Voici une sélection, ce 28 juin 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> Nos sauveteurs de la Sécurité civile sont arrivés au Venezuela pour porter
main forte aux opérations de secours. Solidarité et soutien de la France dans
cette terrible épreuve.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> [Canicule] En visite ce matin à la caserne Boursault à Paris, j’ai tenu à
saluer les sapeurs-pompiers de la brigade mais aussi ceux des services
d'incendie de secours et les associations agréées de sécurité civile mobilisés
partout en France face à la canicule depuis le 18 juin. Sur cette période, ils
ont réalisé plus de 122 000 interventions, soit une hausse moyenne de 22 % de
l’activité à l’échelle nationale. Dans certaines zones et pour certains jours,
l’augmentation a été plus forte. À Paris, nous sommes passés de 1250
interventions à 2400 par jour. Le 26 juin, les interventions ont connu une hausse
de 49% au niveau national. Plusieurs centaines de vies sauvées partout en
France grâce à leur engagement. En faveur d'une anticipation de l'ensemble des
services, d'une coordination de l’ensemble des préfectures et des enseignements
tirés des précédents épisodes, notamment celui de 2003, nous avons su nous
adapter et agir avec une grande réactivité. Merci aux préfets, aux
sapeurs-pompiers civils et militaires et aux associations agréées de sécurité
civile !
Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances
et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> Sur l'énergie, la guerre des religions est terminée.
Alors que certains candidats à la présidentielle veulent nous faire replonger
dans nos vieilles querelles, nous avons fait le choix de faire de la France le
premier Electro-Etat
Au colloque de l’Union Française de l'Électricité (UFE), j’ai voulu dire à
notre équipe de France de l’électricité que tous ensemble, nous avons gagné la
bataille de la production d’électricité en France.
En 10 ans, nous avons restauré notre puissance nucléaire, relancé les énergies
renouvelables, et fait de l’électricité décarbonée un atout majeur pour notre
économie.
Et les résultats sont concrets : en 2022, la France produisait 280 TWH
d’électricité nucléaire et importait 16,5 TWH. En 2025, nous avons produit 375
TWH et exporté en Europe 90 TWH d’électricité.
Une production et des exportations records ainsi qu’une baisse d’un quart de
nos émissions de CO2.
Désormais, nous devons mener la bataille de l’électrification de nos usages et
de notre économie. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté le plan d’électrification
pour nos transports, nos logements et notre industrie.
Notre électricité décarbonée, souveraine et abordable, c’est bon pour notre
économie, notre portefeuille et notre environnement !
Électrifions la France.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> La démocratie est attaquée, mise à l'épreuve. Le doute s'installe dans un
débat public trop souvent confisqué par les extrêmes de droite et de gauche, au
détriment des sujets essentiels pour notre avenir : le poids de la technocratie
qui entrave la liberté d'initiative ; le sacrifice de la jeunesse qui doit
pourtant être une priorité nationale ; le déclin du civisme, alors que la
France a besoin que chacun exerce pleinement sa responsabilité de citoyen.
Pourtant, la France dispose de l'énergie, des talents et de la créativité nécessaires
pour relever les défis qui sont devant elle. Encore faut-il retrouver des
espaces où débattre, confronter les idées et faire émerger des solutions.
C'est pourquoi j’ai créé la Fête de la démocratie : pour participer à un moment
d'expression collectif et festif, ouvert à toutes celles et ceux qui croient en
la France, à l'Europe, à la démocratie et qui refusent la résignation.
Cette journée n'est pas seulement un temps d'échange. C'est aussi une
consultation ouverte à laquelle chacune et chacun est invité à contribuer. Vos
idées et vos propositions nourriront cette réflexion collective !
Ne laissons pas les extrêmes confisquer le débat public, dresser les Français
les uns contre les autres et éclipser l'essentiel.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> [Canicule] Le passage au niveau 3 du plan canicule a permis aux
établissements de santé d'anticiper l'afflux de patients, notamment grâce aux
plans blancs et au rappel de personnels
Je ne peux pas donner un nombre de décès en temps réel. Les données arrivent
avec un décalage, le temps que tous les certificats de décès soient enregistrés.
