de la biologie médicale, ce qui n’était pas simple. Il a enregistré un chiffre d’affaires de 7 milliards pendant la crise sanitaire grâce à la vente des tests de dépistage du covid, remboursés par la sécurité sociale. Nous avons assumé de prélever une partie des profits réalisés par ce secteur très financiarisé.
Le Président de la République a par ailleurs rappelé, suivant les données de l’Insee
, que si le déficit avait dépassé les prévisions l’année dernière, ce n’était pas du fait des dépenses, puisque l’État a dépensé 8 milliards de moins que ce qui était prévu, mais du fait des recettes, qui ont diminué en raison du ralentissement économique européen.
Comme vous le savez, les Allemands ont revu à la baisse leur prévision de croissance, passée de 1,3 % à 0,1 % pour 2024, tout comme les Italiens, qui ont du même coup modifié l’estimation de leur déficit public. Le ralentissement économique concerne toute l’Europe. L’enjeu pour nous est de maintenir l’activité économique et de continuer de soutenir les entreprises, qui embauchent. Nous assumons de vouloir un modèle social tourné vers l’activité plutôt que vers l’inactivité. Alors que de nombreuses entreprises, partout sur le territoire, cherchent toujours à recruter, nous devons inciter à la reprise d’emploi.
Sur cette ligne, je conçois qu’il puisse exister des désaccords, mais nous ne changerons pas de boussole. En réponse au ralentissement des recettes, j’ai pris, après ma nomination en tant que Premier ministre, avec Bruno Le Maire, un décret d’annulation de 10 milliards de crédits, ce qui était tout à fait inédit.
Nous continuerons sur le chemin de la responsabilité – nous le devons aux Français –, avec une seule préoccupation : agir dans l’intérêt du pays en soutenant les entreprises qui créent de la richesse et des emplois, et les Français qui travaillent.

> Ces derniers jours, notre pays a été frappé par une série de drames, qui ont profondément ému nos concitoyens : je pense à cette jeune fille, violemment agressée devant son collège à Montpellier ; à ce jeune garçon, roué de coups et battu à mort à Viry-Chatillon ; à cette pharmacienne, lâchement assassinée à Saint-Laurent-du-Maroni. Il y a quelques semaines, j’avais eu l’occasion de recevoir cette dernière à Matignon, avec une centaine d’autres femmes engagées ; à mon tour, je souhaite lui rendre hommage.
Derrière ces drames, il y a les victimes, leurs proches et leurs familles ; il y a aussi, plus largement, nos concitoyens, qui attendent de nous une réponse implacable à cette violence. Ils attendent que nous nous donnions les moyens de lutter contre une forme de perte de respect pour l’autorité qui existe aujourd’hui chez les jeunes.
Je pense qu’un tel sujet appelle une certaine gravité. La réponse passe par un renforcement des moyens, que la majorité défend depuis 2017 : 17 500 postes supplémentaires de policiers et de gendarmes, plus de 200 brigades de gendarmerie supplémentaires et 10 000 recrutements dans le système judiciaire d’ici à 2027.
S’agissant de l’école, j’ai eu à cœur, en tant que ministre de l’éducation nationale, de rappeler clairement les règles d’application de la laïcité à l’école de la République par une série de décisions : l’interdiction de l’abaya et du qamis ; l’expérimentation de la tenue unique à l’école ; l’adoption de mesures de soutien aux enseignants, pour mettre définitivement fin au « pas de vague » – je sais que nous sommes nombreux à le souhaiter –, qui conduit encore trop d’enseignants à s’autocensurer ou à ne pas signaler les agressions dont ils sont victimes. Bien évidemment, Nicole Belloubet poursuit ces actions.
Au-delà du renforcement des moyens techniques, opérationnels et budgétaires, un ressaisissement sociétal est nécessaire. On ne peut tolérer les images ou les faits qui ont traversé l’actualité ces derniers jours ! Il n’y aura jamais, en France, de droit à tabasser ; de droit à frapper ; de droit à s’en prendre à un garçon parce qu’il aime une jeune fille ; de droit à s’en prendre à une jeune fille parce qu’elle n’épouse pas certaines convictions, y compris religieuses. Ce sursaut est nécessaire.
Avec les membres du Gouvernement, nous travaillons à l’élaboration d’un plan, qui sera présenté dans les prochaines semaines. Certaines mesures concerneront la parentalité, d’autres, l’éducation nationale. Nous devons aller plus loin dans l’échelle des sanctions à l’école, face à des mineurs, de plus en plus jeunes, qui se livrent à des actes inacceptables. Je l’ai dit à cette tribune, nous devons défendre, partout et en tous lieux, un principe clair : « tu casses, tu répares ; tu salis, tu nettoies ; tu défies l’autorité, on t’apprend à la respecter ».

C’est ce principe qui sera défendu par mon gouvernement lors des annonces que nous ferons au cours des prochaines semaines. D’autres mesures concernent la justice des mineurs ; le garde des sceaux y travaille.
Quand un jeune part à la dérive, il faut convoquer un conseil de discipline sans attendre que la situation s’aggrave et que ce jeune ait provoqué beaucoup de dégâts ; au contraire, il faut agir tout de suite, dans le cadre proposé par l’éducation nationale.
Quand un jeune part à la dérive et que sa famille ne parvient manifestement pas à le remettre dans le droit chemin, il faut le couper de ses mauvaises fréquentations et assumer de le placer en internat. Telles sont les mesures sur lesquelles nous travaillons.

