Voici une sélection, ce 24 juillet 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> La situation reste sous très forte tension face aux incendies qui frappent
le pays, en particulier en Gironde. Mes pensées vont à nos sapeurs-pompiers et
aux forces de secours qui luttent sans relâche sur le front des flammes. Leur
courage force le respect. La France a demandé l’activation du mécanisme de
protection civile de l’Union européenne. Nous allons pouvoir compter rapidement
sur le renfort de deux Canadair croates, de deux Air Tractor portugais ainsi
que de deux hélicoptères lourds Black Hawk tchèque et slovaque. Cette
solidarité concrète, rapide et opérationnelle est une force précieuse dans
l’épreuve. Merci à nos partenaires européens pour leur solidarité. J’appelle
nos compatriotes à la plus grande vigilance. Chaque geste compte pour protéger
nos vies, nos maisons, nos forêts, nos paysages.
> Dialogue continu avec la Présidente Ursula von
der Leyen.
Notre cap est clair pour l’Union européenne :
- Une Europe plus souveraine et compétitive.
- Une Europe de la défense plus forte avec sa base industrielle.
- Un soutien sans faille à l’Ukraine.
- Une concurrence loyale avec nos grands partenaires commerciaux.
- La préférence européenne.
- Plus d’investissements publics et privés pour préparer l’avenir sur les
secteurs clés: IA, quantique, espace, énergie, semi-conducteurs. Et la PAC pour
notre souveraineté agricole et alimentaire.
- Des règles plus exigeantes pour les plateformes numériques afin de protéger
nos enfants et nos démocraties.
En avant !
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> Une semaine utile pour les Français. Le Parlement a définitivement adopté
sept textes majeurs qui apportent des réponses concrètes aux attentes de nos
concitoyens.
- La loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose
l'utilisation des réseaux sociaux responsabilise les plateformes et interdit
l'accès des moins de 15 ans aux réseaux sociaux, sauf services éducatifs.
- La loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles apporte plus
de 70 mesures pour soutenir nos agriculteurs, renforcer notre souveraineté
alimentaire et protéger nos terres agricoles.
- La loi RIPOST donne aux forces de l'ordre de nouveaux moyens pour lutter
contre les violences du quotidien, les trafics, les rodéos urbains et les
nouvelles formes de délinquance.
- La loi visant à moderniser la gestion du patrimoine immobilier de l'État crée
une foncière de l'État pour mieux gérer et valoriser le patrimoine public au
service des territoires.
- La loi pour une montagne vivante et souveraine adapte les politiques
publiques aux réalités des territoires de montagne, en matière de logement,
d'accès aux services, d'agriculture, de tourisme et de gestion de l'eau.
- La loi relative à l'organisation, à la gestion et au financement du sport
professionnel modernise la gouvernance du sport professionnel, renforce sa
transparence et consolide le rôle des fédérations.
- La loi visant à accélérer la prévention cardio-neuro-vasculaire et à
anticiper un risque sanitaire et social majeur fait de la prévention un réflexe
en développant le dépistage précoce des facteurs de risque.
Sept lois adoptées. Sept réponses concrètes aux préoccupations des Français.
> C'est fait. L'Assemblée nationale a adopté le
projet de loi relatif à la protection de l'enfance.
Ce texte permettra notamment :
- la réclusion criminelle à perpétuité pour les violeurs sériels de mineurs de
moins de 15 ans ;
- un délai maximal de trois mois pour réaliser les actes essentiels des
enquêtes sur les crimes sexuels commis contre des mineurs ;
- le renforcement des contrôles d'honorabilité de toutes les personnes
travaillant au contact d'enfants ;
- une meilleure information des parents sur les personnes qui encadrent leurs
enfants ;
- mieux accompagner les enfants pris en charge par l’ASE ;
- la suppression du caractère automatique de certaines remises en liberté
anticipées pour les auteurs d'infractions sexuelles.
Les Écologistes ont porté un amendement visant à rendre imprescriptibles les
crimes sexuels commis sur les mineurs. Le Gouvernement l'a soutenu. LFI et les
Écologistes expliquaient que la protection des enfants exigeait d'aller plus
loin. Le Gouvernement a proposé la réclusion criminelle à perpétuité pour les
violeurs sériels de mineurs de moins de 15 ans. Au moment du vote sur
l'ensemble du texte, LFI et les Écologistes ont choisi de s'abstenir. Sur un
tel sujet, il ne devrait pourtant n'y avoir ni calcul politique ni abstention
de circonstance.
> Au bout de dix mois, il est normal de rendre des comptes. La démocratie, c'est aussi cela : répondre aux questions des journalistes, expliquer ce que l'on a fait, mais aussi partager la manière dont on a vécu cette période et la façon dont on envisage la suite. Je pense qu'il ne faut ni abuser de la communication, ni fuir les exercices démocratiques. C'est vrai devant le Parlement comme devant la presse.
> Je ne parlerais pas d’Etat en faillite. C'est un terme qui avait été employé par François Fillon pour frapper les esprits, mais un État n'obéit pas aux mêmes règles qu'une entreprise. En revanche, oui, notre niveau de dette et de déficit est préoccupant, grave même, parce qu'il limite notre liberté d'action et nous place en vulnérabilité. Lorsque j'évoquais ce décalage entre politique intérieure et géopolitique, personne à l’époque n'imaginait que la guerre en Iran éclaterait et que nous connaîtrions un nouveau choc énergétique. Aujourd'hui, il est évident que les crises internationales ont des répercussions directes sur notre vie quotidienne, notre économie, notre inflation, nos finances publiques et notre sécurité. La guerre en Ukraine continue, la situation au Moyen-Orient reste instable, le défi chinois demeure, les guerres hybrides se précisent notamment avec les nouvelles technologies, le terrorisme progresse, notamment au Sahel après le retrait des forces françaises. Tout cela n'est plus une parenthèse : c'est un nouvel environnement géostratégique durable. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'avais écrit le livre Vers la guerre ? lorsque j'étais ministre des Armées. Je pensais déjà que nous entrions dans une période où les crises géopolitiques allaient redevenir structurantes, dominant nos enjeux domestiques. Aujourd'hui, à la différence d’une partie des élites politiques, je crois que les Français en ont pleinement conscience.
> Il ne faut pas sacrifier les investissements
d'avenir. C’est pour cela que je souhaite que le budget de l’automne introduise
une véritable rupture dans la structure de nos dépenses. L'objectif est de
distinguer beaucoup plus clairement les dépenses de fonctionnement des dépenses
d'investissement. Nous devons arrêter de considérer toutes les dépenses de la
même manière. Les investissements qui préparent l'avenir, la défense, la
recherche, l'éducation, le nucléaire, l'énergie, le spatial, l'intelligence
artificielle ou encore le quantique, - et j’en oublie - ne doivent en aucun cas
être sacrifiés. Au contraire. Mais pour des raisons qui tiennent à l’inertie
des dépenses de l’État, des collectivités locales et surtout celles de la
sphère sociale – en particulier retraites et assurance maladie – nous nous
retrouvons encore trop souvent à devoir financer des dispositifs du passé tout
en devant investir pour l’avenir. Pour prendre une image, nous utilisons
Internet, mais nous entretenons encore notre Minitel et notre fax. Et on peut
continuer comme ça ? Non ! (…)
Lorsqu’une famille connaît des difficultés financières, elle ne commence pas
par supprimer les dépenses liées aux études de ses enfants, elle réduit d’abord
ses dépenses courantes. L’État doit raisonner de la même manière. Il faut
protéger les investissements qui préparent l’avenir tout en réformant
progressivement notre fonctionnement, ce qui ne veut pas dire diminuer les
services publics, mais les rendre plus efficaces. Le prochain budget devra donc
comporter des réformes structurelles, même modestes, mais qui produisent des
effets durables. Trop souvent, nous retenons des mesures de rendement qui
donnent l’apparence d’une économie immédiate, mais ne changent rien en
profondeur et finissent par coûter davantage quelques années plus tard. C’est
aussi cela que vont regarder les marchés financiers qui nous prêtent. Cela
suppose aussi d’assumer des décisions dès maintenant, sans attendre l’élection
présidentielle : tout pourra être rediscuté demain, mais tout ne peut pas être
reporté à demain. Il faut avoir l’honnêteté de proposer une direction
maintenant, et l’humilité d’accepter que les Français puissent ensuite décider
d’en changer. C’est la démocratie. Mais nous ne pouvons pas suspendre toutes
les décisions jusqu’en 2027. Le monde, lui, ne nous attendra pas.