Les fortes chaleurs ont provoqué une hausse de 40 à 60 % des appels au SAMU,
mettant sous tension notre système hospitalier.
> [Canicule] J’ai pu accompagner Abdoul, Infirmier libéral lors de sa tournée auprès des patients qu’il prend en charge et échanger avec ses collègues infirmières libérales. Alors que le niveau 3 du plan ORSAN est activé, leur présence auprès des patients, en particulier des plus fragiles, est essentielle. Cette journée marque aussi une étape importante pour leur profession : un an après la loi réformant la profession infirmière, les textes qui donnent pleinement effet à leurs nouvelles compétences sont publiés. Une reconnaissance concrète de leur expertise et de leur rôle indispensable dans notre système de santé.
> [Canicule] L'épisode n'est pas terminé mais on n'est pas probablement pas dans la même situation sanitaire qu'en 2003.
David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes
publics)
> Il nous faut un budget de
sauvegarde républicaine. Sans un budget raisonnable à l'automne, qui continue à
réduire le déficit : tous les programmes présidentiels seront à mettre à la
poubelle en janvier. (…)
la ligne du gouvernement est claire. On
négocie avec la droite républicaine, avec la gauche républicaine, avec le bloc
central. Moi, je ne négocierai pas avec le Rassemblement national et la France
insoumise.
> On a eu, depuis le début de l’année, une série de chocs sur l’économie française. Il y a d’abord eu l’impact de la guerre en Iran, on a désormais une période caniculaire. C’est la raison pour laquelle, le 7 juillet, nous réunirons un comité d’alerte des finances publiques.
> La Cour des comptes a 100 fois raison. Evidemment, nous sommes dans une situation très préoccupante. On est assis sur un baril de poudre. On a eu un déficit qui est parmi les plus élevés d’Europe.
> La charge de la dette, uniquement ce qu'on paye en intérêts à nos créanciers, c'est un Fonds vert tous les trois jours.
> Je refuse que les
fonctionnaires soient les boucs émissaires de nos difficultés de finances
publiques. Ce n’est pas de la faute des fonctionnaires. Ce n’est pas le nombre
d’emplois dans la fonction publique de l’État qui a creusé les déficits publics
ces dernières années. (…)
> [Rémunération des fonctionnaires] Nous
avons un dialogue avec les organisations syndicales. On est dans une situation
de finances publiques compliquée. Je recevrai évidemment les organisations
syndicales au début du mois de juillet pour avoir la discussion avec eux
Il y a eu, ces dernières années, des augmentations pour un certain nombre
d’agents publics, pour les enseignants en début de carrière (…). Mais
effectivement, le problème majeur qu’on a dans la fonction publique, c’est ce
sentiment que parfois, et même souvent, les efforts ne payent pas assez, a
reconnu le ministre. C’est-à-dire que les promotions viennent trop tardivement,
trop lentement, ne vont pas avec une augmentation de la rémunération.
> Face aux canicules, bien sûr
qu'il faut développer la climatisation, en priorité dans les établissements
scolaires, les hôpitaux, les EHPAD.
> [Adaptation au changement climatique] Investissements dans la production d'électricité, relance du parc nucléaire, énergies renouvelables.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> L'un parle de grand remplacement, l'autre d'une Nouvelle France. Extrême
droite et extrême gauche sont les deux faces d'une même pièce. Je refuse que
les Français soient condamnés à choisir entre RN et LFI dans un an.
> Il n’y a qu’une chose à retenir : Louis est mort. Elias et Thomas avant lui. Ces barbares les ont tués comme des adultes. Ils doivent être jugés comme des adultes.
> La marche des fiertés n’est pas annulée. Elle est reportée. Et surtout elle porte un engagement qui n’est pas celui d’une seule journée mais de tous les jours de l’année. Garantir l'égalité, la dignité, la liberté d'être qui on est et d'aimer qui on aime.
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> Géothermie : on simplifie et on accélère!
Parution du décret qui relève le seuil de puissance pour les sondes
géothermiques.
Atteindre les objectifs fixés par la PPE3: multiplier par 5 cette énergie
décarbonée, souveraine, qui produit aussi bien du chaud que du froid!