Il faut également se montrer beaucoup plus sévères et beaucoup plus forts face à certaines situations, dans lesquelles des familles laissent délibérément des jeunes partir à la dérive et pourrir la vie d’un quartier. Face aux situations qui pourrissent la vie d’un certain nombre de nos concitoyens – les rodéos urbains, les agressions du quotidien –, il faut continuer à prendre des mesures. Nous avons beaucoup renforcé nos moyens et nous continuerons à le faire ; nous présenterons dans les prochaines semaines des mesures extrêmement claires et extrêmement fortes, en vue du sursaut que j’appelle de mes vœux ; nous continuerons à agir, à agir partout – dans la rue, dans les classes, dans les familles – pour la sécurité, l’ordre et le respect de l’autorité dans notre pays.

 

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et Numérique
> Le temps de la mondialisation heureuse est fini. Elle a fait place à une mondialisation de rivalités. Il est urgent de redéfinir une stratégie de politique économique et industrielle européenne commune. Avec l’Allemagne et l’Italie, nos objectifs sont clairs :
- supprimer les normes administratives inutiles afin de libérer tout le potentiel des entreprises européennes,
- augmenter les investissements privés et publics pour renforcer l'innovation, la productivité et la compétitivité,
- garantir un cadre de concurrence équitable pour nos entreprises.

> La politique que nous menons depuis sept ans avec le Président de la République et la majorité. Nous avons relancé la croissance et l’activité, créé 2 millions d’emplois, engagé la réindustrialisation et évité à la France de passer par la case récession, contrairement à beaucoup d’autres pays européens. Voilà la politique économique que nous avons menée ! Car le véritable enjeu est de garantir la puissance économique de la nation française.
Le deuxième volet de notre politique, parfaitement rappelé tout à l’heure par le Premier ministre, est de réaliser des économies là où c’est nécessaire. En 2023, nous avons eu une mauvaise surprise en matière de recettes. Si nous gagnons moins, nous dépensons moins : c’est du bon sens ! Nous faisons des économies quand c’est nécessaire, là où c’est utile, pour rétablir les comptes publics.
Enfin, le troisième élément qui nous différencie est que, contrairement à vous, nous ne voulons pas augmenter les impôts des Français. En tant que ministre des finances, je n’ai pas varié de cette ligne depuis 2017, une ligne qui vient d’être rappelée par le Premier ministre et qui a été défendue sans relâche par le Président de la République. Pourquoi refusons-nous d’augmenter les impôts ? Non pas pour faire des cadeaux aux riches, mais parce que la stabilité fiscale permet aux entreprises d’investir, de créer des emplois, d’ouvrir des usines, de garantir la prospérité des territoires et de relancer la puissance économique française. La stabilité et la visibilité fiscales sont le socle de notre économie et les garantes de sa solidité. Nous n’augmenterons pas les impôts des Français !

> Depuis sept ans nous suivons une ligne de politique économique qui donne les résultats. Ni le Premier ministre, ni le Président de la République, ni moi-même ne comptons en dévier : quand on est capable de s’approcher enfin du plein emploi, de réindustrialiser le pays, d’ouvrir de nouvelles filières industrielles, de devenir la nation la plus attractive d’Europe pour les investissements étrangers, on ne change pas le cap de sa politique économique!

 

Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur et des Outre-mer
> Nous avons des informations de menaces terroristes qui remontent tous les jours. Depuis le début de l’année, deux projets d’attentat ont été déjoués par nos services et nous avons aussi eu cinq interpellations dans trois affaires distinctes que le parquet antiterroriste qualifiera d’acte terroriste s’il le souhaite. Elles concernent notamment un gamin de 14 ans qui devait passer à l’acte à Lille, dans un centre commercial notamment. Puis dans l’est de la France, plusieurs jeunes de 15 et 16 ans devaient aussi passer à l’acte. On déjoue un attentat tous les deux mois en France. Je n’ai donc pas besoin de voir les attentats ailleurs pour me dire qu’il peut y en avoir en France.

> Aujourd’hui nous n’avons aucune menace terroriste caractérisée sur l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques. Donc il n’est pas question de remettre en cause cette organisation. (…)
On se prépare à toutes les éventualités et c’est notre responsabilité. Il est certain que si nous avions des menaces caractérisées et imminentes, nous appliquerions les décisions que prendrait le président de la république.

> Les territoires ruraux et ceux non concernés par les Jeux olympiques n’auront jamais eu autant de policiers et de gendarmes. J’annule à 100% les congés. (…) Il n’y aura pas moins de sécurité pendant les JO, il y en aura même plus.

> Une semaine avant le début de la cérémonie d’ouverture des jeux olympique, un périmètre anti-terroriste sera mis en place autour de la Seine. Un site internet dédié sera lancé à compter du 10 mai afin de générer un QR code qui permettra l’accès à ce périmètre.

> La cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques sur la Seine sera un événement exceptionnel. Pour garantir sa sécurité, 45 000 policiers et gendarmes seront mobilisés, partout autour de la Seine, dans les airs, sur les toits de Paris mais aussi sur la Seine avec l’engagement de la brigade fluviale que je suis venu saluer ce matin.

 

Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités
> [Taxer les RDV médicaux non honorés] Il y a 27 millions de RDV qui ne sont pas honorés, c'est du gaspillage, c'est du manque de respect (...) On va travailler pour trouver les voies et les moyens.

> [Assurance chômage] Nous sommes plus près d'un non-accord que d'un accord (...) Il faut qu'on ait une réponse pour voir ce que l'on fait à partir du 1er juillet.

