Voici une sélection, ce 28 juillet 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> [Remerciement aux forces qui luttent contre les feux de forêts] Écoutez,
d'abord, je suis là auprès de vous pour vous dire le soutien de toute la
nation, et avec le ministre de l'Intérieur évidemment, de tout le Gouvernement
face à ce que vous subissez. Et la première chose, c'est évidemment une pensée
pour les deux collègues qui sont tombés il y a quelques jours et que leur
famille et vous allez enterrer comme il se doit.
Je veux ici redire le soutien de toute la nation pour eux et pour vous. Voilà.
Et je voulais vous remercier tout particulièrement parce que, les heures qui
ont suivi, vous avez été au combat sans attendre et vous avez été au
rendez-vous. Et on vous doit beaucoup. Donc merci infiniment pour ça.
Je suis là d'abord pour évidemment vous dire merci, dire merci à Madame la
préfète de région, à l'ensemble des autorités préfectorales et des services de
l'État. Remercier nos élus évidemment mobilisés à leurs côtés. Je sais qu'il y
a beaucoup de maires qui ont des populations ici traumatisées, qui ont été
déplacées parfois, qui ont tout perdu. Je sais l'angoisse qu'il y a, l'effet de
sidération, la peur qui existe encore, la colère qui est là aussi et qu'on
voit. Je ne la sous-estime pas et vous tenez tous, et c'est très important dans
ce moment-là. Je veux remercier vraiment l'ensemble de nos pompiers, de nos
sapeurs-pompiers, nos forces de sécurité civile sous l'autorité du ministre et
du directeur général qui sont ici présents. Remercier l'ensemble des collègues
militaires qui ont prêté main-forte. On a plus de 1 500 militaires qui se sont
déployés à vos côtés.
Remercier évidemment nos policiers et nos gendarmes qui ont aidé à déplacer les
populations, à protéger, qui, en complément de tout le travail de nos forces de
sécurité civile, ont été là. Je les remercie infiniment. Évidemment, toutes les
forces du SDIS à vos côtés, Monsieur le président, et tout ce qui a été fait.
Et je veux remercier nos soignants qui ont aussi été mobilisés, qui sont là
avec, je le sais aussi, beaucoup de personnes qui sont en grande vulnérabilité.
Saluer aussi le soutien qui est apporté à nos maires, à nos élus, qui ont
eux-mêmes accueilli des personnes en grande vulnérabilité, et que vous soignez,
que vous nourrissez. Et vraiment, je remercie tous les maires qui ont accueilli
des populations ainsi vulnérables et qui ont été au rendez-vous pour les
rassurer.
Puis je veux remercier l'ensemble des services de l'État mobilisés. J'ai vu
évidemment aussi nos douaniers, tous les services, à côté des services des
collectivités territoriales, départements, régions et mairies. Et puis, je veux
aussi remercier les bénévoles, qui se sont mobilisés auprès de vous, et la
Croix-Rouge est là, comme toujours, au rendez-vous. En disant cela, je veux
aussi vraiment dire toute notre gratitude pour le soutien. On a une chaîne de
solidarité. Quand j'ai appelé les maires, ils me l'ont tous dit, et on l'a vu
et cela nous a été témoigné, au-delà de ce qui a été fait et de ce que vous
faites, on a cette solidarité évidemment de nos compatriotes, on a cette
solidarité de nos agriculteurs qui sont mobilisés sans compter, une fois encore.
A Fontainebleau, malheureusement, il y a quelques jours, c'était pareil, et
c'est formidable. Et ça, merci infiniment pour ce qui a été fait. Parce que je
sais que la vie est dure, qu'il y a aussi de l'angoisse, qu'il y a des récoltes
perdues, que le carburant est cher. Eh bien, malgré tout ça, sans compter. Je
veux remercier nos entrepreneurs de travaux publics, qui ont été là, et dire
combien nos forestiers, DFCI, ont joué un rôle essentiel. Et à leurs côtés, ils
ont mobilisé, mais on les connaît bien, on était ensemble déjà en 2022.
L'ensemble des services forestiers, de nos forestiers, ont joué un rôle
formidable. Je veux vraiment leur dire un grand merci, à nos DFCI, et remercier
l'ensemble des entreprises de travaux publics qui se sont mobilisées.
Et puis nos commerçants, nos artisans, nos entrepreneurs qui ont été là et
avoir un merci pour la solidarité nationale et internationale. On a là beaucoup
de fonctionnaires, de hauts fonctionnaires qui sont venus du territoire entier
pour prêter main-forte. C'est très important. Le ministre a décidé, dès le
début, et il va continuer, et c'est clé. Donc merci à tous les territoires. On
a eu une vraie opération, comme dit le ministre et le directeur général, des
taxis de la Marne, qui a été faite là ces derniers jours, où vous avez des
collègues de la France entière qui sont venus prêter main-forte pour avoir des
colonnes qui se sont mises en place face au feu.
Donc je remercie vraiment tous les collègues de la France entière qui sont là.
On en a croisé quelques-uns, mais même tous ceux qui sont présents. Et je
voudrais évidemment remercier nos amis européens qui se sont mobilisés parce
qu'on a mis en place il y a quelques années cet instrument de solidarité
européenne. On l'a fait au début pour aider beaucoup de nos amis européens qui
étaient très touchés et qui avaient des feux très durs. Et maintenant, vous
voyez, on le sollicite. Ça nous est arrivé ces dernières années. Et ça
fonctionne admirablement. Et on a une douzaine d'aéronefs qui sont venus nous
apporter de l'aide. Et pour ça, merci beaucoup. C'est extrêmement important.
Voilà. Donc ces mercis viennent vraiment du fond du cœur et j'exprime les
mercis de la Nation tout entière en vous disant cela. Je sais que ces derniers
jours ont été très éprouvants. Ils ont été éprouvants à cause évidemment du
drame qui est advenu. Je sais combien il a touché tout le monde, et au premier
chef, les familles. Et on est là et on sera là. Et il est éprouvant parce qu'il
faut bien voir qu'on est confrontés à un feu totalement inédit. On a la
situation aujourd'hui qui est la plus dure qu'on ait jamais mesurée, la plus
dure depuis la deuxième guerre mondiale. On a plus de 160 000 hectares qui ont
été brûlés d'ores et déjà, et la saison est loin d'être terminée. Et c'est
beaucoup plus que ce qu'on avait enregistré ces dernières années, de manière
record. C'est dû à une très grande sécheresse qui s'est passée évidemment ces
dernières semaines, qui a asséché beaucoup de nos massifs, qui a enlevé de
l'humidité, qui a créé beaucoup plus de vulnérabilité. Et on le sait, ça a été
le cas à Fontainebleau, c'est le cas aujourd'hui ici.
On a aussi le Var, la Corse qui sont touchés. On a le Tarn qui est encore
touché. Je pense qu'il faut qu'on soit lucides. Les semaines à venir seront
dures, mais on doit tenir. Et donc là, on va tenir dans les jours à venir. Et
évidemment, la clé, c'est l'urgence. Donc résister. Et donc la clé, c'est tout
ce qu'on va apporter encore en soutien auprès de l'ensemble des forces sous
l'autorité de madame la préfète et auprès évidemment du ministre et du
directeur général pour continuer de stabiliser ce feu comme vous êtes en train
de le faire, de pouvoir vraiment ensuite le fixer, et puis le battre
définitivement. Mais ça prendra, on le sait, du temps.
Et je crois que ce qui a été fait ces dernières heures dans les zones les plus
sensibles a été clé. Maintenant, il faut rester humble. On a des conditions
météorologiques qui sont très dures. La température va remonter. Les vents sont
là. Et on a ce phénomène très rare de pyrocumulonimbus, dont vous avez entendu
parler, mais qui nous expose beaucoup à des sauts de ce feu. Et donc je veux
juste dire ici quel est l'état des choses. Les 24 dernières heures, ça s'est
bien passé grâce à votre travail, grâce à ce qui a été fait évidemment par le
travail des moyens aériens, mais je dirais aussi avant toute chose par les
colonnes qu'on a mises en place et le travail de terrain.
C'est le modèle à la française et il marche, et c'est celui qui vraiment permet
de stabiliser un feu. Et c'est ce que vous avez fait. Et donc c'est ça qu'il
faut consolider dans les prochaines heures et les prochains jours, avec sans
doute demain qui sera plus compliqué qu'aujourd'hui. Cette bataille, on va la
gagner ensemble et on mettra tout ce qu'on peut. Et on adaptera les besoins et
on continuera d'innover à vos côtés pour gagner cette bataille. Et ça, c'est la
priorité des priorités et ce que vous avez formidablement fait et qu'on va
continuer de faire. Et je le dis parce que je sais que c'est parfois difficile
à entendre, mais la priorité, c'est évidemment les vies. Donc quand il faut
déplacer pour sauver des vies, on déplace. Quand il faut sacrifier de la forêt
ou parfois des biens matériels pour sauver des vies, on le fait. Mais grâce à
vous, à date, pour autant qu'on le sache, on n'a pas, au-delà malheureusement
de nos trois sapeurs-pompiers qui sont tombés, depuis le début de la campagne,
dont l’un en Haute-Savoie, vous avez protégé toutes les vies. Et la mission,
vous l'avez tenue.
Donc c'est ça qu'on va continuer de faire, gagner la bataille contre ce feu, et
on sait que ça va prendre du temps, et puis continuer la bataille dans les
autres territoires. En parallèle de ça, il y a évidemment tout ce qu'on va
faire avec les populations qui ont été déplacées, plus de 200 000, c'est
énorme. Et donc continuer à apporter le soutien. Je remercie encore une fois
nos maires et tous les services des collectivités territoriales et de l'État
qui sont en soutien, leur apporter les soins, leur apporter évidemment la
nourriture et permettre, dès que les conditions le permettront, de revenir chez
eux. Mais ça, ça se fera en bon ordre, pour autant qu'on le peut. Et donc on va
apporter ce soutien-là, il est nécessaire, et le soutien psychologique pour
accompagner qu'il ne faut pas négliger, et protéger.
Je veux ici dire aussi aux maires qu'on va évidemment les accompagner dans la
durée, parce que je sais aussi combien, pour eux, c'est très dur, et ils ont à
faire face à la peur d'abord, à des évacuations qui sont faites de nuit, à de
l'impatience aujourd'hui, à de la colère qui va aussi arriver auprès de gens
qui ont parfois tout perdu ou qui voudraient qu'on fasse ceci ou cela
différemment. Mais il faut rester unis dans ce moment-là. Il faut rester unis,
c'est la priorité.
On a activé, en parallèle de ça, une cellule de suivi économique. Sous
l'autorité des ministres de l'Économie et du Commerce, on va accompagner
l'ensemble évidemment des secteurs économiques qui sont touchés parce qu'ils ne
peuvent pas travailler ou parce qu'ils ont perdu des biens. Et donc de
l'agriculture au commerce en passant par les industriels, tout ce travail est
lancé. Il va être coordonné de manière quotidienne, échelon local, échelon
national. On met en place les protocoles, y compris aussi pour l'impact
touristique parce qu'on sait qu'il y a plusieurs communes qui sont touchées,
qu’il y avait évidemment des acteurs touristiques qui attendaient des revenus.