Camille Galliard-Minier (ministre délégué auprès de la
ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> 90 % des personnes âgées vivent à domicile. Face à la canicule, l’État est
mobilisé, mais la puissance publique seule ne suffit pas. Communes, Centre
communaux d’action sociale, départements, préfets : tout le monde est en
première ligne.
La canicule est aussi un moment de solidarité collective.
- Appeler un parent âgé.
- Prendre des nouvelles d’un voisin isolé.
- Rappeler les gestes nécessaires.
Soyons tous mobilisés.
● Autres ministres
Monique Barbut (ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des
Négociations internationales sur le climat et la nature
> « Le propre de la mode, c’est qu’elle finit souvent par se démoder. »
Mais lorsque les collections se succèdent à un rythme effréné, que les
vêtements parcourent des milliers de kilomètres avant d’être portés quelques
fois seulement, ce n’est plus seulement une question de mode : c’est une
question environnementale, économique et sociale.
Aux côtés de Mathieu Lefèvre, nous avons réuni lundi les entreprises pionnières
engagées dans l’affichage du coût environnemental des vêtements. La
méthodologie de l’affichage environnemental, utile avant tout pour éclairer les
consommateurs, permet aussi d’identifier les produits peu durables, qui nuisent
le plus à l’environnement.
La proposition de loi visant à réduire l’impact environnemental de l’industrie
textile s’appuie dessus pour fixer des pénalités à ces produits afin qu’ils
contribuent à la hauteur de ce qu’ils détruisent. Afin, aussi, qu’ils ne
puissent plus faire de concurrence déloyale aux acteurs français et européens.
Je me réjouis de l'adoption mercredi, à l'Assemblée nationale, de cette
proposition de loi.
Le modèle de l’ultra fast fashion ne crée pas de valeur, il détruit.
Il détruit notre environnement, en mobilisant des quantités astronomiques de
ressources pour produire toujours plus et en rejetant, à chaque étape, des
microfibres dangereuses pour nos écosystèmes et pour nous-mêmes.
Il détruit notre industrie textile, en la mettant en concurrence avec des
gammes toujours plus larges et des prix toujours plus bas.
Il détruit nos filières de recyclage et de réemploi, en les submergeant de
produits devenus extrêmement complexes à valoriser.
Face à ce modèle, la France a su mener le combat. Elle a su dire non, sans même
attendre l’Union européenne.
Je veux saluer ici le travail des parlementaires, celui des services de l’État
qui leur ont prêté main forte pour préserver un texte ambitieux qui marque un
tournant politique, celui des entreprises qui ont fait le choix de déployer
l’affichage environnemental, celui de toutes celles et ceux qui œuvrent pour
construire une filière textile plus durable.
Face à l’ultra fast-fashion, la France agit : pour protéger nos ressources,
soutenir nos entreprises et remettre de la responsabilité au cœur de nos choix
de consommation.
Serge Papin (ministre des Petites et moyennes
entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat)
> Nous prolongeons les soldes d’été.
En accord avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, et pour répondre à la demande
de plusieurs fédérations de commerçants : j’ai décidé de prolonger la durée des
soldes après un démarrage considérablement ralenti par la canicule.
Les soldes, c’est une occasion unique de soutenir nos commerces de proximité et
une tradition commerciale que nous aimons. Ne la ratons pas.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> [Tribune : Desserrer la tenaille RN-LFI] Depuis des années, la vie
politique française semble s’organiser autour d’un scénario que beaucoup
présentent comme inéluctable : l’affrontement entre La France insoumise et le
Rassemblement national. Il faut être lucide : c’est un risque. Mais être lucide,
c’est aussi voir clair dans le jeu des extrêmes : c’est leur scénario rêvé.
Car, derrière leurs oppositions apparentes, ces deux forces politiques ont
besoin l’une de l’autre. LFI pense pouvoir devenir le premier parti
d’opposition en cas de victoire du RN, imaginant qu’au rayon du « on les a tous
essayés » les Insoumis seront les suivants sur la liste. Et le RN, quant à lui,
rêve de se retrouver face à LFI pour obtenir une victoire qu’il juge plus
certaine que face à tout autre candidat.