> Ne pas choisir est parfois le choix le plus
irréversible. Compte tenu de la situation internationale, de notre déficit et
du niveau de notre dette, ce serait irresponsable. Un pays comme la France ne
peut pas décider de ne plus décider. Il doit avoir un budget, fixer des
priorités et continuer d’agir. Cela ne signifie pas que le budget de l’automne
réglera tout. L’absence de majorité à l’Assemblée nationale rend impossibles,
aujourd’hui, certaines réformes structurelles indispensables. Mais ce n’est pas
une raison pour ne rien faire : c’est une raison pour faire tout ce qui est
possible, clairement et honnêtement. Ce Budget sera aussi un moment de vérité
pour les candidats à l’élection présidentielle. Chacun devra sortir des slogans
et assumer ses choix. Bas les masques. (…)
Il n’existe aucun scénario sérieux dans lequel la France pourrait passer une
année entière sans un vrai budget. Si le budget pour 2027 n’est pas adopté cet
hiver, le pays entrera dans l’année présidentielle avec des dispositifs
provisoires, sans priorités nouvelles et sans visibilité. Puis viendront
l’élection présidentielle, la formation d’un gouvernement et, probablement, des
élections législatives. Dans les faits, la prochaine majorité - si majorité
claire il y a - ne pourrait présenter un véritable budget d’ensemble qu’en
septembre ou en octobre 2027. Le président élu aurait alors déjà perdu
l’essentiel de sa première année avant même d’avoir pu commencer à appliquer
son programme. Les candidats qui chercheraient à empêcher tout budget à
l’automne prendraient la responsabilité de condamner leur propre première année
de quinquennat. Or, lorsqu’un quinquennat commence avec un an de retard, c’est
l’ensemble du mandat qui est déjà compromis. Le prochain président a intérêt à
commencer son mandat sur une base budgétaire qu’il pourra modifier pour lui
permettre de tenir ses engagements. Ou bien, dans le cas contraire, toutes les
promesses de la campagne seront déjà condamnées avant même que les Français
aient voté… C’est cela qui se joue, dès cet automne, c’est la sincérité de
l’élection présidentielle.
> Le réel finit toujours par s’imposer. Les marchés financiers seront toujours là. Notre dette sera toujours là. Le déficit restera trop important, même si nous l’avons réduit. Cette séquence permettra donc de distinguer ceux qui veulent réellement gouverner de ceux qui veulent simplement faire campagne. Mais elle doit aussi nous apprendre à trouver non seulement des compromis parlementaires, mais aussi des compromis présidentiels, c’est-à-dire des compromis à l’échelle du pays. Le prochain président de la République héritera des mêmes Français, des mêmes collectivités locales, des mêmes syndicats, des mêmes entreprises, des mêmes problèmes. Et peut-être même d’un Parlement qui ressemblera beaucoup à celui d’aujourd’hui. Il faut donc cesser de considérer chaque compromis comme une trahison. Ceux qui gouverneront demain devront parler à ceux qu’ils auront combattus pendant la campagne. Une victoire à l’élection présidentielle ne fera pas disparaître la moitié du pays qui aura voté autrement. Gagner une élection ne permet pas de retrancher de la Nation celles et ceux qui ne vous ont pas choisi.
> [Grandes orientations du Budget] D'abord, je
refuse les coupes budgétaires aveugles, il faut un budget de choix. Ensuite,
nous choisissons la stabilité fiscale : ni hausse, ni création d’impôts, ce qui
n’empêchera pas d’interroger l’efficacité de certaines niches fiscales et de
lutter contre la fraude et l’optimisation. Notre objectif est donc clair :
réduire le déficit grâce à des économies structurelles. Cela suppose de revoir
beaucoup de mécanismes en profondeur. (…)
Il faut dépasser les débats de circonstance. Cela pose une question plus large
: qu'est-ce qui relève de la responsabilité de l'État ? Qu'est-ce qui relève
des collectivités ? Du marché privé ? Et qu'est-ce qui relève aussi de la
responsabilité individuelle ? Si tout devient une responsabilité de l'État, et
que tout est prioritaire, alors plus rien n'est prioritaire. La canicule est
venue d’une certaine manière souligner ce débat…
> [Réformes structurelles] Prenons par exemple
l’assurance maladie. Nous allons consacrer, en 2027, 16 milliards d'euros pour
rembourser les médicaments innovants : 120 vont même bientôt arriver sur le
marché. Lorsqu'un nouveau médicament apporte un progrès médical majeur, il est normal
qu'il soit remboursé, c’est la force du modèle social français. À l'inverse,
lorsqu'un traitement ancien n'apporte qu'un bénéfice thérapeutique faible voire
quasi nul, son niveau de remboursement doit pouvoir diminuer. C’est une “règle
d’or” en quelque sorte, qui remet la science au cœur de l’arbitrage budgétaire
et non plus des considérations connexes.
Nous devons améliorer l’accès de tous aux soins dans tous les territoires,
notamment en développant les maisons France Santé et en investissant dans nos
hôpitaux, dont les tarifs seront préservés. Je refuse de toucher au
remboursement des consultations des médecins ou des infirmiers. Mais pour
financer l'accès de tous et partout aux soins, nous devons être plus rigoureux
avec la surconsommation de soins et demander un effort à ceux qui achètent plus
de 50 boîtes de médicaments par an ou vont plus de 25 fois chez le médecin par
an, tout en protégeant les plus fragiles socialement.
Autre exemple, je compte créer un bonus-malus budgétaire entre les ministères
pour les inciter à investir dans le numérique et l'intelligence artificielle.
Aujourd’hui, on se trouve encore dans une situation paradoxale où les
ministères demandent la création de postes dans des métiers dont on sait qu’ils
seront, à très court terme, profondément transformés voire remplacés par
l'intelligence artificielle. Cela n’a aucun sens !
Ensuite, l'exemple de l'adaptation au changement climatique. Nous avons
beaucoup parlé du Fonds vert, nous allons le porter à 1 milliard d’euros pour
2027. Mais il faut aller plus loin et réformer pour verdir le FCTVA – le fonds
de compensation de la TVA destiné aux collectivités. Une dépense consacrée à
l’adaptation au changement climatique doit-elle bénéficier du même
remboursement de TVA qu’une dépense qui ne contribue pas à cet objectif ? Je ne
le pense pas. Il faut être cohérent.
Enfin, pour donner un dernier exemple, mais il y en a d’autres. Il y a urgence
à sortir du déni démographique. Cela est vrai pour la santé comme pour l’école.
Il y aura plus d’un 1,7 million d’enfants scolarisés en moins d’ici à la
rentrée 2035, soit près de 15% des effectifs totaux en moins, c’est colossal !
Plutôt que de privilégier une approche purement comptable avec des fermetures
de classe à l’aveugle, nous allons avec Édouard Geffray redistribuer “un
dividende démographique” sur chaque territoire et imaginer des cartes scolaires
qui seront pluriannuelles, avec des taux d’encadrement transparents et adaptés
à chaque école. Ce dividende permettra aussi de revoir à la hausse d’autres encadrements
comme les infirmiers scolaires et psychologues pour notamment la prévention
renforcée des violences sexuelles et sexistes.
> Pour moi, la planification est un choix de liberté. C’est aussi le corollaire de notre puissance. C’est ce que nous avons fait au printemps avec la Programmation Pluriannuelle pour l'Énergie et le plan Electrification. Après la Seconde Guerre mondiale, le général de Gaulle a compris que la France ne pouvait rester indépendante que si elle préparait son avenir. C'est ce qui a conduit aux grands choix industriels, au nucléaire, à la dissuasion, au spatial. Aujourd'hui, nous devons protéger cet état d'esprit. Les grands investissements industriels, militaires, agricoles, ou énergétiques exigent une vision de long terme. Cette méthode est la plus pertinente : elle redonne de la visibilité à nos finances publiques et envoie un signal important aux agences de notation et aux marchés financiers. Contrairement à ce que certains pensent, ils ne regardent pas uniquement le niveau du déficit à un instant donné ; ils regardent aussi la trajectoire et la manière dont nous parvenons à la construire. Une réduction du déficit obtenue uniquement par des hausses de fiscalité n’a pas la même portée qu’une trajectoire fondée sur des réformes structurelles. Certaines mesures ne produiront peut-être pas d’économies significatives dès 2027, mais si elles sont engagées et confirmées, elles peuvent produire des effets en 2028 et au-delà.
> La guerre en Iran et ses conséquences sur les prix de l'énergie n'étaient prévues par personne, elles pèsent donc considérablement sur 2026. Sans oublier le surcoût de l’activité de nos forces armées dans le Golfe. L’effort demandé initialement aux collectivités territoriales a été considérablement réduit à la demande du Sénat, ce qui a également réduit nos marges de manœuvre. Je ne suis donc pas très optimiste. Pour 2027, beaucoup dépendra de notre capacité à mettre en œuvre les réformes que je viens d'évoquer. Mais une chose est certaine : la réduction du déficit reste la priorité et je veux rendre un hommage à mon prédécesseur, François Bayrou, qui a eu le mérite de mettre le sujet des finances publiques au cœur du débat. Cela n'a pas toujours été populaire. Mais si nous avons pu adopter une stratégie d’aides ciblées pour les surcoûts du carburant, respectueuse de nos marges de manœuvre, c'est aussi parce que ce travail de pédagogie a été engagé avant moi.
