Il y a quelques semaines, l’hantavirus venu d’Amérique du Sud créait un début de psychose et, comme d’habitude, la question de la manière dont le gouvernement gérait la crise avec, évidemment, comme corolaire son inefficacité et sa responsabilité dans l’impréparation du pays face à la menace fut rapidement posée.
C’est exactement la même chose que l’on vit avec le dôme de chaleur.
Ici, c’est de ne pas l’avoir prévu et de ne pas avoir réagi à temps ainsi que de ne pas avoir un plan à mettre en œuvre pour gérer l’épisode de canicule.
Ce n’est pas de s’interroger qui pose problème mais de la polémique créée en l’occurrence et des accusations d’inaction voire d’irresponsabilité alors même qu’il s’agit ici et d’un événement imprévisible comme si les pouvoirs publics pouvaient, tel un pouvoir surnaturel, tout prévoir et tout organiser pour un jour J inconnu et surtout sans aucun dommage pour la population.
Remarquons d’abord que la situation que l’on connait en France est identique à tous les pays touchés par ces phénomènes météorologiques.
Ensuite, la prévision de leur survenance à telle date précise est impossible au vu de la connaissance actuelle de la science météorologique ainsi que par la remise en cause de tous les modèles sur lesquelles les prévisions sont basées à cause du changement climatique.
Enfin, qui peut dire à quel moment on est face à une crise majeure.
Ainsi, si les cas de la covid19 avaient été bien gérés par le régime chinois, il n’y aurait sans doute pas eu de pandémie mondiale qui a pris de court tous les pays de la planète.
En ce qui concerne le dôme de chaleur, personne n’est capable de dire à quel moment il survient et, surtout, s’il va perdurer ou non au-delà de trois jours.
Déclenche-t-on des mesures d’urgence et tout un plan de gestion de crise avant de savoir si l’on n’est vraiment dans un épisode majeur et de durée longue?
D’autant que tout cela coûte de l’argent et nécessite une mobilisation tant humaine que matérielle qui est lourde.
Imaginons que ce dôme n’ait duré qu’un jour ou deux et qu’un plan de grande envergure ait été déclenché, aujourd’hui, le gouvernement serait accusé de jouer la politique du pire et de se couvrir de toute responsabilité éventuelle en surréagissant.
Autant dire, d’avoir eu une réaction politicienne irresponsable.
La survenance de ces événements existera toujours, voire de plus en plus à propos du climat et les humains seront toujours pris par surprise par leur intensité et par leur longueur et il leur faudra plusieurs jours avant de réagir avec efficacité.
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