Ce pacte nationalo-Insoumis n’a rien d’étonnant, tant ces deux partis partagent
les mêmes méthodes. Jean-Luc Mélenchon est le nouveau Trump français. Culte de
la personnalité, stratégie du chaos permanent, délégitimation constante des
contre-pouvoirs, autant de ressorts qu’il emprunte à Donald Trump. Le RN de
Jordan Bardella et Marine Le Pen se glisse de plus en plus dans des habits
poutiniens. Toujours prêts à relayer en France la propagande anti-Ukraine du
Kremlin, eux aussi aiment s’en prendre à nos institutions et à l’indépendance
de la justice à chaque occasion.
Tant de Français me disent leur angoisse d’un second tour entre le RN et LFI.
Je les comprends, et je leur fais une promesse : je ferai tout, de toutes
mes forces, pour l’éviter. Parce que notre pays ne s’en relèverait pas.
Certains diront que ce scénario est déjà écrit. Qu’il serait impossible
d’empêcher la mécanique qui conduit notre pays vers un affrontement entre les
extrêmes. J’ai déjà entendu ce discours lors d’échéances passées. Nous avons
toujours refusé cette fatalité, parce que ce n’est pas cela, la France. Alors
qu’en 2024 le RN devait gagner et LFI être la seule opposition, aujourd’hui, le
Rassemblement national ne gouverne pas la France. La France insoumise compte
quant à elle moins de députés qu’avant la dissolution. Le duo des extrêmes n’a
donc pas triomphé.
Cette expérience m’a conforté dans une conviction : les extrêmes ne sont
jamais invincibles. Je sais ce que signifie les affronter politiquement. Mais
je sais aussi une chose : demain, cela demandera davantage que des calculs
électoraux ou des accords d’appareils.
Pour empêcher le face-à-face dont rêvent LFI et le RN, il faudra construire
quelque chose de plus grand. De plus courageux. Faire barrage ne suffira pas.
Il faudra proposer une rupture, et bâtir un rassemblement.
Cela semble contradictoire, mais c’est en fait complémentaire. La rupture,
d’abord. Les Français n’en peuvent plus de voter contre. Contre les extrêmes.
Contre le scénario du pire. Contre les projets de haine et de division. Ils
veulent voter pour : pour un projet, pour un espoir, pour un changement.
Et pour porter cet espoir et ce changement dont notre pays a besoin, il faudra
assumer de rompre avec un système qui ne fonctionne plus. Le vrai enjeu est
là : si les extrêmes menacent, ce n’est pas parce que leurs projets
rassemblent. C’est parce qu’ils prospèrent sur les ruines d’un système
économique, politique et institutionnel à bout de souffle.
Il faudra rompre avec une « vétocratie » qui bloque tout.
Ne pas voir ce besoin de changement profond, vouloir maintenir sous respirateur
artificiel un système qui ne fonctionne plus, c’est garantir aux extrêmes une
victoire tôt ou tard. Changer en profondeur ce qui doit l’être, rompre avec ce
qui ne fonctionne plus, avoir le courage de le dire et la force de le faire,
c’est créer un élan suffisamment fort pour briser cette tenaille.
Il faudra pour cela dépasser les non-dits, briser des tabous, embrasser les
enjeux du moment comme l’intelligence artificielle, le réarmement de l’Europe
et de nos frontières, le besoin de cohésion ou le réchauffement climatique. Il
faudra rompre avec une « vétocratie » qui bloque tout, avec un
système qui nous empêche d’avancer, rompre avec les vieux réflexes politiques,
claniques, corporatistes qui détruisent la confiance des Français dans leurs
politiques et dans leurs institutions.
C’est avec cet esprit de rupture et de transgression que nous reconstruirons un
vrai élan national. C’est ainsi que nous recréerons de l’espoir. C’est ainsi
que nous redonnerons aux Français la conviction que nous pourrons leur proposer
des vies meilleures. Je porterai cet espoir car il est le seul moyen de sortir
notre vie politique de sa tétanie face aux extrêmes.