> [Aide à mourir] Le texte est particulièrement équilibré. (…) A la demande du patient, c'est le médecin qui rend son avis après avoir consulté un médecin de spécialité et un paramédical qui voit le patient régulièrement.

> [Aide à mourir] Le texte de loi prévoit une clause de conscience (...) Il faut mettre le patient en contact avec un autre médecin.

> [Agressions de pharmaciens] On doit protéger incontestablement les pharmaciens. Il faut des condamnations très fermes pour les auteurs de ces violences.

 

Marc Fesneau, ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire
> Le Gouvernement avait pris l’engagement de définir des indicateurs de souveraineté alimentaire et de les transmettre au Parlement. Engagement tenu ! Le rapport sur les indicateurs de souveraineté et son « annexe » ont été mis en ligne: https://agriculture.gouv.fr/les-indicateurs-de-souverainete-alimentaire-et-agricole
Je l’ai transmis au Parlement juste après la présentation du projet de loi d’orientation pour la souveraineté agricole et le renouvellement des générations en agriculture en Conseil des ministres, car il préfigure le rapport annuel qu’il prévoit.
Pour la première fois, la souveraineté alimentaire est définie, l’agriculture reconnue d’intérêt général majeur et ces indicateurs permettront de suivre cette trajectoire stratégique pour notre Nation.
Ce rapport, qui pourra être complété à l’avenir, est déjà riche d’enseignements : La France est souveraine en matière alimentaire et agricole, mais avec des zones de fragilité préoccupantes.
Le changement climatique et le renouvellement des générations vont nous mettre à l’épreuve. Nous devons regagner en souveraineté pour les filières dont le taux d'auto-approvisionnement est le plus bas ou se dégrade. Pour cela, nous devons relocaliser, moderniser, créer des outils de transformation et travailler sur la consommation.
C'est le sens des plans de souveraineté élevage, fruits et légumes et protéines végétales que nous avons lancés, mais aussi des clauses de réciprocité dans les accords internationaux, et des moyens de la planification écologique visant à limiter notre dépendance aux importations d'intrants essentiels (dont les engrais).
Enfin, la souveraineté agricole française ne pourra se maintenir que si la résilience économique de nos exploitations agricoles et de nos filières est maintenue, gage de leur compétitivité mais aussi d’attractivité pour les jeunes générations, ou de moyens pour permettre l’innovation et les transitions agro-écologiques. C’est ce que nous avons fait et poursuivrons avec la mise en œuvre des lois EGALIM, la réforme de l’assurance récolte, le renforcement des moyens de lutte et de prévention des crises multiples (ex : vaccination IAHP) et maintenant avec le projet de loi d’orientation agricole.

> A Hasselt et à Genk en Belgique pour participer à la réunion informelle des ministres européens de l’agriculture. Nos échanges ont porté sur la question des protéines, fondamentale pour renforcer la souveraineté alimentaire de l’Union européenne et nous adapter au changement climatique, en réduisant notamment notre dépendance aux intrants. La France dispose déjà d’une stratégie protéines végétales, et nous soutenons le besoin d'une définition d’une stratégie européenne pour développer les protéines en Europe et coordonner l’action des Etats membres.
Cette stratégie doit être soutenue :
- Par la PAC ;
- Par un renforcement des soutiens publics à la recherche variétale et à l’innovation notamment avec le programme Horizon Europe ;
- Par le soutien à la compétitivité des cultures de protéagineux.

> L’agrivoltaïsme avait besoin d’un cadre pour se développer dans le respect des pratiques agricoles.   Le décret publié aujourd'hui fixe des principes clairs:  
- Protéger davantage les espaces agricoles avec des projets possibles uniquement en zones non cultivables ou non-cultivées.
- Diversifier les possibilités de revenus avec des nouvelles opportunités pour la production d’énergie aux agriculteurs. Ce sont des engagements forts et de long terme.

> Engagement tenu. La proposition de loi sur les conflits de voisinage vient d’être adoptée par la représentation nationale. C’est une loi forte, très attendue par le monde agricole et notamment les nouveaux installés, qui vivront ainsi plus sereinement la pratique de leur activité au quotidien. Il était important d’inscrire dans la loi le sujet des troubles anormaux de voisinages en définissant la vie rurale et agricole dans nos territoires. Depuis des siècles et sans querelle avec le voisinage, c’est ainsi que nous vivons. Dans le respect. Je vis dans une commune rurale. Je sais que nous avons besoin de bienveillance réciproque, de nous comprendre et de nous respecter. Cette loi doit faciliter le dialogue.

> LFI, fidèle à son habitude, cherche encore une fois à entraver un débat essentiel pour notre agriculture. Cette tentative d'obstruction traduit un mépris évident envers les besoins réels du monde agricole. Les agriculteurs méritent mieux que des manœuvres politiques des uns et l’opportunisme ou la perte de sens des autres. Les attentes du monde agricole sont claires, et il est de notre devoir de répondre à ces besoins. Nous sommes confiants quant au sérieux de notre travail. Nous continuerons de travailler avec l’ensemble des parlementaires, de bonne foi, qui souhaitent enrichir le projet de loi avec la volonté de débattre de manière constructive à la hauteur des défis majeurs que traverse notre agriculture.