> [Réforme des retraites] Il ne s’agit que d’une
suspension, et de courte durée. Et ne mentons pas : ceux qui nous succèderont devront -
suspension ou pas - revenir sur le dossier des retraites. J’ajoute qu’il ne
faut pas sous-estimer la dangerosité de la situation dans laquelle était le
pays lors de ma nomination. Il fallait contenir la crise politique - qui
n’était pas une crise de régime - mais qui était une crise parlementaire et
gouvernementale. Sans oublier la situation internationale, le jeu dangereux de
certains appelant à la démission du Président de la République, les tensions sociales
extrêmement fortes, les manifestations… Sans oublier l’absence de perspectives
budgétaires. Bref, le pire était possible. On revient de loin. La stabilité
politique n’étant pas une fin en soi, il fallait recréer une capacité à
décider. Et cela a fonctionné, pour la première fois depuis la dissolution.
Pourquoi ? Parce que nous avons montré que nous étions prêts à partager le
pouvoir. Partager le pouvoir avec les partenaires sociaux, mais également avec
les oppositions, dont le Parti socialiste. Il fallait ensuite un fait
générateur pour arriver à nouer des compromis avec nos oppositions : cela s'est
cristallisé sur la suspension de la réforme des retraites. J’y étais hostile à
titre personnel, mais j’y ai consenti pour permettre au pays de redémarrer.
Dans ce contexte, il nous faut faire des compromis. Et les compromis n’effacent
pas les désaccords. Mais le plus important est que cette suspension a permis de
recréer un espace de décision sur tous les autres sujets. De réaliser une
session parlementaire complète : le dernier semestre a été le plus régalien
depuis 2017 en nombre de textes sur la police ou la justice ! Qui l’eut cru ? Je
reste par ailleurs persuadé que si le conclave organisé par François Bayrou
permettant d’améliorer la réforme sur la pénibilité au travail, l'équité entre
les femmes et les hommes et les carrières longues, avait été concluant, il n'y
aurait pas eu de suspension. C'est une leçon. Une leçon pour l'avenir. Et une
leçon pour tout le monde, d'ailleurs. Enfin, il fallait que cette suspension ne
soit pas “inutile”. Il fallait que le dialogue social entre patronat et
syndicats redémarre. Cela a permis d’aboutir à une première réforme
structurelle, celle de l’assurance chômage. Et la Conférence
Travail-Emploi-Retraites, qui se termine là, permettra d’ouvrir des chantiers
urgents de dialogue social à la rentrée.
> Le peuple français est épris de justice et d’équité. Les français veulent être certains que ces efforts seront justes. C'est cette confiance qu'il faut reconstruire. Je crois aussi profondément que les efforts peuvent être compris car personne n’accepterait un déclin collectif, qui se traduirait par un déclin individuel.
> Quand on demande des efforts au pays, il faut commencer par montrer l'exemple. J'ai donc mis fin à plusieurs avantages permanents dont bénéficiaient les anciens Premiers ministres et anciens ministres de l’Intérieur, sauf lorsqu'il existe des impératifs de sécurité objectivement établis. Il faut alors que cela soit temporaire et documenté.
> Je considère que le narcotrafic est le plus grand défi intérieur auquel notre pays est et sera confronté dans les prochaines années. Aujourd'hui, il faut le regarder comme une menace stratégique. Nous faisons face à des organisations criminelles internationales, extrêmement structurées, capables de corrompre, d'intimider et d'infiltrer des secteurs entiers de la société. Avec une mutation et une “ubérisation” du trafic : il y a de moins en moins de points de deals et tout se fait par des intermédiaires qui ne se connaissent même pas entre eux.
> Les narco-États sont généralement des pays producteurs. La France ne l'est pas. En revanche, nous sommes devenus un carrefour majeur des flux internationaux de stupéfiants, notamment avec nos Outre-mer, et hélas dans la consommation. Aujourd'hui, environ un million de Français consomment régulièrement de la cocaïne, et cela concerne tous les milieux. Avec un nombre d’overdoses et d'hospitalisations qui explosent.
> [AI] La France ne sera jamais les États-Unis. Elle ne sera jamais la Chine. Mais elle peut être l'un des meilleurs pays du monde sur plusieurs segments d'excellence choisis. C'est exactement ce que nous avons fait jadis dans le nucléaire ou dans le spatial. Notre ambition doit être la même pour l'intelligence artificielle. Le sujet qui me préoccupe le plus est le quantique. Je pense que cette technologie provoquera un bouleversement encore plus profond que l'intelligence artificielle. Nous parlons d'une rupture comparable à celle qu'a représentée l'électricité. C’est un bouleversement quasi-anthropologique. C'est pourquoi nous avons décidé de protéger les investissements consacrés au quantique dans le prochain budget. Nous ne pouvons pas nous permettre de décrocher.
> Il faut évidemment protéger certaines données sensibles. Mais il ne faut pas réglementer des technologies avant même qu'elles existent ! L'Europe doit être plus rapide. Elle l'a été dans le passé sur le spatial. Elle doit désormais l'être dans l'intelligence artificielle et dans les technologies de rupture.
> [Aide à mourir] J'ai saisi le Conseil
constitutionnel sur trois points précis en accord avec le président de la
République. Nous en avions parlé une semaine auparavant, avant le Conseil des
ministres. Mes convictions sur ce sujet, il les connaît depuis longtemps ; il
ne les a pas découvertes à cette occasion. (…)
Plus largement, ces questions traversent la société. On ne peut pas balayer
d'un revers de main les inquiétudes exprimées, par exemple, par les Petites
Sœurs des pauvres lorsqu'elles disent : « Si nous n'avons pas certaines
garanties, nous fermerons nos établissements en France. » Ce n'est pas anodin.
En revanche, sur un texte aussi grave, vérifier sa conformité à la Constitution
me paraît être la moindre des choses. Et je tenais à le dire avant le vote, en
transparence. Je n'ai jamais empêché le débat parlementaire. J'avais simplement
fixé une ligne rouge qui a été respectée : ne pas transformer ce texte en loi
pénale. Les majeurs protégés, le délai de rétractation, la situation des
établissements et les clauses de conscience : ce sont de vraies interrogations
juridiques et éthiques. Le Conseil constitutionnel n'est pas une troisième
chambre du Parlement, mais il permet d’établir un cadre juridique clair, qui
protège et qui rassure.
> [Présidentielle] Ce qui est certain, c'est que le mandat du président de la République s'achèvera en mai 2027. Mon premier objectif a été de recréer les conditions de la stabilité politique. Mais je n'ai jamais considéré que c’était une fin en soi. L'enjeu était pour le gouvernement de transformer cette stabilité politique en stabilité stratégique, sur quelques grands sujets de fond. Et même cela ne suffit pas. Il faut donner des perspectives pour l’avenir : c'est le rôle de l’élection présidentielle. Les candidats développent peu à peu leurs idées mais, malgré cela, les Français ne voient pas encore pour autant se dessiner une réelle perspective. Je ne me mêle pas de l'élection présidentielle. En revanche, je demande en retour aux candidats à l’élection présidentielle de ne pas entraver l’action du Gouvernement.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> 40 000 personnes ont été évacuées en Gironde et 23 000 dans les Landes, à
titre préventif, pour protéger les populations des incendies en cours. Ces
évacuations, organisées selon des procédures éprouvées, témoignent de
l’anticipation et de la mobilisation de l’ensemble des services de l’État et
des élus. Je veux saluer l’engagement exemplaire des forces de sécurité
intérieure. Les 330 gendarmes mobilisés procèdent aux évacuations, accompagnent
les habitants et passent de maison en maison pour s’assurer que chacun est
informé et en sécurité. J’adresse tout mon soutien aux habitants contraints de
quitter leur domicile. Avec les sapeurs-pompiers qui luttent, je remercie
également les maires, les associations agréées de sécurité civile et l’ensemble
des acteurs mobilisés aux côtés des services de l’État. Leur engagement est
essentiel pour protéger les Français face à cette épreuve.
> Il y a actuellement 32 feux en cours. On a dépassé le seuil de 50 000 hectares brûlés depuis le 1er janvier 2026. C'est quasiment trois fois plus qu'à la même période en 2025
> Le projet de loi RIPOST que j’ai eu l’honneur de
présenter au Parlement a été définitivement adopté. Ce texte, bâti sur les
remontées du terrain, constitue un choc d’autorité et un choc d’efficacité pour
mieux répondre aux phénomènes qui troublent l’ordre public, la sécurité et la
tranquillité de nos concitoyens. Face à ceux qui trouvent toujours une excuse
aux fauteurs de troubles, nous faisons le choix de protéger les Français en
renforçant les sanctions et en donnant aux forces de l’ordre des outils plus
efficaces. Cette loi permettra notamment de mieux lutter contre :
- la consommation de stupéfiants, qui nourrit le narcotrafic et les violences
- l’usage détourné du protoxyde d’azote, véritable fléau pour notre jeunesse ;
- les tirs de mortiers d’artifice, qui visent de plus en plus nos forces de
sécurité intérieure
- les rodéos motorisés, qui mettent de nombreuses vies en danger ;
- les rassemblements musicaux illégaux, qui provoquent des dégradations
inacceptables et mobilisent inutilement les forces de l’ordre.