Mais si le risque d’un second tour opposant le RN et LFI est avéré, cela ne
suffira pas. Il faudra aussi rassembler pour se donner de la force. D’abord,
rassembler ceux avec qui nous partageons les mêmes valeurs. J’ai toujours
cherché à rassembler. Et je continuerai à le faire : je n’ai peur d’aucun
débat et d’aucune méthode pour permettre le rassemblement dont notre espace
politique aura besoin début 2027.
Avec ceux qui me suivent dans cette campagne, nous ne ferons jamais partie de
ceux qui confondent partenaires et adversaires. Mes adversaires, les seuls, ce
sont le Rassemblement national et La France insoumise.
Ensuite, beaucoup parlent d’un rassemblement de la droite et du centre.
J’aspire à rassembler tous les Français, je ne peux donc pas être hostile au
rassemblement des Français qui se reconnaissent dans ces sensibilités. Mais je
le dis : ce rassemblement est trop étroit. Il ne suffira pas.
Car, pour gagner, il ne faut pas calculer, exclure, ou saucissonner les
Français en tranches électorales. Il faut parler au peuple. À tout le peuple.
Il faut rassembler, ouvrir, accueillir au-delà des étiquettes partisanes et des
logiques d’appareils. Le rassemblement que je veux construire sera plus large.
Il parlera à tous les Français, sans exception, d’où qu’ils viennent.
Car je ne suis pas candidat pour faire barrage. Je suis candidat pour redonner
espoir aux Français, pour qu’ils puissent avoir la conviction et la certitude
que nos enfants et nos petits-enfants vivront mieux que nous.
Je suis candidat pour faire de la France la première puissance d’Europe à
travers quatre chantiers capitaux : l’école, les salaires, les frontières
et l’intelligence artificielle. Je suis candidat pour rendre à notre pays la
force d’agir. L’Histoire n’est jamais écrite d’avance. À nous de l’écrire.
> Je souhaite que la France redevienne la première puissance d'Europe et renoue avec la prospérité. Et pour y arriver, j'ai fixé 4 chantiers capitaux : École, salaires, frontières, IA.
> La France est, pour nos jeunes les plus fragiles, un parent défaillant. Je défendrai dans cette campagne que l'aide sociale à l'enfance relève des compétences de l'État.
> Notre modèle est aujourd'hui essentiellement financé et supporté par les jeunes générations. Une fracture générationnelle menace l'avenir et l'unité de notre pays. J'assume de faire des jeunes de France une priorité. Pour qu'ils trouvent un emploi. Pour que les salaires permettent de fonder une famille, de partir en vacances ou de devenir propriétaires.
> Je n'ai qu'un objectif : la puissance de la France. Et cette puissance passe par l'Europe. Par une Europe à nouveau complète, avec la Grande-Bretagne en son sein. Par une Europe renouvelée, qui choisit l'efficacité et les coalitions plutôt que les compromis minimaux. C'est la condition pour peser.
> La géoénergie, c'est bon pour la planète Bon pour les gens. Bon pour le porte-monnaie. Investir. Simplifier. Former. C'est ainsi que nous ferons de la France la nation pionnière de la géoénergie.
> Je veux faire un choix pour la France, un choix similaire au pari fait le général De Gaulle sur le nucléaire civil. Ce choix, c'est celui de la géoénergie. C'est bon pour la planète. C'est bon pour le pouvoir d'achat des Français.
● MoDem
François Bayrou (président)
> Comme citoyen engagé, je regarde la laïcité comme la seule clé pour que
vivent ensemble des convictions religieuses et philosophiques différentes. Et
la source de la laïcité que notre pays la France a offerte à l’humanité, et
dont nous, Français, sommes les premiers (souvent les seuls) défenseurs, c’est
l’Évangile : « rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu
». La séparation radicale de la conviction religieuse et du pouvoir.
> En tant que Premier ministre, j’ai pris la
responsabilité de dissocier le vote sur l’aide active à mourir de celui sur les
soins palliatifs et l’accompagnement. Cela m’a été reproché de manière
virulente par certains acteurs car, au fond, beaucoup, parmi les promoteurs des
textes, s’accommodaient de l’obligation qui était créée : si vous souteniez les
soins palliatifs, vous étiez obligé de voter l’intégralité du texte sur la fin
de vie. Pour moi, il y avait là un détournement de débat.