 

Rachida Dati, ministre de la Culture
> Soutenir l’ensemble des secteurs audiovisuels de notre pays est le sens de ma politique. La publication du décret qui pérennise la publicité télévisée pour le cinéma, et qui permet son expérimentation pendant deux ans pour l’édition, en est la déclinaison pratique. Ces évolutions vont permettre d’étendre les capacités de communication de la librairie et du cinéma.

 

Éric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, ministre de la Justice
> Que les choses soient très claires : il n'y a pas de crimes d'honneur, il n'y a que des crimes d'horreur, en l'occurrence d'horreur absolue.

> Je tiens également à rappeler solennellement la responsabilité des parents quand ils ont oublié leurs devoirs. Il y a quelques jours, j’ai vu éclore un tweet demandant au Président de la République combien de condamnations avaient été prononcées à l’encontre de parents : leur nombre est supérieur à 310 depuis que j’ai rendu possible l’engagement de la responsabilité pénale des parents – c’est indispensable. Ce chiffre a augmenté de 40 % depuis le premier trimestre 2023.
La délinquance est l’affaire de toutes et tous : cette lutte collective nous implique toutes et tous, en particulier les parents.

 

Stéphane Séjourné, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, secrétaire général de Renaissance
> La France construit des partenariats respectueux et mutuellement bénéfiques avec les pays africains. C'est le sens de mon déplacement au Kenya, au Rwanda et en Côte d'Ivoire.

 

Stanislas Guerini, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques
> Ce matin, avec les organisations syndicales et les employeurs publics, j’ai ouvert le cycle de concertation afin de bâtir le projet de loi pour l’efficacité de la fonction publique. À travers cette concertation, je veux créer un dialogue respectueux, transparent et ouvert. Il est nécessaire pour l’avenir de la fonction publique et des services publics.

 

Sylvie Retailleau, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
> Non, aucun étudiant ne sera mis à la rue pendant les Jeux Olympiques.

> La santé est pour les Français une priorité. En formant des professionnels de santé, en déployant le plan Innovation Santé 2030 avec France 2030, en développant nos connaissances médicales, en concevant l’IRM le + puissant du monde ou en renforçant l’accompagnement en santé et la pratique sportive des étudiants, les acteurs de mon ministère œuvrent chaque jour pour répondre à ces attentes majeures.

 

Prisca Thevenot, ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée du Renouveau démocratique, porte-parole du Gouvernement
> Il y a les 15 millions de Françaises et de Français qui s’investissent sans relâche dans des associations. Nous devons les accompagner pour qu’ils puissent continuer à faire vivre nos quartiers, à soutenir nos jeunes et à venir en aide aux plus démunis. À l’heure où la division menace, nous devons, plus que jamais, rappeler que ces engagés du quotidien font office de véritables remparts républicains. Il nous revient de les soutenir, de les accompagner et de les aider à aider les autres.
Depuis 2017, le Gouvernement et la majorité ont fait de cet impératif une ambition et une réalité. En les aidant sur le plan financier, tout d’abord : les crédits alloués au fonds pour le développement de la vie associative (FDVA) ont augmenté cette année, grâce à l’Assemblée nationale, passant de 50 millions à près de 70 millions d’euros ; pas moins de 16 000 structures en ont bénéficié, en grande majorité des petites et moyennes associations.
Nous avons également simplifié la vie de ces acteurs du quotidien, par exemple en consolidant la protection juridique des dirigeants d’associations ou en déployant des outils plébiscités sur le terrain, tels que le guichet unique Le Compte asso ou le Guid’Asso, dont les crédits ont augmenté dans le cadre de la loi de finances pour 2024.
Nous devons continuer à nous mobiliser, loin des querelles partisanes, afin que nos nuances politiques soient une force au service du débat démocratique – les engagés du quotidien en ont constamment besoin.

 

Aurore Bergé, chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les Discriminations.
> Comme le disait Vassili Grossman : « L’antisémitisme n'est jamais un but, il n'est qu'un moyen, il est la mesure de contradictions sans issue. L'antisémitisme est le miroir des défauts d’un homme pris individuellement, des sociétés civiles, des systèmes étatiques. »

 

Olivia Grégoire, ministre déléguée chargée des Entreprises, du Tourisme et de la Consommation
> Notre pays regorge de pépites qui seront nos futures championnes En identifiant plus de 1000 entreprises à fort potentiel, le METI met en lumière celles qui seront un formidable vivier pour le programme Étincelles qui pourra les accompagner notamment sur l’export et l’innovation.

> 51 nouvelles PME rejoignent le programme ETIncelles Notre cap est clair : compter 1 000 ETI supplémentaires en 2027 par rapport à 2022. Pour cela, ETIncelles propose un accompagnement sur mesure pour soutenir nos PME dans leur croissance et être à l'écoute de leurs besoins.

 

Thomas Cazenave, ministre délégué chargé des Comptes publics
> Plus que jamais, l’Etat et les collectivités doivent travailler ensemble pour redresser les comptes publics et préparer l’avenir. J'ai à cœur un dialogue ouvert et exigeant, objectif premier du Haut conseil des finances publiques locales.

 

Dominique Faure, ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales et de la Ruralité
> [Déficits] Dialogue et confiance. Réfléchir ensemble aux solutions, oui. Imposer des décisions aux collectivités, non. C'est le sens de notre message aux élus.