Je remercie les députés et les sénateurs ainsi que les rapporteurs du texte qui
ont contribué à l’adoption de ce texte essentiel à la protection des Français.
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens
combattants)
> En Guyane, aux côtés des militaires du 9e Régiment d’infanterie de marine
et du 3e Régiment étranger d’infanterie qui luttent, dans le cadre de
l’opération HARPIE, contre l’orpaillage illégal. Parce qu’il détruit les
écosystèmes de la forêt amazonienne, alimente les trafics criminels, pille les
ressources de la Guyane et porte atteinte à notre souveraineté, l’orpaillage
illégal appelle une réponse de l’État à la hauteur de cette menace. HARPIE
réunit les forces de sécurité intérieure, la justice et les armées dans une
même action interministérielle conduite par le préfet. Aux côtés de la
gendarmerie, nos militaires mettent en œuvre leurs capacités spécifiques pour
identifier les flux, démanteler les sites clandestins et lutter contre les
trafics. Un engagement exigeant qui protège notre territoire tout en renforçant
l’aguerrissement et la préparation opérationnelle de nos forces.
> Chaleureuses félicitations à Hong Wang, X2010 et docteur honoris causa de l’école Polytechnique, lauréate de la médaille Fields 2026, la plus haute distinction mondiale en mathématiques. Première polytechnicienne médaillée Fields, elle incarne la vocation universelle de l’X qui forme, sous la tutelle du ministère des Armées, des talents qui repoussent les limites de la science. Son parcours illustre l’excellence internationale de l’école mathématique française. Un exemple inspirant, une fierté nationale. Bravo, et merci !
> À bord du bâtiment de soutien et d’assistance outre-mer (BSAOM) Dumont d’Urville, j’ai participé à une table ronde réunissant l’ensemble des services de l’État mobilisés dans la lutte contre le narcotrafic. En mer, où transite une grande partie des stupéfiants, les armées jouent un rôle essentiel. Grâce à leurs capacités hauturières, à leurs moyens prépositionnés outre-mer et aux renforts ponctuels venus de l’hexagone, elles contribuent activement, aux côtés des autres services de l’État et de nos partenaires, à ce combat : interception des cargaisons avant qu’elles n’alimentent les réseaux criminels ; saisie des navires ; remise des narcotrafiquants à l’autorité judiciaire.
> [Japon] Nos deux pays sont liés par une amitié profonde et une confiance qui se renforcent dans tous les domaines : opérationnel, avec notamment l’exercice Pégase qui fera étape au Japon à l’automne ; capacitaire et industriel, à travers des partenariats entre nos BITD ; stratégique, par un dialogue étroit et régulier sur les sujets de sécurité mondiaux, de l’Europe à l’Indopacifique en passant par le Moyen Orient. Nous continuons d’œuvrer ensemble au renforcement du partenariat stratégique d’exception entre nos deux pays.
Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances
et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> On a aujourd'hui une habitude française de consommer plus de médicaments
traditionnels que nos voisins. Il faut qu'on incite les gens à consommer moins
de médicaments qui sont moins efficaces que d'autres.
> Qu'on utilise l'argent public (…) pour les gens qui en ont le plus besoin, c'est bienvenu. Mais qu'on donne de l'argent magique à toutes celles et ceux qui consomment du pétrole (…), c'est inefficace et c'est injuste.
> [Total] On a une major qui nous permet de pas avoir d'enjeux d'approvisionnement, on a une major qui, du coup, gagne de l'argent, paie des impôts ailleurs et peut, peut-être (…) en payer plus en France.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> [Intimidation extrêmement
graves de la part des services de sécurité iraniens contre deux diplomates
français] Ils sont rentrés à Paris
hier et ils sont entourés de tout le soutien nécessaire après cette agression
extrêmement grave, c'est vrai, et préméditée, dont ils ont été les victimes.
(…)
Ils continueront d'exercer leur mission jusqu'à son terme mais depuis
Paris.
C'est leur souhait, évidemment. Ils sont sous le choc après avoir été
brutalement interpellés dans un lieu privé par des officiers de sécurité du
régime, après avoir été détenus pendant près de quatre heures sans accès à
leurs moyens de communication, sans pouvoir contacter l'ambassade, en étant
intimidés, et pour l'un d'entre eux, en étant violemment pris à partie, molesté,
brutalisé, frappé. (…)
Qu'est-ce que c'était leur mission ? C'était de développer des programmes de
soutien à la société civile iranienne, des programmes de soutien aux étudiants,
aux artistes pour leur permettre soit de venir en mobilité dans des universités
ou dans des résidences d'artistes, ou soit tout simplement en Iran de pouvoir
bénéficier d'un certain nombre de services que l'ambassade de France met à
disposition de la population iranienne, y compris des cours de français. Et je
veux d'ailleurs à ce sujet souligner que la France est l'un des pays du monde
qui fait le plus pour la société civile iranienne et que nous en avons payé le
prix. (…)
S'en prendre à des diplomates est absolument interdit et absolument
condamnable. Au fond, ce que dit cette agression, c'est que ce régime tente par
tout moyen de décourager la France de continuer à soutenir le peuple iranien,
mais évidemment nous continuerons. (…)
Il est évident qu'elle ne pourra rester sans conséquence puisque d'abord, elle
est illégale et qu'en plus, elle est inqualifiable. Et nous évaluons
aujourd'hui toutes les options que nous avons pour y répondre. (…)
On hésite assez rarement à prendre des sanctions à l'encontre de ceux qui
portent atteinte à l'image de la France. Et s'agissant du régime iranien,
depuis que j'ai pris mes fonctions il y a deux ans et singulièrement l'année
dernière, nous avons pris à de nombreuses reprises des sanctions très lourdes à
l'encontre du régime et de ses responsables.
> [Guerre Etats-Unis-Iran] Ce que je dis, c'est que
tout doit être fait pour mettre fin à cette escalade dangereuse qui est en
train de créer un risque majeur pour l’économie mondiale et pour notre pouvoir
d’achat. (…)
La question qui est posée, c'est d'abord de qualifier la gravité des choses. Je
le redis, tout doit être fait pour éviter que cette escalade ne dégénère plus
encore. Tout doit être fait pour que les termes de l'accord qui a été trouvé
entre les États-Unis et l'Iran il y a un mois soient respectés. Personne n'a à
gagner à la poursuite de cette guerre, qui soulève des risques majeurs pour la
région et qui emporte des conséquences dramatiques pour l'économie mondiale et
donc pour notre économie, pour le pouvoir d'achat des Français. (…)
Cette guerre, nous l'avons réprouvée dès le premier jour, parce qu'elle était
conduite à l'écart du droit international et parce qu'elle n'avait pas de but
précisément défini. Donc ne comptez pas sur nous, ne comptez pas sur la France
pour pouvoir distribuer les bons points. Ce qui est clair, c'est que le détroit
d'Ormuz, qui est aujourd'hui bloqué délibérément par l'Iran doit réouvrir pour
que le trafic maritime puisse reprendre et que la pression sur les prix,
notamment des hydrocarbures, puisse baisser parce que les conséquences sont
majeures pour le pouvoir d'achat des Français. Et en attendant, parce que nous
sommes l'un des rares pays à pouvoir parler aux deux parties à ce conflit, à
leur passer des messages au calme, mais nous ne nous contentons pas de passer
des messages. Vous vous souvenez que dès les premiers jours de cette guerre,
nous avons déployé des capacités militaires sans précédent pour protéger nos
partenaires et que depuis des semaines, nous nous tenons prêts, c'est la
volonté du président de la République, à déployer des capacités dans le détroit
d'Ormuz pour participer à des actions de déminage ou éventuellement d'escorte.
(…)
Nous devrions passer un peu moins de temps à commenter la situation dans le
détroit d'Ormuz et beaucoup plus à en tirer les leçons pour notre avenir. Et
quelles sont les leçons ? Eh bien, c'est que nous devons impérativement et le
plus rapidement possible nous défaire de toutes les dépendances, de toutes les
servitudes qui tiennent à notre consommation d'hydrocarbures, ouvrir de
nouveaux corridors et de nouvelles routes commerciales et c'est ce à quoi nous
travaillons avec nos partenaires.
> En bloquant le détroit d'Ormuz, l'Iran viole à la fois ses propres engagements, les engagements pris il y a un mois dans cet accord signé avec les États-Unis et viole le droit international puisqu’un détroit, ça n'appartient à personne ou plus précisément, ça appartient à tout le monde. C'est un bien commun de l'humanité, c'est considéré comme les eaux internationales et ça ne peut être en aucun cas entravé et soumis à aucun chantage ni aucun péage.