Ça arrive en pleine saison. On va accompagner, comme on l'avait fait à La Teste
et ailleurs il y a 4 ans. Ce dispositif est mis en place. Il va aussi être
aménagé. Et puis, on a mis en place les cellules également pour activer les
assurances, les mécanismes d'assurance, pour que tout de suite, on ait les
réponses les plus rapides.
Et puis là, de manière spécifique, on a un peu plus de 200 maisons qui ont été
brûlées. Et donc, on va tout de suite mettre en place aussi le système, je le
dis parce qu'on gère tout avec des échelles de temps un peu différentes, c'est
normal, mais je veux aussi vous donner des perspectives. On va continuer de
mener cette bataille, mais on va d'ores et déjà lancer les travaux pour
accompagner les familles, les communes, l'ensemble de ceux qui ont tout perdu,
pour permettre des relogements, et puis aussi pour leur redonner l'espoir, et
permettre de reconstruire derrière.
Il y a un point de vigilance qu'on continue d'avoir aujourd'hui et qu'on aura
demain, c'est également pour les plus vulnérables et ailleurs, deux choses sur
lesquelles je veux insister. La qualité de l'air. Alors évidemment, on subit la
conséquence de ces feux et des vents, et donc on va continuer d'apporter la
bonne réponse sous l'autorité de la préfète, des autorités sanitaires locales,
des expertises, avec tous nos soignants qui sont là, mais de protéger les plus
vulnérables, d'apporter les équipements pour tous les plus vulnérables, parce
que c'est clé.
Et l'autre, c'est le suivi psychologique, parce qu'il y a beaucoup de gens très
traumatisés. Donc aujourd'hui et demain, on va vraiment s'assurer qu'on suit
tout le monde, et c'est très important, et ce dans la durée. Je ne veux pas
être plus long.
Mon dernier point, c'est qu'au-delà de ça, on aura à faire le retour
d'expérience de tout ça, mais on le fera en bon ordre et au bon moment. Je le
dis parce que c'est normal, on vit dans un monde où tout se passe en même
temps, où il y a les réseaux sociaux, où tout le monde parle en même temps. Je
préfère être clair. Tout le monde est déployé. On doit tous être derrière vous.
On doit tous être derrière les combattants du feu, ceux qui protègent, les
soignants, les bénévoles. Le temps viendra des retours d'expérience, mais on ne
fait pas le retour d'expérience en plein milieu de la bataille. On reste unis
et on se bat pour gagner la bataille partout où elle est à mener.
Derrière, on aura à replanter, rebâtir, et c'était très bien dit par la DFCI,
mais on devra, on le sait, replanter et rebâtir une forêt différente, parce que
cette forêt n'est pas la même, parce que les conditions structurelles de
changement climatique dans lesquelles on va vivre, parce qu'aussi la pression
de l'habitation et du tourisme qui s'est déployée ces dernières décennies a
changé. Donc ça, on sera là aussi pour, dans la durée, être à vos côtés.
Voilà ce que je voulais vous dire. Plein soutien de la Nation tout entière,
mobilisation du Gouvernement à vos côtés. On sera là et on va gagner tous
ensemble cette bataille. Et on sera là aussi dans la durée. Et donc les
ministres, sous l'autorité du Premier ministre, viendront là dès que les
conditions le permettront pour venir faire le suivi de tout ça et aider aussi à
résister, à restabiliser, et puis à reconstruire et à apporter les réponses
structurelles, parce qu'on sait qu'il y en aura un jour d'après, et il sera
forcément différent. Et la Nation sera aux côtés du territoire, des élus, de
l'ensemble des forces vives et des plus vulnérables.
Mais merci du fond du cœur pour votre courage, votre mobilisation, votre
abnégation et votre sens de l'engagement. Je suis très fier de ce que vous
faites et de ce que vous avez fait ces derniers jours et de tout cœur à vos
côtés pour les heures et les jours à venir.
Vive la République et vive la France.
> [Déclaration depuis le centre opérationnel
départemental d'incendie et de secours de Gironde] Je voulais ce soir vous dire
le soutien et la solidarité de la nation tout entière pour ce territoire si
durement touché. On est ici à Bordeaux. Remercier évidemment le ministre de
l'Intérieur et le directeur général, Madame la préfète et l'ensemble de nos
sapeurs-pompiers. Je veux ici dire que nous n'oublions pas nos deux
sapeurs-pompiers qui sont morts dans ce combat contre le feu il y a quelques
jours, l'ensemble de leurs frères d'armes sont tout de suite repartis au combat
pour lutter contre ce feu totalement inédit. Et donc notre pays est touché,
évidemment ici en Gironde, dans les Landes, dans le Tarn, dans le Var, en
Corse, dans plusieurs autres territoires.
Un feu qui prend une nature inédite par son ampleur, 116 000 hectares
depuis le début de cette saison des feux, ce qui est inédit et un record depuis
la Deuxième Guerre mondiale, et un feu particulièrement virulent ici en
Gironde. Au moment où je vous parle, le feu est fixé, ce qui est une bonne
nouvelle, dans les Landes, mais on continue de se battre. Il a été stabilisé,
comme on dit, mais il continue d'être virulent. Il faut être extrêmement
prudent pour les prochaines heures et les prochains jours dans notre
département ici de Gironde. Et donc je veux ici redire tout notre soutien,
notre soutien évidemment à nos sapeurs-pompiers, à l'ensemble de nos forces de
sécurité civile, aux militaires qui sont venus les soutenir, à l'ensemble des
soignants, aux forces de gendarmerie et de police qui se sont mobilisées, et à
toutes les forces vives qui sont venues aider. Soutien entier, nous gagnerons
ce combat pour protéger.
Durant tous ces derniers jours, le travail qui a été fait a été un travail
remarquable pour protéger les populations civiles. Et je veux aussi saluer nos
maires qui ont eu parfois beaucoup de populations déplacées, qui ont accueilli
d'autres populations. Je les sais aussi extrêmement mobilisés avec beaucoup de
bénévoles. Je veux également avoir un mot pour dire le soutien et la solidarité
de la nation pour celles et ceux qui sont déplacés, qui depuis plusieurs jours
sont sur des lits picots, dans des gymnases, qui vivent, je le sais, dans
l'angoisse, dans la peur. On a eu plus de 200 000 personnes qui ont été
déplacées, des touristes, mais aussi des résidents dont on a pris soin, ce sont
des vies qu'on a sauvées, mais évidemment dans des conditions très difficiles.
Et donc on va tout faire pour qu'ils puissent, dans les meilleurs délais, mais
en toute sécurité, revenir chez eux. Voilà l'état de la situation.
Et donc une avancée et un feu contenus, fixés dans les Landes, une
situation qui est encore très difficile en Gironde. Le maximum des moyens sont
mis en place. On a ici des sapeurs-pompiers de la France entière qui ont été
déployés, une vingtaine de colonnes de feu, des moyens aériens inédits, plus de
1 500 militaires qui ont été déployés. On va continuer. Et puis également des
pare-feux qui ont été creusés et qui ont été bâtis dans les derniers jours, et
on continue pour justement casser la route du feu. Et je salue aussi l'ensemble
des forestiers et des services qui ont permis de faire cela. Je vais maintenant
répondre à vos questions.
> [Feux de forêts] En 2017, on n'avait pas commandé
de Dash, qui sont, vous savez, ces avions qui permettent justement d'agir.
Depuis 10 ans, on n'avait pas commandé de Canadair, depuis 15 ans, et
d'ailleurs on n'en produisait plus. Je me félicite de ne pas avoir attendu ces
feux et d'avoir, dès 2017-2018, pris les premières décisions.
Je me félicite ensuite qu'on ait pu commander justement ces nouvelles
capacités, y compris hélicoptères, qu'on ait changé notre organisation parce
qu'on devait répondre au drame qui était advenu quelques mois plus tard avec
nos Trackers et des pilotes qui étaient tombés parce que ces Trackers étaient
trop vieux. Et donc on n'a jamais attendu, on a été là en avance, on a investi.
Et vous savez, durant ces 10 dernières années, on a quasiment doublé le budget
de la Sécurité civile, doublé. Donc j'entends beaucoup de gens qui sont là à
commenter, mais on n'a pas attendu.
Ici même, en 2022, vous vous en souvenez peut-être, on a décidé un pacte
capacitaire et il a été respecté. La nation a réinvesti, on a fait un Beauvau
de la Sécurité civile, et on a décliné les choses. Et puis on a complètement
changé notre organisation, sous le pilotage du ministre et du directeur
général, c'est-à-dire qu'aujourd'hui on a d'abord redoté la nation, on a des
SDIS aussi qui se dotent et qui empruntent durant les saisons, ce qui fait
qu'au moment où je vous parle, on a 67 aéronefs qui sont mobilisés en France.
67, c'est un record historique. C'est ceux qu'on a, 38, en propre, puis c'est
ceux qu'on loue pendant la saison et qu'on mobilise, ce qui est d'ailleurs
exactement ce qu'il faut faire et ce qui est le fruit des travaux des dernières
années. Il n'y a pas de rupture à cet égard. Le taux de disponibilité était de
90 % en début de saison, il est de 70 %, et c'est bien normal parce qu'on les
fait contribuer au feu et on continue les innovations, comme ce que vous avez
vu avec l'A400M, pour justement épandre du retardant.
Puis, à côté de ça, la France a été à l'initiative il y a plusieurs années, on
n'a pas non plus attendu, d'un mécanisme de solidarité européen et on l'active.
Et on a une douzaine de moyens qui viennent en plus là et qui, en fait, nous
permettent de compenser l'écart entre 70 % et 90 % de disponibilité de notre
flotte.
La clé de ce qu'on a fait derrière, c'est aussi réinvestir dans les femmes et
les hommes. C'est tout ce qu'on a fait avec la sécurité civile. On a
aujourd'hui 51 colonnes de feu, qui sont des femmes et des hommes qui se
déploient, et c'est parce qu'on a fait cet investissement pour notre sécurité
civile, qu'on l'a fait aussi côté militaire, avec une unité nouvelle d’ailleurs
militaire qui a été décidée pas très loin d'ici, à Libourne, il y a quelques
années, qui était un de nos choix aussi, pareil, on a anticipé, qu'on a pu les
déployer. Au moment où je vous parle, on en a une vingtaine de ces colonnes qui
sont ici sur le site. Voilà, je pense qu'on a mis le maximum de moyens. Il y a
une mobilisation très forte de tout le monde sur le terrain et je veux vraiment
ici les en remercier.
Et vous savez, on fera tous les retours d'expérience, et je m'en porte garant,
pour continuer de s'améliorer comme on l'a fait à chaque crise. Mais on a
anticipé collectivement. Il y a eu un très gros travail qui a été fait. La
nation a réinvesti dans tous les domaines civils et militaires. Mais au moment
où on se parle, il faut qu'on soit unis et en action. Il y a des femmes et des
hommes qui risquent tout pour protéger, qui se battent contre le feu. Tout ce
qu'on doit faire, c'est les aider. Et donc moi, j'ai plein de soutien à nos
pompiers, nos sapeurs-pompiers, nos militaires, nos bénévoles, tous ceux qui
contribuent. Je veux remercier nos forestiers qui ont tout de suite été faire
ces pares-feux de manière admirable et la DFCI une fois encore. Je veux
remercier nos agriculteurs qui ont été là, qui ont amené des capacités, qui ont
aidé. Il y a une chaîne humaine qui s'est faite. Et évidemment, remercier nos
maires et tous les bénévoles. Et là, on est une seule équipe. On est tous
groupés. On y va. On se bat pour gagner la bataille du feu. On est, je
l'espère, en train de la gagner. En tout cas, on va tout faire. On anticipe
chaque étape des prochaines heures pour continuer de protéger, continuer de
sauver des vies, réduire au maximum évidemment ce qui peut advenir, accompagner
les plus vulnérables et les plus fragiles, et ensuite leur permettre de faire
le suivi. Et puis, à côté de ça, il y aura le retour à la maison, il y aura les
assurances qu'on active, la cellule de crise économique, l'accompagnement des
commerçants, du secteur du tourisme, des agriculteurs, et tout ça se fait en
bon ordre. Et évidemment, on fera encore tout pour s'améliorer parce qu'on doit
continuellement s'améliorer, évidemment.
