vendredi 3 avril 2020

Actualités du Centre. Lagarde (UDI): «Macron a raison d'appeler à l'union nationale»

Jean-Christophe Lagarde
Après François Bayrou, un autre leader centriste, Jean-Christophe Lagarde estime que l’union nationale à laquelle appellent Emmanuel Macron et les responsables de La république en marche est justifiée en cette période de crise épidémique.
Lors d’une interview à Sud radio, le président de l’UDI a déclaré que «Macron a raison d'appeler à l'union nationale».
Et d’ajouter, comme le précisait son homologue du MoDem, que «les critiques doivent être formulées une fois que nous aurons surmonté la crise».
«Le temps n'est pas venu de tirer les leçons, pour l'instant c'est comment gère-t-on la crise et ses conséquences sanitaires, économiques et sociales» car, actuellement «il s'agit de sauver les personnes, de faire respecter le confinement, et préserver l'économie au maximum».
Selon Lagarde, qui souligne au passage, «l'honnêteté du gouvernement de dire ce qu'il sait et ce qu'il ne sait pas», «Le confinement est la seule arme dont nous disposons aujourd'hui pour éviter que les urgences explosent dans l'ensemble du pays».
En outre, la difficulté de gérer cette épidémie vient de ce que «les données concernant le virus sont découvertes au jour le jour par les scientifiques».
A propos des masques, il remarque que «le monde entier commande des masques, et comme le principal lieu de production c'est la Chine, tout le monde en manque».
Quant à la raison de la pénurie, il précise que «nous avions recommandé d'avoir plusieurs centaines de millions de masques en stock» et que c’est «le gouvernement précédent [qui] les a supprimé».
Au sujet des tests de dépistage, il dit:
«Pourquoi n'avons-nous pas autant de tests de dépistage qu'en Allemagne? Nous avons eu du retard à l'allumage. S'ils en ont autant c'est qu'ils en ont commandé avant».
Pour l’après, il explique que «nous sommes tous astreints au travail des chercheurs pour qu'ils nous disent ce qu'il faut faire au-delà du confinement».
Cependant, «Le gouvernement se doit de prévoir la sortie de la crise, le pays devra redémarrer.»
Ce déconfinement, il devra être, selon lui, «progressif et si possible accompagné de tests » et son processus «risque d'être régionalisé puisque la situation n'est pas la même dans l'Est, en Île-de-France ou dans les Hauts-de-France que dans des régions aujourd'hui préservées que sont la Bretagne ou le Sud-Ouest».
Et de mettre en garde: «Au lendemain du confinement, le virus n'aura pas disparu! Il continuera de circuler et les gestes de prudence resteront nécessaire tant que les chercheurs n'auront pas trouvé un médicament soignant rapidement le coronavirus» ou qu’ils n’auront pas découvert «un vaccin».
Par ailleurs, il veut que «les assurances ne sont pas mises plus à contribution pendant cette crise»,
Et d’expliquer son point de vue:
«Nous continuons à verser nos cotisations alors qu'il y a moins d'accidents. (…) 15% des cotisations sont versées sans que les assurances ne remboursent quoique ce soit. [Il faut] des prélèvements exceptionnels auprès des assureurs qui permettraient de financer les petites entreprises, les commerces et tous ceux dont l'activité économique sera indispensable au redémarrage et qui risque de disparaître si jamais on ne finance pas leurs dépenses quotidiennes. (…) Cet argent doit servir à assurer le tissu de petites et moyennes entreprises dans notre pays pour que l'on puisse surmonter la difficulté économique qui est devant nous.»
Enfin, sur la situation en banlieue et plus particulièrement dans sa ville de Drancy, il estime que «le non-respect du confinement est une légende» et que «97% des gens contrôlés dans la rue, ont leurs papiers».
«Si les hôpitaux de Seine-Saint-Denis ont été plus vite débordés que les autres, ce n'est pas par un non-respect du confinement mais parce que nous avons moins de lits d'hôpitaux, moins de lits de réanimation qu'ailleurs», dit-il.

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