 

Sarah El Haïry, ministre déléguée chargée de l’Enfance, de la Jeunesse et des Familles
> [Commission parentalité] Moi, je n’ai pas la culture de la phrase choc mais plutôt celle du consensus et du dialogue. Je suis allée chercher un à un les membres de cette commission pour qu’ils reviennent autour de la table. Mon objectif est de recréer de la confiance parce que nous avons besoin de ces experts pour répondre aux questions que se posent les parents. Nous avons reconstruit une feuille de route avec les deux coprésidents, qui a vocation à être travaillée en toute indépendance. Il n’y a pas de commande politique.
La commission sera de nouveau coprésidée par Serge Hefez, psychanalyste, et Hélène Roques, fondatrice de Notre avenir à tous. Ils travailleront avec les mêmes vingt experts de la première commission – psychologues, médecins, économistes, enseignants, historiens… – qui seront membres à part entière ou contributeurs associés.
La commission travaillera pour aider les familles à relever les nouveaux défis auxquels elles sont confrontées. Comment faire face aux écrans? Comment construire l’équilibre familial quand on a un travail qui ne s’arrête plus à la porte de la maison et que le rapport au temps a changé ? La parentalité des années 1960 n’est pas celle des années 2000, qui n’est pas celle d’aujourd’hui.
Les experts s’intéresseront en particulier à l’adolescence. Cette période souvent difficile n’est pas assez prise en compte dans l’aide à la parentalité. Ils réfléchiront également à des pistes pour aller vers les parents les plus en difficulté qui ont du mal à demander de l’aide. On doit construire un soutien à la parentalité qui ne soit pas jugeant. Aujourd’hui, les familles sont plurielles et peuvent avoir besoin d’être accompagnées à différents moments de leur vie : l’arrivée d’un enfant, une recomposition familiale… Il faut sortir de l’image du « super-parent » qui conduit parfois au burn-out.
Ce comité abordera aussi la question de l’exercice de la responsabilité parentale par les deux parents en cas de séparation pour garantir un investissement éducatif équilibré. Il réfléchira, enfin, à la manière de soutenir les familles dans les espaces de vie collectifs, où elles sont de moins en moins tolérées, ou encore en entreprise.
Ma demande, c’estque les experts puissent travailler en deux temps pour faire d’abord un état des lieux, en juin ou juillet, puis des propositions concrètes, d’ici à la fin de l’année. C’est un calendrier assez intense.

> Je veux d’abord dire aux parents que l’État protège leurs enfants. Conformément à l’objectif fixé par François Bayrou dès 1996, l’école doit être un sanctuaire. C’est le sens du plan pour la sécurisation des établissements annoncé jeudi, avec la sécurisation physique de 500 établissements identifiés comme les plus sensibles, la formation des personnels, la création d’équipes mobiles nationales et l’accompagnement des victimes.
Les parents ne doivent pas être seuls. C’est le rôle de tous les adultes de ne pas tolérer la violence infantile, d’intervenir et de créer les conditions pour qu’elle soit sanctionnée de manière graduée et adaptée à l’âge des élèves. Les petits renoncements exposent aux grandes défaites.

 

Frédéric Valletoux, ministre délégué chargé de la Santé et de la Prévention
> Les délégations de tâches permettent d’améliorer l’accès aux soins. Certaines – qui offrent l’accès direct aux orthophonistes dans les structures d’exercice coordonné ou la possibilité d’aller chez un orthoptiste pour une prescription de lunettes – sont d’ailleurs déjà en vigueur.
Conformément aux mesures annoncées par le Premier ministre, seize prises en charge du quotidien évolueront, afin que les Français puissent trouver des solutions adaptées à leurs besoins en soin. Vous avez cité la possibilité pour les pharmaciens de délivrer des antibiotiques aux personnes souffrant d’une cystite ou d’une angine, c’est un exemple tout à fait concret des mesures annoncées.

Libérer du temps médical, c’est aussi recourir aux assistants médicaux. Nous en recensons déjà 8 000 et en compterons 9 000 avant l’automne, l’objectif étant d’en dénombrer 10 000 d’ici la fin de l’année : ces assistants soulagent les cabinets médicaux et permettent aux médecins de dégager un temps équivalent à 2,5 millions de rendez-vous.
Enfin, l’expérimentation de l’accès direct aux spécialistes. Cette mesure n’a pas été conçue comme un contournement du rôle du médecin généraliste, qui reste au cœur de la prise en charge dans notre système de santé, mais dans les zones les plus tendues au plan de la démographie médicale, elle facilitera l’accès direct des Français à une expertise médicale. L’expérimentation aura lieu dans treize départements et sera organisée dans les prochains mois ; son objectif est, je le répète, d’améliorer l’accès aux soins des Français.

 

Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Agriculture
> Le décret relatif au développement de l’agrivoltaïsme est une étape importante. Ces projets permettront de produire de l’électricité verte dans des exploitations qui poursuivront en parallèle leurs activités agricoles, la production alimentaire restant toujours prioritaire.
Ces installations pourront protéger les cultures des aléas climatiques ou contribuer au bien-être animal tout en procurant des compléments de revenus stables et durables aux agriculteurs.
Le décret prévoit une déclinaison territoriale permettant aux élus et professionnels du secteur de décider des projets qui répondront le mieux à leurs problématiques locales.  (…)
Les bénéfices issus de la revente de l’électricité sont partagés entre le producteur d’énergie et l’agriculteur. L’
agrivoltaïsme constitue ainsi un complément de revenu stable et sur la durée ! (…)
Non seulement la loi précise que l’activité agricole est toujours prioritaire sur la production d’énergie, mais l’
agrivoltaïsme doit obligatoirement apporter un bénéfice à l’activité agricole. Ces bénéfices peuvent se concrétiser par la protection contre les aléas climatiques ou l'amélioration du bien être animal par exemple. Des contrôles ou des sanctions permettront de veiller à ce que ces principes soient bien respectés. (…)
La loi interdit par ailleurs expressément d’installer des panneaux photovoltaïques au sol sur une parcelle dédiée aux cultures ou à l’élevage en champ photovoltaïque.