> [Crise au Moyen-Orient] Le calme, la sécurité et la paix ne pourront pas revenir dans cette région tant qu'une solution politique n'aura pas émergé qui permette d'encadrer strictement le programme nucléaire iranien, qui permette à l'Iran de vivre pacifiquement dans son environnement régional et qui permette au peuple iranien de construire librement son avenir. Tant que ces conditions ne seront pas réunies, nous verrons de l'instabilité dans cette région.
> Il est impératif de pouvoir, d'une part, encadrer strictement ce programme nucléaire, comme nous avons réussi à le faire il y a dix ans, qu'il faut amener l'Iran à renoncer à ses actions de déstabilisation de sa région, de son voisinage, par le développement de programmes de missiles, par le soutien à des groupes terroristes, et qu'il faut que le peuple iranien puisse être respecté dans ses droits et ses libertés fondamentales.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Mieux accompagner les enfants confiés à l'ASE, renforcer leur accès aux
soins en santé mentale et poursuivre le contrôle de l'honorabilité des
professionnels sont des priorités. Le projet de loi adopté à l'Assemblée
nationale marque une nouvelle étape pour mieux protéger les enfants les plus
vulnérables.
> L'Assemblée nationale a adopté la proposition de loi visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. C'est une avancée importante pour mieux protéger nos enfants face aux risques liés à une exposition précoce aux réseaux sociaux. Leur santé mentale, leur développement et leur sécurité doivent rester notre priorité. Je salue le travail des parlementaires. Le Gouvernement poursuivra son engagement pour bâtir un environnement numérique plus sûr et plus protecteur pour les plus jeunes.
> J’ai annoncé
aujourd’hui des mesures pour continuer à investir dans notre hôpital, garantir
l’accès aux médicaments les plus efficaces et améliorer l’accès aux soins. Nous
gelons le montant des franchises médicales. Seul le plafond annuel, inchangé
depuis 20 ans, sera doublé. Et près de 18 millions de Français continueront
d’en être totalement exonérés. C’est un choix de responsabilité pour garantir,
pour tous, un accès à des soins de qualité aujourd’hui comme demain.
Le Gouvernement ne souhaite pas toucher
aux franchises car cela reviendrait à alourdir la facture dès la première
boîte de médicament… à contrario en augmentant le plafond, soit une
contribution à partir de la 51e boîte, les mesures proposées permettent
d’éviter le gaspillage et la polymédication.
> On a un déficit de la Sécurité sociale qui est à plus de 20 milliards. Ma responsabilité de ministre de la Santé est que demain, on puisse continuer à financer notre hôpital, à financer l'accès aux soins et à financer des médicaments efficaces. Je ne veux pas que dans dix ans, les Français n'aient pas les meilleurs médicaments pour leurs cancers, c'est de ça dont on parle.
> [Acétamipride] Si une agence scientifique précise que c'est possible (…), si elle précise que, dans certaines conditions, il n'y a pas de risque, je suivrai l'avis scientifique.
> Pour les médicaments moyennement efficaces ou peu efficaces, nous proposons que les complémentaires paient un peu plus demain qu'aujourd'hui.
> [Franchises médicales] Nous allons doubler ce plafond annuel […] en moyenne, cela correspond à dix-huit euros de plus par an.
> Nous avons rénové 40% des établissements de santé ces dernières années, qui sont adaptés avec des clims ou des rafraîchissements (…) Bien sûr qu'il faut poursuivre ces rénovations d'établissements.
> Ce qui a été vraiment un fait marquant de cette vague de chaleur extrême, c'est les décès à domicile de personnes isolées, qui est un vrai sujet de solitude qu'on a à traiter dans notre société
Marina Ferrari (ministre des Sports, de la Jeunesse et
de la Vie associative)
> [Loi sur l’organisation du sport professionnel] Elle concerne tout le
sport professionnel en France, ce qui est important puisqu’on est aujourd’hui à
un moment charnière du sport professionnel. D’abord, dans le texte, il y a des
dispositions très importantes concernant la lutte contre le piratage. Vous savez
qu’aujourd’hui, c’est un fléau tant pour la culture que pour le sport,
puisqu’il y a l’utilisation de plateformes, les IPTV, mais aussi les
plateformes accessibles par les réseaux sociaux, qui permettent d’aller voir
des matchs de manière gratuite. Ce sont donc des droits médias qui sont perdus
pour l’économie du football. Cela affaiblit nos clubs et nos capacités
économiques à soutenir le football français ou le sport français en général. (…)
Ce texte dispose de plusieurs mesures qui sont très intéressantes pour
revaloriser ces droits médias. D’abord, ce que l’on va permettre dans ce texte,
c’est d’avoir la possibilité, en direct, de couper l’accès au visionnage des
matchs. Et cela, c’est très important parce que, jusqu’à l’adoption de ce
texte, il fallait saisir la justice. En général, il y avait deux jours de délai
de réponse. Donc, autant vous dire que le match était terminé. On pouvait ainsi
regarder facilement son match de manière frauduleuse. Là, dès que l’on aura
identifié les adresses IP, on pourra couper en direct. C’est une espèce
d’autorisation permanente de couper, comme cela a été fait en Italie, où cela
fonctionne très bien. Il était temps que la France se mette aussi à ce standard
pour nous permettre de mieux lutter.
Deuxièmement, on va pouvoir commercialiser les droits médias en un seul lot.
C’est extrêmement important puisque, aujourd’hui, vous le savez, pour voir un
championnat, malheureusement, un amoureux du football, par exemple, va devoir
souscrire plusieurs abonnements. C’est aussi ce qui pousse parfois, du fait de
la contrainte économique, à recourir à une IPTV pour pouvoir voir tous les
matchs. En donnant la possibilité de commercialiser les droits médias en un
seul lot, cela va permettre de n’avoir qu’un seul abonnement. Bien évidemment,
c’est le prix du marché qui va s’exercer derrière et nous aurons forcément une
baisse. C’est très attendu, je pense, par tous les amoureux du football,
notamment. Ils pourront ainsi voir les matchs avec plus de confort et surtout
avec moins de contraintes. (…)
Concrètement, il y a bien sûr dans le texte des mesures qui vont renforcer les
sanctions contre ceux qui regardent de manière frauduleuse, et notamment contre
ceux qui diffusent ces matchs. Là, les sanctions seront renforcées puisque,
maintenant, on est en capacité de les identifier. Vous le savez, on a des
algorithmes qui tournent. La Ligue, aujourd’hui, a notamment des algorithmes
qui tournent et qui permettent d’identifier ces adresses. On pourra donc couper
et sanctionner. (…)
Un autre volet important de ce texte, c’est la possibilité de transformer la
Ligue professionnelle en société commerciale, à l’instar de ce qui se fait, par
exemple, en Grande-Bretagne, puisque c’est le modèle britannique. Ce texte
était attendu. Pourquoi ? Parce qu’il va permettre d’associer la Fédération et
les clubs, c’est-à-dire la Ligue, à la gouvernance du football professionnel.
Cette société commerciale aura comme actionnaires la Fédération et les clubs. (…)
À l’avenir, d’autres sports professionnels pourraient décider de se structurer
comme cela. Ce texte offre cette possibilité. Mais là, on est vraiment sur le
cas du football, parce que ce texte vise aussi à permettre aux autres sports
professionnels français de mieux se structurer. Je pense notamment au
développement de la pratique féminine. C’est un sujet qui est crucial dans le
texte. Vous savez qu’aujourd’hui, malheureusement, nous avons des équipes
professionnelles féminines qui disparaissent parce qu’elles sont encore trop
dépendantes économiquement de la santé du secteur masculin. Je pense à l’équipe
de football de Dijon, par exemple, où, parce que l’équipe masculine et la
société sportive professionnelle ont de grosses difficultés sur la section masculine,
on a coupé la section féminine. C’est quand même dommageable pour le
développement du sport professionnel féminin.
> [Les athlètes russes reviennent pour les Jeux
olympiques de Los Angeles] Non seulement je le regrette, mais nous le dénonçons
au niveau européen, notamment avec le commissaire Micallef, avec lequel je suis
très en lien sur le sujet. Nous sommes plusieurs pays européens à nous être
exprimés clairement contre le retour. Soyons précis : nous sommes contre le
retour sous hymne et bannière des athlètes russes et biélorusses parce que la
situation internationale n’a pas changé aujourd’hui et que le conflit entre la
Russie et l’Ukraine fait toujours rage.
On sait malheureusement que, dans certains pays, le sport est utilisé comme une
arme politique, et c’est le cas dans les deux pays que je viens de citer. C’est
pour cela que la participation des athlètes russes et biélorusses ne nous pose
pas de problème dès lors qu’elle reste sous bannière neutre. Je crois que c’est
le distinguo auquel je tiens beaucoup entre la politique et le sport. C’est
pour cela que la décision qui a été prise par le CIO n’est pas si claire que
cela puisque, en fait, ils réintroduisent le Comité national olympique russe,
mais pas les athlètes sous leur bannière pour le moment. Vous voyez, c’est un
peu tangent, mais on voit que c’est une politique des petits pas que je juge
néfaste, qui est en train de se mettre en œuvre et sur laquelle nous avons une
grande vigilance.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> C'est une révolution qui est en marche pour lutter contre les violences
sexuelles. Prévenir, détecter, former, protéger, sanctionner. Tout l'été, nous
travaillerons sur la loi intégrale. Tout ce qui doit encore être fait sera
fait.