> [Feux de forêts] Il y a une cellule de crise
économique. D'abord, il y a une cellule ici animée localement sous l'autorité
de Madame la préfète, avec toutes les forces vives. Il y a une cellule
nationale qui va se réunir tous les jours et, évidemment, on va accompagner. Premièrement,
il y a les entreprises qui sont bloquées dans leur activité parce que tout est
arrêté, parce qu'elles n'ont plus de chaînes qui sont préservées, parce
qu'elles ont dû déplacer des choses. Donc on va les accompagner, les
entreprises et les travailleurs.
Ensuite, il y a des entreprises qui ont parfois perdu des capacités de
production. Celles-là, on va les accompagner, avec les assureurs pour qu'elles
puissent justement être indemnisées. Il y a ensuite le secteur évidemment
touristique qui est impacté parce que lui, il a une perte de revenus. Et donc
ça, il faut pouvoir l'intégrer. On l'avait fait malheureusement en 2022 à La
Teste, vous vous en souvenez peut-être, et donc on connaît le protocole, c'est
ce qu'on va faire.
Et puis, il y a le secteur de la sylviculture ou de l'agriculture, où, là, il y
a des impacts spécifiques, les uns à cause des feux, les autres aussi à cause
de la sécheresse. C'est pour ça que le Gouvernement est également mobilisé,
sous l'autorité de Monsieur le Premier ministre, pour accompagner notre
agriculture qui est très fortement touchée par une sécheresse totalement
inédite et qui est en fait la cause première de ce qu'on vit.
> [Feux de forêts] Il faut avoir beaucoup d'humilité, ce qu'on vit est très atypique. D'abord, au moment où on se parle, je le disais, je parle sous le contrôle du ministre, en 2022 on a eu 70 000 hectares de brûlés. Ce qui était déjà le record des dernières années. 70 000 toute la saison des feux 2022.
Au moment où on se parle, on est à 116 000. Vous
imaginez ? Donc l'année 2026, elle est atypique complètement, et ça sur un
terreau qui est une extrême sécheresse, extrême sécheresse ici et sur toute une
bande qui va au fond du littoral ouest jusqu'au nord-est, et puis dans toute la
bande sud-est et en Corse. Donc il va falloir qu'on résiste, mais c'est ça en
fait, une matière organique qui est là parce qu'il y a eu beaucoup de pluie qui
a fait monter une végétation extrêmement abondante au printemps et au tout
début d'été, puis une forte vague de chaleur qui a beaucoup, beaucoup asséché
cette matière et qui en a fait un combustible absolument terrible dès qu'il y a
un début de feu. Donc face à ça, on a eu des événements qu'on ne connaissait
pas.
D'abord, on sait que cette forêt des Landes et de Gascogne est extrêmement dure
à maîtriser parce qu'il y a de la tourbe, parce qu'il y a un phénomène qui est
aussi lié au pin qui, quand il y a du vent, est très tourbillonnant. On l'avait
vécu en 2022. S'ajoute à ça cette extrême sécheresse également le fait qu'on a,
à cause de tous ces phénomènes et du phénomène climatique, ces fameux
pyrocumulonimbus qui apparaissent et donc qui sont de vraies boules de feu qui
peuvent projeter beaucoup plus loin ce phénomène.
Donc voilà, on doit se préparer à tout ça. On y est et donc on va s'adapter.
Ensuite, évidemment, le Premier ministre et les membres du gouvernement sont à
la disposition des forces politiques, comme ils le sont à chaque fois. Et donc
je ne veux pas ici me prononcer à la place de Monsieur le Premier ministre,
avec qui j'étais il y a quelques heures. On était ensemble à la CIC ce matin,
puis en Conseil des ministres. Mais en fonction de l'évolution de la situation,
évidemment, on mobilisera pour pouvoir informer les présidentes et présidents
de groupes parlementaires.
Et donc le Premier ministre, en tant que de besoin, les réunira. Évidemment, la
priorité est d'abord opérationnelle. Il faut qu'on arrive à gagner cette
bataille, ici en particulier, du feu, et qu'on soit mobilisés, et qu'on soit
aussi en contact permanent avec nos maires sur le terrain.
> Nous n’oublions pas le Père Jacques Hamel. Il y a dix ans aujourd’hui, il était lâchement assassiné par deux terroristes islamistes, pris pour cible parce qu’il incarnait le refus de la haine, la fraternité et l’espérance. À ses proches, à ses paroissiens et à tous les habitants de Saint-Étienne-du-Rouvray, aux catholiques de France, j’adresse le salut fraternel et fidèle de la Nation. Sa mémoire nous oblige. Elle nous oblige à défendre sans relâche la liberté de conscience que garantit et protège la République. Face au terrorisme islamiste, la France reste unie. Fidèle à ce qui la fonde. Résolue à ne rien céder à ceux qui veulent nous diviser.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> Notre pays traverse une saison de feux inédite : 116 085 hectares ont déjà
brûlé et 13 566 départs de feu ont été recensés depuis janvier. Nous avons déjà
dépassé l’année record de 2022 (72 000 hectares brûlés). La lutte contre les
incendies commence par la prévention. 9 feux sur 10 sont d’origine humaine et
la plupart naissent d’une imprudence : un mégot, un barbecue, des travaux
réalisés sans précaution. Reporter un chantier, débroussailler son terrain, ne
pas fumer près de la végétation : ces gestes simples sauvent des forêts, des
maisons et des vies. Mais tous ces feux ne sont pas des accidents. Certains
sont allumés délibérément : c’est un crime, puni de 15 ans de réclusion
criminelle. Depuis le 6 juillet, 162 interpellations ont déjà eu lieu. Les forces
de sécurité sont pleinement mobilisées pour identifier les incendiaires. Ils
seront retrouvés, interpellés et répondront de leurs actes devant la justice.
> Il y a dix ans, le père Jacques Hamel était assassiné dans son église. Ses assassins voulaient tuer un homme, profaner une foi, humilier notre pays et dresser les Français les uns contre les autres. Ils ont échoué. La haine nous a blessés. Mais elle ne nous a pas gouvernés. Parce que la fraternité n’est pas une faiblesse. Elle est la force de la République qui protège chacun, combat le terrorisme sans relâche et refuse que la haine ait le dernier mot. Hommage au père Jacques Hamel. Hommage à toutes les victimes du terrorisme.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> Il y a dix ans, le père Jacques Hamel était assassiné par des terroristes
islamistes alors qu’il célébrait son office à Saint-Étienne-du-Rouvray. Homme
de paix, de dignité et de courage, profondément engagé en faveur du dialogue
interreligieux, il restera le symbole d’une France qui refuse de céder à la
haine et à l’obscurantisme. La Nation n’oublie pas. Nous poursuivons avec une
détermination intacte le combat contre le terrorisme islamiste.
> [Feux de forêts] Dans le Var, un individu a été interpellé sous l’autorité du procureur de la République de Draguignan, en lien avec les incendies que les sapeurs-pompiers continuent de combattre. Mise en examen, il a été placé en détention provisoire. Je voudrais saluer le travail acharné des enquêteurs de la gendarmerie et de la police pour mettre fin à ces comportements incompréhensibles et inacceptables. Depuis le début de l'été, les forces de sécurité intérieure ont interpellé 184 personnes. Car nous faisons preuve d’une détermination totale pour retrouver chaque incendiaire : aucune complaisance face à ceux qui mettent en danger des vies, exposent nos sapeurs-pompiers et détruisent notre patrimoine.
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens
combattants)
> [Feux de forêts] 1 500 militaires sont aujourd’hui mobilisés face aux
incendies dans le Sud-Ouest. Aux côtés de l’ensemble des services de l’État,
les armées mettent en œuvre tous les savoir-faire qui peuvent être utiles. Les
sapeurs du génie poursuivent leur effort pour créer des pares-feux. Les pilotes
d’hélicoptères participent à la caractérisation et au combat contre les
flammes, en appui des sapeurs-sauveteurs des SDIS et de la sécurité civile.
Notre capacité drones contribue à la surveillance de l’évolution des feux. Le
service du commissariat des armées met à disposition du matériel, des bus et
des chauffeurs pour soutenir l’évacuation de la population. Le service de santé
des armées active une trentaine d’équipes médicales, avec des ambulances et des
moyens aériens configurés pour les évacuations médicales d’urgence. Enfin, des
sections de combat du dispositif SENTINELLE patrouillent aux côtés des forces
de sécurité intérieure pour contrôler les zones sinistrées et les bourgs
évacués, afin de prévenir les actes malveillants. Je salue l’engagement
exemplaire de nos militaires qui, aux côtés des forces de sécurité intérieure,
des sapeurs-pompiers et de la sécurité civile, répondent présents pour venir en
aide aux habitants, aux familles touchées et aux personnes déplacées, et protéger
les entreprises menacées par les incendies.
> Les plages du Débarquement en Normandie entrent au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette reconnaissance rend hommage à celles et ceux qui, le 6 juin 1944, ont combattu, sacrifié leur vie ou risqué la leur pour notre liberté. Elle honore aussi tous ceux qui, depuis plus de 80 ans, perpétuent leur mémoire avec fidélité, génération après génération. La liberté a un prix. Notre devoir est de nous en souvenir et de transmettre cet héritage.
Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances
et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> [Feux de forêts] Plusieurs annonces concernant les assurances pour les
sinistrés et évacués des feux en cours en Gironde, dans les Landes et dans le
Var.
Première annonce : Prolongation exceptionnelle du délai de déclaration des
sinistres jusqu’au 31 août, pour toutes les personnes devant faire jouer leur
assurance.