 

Franck Riester, ministre délégué chargé du Commerce extérieur, de l'Attractivité, de la Francophonie et des Français de l'étranger
> Avec le Rwanda, nous sommes parvenus à nous réconcilier, d’abord en regardant notre passé en face. Nous avons ouvert nos archives et installé une commission composée d’historiens. Sur la base du rapport Duclert, en mai 2021, le Président de la République a reconnus les « responsabilités » de la France. Ces mots très clairs ont été répétés par lui dimanche dernier.
Avec le Rwanda, nous travaillons main dans la main sur la mémoire du génocide, et nous cherchons aussi à accélérer les enquêtes impliquant des génocidaires présumés. Au reste, depuis 2019, nous avons bâti un partenariat solide, une relation de confiance tournée vers l’avenir : nous avons ouvert un centre culturel dynamique, nommé un ambassadeur, relancé des projets ambitieux d’aide à l’investissement dans la santé, la formation professionnelle et l’environnement.
Samedi, à Kigali, le ministre Séjourné a signé deux conventions bilatérales ambitieuses pour renforcer ce partenariat dans tous les domaines, notamment au moyen d’une aide de 400 millions d’euros de l’Agence française de développement (AFD) entre 2024 et 2028. Nous travaillons aussi au renforcement des partenariats commerciaux et des partenariats économiques bilatéraux. En octobre 2021, dans le prolongement du nouveau sommet Afrique-France, je m’étais d’ailleurs rendu à Kigali avec une délégation d’entreprises pour participer à un forum réunissant des acteurs économiques. Nous continuons à travailler en ce sens.
La France a réussi à surmonter les tensions du passé avec le Rwanda, je crois que nous pouvons tous nous en réjouir.

Jean-Noël Barrot, ministre délégué chargé de l’Europe
> Le pacte sur la migration et l’asile était un engagement pris par le Président de la République lors de son discours de la Sorbonne en 2017.
Ce pacte, qui sera adopté dans les prochains jours par le Parlement européen, repose sur trois piliers équilibrés : le renforcement de nos frontières, l’efficacité de la procédure d’asile et la solidarité entre les États membres.
Le renforcement de nos frontières consistera à filtrer les personnes qui y arrivent, à effectuer des contrôles sanitaires et sécuritaires, et à enregistrer ces personnes dans des bases de données afin d’assurer leur suivi sur le territoire. L’efficacité de la procédure d’asile sera garantie par le traitement, dans des délais raccourcis, des demandes provenant de pays extérieurs et ayant peu de chances d’aboutir, et par des retours facilités vers les pays d’origine. Enfin, les États feront preuve de solidarité, puisque ceux qui ne souhaiteront pas accueillir des relocalisations participeront financièrement à des projets d’accueil dans d’autres États. C’est une solidarité choisie et non forcée.

 