> Nos enfants, nos adolescents sont seuls face à leurs écrans. Seuls face à la haine. Seuls face à l'addiction. Jusqu’ici, c’était aux parents de dire non. Aujourd'hui, c’est la loi qui le dit : avant 15 ans, c'est non. La France devient le premier pays européen à le faire. Soyons-en fiers.
> Une première en France. À Rambouillet, une brigade environnementale : dépôts sauvages, pollutions, atteintes à la biodiversité, maltraitance animale... Des gendarmes engagés, formés et mobilisés.
> Une fois, c'était déjà une fois de trop. Il n'y en aura pas de deuxième. LFI ne terrorisera plus personne. En France, on n'intimide pas des salles ou des festivals. En France, on ne chasse pas les artistes juifs de scène.
> Avant-hier, Barbara Butch, égérie queer, subissait la haine de l'extrême droite après la cérémonie d'ouverture des JO. Hier, c'est celle de LFI qu'elle a subie : une femme seule sur scène chassée à coup de projectiles, de bouteilles de verre parce qu'elle est juive. La meute LFI, ça suffit. Les listes dressées par LFI, ça suffit. Ce n'est pas la France que nous aimons. Pas la France que nous voulons.
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> Cette nuit, huit dauphins du Marineland ont été transférés à Malaga dans
de parfaites conditions de sécurité pour les cétacés. Merci à l'ensemble des
équipes mobilisées pour garantir leur bien-être tout au long du trajet. Merci
également aux autorités espagnoles pour leur accueil. Cette étape marque le
début, comme je m’y étais engagé, du transfert des cétacés du Marineland pour
répondre à l’urgence de la situation.
> Loi « Ripost », loi sur la justice criminelle, loi d’urgence agricole : depuis octobre, grâce à la méthode de Sébastien Lecornu, ce ne sont pas moins de 71 textes utiles aux Français qui ont été adoptés au Parlement
> Réunion de travail avec les ONG et associations engagées pour la protection de la faune sauvage captive. La loi de 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale reste notre boussole : consolidation juridique, renforcement des contrôles et soutien aux refuges. Nous poursuivons le travail en concertation.
Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des
Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> Avec Nabil Habashi, vice-Ministre égyptien des Affaires étrangères, en
charge des Migrations et des Egyptiens de l'étranger. Nos échanges ont d’abord
porté sur la situation humanitaire catastrophique à Gaza et son impact en
Égypte. J’ai ensuite tenu à mettre en lumière l’essor de l’enseignement du
français en Égypte, et notre ambition commune de porter à 100 le nombre
d’écoles francophones d’ici à 2035. Dans un contexte régional exigeant, la
France reste pleinement engagée aux côtés de l’Égypte, partenaire stratégique
et acteur clé de la stabilité régionale.
> Dans le cadre de mon déplacement au Caire, j’ai échangé avec le Dr. Khaled Abdelghaffar, ministre égyptien de la Santé et de la Population. Dans le prolongement de notre rencontre d’avril dernier, cet entretien témoigne de la densité de la coopération sanitaire entre la France et l’Égypte, renforcée depuis la signature d’une déclaration d’intention entre nos deux pays. Nous avons évoqué le nouveau don français de 11 tonnes de matériel médical et de médicaments, destiné aux hôpitaux égyptiens qui accueillent des Palestiniens blessés ou malades en provenance de Gaza. La France reste, aux côtés de l'Égypte, pleinement engagée pour répondre à l'urgence humanitaire et renforcer une coopération sanitaire qui fait ses preuves.
● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)
> En septembre, je me rendrai en Espagne pour échanger avec mon homologue Yolanda
Diaz, des entreprises espagnoles et l’écosystème local, sur leur capacité
d’adaptation face aux chaleurs intenses. Confrontée depuis longtemps à ces
épisodes, l’Espagne a développé des outils et des pratiques culturelles dont
nous pouvons nous inspirer pour protéger nos travailleurs et adapter notre
société.
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la
Justice)
> Le Conseil constitutionnel a jugé conforme à la Constitution les
principales mesures du projet de loi « Justice criminelle et respect des
victimes », en particulier la création de nouvelles cours criminelles
départementales (CCD) et la réforme des nullités. Avant la fin de l’année, les
8 premières CCD seront créées au sein des cours d’appel d’Aix-en-Provence,
Amiens, Grenoble, Nîmes, Saint-Denis de La Réunion et Toulouse. Adossées à la
réforme des nullités, ces nouvelles mesures accélèreront de manière significative
les délais d’audiencement de notre justice criminelle et renforceront
l’efficacité et la proximité au service des victimes.
> Tout le monde disait que c’était impossible. Pourtant, nous l’avons fait en quelques mois seulement ! Voilà un an que nous avons ouvert la première prison de haute sécurité à Vendin-le-Vieil, suivie d’une seconde à Condé-sur-Sarthe, grâce à l’adoption de la loi narcotrafic et au formidable travail des agents pénitentiaires. Un outil inédit et d’une grande efficacité pour couper les narcocriminels les plus dangereux de leurs mafias. Nous avons réuni ce matin les autorités judiciaires, les forces de sécurité intérieure et les services de renseignement pour faire un point sur le fonctionnement de ces établissements et l’ouverture des prochains : trois autres prisons de haute sécurité ouvriront en effet prochainement : à Réau, en Seine-et-Marne dans les prochains jours, avant des ouvertures dans les prochains mois à Valence, Aix-Luynes. Le ministère de la Justice, aux côtés des autres ministères, est pleinement mobilisé pour assurer la sécurité des Français et lutter avec force contre la criminalité organisée.
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> Vote au Parlement de deux textes de loi qui portent sur deux champs très
différents : la protection des enfants et la protection des plus jeunes face
aux réseaux sociaux.
Protéger nos enfants, c’est d’abord sécuriser l’espace scolaire du portail au
portail, quelles que soient les personnes qui y interviennent. C’est tout le
sens du fichier d’interdits d’école dont j’ai proposé la création et du
renforcement du contrôle d’honorabilité de toutes celles et ceux qui sont au
contact de nos élèves, professionnels comme bénévoles.
Protéger nos enfants, c’est aussi les préserver d’une surexposition aux écrans
qui nuit à leur santé mentale, à leurs relations sociales et à leur
concentration. L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans est une
condition indispensable. À nous, maintenant, de leur ouvrir de nouveaux espaces
de sociabilité, culturels et sportifs.
Instruire et protéger : c’est le cœur de notre mission.
> L’École se construit en épousant les réalités territoriales. Voilà le message que je suis venu porter auprès des élus du Tarn-et-Garonne. Dialoguer pour penser ensemble l'avenir de leurs écoles et établissements scolaires, dans un contexte de chute démographique inédite : ici, la population scolaire baissera de 17 % en 10 ans. C’est dans cet esprit que nous échangé sur l'expérimentation relative à la carte de l’offre scolaire, actuellement menée dans 18 départements. Je remercie les élus présents, avec lesquels nous avons tiré les premiers enseignements de cette démarche.
> Les infirmières scolaires qui le souhaitent peuvent désormais exercer, en complément de leur activité principale et en dehors de leurs obligations de service, une activité de soins en tant que profession libérale ou au sein d’un établissement de santé. Fin juin, des représentants des personnels infirmiers de l’Éducation nationale m’avaient sollicité en ce sens. Saisi à ma demande, le collège de déontologie du ministère a confirmé que ce cumul d’activités est possible. Une reconnaissance de leur engagement et de leur expertise.
Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre
déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de
l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et
numérique)
> Comité pilotage sur l’hydrogène réuni hier à Bercy pour partager sur les
enjeux des mois et années à venir avec l’ensemble de la filière : poursuite du
mécanisme de soutien, mise en œuvre impérative de l’IRICC, mécanisme de
dérisquage…
> [Feux de forêts] Adapter les A400M est un peu
plus long et complexe qu’un jeu de Lego pour enfants (ou que les commentaires
de M. Mélenchon sur X). L’annonce du déploiement d'un kit anti-incendie date du
10 juillet et sera effective le 29 juillet. Une première mondiale d’une
capacité équivalente à 3 Canadairs.
Bravo et merci aux équipes de l'État, de l'Armée de l'air et de l'espace, de la
Sécurité civile et d'Airbus qui ont travaillé sans relâche : convention,
essais, simulations, largages, formation des équipages.
> Taxer les grandes entreprises françaises ne peut pas être la première réaction face aux difficultés budgétaires.
Jean-Didier Berger (ministre délégué auprès du
ministre de l’Intérieur)
> Aujourd'hui, on a déjà eu plus d'incendies et de dégâts que sur toute
l'année dernière. C'est une année tout à fait hors norme et exceptionnelle
> [Feux de forêts] On ne se rend pas compte que le plus souvent, ce n'est l'Europe qui aide la France.