Deuxième annonce : Prise en charge des frais de relogement, au titre de
l’assurance habitation, pour toutes les personnes ayant dû évacuer leur
résidence principale sur ordre des autorités publiques :
- Que leur logement ait été endommagé ou non
- Jusqu’à trois semaines de relogement, selon la durée d’interdiction d’accès à
leur résidence
- Départements concernés : la Gironde (33), les Landes (40) et le Var (83)
Cette prise en charge sera effectuée sur présentation des justificatifs
nécessaires, dans les conditions et limites fixées par le contrat d’assurance
en cas de dommages, et dans la limite de la période d’interdiction d’accès à la
résidence principale.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> Je suis très heureux d'être aujourd'hui en Haute-Savoie, à Annemasse et de
traiter aujourd'hui de cette question qui concerne le ministère des Affaires
étrangères, qui est la vie quotidienne de nos compatriotes, et notamment ceux
qui vivent ici à Annemasse, qui sont confrontés à l'international, puisque leur
vie est transfrontalière. Et c'est pourquoi nous nous mobilisons, au ministère
des Affaires étrangères, en lien avec les élus des territoires frontaliers,
pour améliorer leur vie et trouver des solutions là où des problèmes
surviennent. La ligne Léman Express est un magnifique exemple de la manière
dont les régions des pays frontaliers, la Suisse et la France, peuvent coopérer
au bénéfice de leurs populations respectives, puisqu'on a là désormais la plus
grande infrastructure de transport régional transfrontalière en Europe, qui
donne pleine satisfaction. J'ai pu le vérifier auprès de ceux qui l'empruntent,
qu’ils traversent la frontière, qu'ils fassent des trajets de la France à la
France ou de la Suisse à la Suisse. C'est donc de ce type de modèle dont nous
devons nous inspirer pour apporter des solutions créatives, innovantes, aux
sujets de mobilité, de santé, de travail, de logement pour nos compatriotes qui
ont une partie de leur vie d'un côté de la frontière, et l'autre de
l'autre.
> Il y a un certain nombre de sujets à la frontière qui sont communs, que l'on parle de la frontière avec le Luxembourg, la Belgique, l'Allemagne, la Suisse ou même l'Italie. C'est le cas par exemple des questions d'indemnisation, dans le cadre de l'assurance chômage. Sujets qui peuvent être traités comme ça a été le cas à l'échelle européenne ou éventuellement à l'échelle nationale. Mais il y a des sujets qui dépendent très largement, pour leur résolution, des spécificités locales. Et donc il faut être créatif. Et je veux saluer ici, à la frontière avec la Suisse, comme j'ai pu le faire tout récemment à la frontière avec l'Italie, où j'étais accompagné par des élus de ce même territoire, parce qu'on est ici dans un département qui a deux frontières avec deux pays, d'imaginer des solutions nouvelles, créatives, qui nous appellent à sortir un petit peu des cadres ou des chemins habituels au bénéfice des populations, des deux côtés de la frontière. Et lorsque les bonnes volontés s'alignent, ça peut fonctionner.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> [Feux de forêts] Cette nuit, 8 établissements médico-sociaux ont dû être
évacués en urgence, soit près de 700 personnes vulnérables, dans des conditions
particulièrement difficiles. Les équipes ont agi avec sang-froid et
détermination face à une situation qui évoluait très rapidement. La priorité
absolue était de mettre à l’abri ces personnes fragiles, en seulement quelques
dizaines de minutes. Je veux adresser ma profonde reconnaissance à l’ensemble
des soignants, aux SAMU, aux ambulanciers, aux sapeurs-pompiers, aux forces de
sécurité intérieure, aux militaires et à tous les professionnels venus de toute
la France pour conduire ces évacuations dans des conditions aussi exigeantes.
Un formidable élan de solidarité est engagé dans toute la France. Avec les
établissements et les ARS, nous organisons l’accueil des personnes évacuées en
mobilisant près de 300 places dans des centres d’accueil dédiés pour les
résidents les plus autonomes, ainsi qu’une centaine de places en EHPAD de
Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie pour les personnes les plus fragiles
nécessitant un accompagnement renforcé. Un objectif nous guide : garantir à
chacune et chacun une prise en charge adaptée et protéger, avant tout, les
personnes les plus vulnérables.
> Echange très constructif avec Bernard Tranchand, président de l'UNAF. Nous partageons la conviction que les familles doivent rester au cœur de notre action publique. Cet entretien a permis de poursuivre un dialogue de confiance avec l'UNAF sur les grands enjeux de la politique familiale et de la protection des plus vulnérables. J'ai réaffirmé la volonté du Gouvernement de poursuivre un travail étroit avec l’UNAF pour apporter des réponses concrètes aux attentes des familles et assurer l'accompagnement des plus vulnérables.
Marina Ferrari (ministre des Sports, de la Jeunesse et
de la Vie associative)
> [Feux de forêts] En lien étroit avec le préfet de la Gironde et les
services de l'État, tous les séjours de mineurs qui devaient être évacués l'ont
été afin d'assurer la sécurité des enfants et des équipes d'encadrement.
L'arrêté préfectoral interdisant les accueils collectifs de mineurs avec
hébergement jusqu'au 8 août est une mesure de précaution indispensable pour
protéger les enfants, les équipes d'encadrement et les familles. Je tiens à
saluer l'engagement exemplaire des sapeurs-pompiers, des forces de sécurité, des
services de l'État, des organisateurs et des équipes d'animation, mobilisés
sans relâche face à cette situation. Le ministère reste mobilisé aux côtés de
tous les acteurs concernés pour accompagner les familles, les accueils de
mineurs et suivre l'évolution de la situation.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> Au cœur de la Vienne, à Montmorillon et Chenevelles, nous nous engageons
État et collectivités locales pour lutter contre les violences intrafamiliales
et sexuelles. Avoir des élus référents et formés, augmenter notre soutien aux
associations, renforcer les places d'hébergement d'urgence : c'est le combat de
tous.
> « Et toi, qu'est-ce que t'as fait pendant les
vacances ? » Cette question, tous les enfants doivent pouvoir y répondre. Le
droit de partir, de découvrir, de jouer, de s'évader, de se construire des
souvenirs ne doit jamais dépendre du code postal ou des moyens des parents.
C'est ce que nous sommes venus réaffirmer à Dreux.
Vivre des expériences ou partir comme avec le Pass Colo que j'ai lancé à l'été
2023 : plus de 75 000 enfants en ont déjà bénéficié. Les vacances ne sont pas
un privilège. Elles sont un droit à l'enfance.
Marie-Pierre Vedrenne (ministre déléguée auprès du
ministre de l’Intérieur chargée de la citoyenneté)
> Lancement de la démarche VigiNoyades.
Chaque noyade est un drame, chaque vie sauvée est une victoire collective
Depuis le début de l’été, 197 personnes ont perdu la vie par noyade. Derrière
ce chiffre, il y a des familles brisées, des proches bouleversés et des drames
qui, souvent, auraient pu être évités. Alors qu’une nouvelle vague de chaleur
s’annonce et que les lieux de baignade seront très fréquentés, nous agissons. Nous
lançons VigiNoyades, un plan national de prévention pour renforcer la sécurité
de tous. Concrètement, VigiNoyades, c’est :
- mieux identifier les zones de baignade les plus fréquentées et les plus à
risque ;
- renforcer la prévention et la sécurisation, notamment autour des sites
interdits ou non surveillés ;
- mieux informer les Français et les orienter vers des lieux de baignade
surveillés à proximité.
Ce plan est le fruit des échanges menés avec les élus, les services de l’État,
les secours, les associations et les acteurs de terrain... Il répond à une
conviction simple : prévenir, c’est déjà protéger. Tout au long de l’été, les
services de l’État continuent d’être pleinement mobilisés.
Mais la sécurité repose aussi sur des gestes simples que chacun peut adopter :
respecter les interdictions, privilégier les zones surveillées, ne jamais
quitter les enfants des yeux et connaître ses propres limites.
Faisons de cet été un été de vigilance et de responsabilité.
Parce qu’un simple réflexe sauve une vie.
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> [Feux de forêts] Au moment où des femmes et des hommes risquent leur vie
pour protéger les Français, les polémiques politiciennes sont indécentes.
Depuis 2017, le budget de la Sécurité civile a quasiment doublé et les moyens
aériens et terrestres ont été considérablement renforcés après des années de
sous-investissement grâce à Emmanuel Macron et à Sébastien Lecornu. (…)
Je ne peux pas laisser dire que les moyens ne seraient pas au rendez-vous.
> [Feux de forêts] Les extrêmes réclament plus de moyens mais ont voté contre toutes les augmentations de budget depuis 2017. Chaque jour qui passe sans budget est un jour où l’on ne peut investir. Les mêmes qui réclament plus de moyens refusent de les adopter.
> [Feux de forêts] La forêt de demain ne sera pas la forêt d'aujourd'hui.
Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des
Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> [Feux de forêts] Face aux incendies inédits qui frappent notre pays, mes
pensées vont aux habitants évacués et sinistrés, ainsi qu’à nos pompiers,
militaires, forces de l’ordre, bénévoles et soignants qui œuvrent jour et nuit.
Ils sont la fierté de notre pays. Comme pour tant d’autres défis, c’est avec
nos alliés que nous pouvons répondre aux crises. Depuis plus de vingt ans, le
mécanisme européen de protection civile permet à nos pays de s’entraider
lorsque des catastrophes dépassent, temporairement, les capacités de chacun.
Par le passé, certains étés, nos pompiers sont intervenus en Grèce, en Espagne
ou en Italie. Aujourd’hui, c’est grâce à ce mécanisme que le Portugal, la
République tchèque, la Slovaquie et la Croatie nous envoient des avions, des
hélicoptères et des équipages spécialisés, avec le soutien de la Suisse et de
la Suède. C’est cela, une Europe qui protège : une Europe capable de mutualiser
ses moyens pour faire face aux chocs et de faire vivre une solidarité concrète,
qui bénéficie à tous.
> Horrifiée par l’attaque terroriste islamiste visant la communauté LGBT à la pride de Berlin. Mes pensées pour les victimes, leurs proches et tout le peuple allemand.
● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)
> [Feux de forêts] Mes pensées vont à toutes celles et tous ceux qui sont
touchés par les incendies dans le Sud-Ouest et en Provence. Face aux
importantes répercussions de ces incendies, le Gouvernement mettra tout en
œuvre pour permettre le recours à l'activité partielle lorsque les conditions
sont réunies, afin que les salariés et les entreprises des zones concernées par
les incendies puissent traverser cette épreuve dans les meilleures conditions.
Le motif de recours lié à un sinistre à caractère exceptionnel permet d'ores et
déjà de mobiliser ce dispositif, notamment :
- lorsque des salariés sont empêchés de rejoindre leur lieu de travail en
raison des évacuations ou des difficultés de transport ;
- lorsque la qualité de l'air impose l'interruption des activités en extérieur.
Notre priorité est simple : protéger les salariés, préserver l'emploi et
accompagner les entreprises touchées.
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la
Justice)
> [Protection des enfants] Dès janvier prochain, nous renforcerons la
protection des enfants faisant l’objet d’une mesure d’assistance éducative, qui
bénéficieront tous de l’assistance d’un avocat. Nous travaillerons tout l’été
pour préparer l’entrée en vigueur de cette mesure, pour laquelle j’ai tenu
aujourd’hui une nouvelle réunion avec les magistrats, avocats et l’ensemble des
acteurs de la protection de l’enfance.
> [Protection des enfants] Nouvelle réunion de travail ce matin avec la conférence des premiers présidents de cour d’appel, consacrée aux incidences du réexamen par les parquets des plaintes pour violences sexuelles sur mineurs dans les juridictions, notamment dans les cabinets d’instruction. Un dialogue renforcé et constructif avec les représentants des premiers présidents afin d’identifier les difficultés rencontrées par l’ensemble de la chaîne pénale et y apporter des solutions concrètes.