► Partis politiques 
● Renaissance 
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits] 
> [Tribune: « On nous reproche de raviver la guerre scolaire. Nous vous l’assurons, elle n’aura pas lieu»]
Pendant trente-cinq ans, les gouvernements de droite comme de gauche se sont succédé. Tous ont préféré éviter le sujet de l’enseignement privé sous contrat, par peur de raviver cette fameuse « guerre scolaire » avec le public déclenchée au début des années 1980 par le projet de nationalisation de l’enseignement privé du ministre de l’éducation d’alors, Alain Savary. A l’époque, des millions de personnes étaient sorties dans la rue pour manifester leur soutien à « l’école libre ».
Depuis la publication du rapport sur le financement public des écoles privées sous contrat présenté en commission des affaires culturelles et de l’éducation à l’Assemblée nationale, mardi 2 avril, nombreux sont ceux qui nous reprochent de raviver cette guerre scolaire. Nous vous l’assurons : elle n’aura pas lieu parce que nous renforçons simplement le travail apaisé qu’a entrepris, depuis 2022, le gouvernement avec l’enseignement privé.
Par ce rapport, nous ne remettons en cause ni l’existence de l’enseignement privé ni son financement. Nous sommes résolument attachés à la liberté d’enseignement, garantie par la Constitution, qui permet à chaque parent de choisir le mode d’instruction pour ses enfants. L’enseignement privé, très apprécié par les familles, apporte une contribution indiscutable à l’offre de formation par ses projets éducatifs et pédagogiques spécifiques. Il répond aussi à des besoins de familles pas toujours satisfaits par le public en offrant un meilleur système de remplacement ou une gestion administrative plus souple. Laissons les parents faire ce choix : arrêtons, comme le font inutilement certains, de le stigmatiser.
Le financement public des établissements privés sous contrat, à hauteur de 75 % en France, n’a en outre rien d’exceptionnel. La majorité des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques les financent. En revanche, un financement public élevé est généralement associé à davantage de contreparties imposées aux établissements.
Alors qu’ils ont été longtemps bridés par cette épée de Damoclès qu’est la guerre scolaire, nous demandons que l’Etat et les collectivités territoriales pilotent et contrôlent davantage les établissements privés sous contrat, tout en leur imposant plus de contreparties au financement pour qu’ils soient pleinement associés au service public de l’éducation.
Premièrement, il est de la responsabilité de l’Etat et des collectivités territoriales de mieux évaluer et contrôler la dépense publique destinée aux établissements privés sous contrat. Sans contrôle, des dérives sont possibles. Plaider pour plus de contrôles équivaut, non pas à fustiger le privé, mais plutôt à le protéger.
Pour renforcer ce contrôle, nous proposons que les collectivités territoriales puissent, par des conventions d’objectifs et de moyens, mieux flécher et contrôler leurs dépenses. En cas de manquements, nous souhaitons instaurer des sanctions plus graduelles (délai pour se conformer aux recommandations, mise en demeure, suspension des paiements) pour que la sanction ultime de la rupture du contrat, quasiment jamais utilisée, ne soit plus une menace inutile.
Deuxièmement, nous souhaitons renforcer les actions déjà engagées par le gouvernement pour renforcer la mixité sociale et scolaire. Selon la Cour des comptes, le pourcentage de professions et de catégories sociales très favorisées est passé, pour les établissements d’enseignement privés sous contrat, de 26,4 % en 2000 à 40,2 % en 2021, quand celui des professions et catégories sociales défavorisées est passé de 24,8 % en 2000 à 15,8 % en 2021. Selon les évaluations nationales de début de 6e, les élèves dans le privé obtiennent un niveau supérieur de 15 points en français et en mathématiques par rapport à ceux du public hors zone d’éducation prioritaire. Cela peut s’expliquer par la concentration dans ces établissements de bons élèves dotés le plus souvent d’un capital socioscolaire plus avantageux.
Pour améliorer la mixité sociale et scolaire, nous devons donc responsabiliser tous les acteurs, publics comme privés. Dans la continuité du protocole de l’ancien ministre de l’éducation Pap Ndiaye signé avec le secrétaire général de l’enseignement catholique, nous proposons de renforcer le droit des élèves en soumettant tout refus de réinscription d’un élève à autorisation du recteur et en imposant des critères de sélection plus transparents.
Ce sont les parents qui doivent pouvoir choisir l’école et non l’école qui doit choisir les familles. Nous souhaitons que la situation socio-économique des élèves inscrits dans un établissement soit prise en compte par l’Etat quand il attribue les moyens. Enfin, il faut que les contrats avec les établissements soient revus pour y intégrer des objectifs clairs de mixité sociale et scolaire.
Les écarts de composition sociale entre les établissements privés et publics diffèrent toutefois fortement en fonction du territoire. Les différences sont faibles en Bretagne où le privé est plutôt un choix de proximité, ou dans certains quartiers de Marseille où le privé remplit une véritable mission sociale. A l’inverse, les disparités sociales sont très marquées en région parisienne. Ainsi, pour tenir compte de ces réalités locales et éviter de les mésestimer, nous sommes convaincus que les collectivités territoriales doivent être au cœur de la réponse en leur permettant de moduler les financements en fonction de la mixité sociale et scolaire.
Nous sommes à un tournant pour réussir collectivement à renforcer le système prévu par la loi Debré, sans stigmatisation et sans faire table rase du cadre actuel. L’heure de la guerre entre Don Camillo et Peppone est définitivement révolue, il est grand temps que tous les acteurs – l’Etat, les collectivités, les écoles privées et leurs représentants – collaborent afin d’améliorer et de renforcer le système éducatif dans sa globalité.

[Tribune co-signée par les députés: Christopher Weissberg; Céline Calvez; Fabienne Colboc; Joël Giraud; Nadia Hai; Sacha Houlié; Gilles Le Gendre; Emmanuel Pellerin; Cécile Rilhac; Stéphane Travert]

 

Sylvain Maillard (président du groupe à l’Assemblée nationale) 
> L’impunité doit cesser. Le combat de Judith Godrèche, et de toutes les victimes qui parlent, méritent l'attention de chacun d'entre nous. Aujourd’hui, nous venons de voter pour la création d’une commission d'enquête relative aux violences commises dans le monde artistique et audiovisuel.
Je tiens à exprimer ma gratitude envers Judith Godrèche pour avoir consacré du temps à notre rencontre et pour avoir réaffirmé les motivations de son témoignage. Un pays qui ne parvient pas à protéger ses enfants compromet l'avenir des générations à venir. Le droit du travail dans le monde du cinéma, tout comme dans d'autres domaines, doit garantir cette protection. Prochaine étape : la commission d’enquête début mai. Nous serons au rendez-vous.

> Sécurité, défense, Ukraine, agriculture, immigration : devant les défis actuels, nous avons besoin d'une Europe solide dans une France forte.

 

Pieyre-Alexandre Anglade (député) 
> Le Pacte asile et migration voté mercredi sera une victoire pour notre famille politique. Valérie Hayer est la seule tête de liste française qui votera cette réponse européenne aux questions migratoires. 

 

Maud Bregeon (députée)
> L’Assemblée adopte le projet de loi sur la gouvernance de la sûreté, au service du nucléaire de demain et sans compromis sur les exigences ! Merci à tous les acteurs qui œuvrent au quotidien pour la sûreté, aux salariés de l’ASN, de l’IRSN, des exploitants et sous-traitants.

> « Personne n’est obligé de choisir entre la peste et le choléra » dit Marine Tondelier, comparant nucléaire et réchauffement climatique. Comment un combat identitaire partisan peut-il à ce point effacer tout rationnel, au détriment de la cause même que l’on prétend défendre ?

> Jamais un événement français n’aura été sécurisé comme les JO 2024, avec 45000 forces de l’ordre mobilisées. C’est historique ! Le premier objectif c’est de protéger les français et les touristes venus du monde entier.