> [Feux de forêts] Tous les moyens sont mobilisés pour faire en sorte que le plus rapidement possible les conditions retournent à la normale.
Anne Le Henanff (ministre déléguée auprès du
ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle,
énergétique et numérique chargée de l’Intelligence artificielle et du
Numérique)
> [Interdiction des réseaux
sociaux pour les moins de 15 ans] On travaille déjà depuis un an. Moi, intensivement avec mon équipe depuis
neuf mois, mais depuis un an sur ce texte, y compris avec les plateformes et
les tiers de confiance qui vont devoir vérifier l’âge. Donc, pas de surprise :
on a annoncé le 1er septembre depuis le début. On a réussi, grâce aux
parlementaires, à le faire voter hier. On est toujours dans les délais.
On attend la promulgation de la loi par
le président de la République. Même s’il y a une saisine du Conseil
constitutionnel qui a été annoncée hier par le député Delaporte, on est
toujours dans les délais. Il n’y a pas de conséquences directes. Donc oui, pour
nous, c’est toujours applicable à la rentrée 2026. (...)
Un petit rappel de l’historique.
Honnêtement, on n’irait pas, nous n’irions pas si vite au niveau européen s’il
n’y avait pas eu l’impulsion de la France. Emmanuel Macron, très tôt, parlait
de la nécessité de protéger les mineurs en ligne, tout simplement parce que les
plateformes ne prennent pas leurs responsabilités. Elles ont des devoirs
qu’elles n’appliquent pas. Donc, comme elles ne le font pas, nous, on le fait
au niveau législatif.
Le président de la République a été le
premier à parler de cela au niveau de l’Europe. Ensuite, au sommet de Berlin,
en novembre 2025, où j’étais, j’ai proposé, de manière informelle, d’en parler
à quelques pays qui s’y intéressaient. Nous étions six, de manière informelle,
autour de la table, dont Chypre, la Grèce et la Slovénie. Maintenant, il y a
une coalition de quinze pays. Quand on est ensemble et quand on a envie de
faire les choses rapidement pour protéger nos populations, l’Europe suit. On
s’en réjouit et on est en total soutien avec les annonces de la présidente de
la Commission européenne. (…)
Nous, on a fait une interdiction sèche
sur l’ensemble des réseaux sociaux, y compris ceux dont la fonctionnalité est
secondaire. Je pense, par exemple, à des jeux vidéo comme Roblox, qui ont un
réseau social, mais dont cette fonctionnalité est secondaire. Elle permet de
discuter pendant le jeu entre des gens qui ne se connaissent pas. On sait que
c’est un terrain de chasse pour les pédocriminels. Donc, il est évident qu’il
fallait que cela rentre dedans. La fonctionnalité de réseau social de YouTube
est aussi concernée, mais pas, évidemment, l’accès aux vidéos pour les mineurs.
Vous voyez, c’est donc une définition très large. (…)
Ce n’est pas seulement un sujet
franco-français ou européen, c’est un sujet mondial.
L’Australie, de son côté, a fait une liste, contrairement à nous, qui
voyons très large. Une liste noire, déjà, cela restreint beaucoup de choses.
Quand on voit la puissance financière des réseaux sociaux, qui sont capables,
du jour au lendemain, de recréer un réseau social, cela limite déjà l’impact.
Ensuite, c’est de la présomption d’âge.
Ce n’est pas une vérification précise de l’âge comme chez nous, en France.
C’est-à-dire que c’est, par exemple, de la reconnaissance faciale, et que cela
se fait sous la responsabilité des réseaux sociaux. Nous, nous n’avons pas
voulu confier cette vérification d’âge aux réseaux sociaux. La vérification
d’âge se fera, en France, par un tiers de confiance. (…)
Sur les VPN, effectivement, c’est une
grosse, grosse faille, je dirais, en Australie. Déjà, pour les raisons que je
vous ai indiquées, il n’y a que dix plateformes qui sont concernées, dix
réseaux sociaux. C’est de la présomption d’âge. On met la vérification d’âge
sous la responsabilité des réseaux sociaux, ce qui n’est pas notre cas. Après,
je ne suis pas naïve, les VPN existent. L’abonnement à un VPN en France, grosso
modo, c’est 100 euros par an. Quand on a 11 ans, quand on a 10 ans, il faut
déjà la complicité d’un adulte, d’un grand frère, d’un tonton ou d’une marraine
pour pouvoir financer. Donc déjà, je dirais que si on protège 60 % de nos
enfants, on aura fait un grand chemin. (…)
De toute façon, sur des sujets aussi
stratégiques que la protection des mineurs en ligne, les ingérences étrangères
et tout ce qui concerne, finalement, la sécurité nationale et la protection de
nos populations, c’est un sujet, je dirais, collectif. Cela concerne le
gouvernement et les parlementaires. La preuve, ils travaillent dessus et ils
produisent des rapports. C’est une bonne nouvelle. (…)
En fait, il existe en France une entité
qui s’appelle Viginum, qui fait un travail exceptionnel d’observation sur les
ingérences étrangères, sur la désinformation et sur les menaces. Donc, je pense
que le Premier ministre va prendre en compte ce rapport. Comme d’habitude, on
va échanger avec les parlementaires. Moi, je me tiens, sur ma partie, puisque
les ingérences étrangères passent aussi beaucoup par de la désinformation
numérique, à la disposition des parlementaires. C’est le Premier ministre, à la
fin, qui décidera des mesures qu’il garde ou pas.
> Le Premier
ministre a indiqué que la lutte contre la fraude était prioritaire, et je pense
que tous les Français l’attendent, quel que soit le type de fraude. Maintenant,
utiliser l’IA comme un outil d’aide à la vérification de la vérité et de la
véracité des informations ne me paraît pas choquant du tout. C’est-à-dire que
l’IA va permettre, là où il faut beaucoup de temps et beaucoup de ressources
humaines, de vérifier en quelques minutes la véracité des informations, sous
contrôle, évidemment, concernant les usages et le respect de la vie privée.
Nous défendons, en Europe et en France,
une IA éthique, transparente et respectueuse des droits humains. Il est
inenvisageable qu’une administration française utilise l’IA dans un objectif de
traque. Mais la lutte contre la fraude est une priorité et l’IA va être un
outil très efficace pour nous permettre de lutter contre cette fraude.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Depuis plusieurs jours, de terribles feux ravagent des forêts, des
exploitations et menacent les habitations. Je salue le courage de nos sapeurs-pompiers.
Face à cette urgence, la France a demandé l'activation du mécanisme de
protection civile. L’Europe solidaire, c’est ça. Merci à nos partenaires
européens.
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> Face aux incendies qui frappent notre pays, notamment la Gironde et les
Landes, mes pensées vont aux habitants contraints d’évacuer et à toutes les
personnes touchées. Aux forces de secours, aux services de l’État mobilisés et
aux élus engagés sur le terrain, j’exprime toute ma reconnaissance et mon
soutien. La Nation est à vos côtés.
> Il y a des lieux qui racontent une certaine idée
de la France. Avignon en fait partie.
Ici, le spectacle vivant n’est pas seulement un art : c’est un espace de
liberté, une énergie, une fierté collective.
Chaque année, artistes, créateurs, compagnies et passionnés font battre le cœur
de ce territoire. Des centaines de représentations, des dizaines de spectacles
et des milliers de visiteurs : la preuve que la culture rassemble, inspire et
fait vibrer.
Être à Avignon, c’est parler culture. C’est saluer celles et ceux qui la font
vivre. Et c’est choisir d’être à leurs côtés.
Depuis 2022, j’ai engagé l’ouverture de l’Assemblée nationale aux artistes avec
une conviction : nos institutions doivent être des lieux ouverts, des lieux de
création, de dialogue et de partage.
À toutes celles et ceux qui font du Festival d’Avignon un rendez-vous unique et
populaire : merci et belle 80e édition !
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> Je veux aller convaincre
les Français un par un que ma vision pour
le pays et que mon projet est le bon. Il n’y a pas de repos quand on veut
convaincre les Français.
> [Agriculture] La boussole, c’est de soutenir nos agriculteurs qui font face à beaucoup de difficultés liées au dérèglement climatique et à la concurrence déloyale, avec des moyens de production qui ne leur sont pas ouverts comme à leurs homologues européens. Ce qui a créé du trouble au sein des différents groupes du bloc central, pas seulement le mien, c’est qu’il avait été annoncé au départ que le projet de loi qui comporte des articles très importants sur le stockage de l’eau, sur la simplification, sur les revenus, ne traiterait pas de la question des phytosanitaires. Finalement, il en a été question. Mais l’ensemble des députés du bloc central sont évidemment en soutien de nos agriculteurs. Si certains n’ont pas voté le texte, c’est pour cette seule raison de cet article sur les phytosanitaires.