J’ai séparé les deux textes parce qu’il ne s’agit pas du même problème. D’un
côté, il y a une option philosophique lourde, la société accepte de donner la
mort – et je suis spontanément un défenseur du caractère sacré de la vie. D’un
autre côté, je connais des situations tragiques ; des proches que j’aime, par
exemplr atteints de maladies dégénératives, qui s’angoissent : « Si je ne
peux plus, physiquement, choisir ma mort, comment vais-je faire ? ».
C’est un dilemme de conscience absolu. Le texte sur les soins palliatifs a été
adopté très largement, et c’est une excellente chose. Celui sur la fin de vie
est beaucoup plus préoccupant, douloureux, difficile, et de nombreux députés
hésitent encore. Pour ma part, je ne peux aborder cette question qu’à la
lumière de ce que je crois de plus profond. Faire entrer dans l’esprit public
que donner la mort est un soin comme un autre, un service public, c’est
dangereux, pour toutes les situations de faiblesse. (…)
C’est un texte emblématique pour certains des grands courants philosophiques du
pays. Pour eux, l’émancipation de l’être humain passe par l’affranchissement à
l’égard de tous les absolus, et donc de ce dernier absolu qu’est le respect de
la vie. Pour moi, c’est différent. Je comprends les situations limites, mais je
crois que notre devoir d’être humain est d’empêcher les situations limites. On
nous dit : si un être cher souffre atrocement, allez-vous appuyer sur le bouton
?
J’ai tendance à répondre : nous savons supprimer la souffrance, commençons par
là. Là est l’humanité. Et préservons à tout prix les soignants, médecins et
infirmiers, qui ne veulent pas donner la mort. Et les situations limites, comme
depuis toujours, elles s’accomplissent les yeux dans les yeux, entre malades et
médecins, malades et soignants. (…)
Oui, c’est une rupture anthropologique. Notre société s’est entièrement
construite sur « je respecte l’autre, dans sa vie, dans son intégrité, on a le
devoir absolu de le
soigner, on ne peut pas le laisser souffrir ».
Ajouter « en tant que société, en tant qu’État, en tant que structure, en tant qu’administration, avec des procédures, je peux aussi lui donner la mort pour en finir », c’est lourd de conséquences. On n’empêchera pas que cette faculté devienne une possibilité largement envisagée. Et je crains, extensive. Vers les plus faibles et les plus fragiles. Mais je voudrais qu’on ne transforme pas ce débat essentiel en guerre de religion.
> Je suis opposé à toutes les stratégies qui visent
à faire de la religion un parti politique, développant des stratégies de
pouvoir et d’influence. C’est le débat que j’ai avec Vincent Bolloré, quand il
s’affirme « démocrate-chrétien ». Je le suis aussi, depuis mon premier
engagement. Mais pour cette philosophie, la religion ne doit jamais devenir une
organisation de pouvoir sur la société.
C’est écrit à chaque ligne des Évangiles. Ceux qui veulent instrumentaliser la
religion pour prendre le contrôle spirituel et moral de la société commettent
la même erreur que celle que nous combattons chez les islamistes : vouloir que
la loi religieuse dicte la loi civile. L’Évangile dit : « Va, ta foi t’a
sauvé ». Il ne dit pas : « Ton respect des prescriptions ou ton contrôle
des institutions t’ont sauvé ». La foi chrétienne, comme je la ressens, est
une libération intérieure, pas une contrainte sociale que l’on impose aux
autres. Le christianisme, ce n’est pas une loi, mais une foi. Quelque chose qui
librement vient de l’intérieur, qui n’est pas imposé de l’extérieur.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Valérie Hayer (députée, présidente)
> [Islande] Nous souhaitions, avant la tenue du référendum le 29 août
prochain, rencontrer les responsables locaux – membres du gouvernement,
politiques ainsi que ceux de la société civile. Tous ceux que nous avons vu
sont majoritairement pro-européens et expriment une réelle volonté de rejoindre
la famille européenne. Mais ils restent prudents quant à l’issue des résultats.
Le sujet reste clivant.