> [Protection des enfants] Fin des réunions de travail individuelles avec 3 procureurs généraux du nord et de l’est de la France, dans le cadre de la revue des plaintes relatives aux infractions sexuelles sur mineurs. Dans le ressort de la cour d’appel de Douai, 6 322 procédures relatives à des infractions sexuelles sur mineurs ont été réexaminées, mobilisant, aux côtés des magistrats, 345 officiers de police judiciaire dans les 10 tribunaux du ressort pour les identifier et les réétudier. Ce sont aussi 2 382 procédures qui ont été revues par le parquet général d’Amiens, où 52 % d’entre elles concernent une victime toujours mineure. Enfin, 1 697 réexamens ont été effectués dans le ressort de la cour d’appel de Reims, dont 102 procédures d’enquête ont moins de six mois au tribunal judiciaire de Troyes. Soit plus de 10 400 procédures déjà réexaminées dans ces trois cours d’appel grâce à la mobilisation des magistrats des parquets, des greffes, des agents et des forces de l’ordre, que je remercie pour leur engagement.
> 36% d’expulsion de détenus étrangers en plus ! Comme je m’y étais engagé à mon arrivée au ministère de la Justice, nous avons renforcé les expulsions de détenus étrangers : depuis le début de l’année, 1 019 détenus étrangers ont été reconduits à la frontière dans le cadre de la procédure LC-Expulsions, soit une hausse de + 36% par rapport à 2025. Dans les semaines et les mois qui viennent, nous continuerons d’amplifier notre action pour expulser davantage de détenus étrangers par la coopération internationale et la fermeté de l’administration.
> Il y a tout juste un an, nous avons ouvert la première prison de haute sécurité dans le Pas-de-Calais. Une réussite grâce aux agents pénitentiaires qui ont rendu cela possible.
Serge Papin (ministre des Petites et moyennes
entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat)
> [Feux de forêts] 3 annonces que nous avons faites ce matin avec Roland
Lescure sur les incendies qui touchent la France :
- Les assureurs rembourseront les frais de relogement pour les évacués et
sinistrés de la Gironde, des Landes et du Var, peu importe si les logements ont
été endommagés
- Le délai de déclaration d'un sinistre est prolongé jusqu'au 31 août au lieu
des 5 jours habituels
- Le régime d’activité partielle peut être actionné pour les salariés des
entreprise impactées directement ou indirectement par les incendies.
Annie Genevard (ministre de l'Agriculture, de
l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire)
> La canicule, la sécheresse et les incendies frappent durement nos
territoires. Face à ces crises, l’État est pleinement mobilisé. J’ai réuni
aujourd’hui l’ensemble des préfets de région et de département pour un point
précis, territoire par territoire. Je leur ai demandé, à cette occasion, de
faire usage des souplesses permises par la règlementation agricole, notamment
en étudiant avec bienveillance les demandes de dérogation qui leur sont faites.
Objectif : anticiper, coordonner et agir. Pour soutenir les agriculteurs
confrontés à des pertes parfois considérables, accélérer la mise en œuvre des
mesures d’accompagnement et garantir que tous les moyens de l’État soient
engagés là où ils sont nécessaires.
> [Feux de forêts] Les agriculteurs répondent présents quand la
Nation est éprouvée. Face aux incendies en Gironde, leur engagement est
exemplaire. Pour protéger ceux qui nous protègent et être pleinement efficaces,
cette mobilisation doit être coordonnée avec les pompiers. C’est ainsi qu’on
assurera la sécurité des secours, et des agriculteurs volontaires.
> [Feux de forêts] Face aux incendies qui frappent la Gironde et le Var, des
milliers d’agriculteurs venus de nombreux territoires se mobilisent une
nouvelle fois aux côtés des sapeurs-pompiers. Avec leurs tracteurs, leurs
tonnes à eau et leur connaissance du terrain, ils apportent un soutien
logistique indispensable pour la création de pare-feux ou la sécurisation des
accès, avec un engagement exemplaire. Solidarité ! Fraternité ! Merci à tous.
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> 56 : c’est le nombre de biens français classés au patrimoine mondial
de l’UNESCO depuis hier.
Alors que plusieurs départements sont meurtris par les feux de forêts, deux
ensembles de sites français majeurs viennent d’être inscrits au patrimoine
mondial de l’UNESCO : des lieux remarquables par l’histoire dont ils sont
les témoins.
- Les plages du Débarquement : Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword et la Pointe
du Hoc. Sur ces plages et cette falaise, débarquèrent le 6 juin 1944 des
dizaines de milliers de soldats pour libérer la France et l’Europe du joug
nazi. C’est leur courage et leur mémoire, mais aussi la paix qu'ils ont permis
de construire, qui, grâce notamment à l’engagement de toute la Normandie et de
l’Etat pour ce classement, bénéficient désormais d’une protection
renforcée ;
- Les forteresses royales du Languedoc, construites, reconstruites ou
renforcées par les rois capétiens : les noms pour certains légendaires des
forteresses de Carcassonne, Aguilar, Lastours, Montségur, Peyrepertuse,
Puilaurens, Quéribus et Termes.
Une protection qui fait entrer ce patrimoine, que visitent notamment les
publics scolaires, dans une dimension universelle. Et une invitation collective
à visiter, connaître, protéger et transmettre.
Françoise Gatel (ministre de l’Aménagement du
territoire et de la Décentralisation)
> [Feux de forêts] Je voudrais
d'abord exprimer ma profonde gratitude, dire mon soutien et celui du gouvernement
à l'ensemble des forces mobilisées contre les incendies, mais tout
particulièrement aux élus locaux qui, plus que jamais, sont là pour protéger,
rassurer, organiser, avec les services de l'État, les secours aux personnes et
notamment les évacuations. (…)
Les élus locaux, dans ces territoires,
représentent l'honneur de la France et la valeur d'un engagement qui est très
exigeant, très difficile et qui nécessite une mobilisation extrême et parfois
inattendue. (…)
Ce sont des habitants ou des touristes
qui ont dû être évacués. Ils l'ont été d'ailleurs dans de bonnes conditions et,
là encore, on mesure l'ampleur de la tâche parce que c'est rapide, c'est
inattendu, il faut trouver de quoi loger les personnes. Cette situation est
inattendue parce qu'il y a une ampleur géographique qu'on n'a jamais connue.
> [Feux de forêts] LFI, pour causer, ils sont très bien ; pour faire, beaucoup moins. C'est inadmissible que, pendant cette période où tout le monde est mobilisé contre les incendies, il y ait des polémiques de la part de gens. Quel est leur degré de connaissance du sujet ? Quel est leur degré de connaissance des moyens ? Il vaudrait mieux d'abord saluer tous ceux qui sont engagés d'une manière aussi courageuse. (…)Il y a partout des gens qui, aujourd'hui, sont extrêmement mobilisés, des bénévoles. Je trouve ça insupportable de distinguer le malheur des gens selon leurs moyens. C'est vraiment d'un niveau zéro.
> Les pompiers expriment effectivement l'attente en matière de besoins. Le gouvernement, à l'époque, a organisé, à l'initiative du Président, le Beauvau de la sécurité civile. Et nous sommes aujourd'hui en phase de conclusion. Il y a effectivement nécessité de retrouver de la capacité pour la sécurité civile, des ressources, et les discussions vont bientôt se terminer sous la responsabilité du ministre de l'Intérieur.
> Il y a deux sources de financement principales pour les services de secours et d'incendie : les départements, mais aussi les communes, qui contribuent d'une manière significative. Aujourd'hui, il y a de nouveaux besoins. Les services de secours étaient très mobilisés sur les secours aux personnes. Donc, ce sont des moyens particuliers. Aujourd'hui, on voit l'ampleur des feux, des feux concomitants, ce qui pose d'autres problèmes, et il y a besoin de moyens supplémentaires. Je l'ai dit, c'est le sujet qui va aboutir sous peu de temps. Mais il y a aussi de la mutualisation et vous avez vu comment, à l'échelle européenne, des moyens très conséquents sont mis en œuvre.
> [Décentralisation] Le Premier ministre ne renonce pas et moi non plus, parce que je pense que,
dans notre pays, le fait de confier aux collectivités des compétences, c'est
nécessaire. Vous voyez comment les départements gèrent aujourd'hui, d'une
manière remarquable, avec les préfets de département, les incendies. Donc, ça
montre que ça marche. Il faut permettre que les choses soient faites au bon
niveau. Je pense que, par exemple, le logement, dont nous allons terminer la
décentralisation, est l'exemple même de politique qu'il faut faire au plus près
des gens, parce que c'est là où ça marche. Donc, on n'a pas renoncé, et à
l'État local, on n'a pas renoncé non plus. (…)
Ça nous semble nécessaire parce que,
voyez, l'État local, c'est exactement ce qui se passe aujourd'hui. C'est-à-dire
que c'est le préfet de département qui est aux côtés des élus pour coordonner
l'ensemble des services de l'État, pour que ça marche mieux et pour accompagner
les élus dans leur mission. Donc, c'est un texte extrêmement important. On a
préféré passer le texte sur le logement, à la demande des associations d'élus,
mais on n'a pas du tout renoncé.
> Aujourd'hui, la
politique du logement est décidée depuis Paris. C'est-à-dire que, depuis Paris,
on définit quel type de logement il y a dans telle partie du département. On
voit bien que ça ne marche pas et qu'il faut permettre au terrain de décider et
de faire les choses qui conviennent. Donc, ce qu'on appelle les
intercommunalités, les métropoles, les communautés d'agglomération, seront
autorités organisatrices de l'habitat. C'est-à-dire que c'est à cette échelle
de territoire très fine que seront décidées les choses, et les maires, qui sont
responsables des équipements à mettre en place que nécessite une nouvelle
population, auront aujourd'hui une place plus importante dans l'attribution de
logements. (…)
On ne touche pas aux obligations faites
par la loi de quotas de logements sociaux dans certaines communes. Aujourd'hui,
il y a capacité à adapter les choses, avec l'accord du préfet, quand c'est
nécessaire, entre les communes. Mais surtout, je crois que les maires sont des
gens extrêmement responsables, qui connaissent bien les besoins, qui
connaissent bien leur population et qui seront, au sein d'un dispositif où il y
aura des règles, très bien gérer les choses d'une manière, à mon avis, plus
efficace.
> Il y a trop de
normes qui bloquent, qui coûtent cher, qui ralentissent, qui compliquent la vie
parce que, parfois, elles sont contradictoires. Donc, le Premier ministre a
annoncé au Congrès des maires, l'année dernière, que 100 mesures de
simplification seraient prises. Nous allons dépasser les 100 mesures avant le
mois de novembre, novembre étant le mois du Congrès des maires, puisque nous
allons être autour de 120, 130 mesures de simplification. C'est vraiment une
guerre contre les normes, qui est une guerre déterminée, parce qu'aujourd'hui
il faut donner aux maires le pouvoir d'agir, de la souplesse, de l'agilité. Et
donc, nous agissons sur tous les sujets. (…)
À un moment où on a beaucoup besoin d'eau
et où il n'y en a pas beaucoup, nous avons permis que l'obligation de vidange
annuelle des piscines municipales soit supprimée. Quand vous allez à la
piscine, l'eau est surveillée tous les jours, donc elle est sanitairement
correcte, et on obligeait les collectivités à vidanger l'eau de la piscine une
fois par an. Trois milliards de mètres cubes d'eau qui partaient dans la
nature, gaspillés, et 30 millions d'euros de dépenses. Donc ça, on l'a
supprimé. C'est un exemple très concret et qui montre l'intérêt de garder une
norme qui protège, mais de la doser correctement, comme vous dosez un
médicament ou un traitement.