> Hervé Marseille a raison de mettre l’encadrement du droit de grève sur la table. Je partage l’esprit de cette proposition de loi qui parlera à beaucoup de français. Les congés payés et le droit de grève sont deux acquis populaires majeurs qu’il faut concilier, pas opposer.

> Face aux enjeux de notre époque, on a besoin d’une Europe forte, pas d’une France qui se rétrécit. Deux mois pour convaincre de l’importance cruciale des élections européennes> Les élections européennes du 9 juin prochain sont probablement les élections européennes les plus importantes.

> Notre détermination au sein de la majorité présidentielle est totale, parce que l'Europe est à une croisée des chemins. On a besoin d'avoir une Europe forte et pas une France qui se rétrécit comme ce que porte Jordan Bardella.

 

Brigitte Liso (députée)
> Engagement tenu ! La loi sur les dérives sectaires est définitivement adoptée par l'Assemblée nationale. Fierté, soulagement et détermination à poursuivre le combat aux côtés des associations et des victimes.

 

Robin Reda (député)
> On ne meurt pas à 15 ans. On ne se fait pas massacrer en bas de son immeuble. Ce qu’il s’est produit à Viry-Châtillon, est tout sauf un drame ordinaire. Ils ont arraché Shemseddine à sa famille.

 

Clément Beaune (député)
> Je ne veux pas une France marginale au Parlement européen, je veux une France centrale! On a changé l’Europe depuis 7 ans. Continuons à l’améliorer.

> On doit inverser la dynamique et mener cette campagne avec l'idée de gagner. Les autres partis politiques sont marginaux au Parlement européen.

> L’Europe doit se faire respecter. C’est désormais possible avec les règles anti-dumping que la France a défendues . Cette protection doit se faire à l’échelle de l’Europe, une Europe qui en finit avec la naïveté.

> Raphaël Glucksmann mène une liste composée d’apparatchiks du PS pro-Nupes. Pour être efficaces, envoyons des députés de la majorité présidentielle qui continueront leur travail pro-européen. Un exemple ? Nous avons gagné notre combat contre le dumping social.

> La solution sur l'immigration est largement européenne. Le pacte Asile Migrations reflète notre approche de
-solidarité dans l'accueil des demandeurs d'asile
- fermeté dans le contrôle des frontières.
Nous l'avons bâti, nous le votons, nous le revendiquons.

> Le 9 juin, nous élirons des députés européens qui façonneront notre quotidien. Ce n’est pas le prologue ou le match retour d’une élection nationale. C’est un scrutin essentiel. Nous sommes les pro-européens utiles. Covid, relance, soutien à l’Ukraine… Notre bilan parle pour l’avenir.

 

● MoDem 
Maud Gatel (Secrétaire générale)
> l'annonce d'une simplification de Mon soutien psy est une excellente nouvelle. Un dispositif bienvenu alors que l'état de la santé mentale de nos jeunes inquiète fortement.

 

► Autres 
● Organisations centristes 
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen) 
Valérie Hayer (présidente)
> L’attribution des postes clés des institutions exige transparence et mérite. Toute nomination doit prendre en compte l’équilibre géographique et l’égalité des genres. Pas l’appartenance à un parti. Nos institutions gagnent toujours à être transparentes.

> Avec le Pacte Asile et Migration, quand un migrant arrivera dans un centre aux frontières, il suivra un processus très clair : filtrage, prise d’empreintes, contrôles. Après un examen rapide de sa demande, il sera renvoyé si cette demande est rejetée.

> C’est une illusion de penser que nous pourrions répondre au défi migratoire sans y répondre en Européens. C’est justement pour y répondre avec efficacité que nous voterons le Pacte Asile et Migration dans quelques jours.

> Madame Maréchal aimerait démanteler les trafics de passeurs. C’est ce qui est prévu dans… le Pacte Asile et Migrations que nous votons mercredi. C’est merveilleux !

> Qu’allez-vous dire aux viticulteurs des Côtes-du-Rhône sans accords de commerce? Aux producteurs de Comté dans le Jura, à tous ceux qui font la fierté de notre agriculture? Nous défendrons ces accords qui sont dans l’intérêt de nos agriculteurs!

> L’Ukraine se défend aujourd’hui pour son intégrité territoriale mais aussi pour nos valeurs. La liberté, la démocratie, la paix. Cette guerre nous rappelle à quel point le projet européen est fort.

> Déstabilisation, manipulation d’information, attaques cyber sur des hôpitaux, tags d’étoiles juives… La menace russe est réelle. Aux portes de l’Europe, les Ukrainiens se battent pour leur sécurité. Et leur sécurité est aussi la nôtre.

> Je me suis battue pour sécuriser les 10 milliards € du budget de la PAC, pour une agriculture plus rémunératrice et pour accompagner nos agriculteurs dans la transition verte.

> Belle victoire de la plateforme civique et de la coalition démocrate aux élections locales en Pologne ! Avec cette réussite des pro-Européens, pas une seule grande ville polonaise ne sera dirigée par le camp populiste.

 

Nathalie Loiseau 
> 8 ans que l’UE tente de s’accorder autour d’une politique migratoire à la fois plus ferme et plus digne. Elle a enfin trouvé un accord, bien meilleur que le statu quo. Il est voté aujourd’hui. Ce ne sera pas grâce au RN, ni aux LR, ni au PS, ni aux Verts. Eux s’opposent…

 

 

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