Il avait déjà profondément divisé la société islandaise il y a une dizaine
d’années, notamment autour de la question de la pêche, qui demeure extrêmement
sensible. Les partisans du non s’organisent également et structurent leur
campagne. Nos interlocuteurs nous ont d’ailleurs confié que certains aspects de
cette campagne leur rappelaient celle du Brexit, avec la diffusion
d’informations trompeuses et une stratégie visant à susciter des émotions
négatives à l’égard de l’Union européenne. (…)
Le retour de Donald Trump et ses déclarations sur le Groenland ont évidemment
marqué les esprits. Néanmoins, ce sujet occupe moins de place dans le débat
public islandais que ce que j’imaginais. Il n’existe pas de véritable crainte
d’une menace américaine directe.
En revanche, il y a une prise de conscience très nette de l’évolution du
contexte géopolitique et de la nécessité de renforcer les liens avec les
partenaires européens. Les Islandais entretiennent des relations historiques
solides avec les États-Unis, mais ils considèrent qu’il est prudent de pouvoir
compter, à l’avenir, sur une coopération européenne renforcée en matière de
sécurité et de défense.
Au-delà des considérations géopolitiques, les préoccupations économiques pèsent
également lourd dans le débat. La question de l’inflation et des taux d’intérêt
revient régulièrement. L’adhésion à l’Union européenne est souvent associée à
la perspective d’une entrée dans la zone euro et à une plus grande stabilité
monétaire. C’est un argument qui trouve un écho important dans l’opinion. (…)
Les partisans du oui rappellent, à juste titre, que ce référendum ne constitue
pas un vote sur l’adhésion elle-même, mais sur la poursuite du processus.
Dans un premier temps, l’Union européenne, les États
membres et la Commission européenne devraient décider officiellement de
reprendre les négociations. Celles-ci n’ont jamais été formellement
interrompues puisque l’Islande n’a jamais retiré sa candidature.
S’ouvrirait alors une nouvelle phase de négociations qui pourrait durer
plusieurs mois. Le pays partage déjà les mêmes valeurs démocratiques que
l’Union européenne. Il est membre de l’Espace économique européen et de
l’espace Schengen, et participe déjà à de nombreux dispositifs européens. Son
niveau de préparation est donc bien supérieur à celui d’autres pays candidats.
L’Europe n’est pas parfaite, mais elle demeure l’un des espaces démocratiques
les plus solides au monde. Son modèle politique est unique. Dans un contexte
international marqué par les tensions et les incertitudes, de nombreux pays
voient dans l’Union européenne un facteur de stabilité, de prospérité et de
sécurité.
> L’Europe n’est pas parfaite, mais elle demeure l’un des espaces démocratiques les plus solides au monde. Son modèle politique est unique. Dans un contexte international marqué par les tensions et les incertitudes, de nombreux pays voient dans l’Union européenne un facteur de stabilité, de prospérité et de sécurité.
Si bien qu’on observe aujourd’hui, au Canada, au
Groenland, en Norvège, en Islande ou encore au Royaume-Uni, un regard nouveau
porté sur l’Union européenne. Cela ne signifie pas que tous ces pays souhaitent
rejoindre l’Union à court terme, mais cela témoigne d’une attractivité
renouvelée du projet européen.
Pour l’Union européenne, une éventuelle adhésion de l’Islande ou de la Norvège
représenterait également un atout stratégique majeur. Ces pays occupent une
position centrale dans l’Arctique et l’Atlantique Nord, une région appelée à
jouer un rôle croissant au XXIe siècle en raison des enjeux climatiques,
des matières premières critiques, des nouvelles routes maritimes et des
rivalités géopolitiques.
Cette dynamique démontre que le projet européen conserve une véritable capacité
d’attraction. C’est également un message important pour les citoyens
européens : voir d’autres nations souhaiter se rapprocher de l’Union
rappelle la valeur et la pertinence du modèle européen.
> L’Europe sera nécessairement au cœur du débat
présidentiel. Elle l’a toujours été pour notre famille politique, avec Emmanuel
Macron, et elle le sera demain avec Gabriel Attal. D’autant que le contexte
géopolitique ne changera pas fondamentalement d’ici là. La question centrale
sera donc de savoir comment renforcer l’Europe : sur le plan militaire,
économique, mais aussi dans la défense de nos valeurs démocratiques.