> [Violences contre les élus locaux] Alors, l'État s'est profondément et beaucoup mobilisé depuis 2019, date à laquelle un maire, le maire de Signes, avait été victime d'un accident suite à une altercation avec des personnes de sa commune qui jetaient des déchets dans la nature. L'État s'est profondément mobilisé puisque nous avons aujourd'hui un partenariat entre toutes les associations départementales de maires et la gendarmerie, d'abord pour former les élus à la gestion du conflit. Deuxièmement, nous avons tout un système de protection qui fait que tous les élus qui le souhaitent peuvent donner leur numéro de portable à la gendarmerie. Quand ils appellent, ils sont directement identifiés. Ils portent plainte, les procureurs instruisent systématiquement les plaintes. Et puis, quand il y a une situation qui devient très difficile, il y a aussi des boutons d'appel dont sont équipés les élus qui le souhaitent. Et enfin, dans le texte sur le statut de l'élu que nous avons fait adopter en 2025 et qui reconnaît l'engagement des élus, qui pour la plupart sont des bénévoles, nous avons élargi la protection fonctionnelle, pour toute agression dans le cadre d'un mandat d'élu, à l'ensemble des élus, y compris l'opposition. Et enfin, nous avons renforcé les peines qui peuvent être infligées à des agresseurs d'élus. Ces peines sont aujourd'hui au niveau de celles qui existent pour l'agression de policiers, de gendarmes, c'est-à-dire de personnes qui détiennent l'autorité de l'État, qui incarnent l'État, parce que c'est le cas des maires dans leur fonction.
Philippe Baptiste (ministre de l’Enseignement
supérieur, de la Recherche et de l’Espace)
> [Feux de forêts] Face aux incendies qui frappent plusieurs de nos
territoires, je veux saluer la mobilisation exemplaire du réseau des Crous. En
ouvrant les portes de leurs résidences universitaires pour accueillir des
personnes contraintes de quitter leur domicile, leurs équipes démontrent, une
nouvelle fois, ce que signifie le service public : réactivité, solidarité et
engagement. Je remercie également les rectorats, pleinement mobilisés aux côtés
des Crous et des services de l’État, pour assurer une réponse coordonnée et
accompagner les personnes touchées par ces incendies. Merci à Bénédicte Durand,
aux personnels des Crous, du Cnous, aux rectorats et à l’ensemble des équipes
mobilisées sur le terrain. Leur action permet d’apporter, dans l’urgence, une
réponse concrète aux personnes touchées par ces incendies, tout en poursuivant
leurs missions au service des étudiants. Dans ces moments difficiles, la
solidarité est plus que jamais une force collective.
> Attirer les meilleurs talents internationaux dans nos universités et nos grandes écoles : c’est toute l’ambition de Choose France for Higher Education. La bourse La Fayette en est une traduction très concrète. Chaque année, 30 étudiants issus d’établissements américains pourront suivre un master entièrement financé dans l’un des établissements français partenaires, tout en bénéficiant d’un programme de rencontres avec nos chercheurs, nos institutions et nos acteurs économiques et culturels. À l’occasion du 250e anniversaire des États-Unis, nous voulons ainsi faire émerger une nouvelle génération d’Américains qui connaissent la France, son excellence académique et scientifique, et qui contribueront demain à renforcer les liens entre nos deux pays. Bienvenue en France à cette première promotion.
Philippe Tabarot (ministre des Transports)
> Solidarité avec nos partenaires italiens après les dégradations sur les
chantiers du Lyon-Turin. À la suite des récentes dégradations survenues
notamment sur le chantier de Chiomonte en Italie, de la part de militants
radicaux y compris français, j'exprime ma pleine solidarité à nos partenaires
italiens et à la société TELT. Ces actes de violence, qui ont causé près d'1
million d'euros de dégâts, ont mis en péril la sécurité d'une dizaine
d’ouvriers qui ont dû être évacués en urgence. L’usage délibéré d’engins
incendiaires est d'autant plus condamnable que l’Europe est en proie à des
incendies dévastateurs. Le projet Lyon-Turin est une infrastructure stratégique
pour la décarbonation des échanges et le report modal de la route vers le rail
entre la France et l’Italie. S’opposer à de grands projets d’infrastructure est
un droit, mais la violence n’est jamais un mode d’action légitime. Ces projets
suivent des procédures légales strictes qui doivent être respectées par tous,
quelle que soit son opinion. Soutien total aux travailleurs et aux forces de
l’ordre mobilisés. Avec l’Italie et l’Union Européenne, nous restons déterminés
à faire avancer ce grand projet de transport durable visant à renforcer les
liaisons ferroviaires transfrontalières.
> [Feux de forêts] Reports et annulations SNCF sans frais prolongés jusqu'au vendredi 31 juillet Face à la persistance des violents incendies en Gironde, il est indispensable de continuer à limiter les déplacements vers la Gironde et les Landes. J'ai demandé à la SNCF de maintenir jusqu'au vendredi 31 juillet son dispositif exceptionnel de flexibilité commerciale pour les voyageurs qui devaient se rendre dans ces départements la semaine prochaine. Les voyageurs concernés pourront ainsi reporter leur voyage, échanger leur billet ou l'annuler, sans frais. Dans le contexte très difficile que traversent les habitants de la Gironde et des Landes, je remercie chacun pour sa compréhension. Soyons solidaires et évitons les déplacements non indispensables vers les zones concernées afin de faciliter le travail des sapeurs-pompiers et des équipes mobilisées.
Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre
déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de
l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et
numérique)
> [Feux de forêts] La situation est exceptionnelle et à bien des égards
dramatique. Heureusement, on ne déplore aujourd'hui pas de victimes humaines,
civiles. J'ai évidemment une pensée pour les trois pompiers décédés dans le
cadre de leur mission depuis le début de la saison. Et puis, des conséquences
pour l'environnement, des conséquences pour les territoires concernés.
115 000 hectares partis en fumée depuis le début de l'année. On a du mal à
se rendre compte. C'est absolument colossal. C'est bien supérieur à toutes les
années que nous venons de passer. 42 000 hectares en Gironde. 13 500
départs de feu depuis le début de l'année. Et donc, des pompiers qui sont
surmobilisés, à pied d'œuvre. Et nous, en tant que Gouvernement, on est là pour
appuyer les dispositifs locaux. C'est notre rôle d'anticiper la protection des
populations. Et c'est ce que je voudrais dire ce matin. Le premier objectif du
Gouvernement, le premier objectif des forces localement, le premier objectif des
sapeurs-pompiers, c'est de protéger les Français, c'est de protéger les
habitants. (…)
Pour d'autres, il y a des conséquences sur leur habitation. Plus de 200 foyers
qui ont brûlé. Jusqu'à présent, il faut se rendre compte de ce que c'est pour
les familles. Vous êtes sur le terrain, vous l'entendez, vos reporters
l'entendent, vous le diffusez sur vos antennes. C'est un drame et c'est un choc
absolument terrible. Perdre sa maison, perdre sa résidence principale, perdre
l'ensemble de ses souvenirs, de ses racines. Et donc, nous, nous serons
évidemment autant que nécessaire pour la reconstruction et pour
l'accompagnement aux côtés des Français touchés.
> [Feux de forêts] Il y a des sites sensibles aux
alentours de l'agglomération bordelaise. Ce qu'on appelle des sites Seveso,
seuil haut, c'est-à-dire des sites avec des risques industriels majeurs,
particuliers, du fait des procédés industriels de ces sites, du fait des
matières contenues dans l'enceinte de ces sites, qui sont parfois difficiles à
évacuer. C'est notamment pour ça qu'on a mobilisé l'armée, pour permettre la
protection de ces sites. Ça passe par des méthodes très précises, par exemple,
par du terrassement, en tout cas, par une protection particulière, parce que
derrière, ce sont des risques, encore une fois, des risques chimiques, des
risques d'explosion, des risques industriels.
> [Feux de forêts] Tant que la situation n'est pas fixée, stabilisée, tant
que la zone n'est pas en sécurité, il n'est pas envisageable d'avoir de nouveau
des voyageurs qui se rendent dans la région parce que la circulation est très
difficile, parce que les forces de secours, parce que les forces de l'ordre
sont très mobilisées. Je rappelle 2 500 sapeurs-pompiers mobilisés en Gironde,
1 500 militaires, 1 200 policiers et gendarmes.
> [Feux de forêts] Nous n'avons pas que des Canadairs. Nous avons des Canadairs, c'est important, nous avons 8 Dash, nous avons des avions d'intervention en location, nous avons des hélicoptères bombardiers d'eau, nous avons désormais un A400M mobilisés, et des moyens européens qui viennent en renfort. Deuxièmement, 95 % des interventions sont des interventions terrestres. Et les lignes de front, face au feu, sont essentiellement tenues par des interventions terrestres. Donc, se focaliser sur l'unique disponibilité des Canadairs, c'est extrêmement réducteur, et pardonnez-moi, inutilement un peu polémique.
> [Feux de forêts] Le budget de la sécurité civile,
lorsque le Président de la République a été élu en 2017, c'était
450 millions d'Euros. Le budget de la sécurité civile à l'heure où on se
parle, c'est 800 millions d'Euros. Il a donc quasiment doublé. Lorsque Gérard
Collomb est arrivé au ministère de l'Intérieur en 2017, nous avions deux
Dash ; des avions qui permettent d'intervenir, là encore, face aux
incendies. Nous avons désormais huit Dash, parce qu'il en a commandé six dans
la première année de son exercice au ministère de l'Intérieur. Donc, nous avons
augmenté les moyens les moyens financiers et nous avons augmenté les moyens
aériens. (…)
Si vous regardez l'ensemble des décisions prises ces neuf dernières années, les
moyens alloués à la sécurité civile, le budget alloué à la sécurité civile, a
quasiment doublé. Ensuite, il y a cette question des deux Canadairs sur l'année
2024, qui ne sont pas dues à une volonté de ne pas en acquérir davantage, qui
sont dues à un engorgement de la chaîne de production. On ne pouvait pas en
avoir davantage à l'instant T, parce que ça prend trois, quatre, cinq ans à
construire. Donc, là encore, je veux bien qu'on relaie des polémiques qui ont
été savamment utilisées par La France Insoumise d'une part, par le
Rassemblement National d'autre part.
À très court terme, on doit se concentrer sur ce qu'est la priorité absolue, à
savoir protéger les habitants, faire reculer ce feu. Ensuite, la question des
moyens se pose-t-elle ? Oui, ces moyens ont été massivement augmentés. Je
le redis, les moyens aériens ont été augmentés et pas uniquement les Canadairs.
Les moyens terrestres ont été augmentés. Lors des conventions passées avec
l'EUDIS, nous avons fait en sorte que ces moyens, qui sont extrêmement
mobilisés, soient en augmentation constante. Et nous continuons à former des
personnels, des sapeurs-pompiers, sapeurs-pompiers volontaires, et également
des militaires qui, aujourd'hui, peuvent intervenir. On le voit encore à
l'heure où on se parle. Donc, dire aujourd'hui que les moyens ont baissé depuis
2017, ou que l'importance de l'augmentation de ces moyens n'a pas été prise en
compte, c'est un mensonge éhonté et c'est une polémique, pardonnez-moi,
grossière dans un moment qui devrait appeler à chacun un peu de gravité.
> [Feux de forêts] La question que l'on devra se poser dans les semaines et dans les mois à venir, c'est celle de l'adaptation pour les années à venir, de l'adaptation en matière de feux de forêt - on en a beaucoup parlé ce matin - mais aussi l'adaptation des bâtiments publics, des services publics.
> La climatisation devient indispensable dans un certain nombre de lieux essentiels. Je ne sais pas si le terme correspond, mais en tout cas la climatisation devient indispensable dans les hôpitaux, des lieux de rafraîchissement, dans les écoles, et donc on voit qu'on va évidemment devoir s'adapter. Un certain nombre d'écoles, un certain nombre de crèches ont été fermées fin juin du fait de l'augmentation significative des températures. Chacun comprend bien qu'on ne peut pas continuer comme cela des années durant, et donc il va falloir accélérer cette adaptation. Pour autant, je me permets de le dire, là encore le travail est engagé. 6 500 emprises scolaires, donc établissements, primaires, collèges, lycées, sont en voie de rénovation, ou ces rénovations ont été terminées, là encore, parce que nous avons mis en place des dispositifs comme le Fonds vert sur lequel les collectivités territoriales peuvent s'appuyer.
Jean-Didier Berger (ministre délégué auprès du
ministre de l’Intérieur)
> Ce que je dis à chacun, c'est de bien suivre l'évolution de la
situation et l'évolution des consignes qui peuvent être données, puisque nous
adaptons les consignes à la situation, en fonction aussi de l'orientation des
vents, de l'évolution des incendies. Les conditions météo, évidemment, jouent
un rôle particulièrement important. Mais je dis surtout à tous les Français de
bien respecter les consignes de sécurité parce qu'on sait que neuf incendies
sur dix sont d'origine humaine. Un tiers de ces incendies d'origine humaine est
accidentel. Donc, si déjà on pouvait éviter tous ces incendies d'origine
accidentelle, ça faciliterait beaucoup le travail des pompiers. Et donc, si on
est solidaire avec les pompiers, on fait attention aussi à ces gestes au niveau
individuel.
> [Feux de forêts] On a aujourd'hui déjà plus d'incendies que sur la totalité de la saison de l'année dernière, plus de départs de feu, plus d'hectares brûlés. Ce sont des conditions tout à fait exceptionnelles mais on est dans une dynamique de moyens qui permet d'y faire face. Et surtout, on a des pompiers qui ont un savoir-faire, qui ont une technicité qui permet d'avoir, dans notre pays, lorsqu'il y a un incendie de ce type, dix fois moins de terres brûlées que dans d'autres pays européens. C'est ça aussi la France : c'est des moyens extraordinaires, une technicité extraordinaire et des résultats qui sont vraiment remarquables.
> [Noyades] On est malheureusement en un peu plus d'un mois seulement, à plus de 180 décès par noyade. C'est évidemment un chiffre qui fait froid dans le dos. Mais il faut le dire à nos compatriotes : une partie de ces noyades peut être évitée si les consignes de sécurité sont respectées. Deux tiers de ces noyades ont lieu dans des endroits qui ne sont pas autorisés pour la baignade. Donc, si chacun respecte les consignes, on peut faire baisser ce chiffre des noyades. Il faut aussi le dire : ces noyades concernent toutes les générations. Il ne faut pas penser que ce sont soit des personnes âgées qui n'ont plus l'habitude de se baigner et qui prennent un risque inconsidéré, soit des jeunes foufous qui viennent se baigner. Tout le monde doit être vigilant et, si on se baigne dans des endroits recommandés, autorisés, on évite un maximum de ces noyades.
> Le racisme est une pieuvre qui a mille tentacules
et il faut que nos compatriotes le sachent : tous les Français sont protégés et
la justice est implacable contre tous les auteurs d'actes racistes. (…)
Il faut comprendre que, quel que soit le type de racisme, quelle que soit la
forme de la discrimination, que ce soit une discrimination sur la couleur de la
peau, sur l'origine, sur l'orientation sexuelle, sur la condition sociale, dans
notre pays, tous les Français sont protégés, quels qu'ils soient.
> [Narcotrafic] D'abord, il faut bien comprendre
que, dans notre pays, il y a beaucoup de choses qui sont faites contre le
narcotrafic. Il y a une loi pour sortir la France du piège du narcotrafic qui a
été adoptée il y a deux ans et qui produit beaucoup de résultats. On a résorbé
un tiers des points de deal dans notre pays. Un point de deal sur trois a
disparu. (…) On a fait baisser le nombre de points de deal d'un tiers. La
menace est mobile. Il peut y avoir des endroits où ça se supprime, d'autres où
ça se recrée. Il y a aussi la numérisation du trafic de drogue. (…)
Nous, ce qu'on voit, pour être très clair, c'est les choses globalement. Le
travail n'est pas fait qu'à Nanterre. Bien sûr, il est fait à Nanterre, il est
fait dans le département des Hauts-de-Seine, dont je suis originaire et que je
connais particulièrement bien, mais il est fait aussi sur tout le territoire
national. J'étais en Martinique il y a quinze jours pour annoncer le plan
Urgence Antilles-Guyane de lutte contre le narcotrafic, puisque, dans toute la
drogue qui est saisie en mer, un kilo sur quatre l'est dans l'aire Caraïbe. Un
kilo sur quatre. Et donc, c'est aussi en allant à l'origine de ces trafics
qu'on peut être plus efficace, en étant fort à l'intérieur, en étant coordonné
avec tous les pays de la zone. (…)
Une mobilisation globale, renforcée par les moyens policiers qu'on met en place.
On a mis 10 000 policiers et gendarmes en plus dans ce pays. On a fait un plan
investigation avec 700 enquêteurs, dont 300 consacrés au narcotrafic. On se
coordonne avec tous les pays, mais surtout, maintenant, il faut aller sur les
consommateurs. (…)
On vient, dans le cadre de la loi RIPOST, de passer l'amende forfaitaire
délictuelle contre les consommateurs de 200 euros à 500 euros. C'est beaucoup
plus significatif qu'auparavant. (…)
Vous vous rendez compte : plus 150 % d'augmentation, c'est déjà une très, très
grosse évolution. Il faut que, maintenant, tout le monde prenne conscience du
fait qu'on ne peut pas consommer dans des consommations dites anodines ou
festives et s'étonner qu'il y ait des gamins de 15, 20 ans qui se fassent
descendre dans la rue. Tout a un lien. Et quand le Premier ministre, à juste
raison, met en place, pour les élites de la nation, le testing pour vérifier
que personne n'est vulnérable, que personne n'est sous emprise au sein du
gouvernement, des cabinets, c'est une démarche qui n'est qu'un premier pas, qui
est amenée à se poursuivre, à s'amplifier, à se généraliser. Est-ce que vous
avez envie d'être opéré par un chirurgien qui se drogue ? Est-ce que vous avez
envie que vos enfants soient conduits par des chauffeurs de bus qui sont sous
emprise ?
> [Loi sur la police municipale] dès la rentrée
parlementaire, parce que c'est prioritaire. C'est un texte, je le vois dans
tous les déplacements que je fais partout en France, très attendu. (…)
Que ce soit sur l'utilisation des drones, sur les inspections visuelles de
coffres, sur tout un tas de moyens, à la fois les prérogatives judiciaires
élargies pour les maires qui le souhaiteront, c'est-à-dire la possibilité, très
concrètement, pour les policiers municipaux de mettre, par exemple, l'amende
forfaitaire délictuelle contre les consommateurs de drogue, cette fameuse
amende forfaitaire délictuelle qui est passée de 200 à 500 euros. Eh bien, les
policiers municipaux, plutôt que d'appeler un policier national ou un gendarme
pour venir la mettre à leur place, pourront la mettre directement. (…)
La création des polices municipales, elle est à l'initiative des maires. Le
fait de prendre les compétences judiciaires élargies, ça sera à l'initiative
des maires. Le fait de faire des polices municipales intercommunales, ça sera à
l'initiative des maires. Donc, ce sont plus de moyens, plus de liberté donnés
par le gouvernement aux maires. C'était très attendu par les maires et, vous
savez, moi, j'ai été maire aussi pendant longtemps à Clamart, et je peux vous
dire que ce sont des prérogatives que moi-même, j'attendais en tant que maire.
(…)
Ça donne plus de liberté, plus de moyens aux maires pour venir compléter
l'action de l'État. Je l'ai dit, on a renforcé énormément les moyens humains,
les moyens matériels les moyens technologiques de la police nationale, de la
gendarmerie et de toutes les unités spécialisées. Mais là, on vient, en plus,
je dirais, décupler le travail avec les policiers municipaux. Et puis, dans le
cadre de la loi RIPOST, on a aussi donné des moyens supplémentaires aux agents
de sécurité privée qui, dans notre pays, font un travail aussi exceptionnel.
Donc, c'est ce continuum de sécurité qui est à l'œuvre.
> La volonté de l'extrême droite dans notre pays, ça a toujours été de tuer la droite. Donc, parfois, ce n'est pas parce qu'on vous dit qu'on veut vous embrasser que vous êtes obligé de vous laisser étrangler. Vous savez, moi, j'ai été maire de Clamart et, au Petit-Clamart, on sait ce que c'est que l'attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle. Depuis, en fin de compte, les choses n'ont jamais changé. D'ailleurs, euh, les intéressés, l'extrême droite, le disent eux-mêmes. Marine Le Pen le dit elle-même : elle n'est pas de droite. Elle trouve que faire des économies, baisser le nombre de fonctionnaires, bien gérer l'État, c'est un truc de droite. Sous-entendu : ce n'est pas son truc. On a bien compris que bien gérer l'État, ce n'était pas son truc. Et nous, ce que nous voulons à droite, c'est l'union de la droite et du centre pour faire en sorte que, dans notre pays, les gens raisonnables trouvent droit de cité et que notre pays soit bien géré. Voilà, c'est ça qu'on fait avec le Premier ministre Sébastien Lecornu au gouvernement.
> Le gouvernement est entièrement à sa tâche. Et, dans une succession de crises comme celles que nous connaissons, notamment avec les incendies en ce qui concerne le ministère de l'Intérieur, il est normal qu'à la demande de Sébastien Lecornu et du président de la République, tous les ministres soient à l'œuvre et, même s'ils sont amenés à prendre quelques jours de repos, que ce soit dans une proximité directe qui leur permette de revenir à n'importe quel moment. Et vous savez, au ministère de l'Intérieur, on sait à quel point cette succession de crises fait qu'on a un travail exigeant, une mobilisation absolument totale.
Sébastien Martin (ministre délégué auprès du
ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle,
énergétique et numérique chargé de l’Industrie)
> [Feux de forêts] L’urgence est de soutenir, d’épauler, de soulager nos
entreprises et nos filières industrielles sur le terrain. Les attentes sont
claires : des règles simples, la transmission de l’information, un
accompagnement des entreprises touchées, des réponses rapides sur les pertes.
La coordination entre tous les acteurs est au rendez-vous.
> [Feux de forêts] Toutes les entreprises auront le droit à ouvrir le chômage partiel. (…) Au niveau du Smic, l'Etat prend en charge 100% du salaire et jusqu'à 60% en montant dans les grilles salariales avec un partage entre l'Etat et l'entreprise.