L’élargissement fait pleinement partie de cette stratégie. Il constitue un
levier d’influence essentiel pour permettre à l’Union européenne de s’affirmer
comme une véritable puissance sur la scène internationale.
Il y a donc à la fois une réflexion de fond sur la manière de construire cette
Europe géopolitique et de renforcer son poids dans le monde, mais aussi un
calendrier qui avance. En Islande, si le référendum débouche sur une victoire
du oui, les négociations pourront reprendre. Le Monténégro progresse également
sur le chemin de l’adhésion, tout comme plusieurs pays des Balkans occidentaux.
Entre cette dynamique politique et les avancées concrètes enregistrées dans les
pays candidats, la question de l’élargissement aura forcément une place dans la
campagne présidentielle.
> [Extrêmes] Leur discours évolue au gré des sondages. Le Rassemblement
national défendait autrefois la sortie de l’Union européenne. Aujourd’hui, ses
dirigeants ont compris que cette perspective n’était plus populaire.
Bien sûr, les mouvements eurosceptiques continueront d’exploiter ce sujet.
Comme en Islande aujourd’hui, où les partisans du non cherchent à nourrir les
inquiétudes de la population, certains tenteront en France de diffuser des
contrevérités pour alimenter la peur et le sentiment de perte de contrôle.
Je crois au contraire que le contexte a profondément changé. La question de
l’élargissement n’est plus celle que nous connaissions il y a vingt ans. Il ne
s’agit plus seulement d’ouvrir de nouveaux marchés ou d’accroître les échanges
économiques. L’élargissement est désormais un enjeu géopolitique majeur.
En consolidant le cercle des démocraties qui partagent nos valeurs, nous
renforçons notre capacité à faire face aux grandes puissances du
XXIe siècle : la Russie de Vladimir Poutine, la Chine de Xi Jinping,
mais aussi des États-Unis devenus plus imprévisibles depuis le retour de Donald
Trump.
C’est précisément dans ce contexte que l’élargissement prend tout son sens. Par
ailleurs, celui-ci devra s’accompagner de réformes institutionnelles profondes
au sein de l’Union européenne. Nous ne pouvons plus nous permettre des
situations de blocage permanentes, notamment lorsqu’un seul État est en mesure
de paralyser une décision stratégique.
L’élargissement et la réforme de nos institutions devront avancer de concert.
C’est à cette condition que l’Union européenne pourra gagner en efficacité, en
cohérence et en puissance.
Grégory Allione (député)
> Sur l'un des plus gros dossiers budgétaires des prochaines années, j'ai
porté des lignes claires au Parlement européen :
– Un cadre national d'adaptation au changement climatique obligatoire dans
chaque État membre. Vagues de chaleur, sécheresses, inondations : la
préparation cesse d'être une option.
– Le programme LIFE sauvegardé, parce que la protection de notre biodiversité
n'est pas une variable d'ajustement.
– L'exclusion explicite des investissements européens dans les énergies
fossiles.
Ces discussions ne sont pas abstraites. Je sais ce que coûte la non
préparation. Nous ne pouvons, dans le contexte actuel, baisser nos exigences.
Ces orientations ont été adoptées cette semaine en commission Environnement,
dans le cadre des négociations sur les Plans de partenariat nationaux et
régionaux : 44 % du futur budget européen 2028-2034. Le travail continue.
Christophe Grudler (député)
> Réindustrialiser l’Europe, renforcer les investissements, assumer une
vraie préférence européenne et mieux protéger nos entreprises : le texte sur l’IA
doit changer la donne. J’y travaille.
● Personnalités centristes
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> Une enquête est ouverte à la suite de la saisine que j’ai adressée à la
justice face aux soupçons de trafic d’enfants sur Vinted. La vérité doit être
établie sans tabou. Les plateformes ont une responsabilité : aucun espace ne
peut être un terrain de chasse pour les prédateurs. (…)
Derrière une plateforme du quotidien, une suspicion de réseau pédocriminel.
Rappel que les menaces contre les enfants évoluent, mais que l'exigence de
protection reste la même. C’est le sens du combat que je mène depuis le premier
jour.

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