> [Conséquences économiques des feux de forêts] On ne va pas rajouter de la catastrophe à la catastrophe, il faudra qu'on regarde les choses calmement. (…) On est face à un incendie majeur. Il faut écouter les préoccupations du monde économique.
> [Feux de forêts] Le largage réussi de l’A400M est une prouesse industrielle et technologique face au risque incendie ! Nous sommes à l’œuvre aux côtés de nos concitoyens et de ceux qui luttent sur le terrain.
Anne Le Henanff (ministre déléguée auprès du
ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle,
énergétique et numérique chargée de l’Intelligence artificielle et du
Numérique)
> [Feux de forêts] La République tient grâce à celles et ceux qui la
protègent. Pensées pour les victimes et leurs proches. Face à une situation
historique, je veux saluer l’engagement exceptionnel de toutes celles et ceux
qui sont en première ligne : sapeurs-pompiers, policiers, gendarmes,
militaires, soignants, élus locaux, agents publics, bénévoles, ainsi que les
agents des opérateurs télécoms qui œuvrent sans relâche pour maintenir les
communications indispensables aux secours, aux autorités et aux Français. Près
de 100 000 hectares ont déjà brûlé. Plus de 167 000 personnes ont été évacuées.
1 400 sapeurs-pompiers, 1 500 militaires et 1 700 membres des forces de
sécurité intérieure sont aujourd’hui engagés sur le terrain. La Nation est à
leurs côtés. Leur courage, leur dévouement et leur sens du devoir forcent le
respect.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Je suis arrivé au Kosovo pour une visite de deux jours pour renforcer la
relation entre nos deux pays. À l’agenda : francophonie, investissement de
l’AFD, coopération de sécurité, enjeux régionaux. Ce déplacement s’inscrit dans
le renforcement de l’engagement français dans les Balkans occidentaux pour la
réunification de notre continent européen.
> Visite de la « Force pour le Kosovo » à Pristina. J’ai affirmé ma reconnaissance à nos soldats français mobilisés au Kosovo. Cette force armée multinationale illustre le soutien européen à la stabilité de la région.
> Je me suis entretenu à Pristina avec les représentants des principaux partis de l’Assemblée kosovare. Le pluralisme est vital pour la vie démocratique du Kosovo et son avenir européen.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> C'était il y a dix ans et la douleur reste intacte. Le 26 juillet 2016, le
père Jacques Hamel était assassiné alors qu'il célébrait la messe dans son
église de Saint-Étienne-du-Rouvray, victime de la barbarie islamiste. Nous
honorons aujourd’hui la mémoire de cet homme de bonté. Nous pensons à ses
proches et à tous ceux que cet attentat a meurtris à jamais. Face à la
barbarie, nous ne céderons rien. La France se tiendra toujours unie, déterminée
à protéger et à éradiquer ce fléau.
> [Feux de forêts] Aux côtés des pompiers de Haute-Savoie, dont une soixantaine sont actuellement engagés sur les feux de forêt qui frappent notre pays. Leur courage, leur engagement et leur sens du devoir forcent le respect. À eux, comme à tous les sapeurs-pompiers mobilisés partout en France, notre reconnaissance et notre soutien.
Agnès Pannier-Runacher (députée)
> [Feux de forêts] Depuis plusieurs jours, j’observe avec une infinie
tristesse ce qui se passe dans le sud-ouest de la France : des habitants qui
évacuent au milieu de la nuit, des centaines de maisons qui brûlent, des
animaux sauvages et domestiques en panique, des milliers d’hectares de forêt
qui partent en fumée. Comme toujours dans ces moments de sidération, il y a
ceux qui s’engagent aux côtés des sinistrés sans une hésitation : les pompiers
venus de toute la France (dont deux départs du Pas-de-Calais ces dernières 48 heures),
les élus locaux et leurs services, les agriculteurs qui mettent leurs
équipements et leurs forces dans la bataille, les inconnus qui ouvrent leurs
portes ou apportent des vêtements et de la nourriture. Merci infiniment à eux
de donner corps à cette valeur de Fraternité qui trône fièrement dans notre
devise. Ils sont l’honneur de notre pays. Et puis… il y a les commentateurs,
les experts autoproclamés du jour, les chroniqueurs qui nourrissent des
polémiques aussi inutiles que dangereuses. Oui, ces incendies ont un lien avec
le dérèglement climatique. Il ne s’agit pas de faire peur, mais de regarder la
réalité en face. Oui, plus de 90 % des départs de feu sont d’origine humaine,
par négligence ou par acte criminel. Nous sommes donc tous concernés. Oui, il
faut des moyens pour lutter contre les incendies. Et ça tombe bien : ils ont
augmenté de 60 % depuis 2017. Cela a permis de quadrupler la flotte de Dash, de
renouveler les hélicoptères, de renforcer les moyens terrestres et d’améliorer
le statut des pompiers professionnels comme volontaires. C’était nécessaire.
Oui, nous aimerions tous disposer de davantage de Canadair. Mais la ligne de
production de ces avions a été arrêtée pendant dix ans. Nous n’aurions donc pas
eu un appareil supplémentaire cet été. C’est précisément pour cette raison que
la France a renforcé ses autres moyens aériens et testé l’A400M pour les feux
de forêt. Au passage, rappelons aussi l’intérêt d’avoir construit une
coopération européenne. Si la Croatie ou le Portugal envoient aujourd’hui des
renforts, ce n’est pas par simple élan d’amitié, mais grâce à un dispositif
anticipé et organisé au niveau de l’Union européenne. Enfin, la dernière
polémique qui m’a laissée sans voix : « c’est la faute des écologistes ».
Celle-là, je ne l’avais pas vue venir. Je ne suis pas écologiste, mais bon…
quel est le rapport avec la choucroute ? Surtout, cela me paraît très loin de
la réalité. L’an dernier, lorsque j’étais ministre, j’ai lancé une grande
campagne d’information sur les obligations de débroussaillage, pas suffisamment
respectées. J’ai également fait adopter une loi renforçant les pouvoirs des
maires pour qu’ils puissent se substituer aux propriétaires défaillants. Et, à
l’époque, cela faisait consensus. Je sais bien qu’à un an de l’élection
présidentielle la tentation est grande de tout politiser. Mais cela ne justifie
ni les coups bas, ni les infox. La majorité silencieuse des Français nous
montre un tout autre chemin : se serrer les coudes, agir sans calculer et
préparer notre pays aux conséquences du dérèglement climatique. L’Espagne
brûle. L’Italie brûle. Ces dernières années, la Californie et le Canada ont
brûlé. Ce n’est pas une question de couleur politique. C’est ce qui nous attend
si nous continuons à émettre trop de CO₂. Même si la France et l’Europe ont fortement réduit
leurs émissions de gaz à effet de serre, l’État n’empêchera pas les prochains
aléas climatiques. En revanche, nous pouvons mieux nous former, mieux nous équiper
et mieux nous préparer. Nous avons un plan : le Plan national d’adaptation au
changement climatique. Il faut désormais accélérer sa mise en œuvre et
renforcer son financement, même si le budget de l’écologie a déjà été doublé.
Parce que c’est un investissement qui protège les Français.
> [Feux de forêts] J’ai tenu à accueillir les sapeurs-pompiers volontaires du Pas-de-Calais de retour du Var, où ils ont été engagés plusieurs jours pour lutter contre les incendies. Je voulais surtout écouter leur retour d’expérience. Comprendre ce qu’ils ont vécu sur le terrain, les difficultés auxquelles ils ont été confrontés, leurs recommandations pour mieux combattre ces feux hors normes, plus rapides et plus difficiles à maîtriser. Merci à eux. Le Pas-de-Calais est fier de ses sapeurs-pompiers.
Marc Ferracci (député)
> [Feux de forêts] Merci à la Suisse. Depuis samedi, 34 sapeurs-pompiers
genevois, vaudois et neuchâtelois combattent les flammes à nos côtés en
Gironde. Onze engins, dont six véhicules d’extinction, partis de Genève à midi
et engagés dès la nuit à Cestas, près de Bordeaux. Genève a proposé son aide
dès vendredi. Quelques heures plus tard, le détachement était constitué et
prenait la route. C’est cela, la solidarité entre voisins. Elle n’attend pas,
elle ne calcule pas, elle répond présent. Les Français de Suisse et du Liechtenstein
vivent chaque jour la force du lien qui unit nos deux pays. Ce week-end, ce
lien a pris le visage de femmes et d’hommes venus protéger des vies et des
maisons de l’autre côté de la frontière. À ces pompiers suisses, comme à tous
ceux venus de l’Union européenne prêter main-forte à la France, et à tous ceux
qui luttent sans relâche en Gironde et dans les Landes, je veux dire notre
gratitude et notre fraternité. Nous ne l’oublierons pas.
Prisca Thevenot (députée)
> Une vidéo sur moi tournée il y a quelque temps par LCP a été publiée
aujourd’hui par la chaîne. Avec le drame que traverse notre pays, je ne
comprends pas le timing de cette publication. Peu importe : pour certains, même
un sujet léger et non politique suffit à déverser leur haine.
Charles Rodwell (député)
> La vérité, c’est que Emmanuel Macron et ses premiers ministres Gabriel
Attal et Sébastien Lecornu ont massivement réarmé la sécurité civile en France.
La vérité, c’est que LFI et le RN ont tout fait pour désarmer les finances de
l’Etat pour lutter contre les incendies. Stop aux mensonges!
Daniel Labaronne (député)
> [Feux de forêts] Alors que les incendies frappent durement la Gironde,
mon soutien va aux sapeurs-pompiers, aux forces de sécurité, aux élus locaux et
aux habitants touchés. Leur courage, leur engagement et leur sang-froid forcent
le respect. La solidarité nationale est plus que jamais essentielle.
● MoDem
Erwan Balanant (député)
> Les professionnels de la santé mentale des jeunes traversent une crise
sans précédent. J’ai évoqué avec l’école de la cause freudienne les délais trop
longs et l’obsolescence du dispositif MonPsy face aux urgences. Une action
rapide est nécessaire pour préserver la psychiatrie.
> Échange avec Agora Justice pour aborder leurs missions auprès des victimes et des auteurs d’infractions. Au programme : moyens alloués à l'accompagnement, mesure de plaider-coupable, coordination renforcée pour lutter contre les violences intra-familiales, et loi intégrale.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
> La pride de Berlin a été frappée par la violence et l’horreur. Nos pensées
accompagnent les victimes de cette attaque ignoble, leurs proches et le peuple
allemand. Ce sont la liberté, l’égalité et la tolérance qui ont été prises pour
cible. Nous ne céderons rien à l’homophobie. Nous ne céderons rien à la haine.
Nous continuerons de défendre nos valeurs, socle de nos sociétés libres.
Grégory Allione (député)
> [Feux de forêts] Dans la lutte contre les incendies, les pays de
l’Union doivent développer des solutions souveraines. Par exemple, des
hélicoptères et des avions bombardiers d’eau produits en Europe ou même en
France. La commande publique européenne et nationale doit suivre.
Sandro Gozi (député)
> La haine contre les minorités devient une menace directe pour nos
démocraties. La Berlin Pride aurait dû être une célébration de l'amour et de la
liberté, et non de la haine et de la violence. Nous devons être unis contre la
haine et l’extrémisme. Mes pensées vont à toutes les personnes concernées.

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