> L’écart entre le net et le brut est devenu un scandale français ! Aujourd'hui, un salarié touche à peine plus de la moitié de ce que verse son patron.
> Très heureux de retrouver Michel-Edouard Leclerc à Landerneau, en Bretagne. Nous partageons la même ambition : que le travail paie et que les salaires augmentent. Pour les classes moyennes. Pour la France qui se lève tôt, travaille et remplit tous ses devoirs.
Agnès Pannier-Runacher (députée)
> [Barbara Butch] Face à l’antisémitisme et l’intolérance de certains,
soyons toujours du côté de la culture et de la liberté.
> Il y a un an, je lançais ReUse dans un supermarché des Hauts-de-France. ReUse c’est un dispositif de réemploi des emballages destiné à la grande distribution. Un an plus tard, le bilan est encourageant ! Citeo (entreprise à mission chargée d'organiser la réduction, le tri et le recyclage des emballages ménagers en France) confirme que le réemploi trouve progressivement sa place dans les habitudes de consommation. J’ai toujours cru en l'expérimentation. Essayer, mesurer les résultats, ajuster et accélérer ce qui fonctionne... ou arrêter ce qui ne fonctionne pas. Cela suppose d’agir au plus près du terrain mais c’est la méthode la plus efficace que j’ai utilisée pour porter des politiques publiques. Une politique guidée par des certitudes ou de l'idéologie fonctionne en effet rarement. Et c’est aussi cela, l'écologie que je défends : une écologie qui s'appuie sur les faits, qui expérimente, qui évalue et qui a un impact mesurable et pratique pour les citoyens.
Elisabeth Borne (députée)
> Félicitations à Hong Wang pour cette magnifique médaille Fields.
J’espère que cette réussite donnera à de nombreuses jeunes filles l’envie de
choisir les mathématiques et de s’engager dans les carrières scientifiques et
technologiques. Les talents n’ont pas de genre. Ne laissez jamais les
stéréotypes décider à votre place.
● MoDem
François Bayrou (président)
> [Feux de forêts] Beaucoup d'efforts ont été faits ces dernières années
parce qu'on a vu venir le problème et les gouvernements successifs ont fait en
sorte que les avions bombardiers d'eau, les Canadair, les Dash, puisque c'est
un autre de ces modèles-là, et les hélicoptères bombardiers d'eau ont été
renforcés beaucoup, en nombre. Mais le changement des conditions climatiques
fait que, évidemment, le champ de bataille n'est pas le même, et qu'il va
falloir penser des stratégies nouvelles, c'est-à-dire des drones, par exemple,
pour le repérage des premières fumerolles qui doivent permettre une
intervention très rapide. Le combat est en train de changer de nature parce
qu'il prend une ampleur considérable et je n'ai aucun doute que les différentes
instances chargées de la sécurité civile et les gouvernements y pensent.
> On va parler des conditions budgétaires, financières de ce qui se prépare et de ce qui pèse sur la décision de tous les responsables publics. Et il y a aussi une reconfiguration, une reconstruction de la manière dont nous agissons dans notre pays. Je vous donne un chiffre très simple. La France dépense pour son action publique quelque chose comme 20% de plus que ses voisins. Est-ce qu'on est mieux protégé ? Est-ce qu'on est mieux soigné ? Est-ce qu'on est mieux éduqué que nos voisins ? La réponse est non. (…) Notre organisation du pays ne me paraît pas la meilleure.
> Lorsque vous voyez venir un danger, un risque, une menace terrible sur la société française, vous avez le choix, quand vous êtes au gouvernement, entre deux attitudes. La première attitude, c'est fermer les yeux, pousser la poussière sous le tapis, se dire encore un moment Monsieur le bourreau, comme on disait autrefois, et puis finalement, d'autres s'en chargeront après moi. Mais lorsque vous voyez que la menace grandit au point qu'elle est pour votre pays, pour la société, et particulièrement pour les jeunes dans la société, que c'est une menace insupportable, alors vous devez choisir de dire la vérité. C'est ce que nous avons fait.
> Sébastien Lecornu a choisi de trouver des compromis, mais ces compromis, pour ma part, par exemple le renoncement à la réforme des retraites, il sait bien, Sébastien Lecornu, parce que nous en avons parlé beaucoup ensemble, que c'est un choix que je n'aurais pas fait.
> Le gouvernement que je conduisais, a fait baisser le déficit du pays de près de 15%, 12,5%. Le déficit qui était à 5,7% du produit national, on l'a fait baisser à 5,1% en une seule année. Et puis là, il est en train de remonter. Il y a des études qui annoncent 6%, c'est-à-dire une remontée considérable du déficit.
> Le pays ne peut pas échapper à une redéfinition de la manière dont il utilise l'argent public. Parce qu'il faut ajouter une deuxième chose. C'est un pays qui s'appauvrit. C'est un pays qui est descendu au-dessous de la moyenne des revenus par habitant de tous les autres pays européens. On ne peut pas continuer comme cela.
> [Présidentielle]Je pense qu'on se trompe quand on regarde le paysage de cette élection. Parce qu'on croit que c'est comme autrefois. C'est-à-dire qu'on peut se présenter, se mettre en valeur, proposer des idées, défendre des partis. Ce n'est plus comme cela. Vous avez la menace de deux extrêmes qui sont tous les deux, à mon sens, un danger de mort pour le pays. Un danger de mort pour le pays. Et donc ceux qui refusent les deux extrêmes, ils devraient parler ensemble, travailler ensemble de manière à dégager une solution commune à présenter aux Français, qu'ils soient, je donne ces deux aspects, de renouvellement et de reconstruction, et de rassemblement. Vous voyez, cela fait trois R, renouvellement, reconstruction, rassemblement. Cela fait beaucoup de critères, on va voir si nous y arriverons.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Pascal Canfin (député)
> Les chiffres sont tombés : l'électrification s'impose en Europe !
Sur le premier semestre 2026, la voiture électrique continue sa progression en
Europe :
- 22% de part de marché pour le 100% électrique (BEV), soit +5 points en un an
- 10% pour l'hybride rechargeable (PHEV)
- Les thermiques classiques ? 30%, en baisse de 8 points
L'Allemagne (26% de véhicules 100% électrique) et la France (28%) tirent le
marché. L'Espagne franchit la barre des 10%.
L'Europe s'est fixé un objectif d'émissions moyennes de 93 g CO2/km pour ses
voitures neuves sur 2025-2027 ; on en est aujourd'hui à 95 g/km, contre 97 g/km
il y a six mois — l'écart se resserre.
La tendance est claire, positive, et elle s'accélère. L'électrification
continue sa progression et s'impose de manière irréversible.
Alors quand la droite et l'extrême droite se posent en grandes défenseures du
thermique après 2035, elles se battent contre l'histoire en marche.
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> [Editorial : Un nouveau pacte social pour travailler plus longtemps]
Si le taux d’emploi en France atteint son plus haut niveau depuis 1975, il
reste inférieur au niveau des pays européens les plus performants pour
plusieurs catégories, qui doivent donc faire l’objet d’une action renforcée :
les jeunes, les femmes et les seniors (au-delà de 55 ans). Ce rapport
s’intéresse à l’emploi des seniors, par-delà la question de l’âge de départ en
retraite. Le décrochage des seniors fut longtemps une singularité française en
Europe, nourrie par les dispositifs de retraite anticipée et une culture
collective – des politiques publiques aux pratiques d’entreprises – clairement
hostile au maintien dans l’emploi des salariés les plus âgés. Ce fut une erreur
nationale majeure, que l’on paie encore aujourd’hui, malgré l’inversion de la
tendance. Après avoir atteint son point bas à la fin des années 1990, le taux
d’emploi des seniors a progressé sur les deux dernières décennies pour
atteindre 60 % en 2024. Ce niveau reste en deçà de la moyenne européenne (65 %)
et masque des disparités importantes. En effet, le taux d’emploi des 55-59 ans
a progressé de près de 30 points, passant de 50 % au tournant des années 2000 à
presque 80 % en 2024, un niveau qui place désormais la France au-dessus de la
moyenne de l’Union européenne (77 %). Le taux d’emploi des plus de 60 ans a
fortement augmenté aussi sur la période, passant de 11 % à plus de 40 %. Pour
autant, l’écart avec le reste de la population reste très marqué : en 2024, à
peine plus de 4 seniors de 60-64 ans sur 10 sont en emploi (et seulement 11 %
des 65-69 ans). C’est à partir de 60 ans que se joue l’essentiel de l’écart
entre la France et ses voisins européens. Le recul de l’âge de départ à la
retraite constitue le premier levier pour accroître l’emploi des seniors ; or,
même en tenant compte des effets de la dernière réforme (2023) et en
considérant sa pleine appli- cation, nous travaillons deux à trois ans de moins
que les autres Européens. Nous allons et devrons ainsi travailler en moyenne
plus longtemps au cours de notre vie. Un nouveau pacte social pour travailler
plus longtemps
Mais ce levier ne peut se suffire à lui-même. D’où la question au cœur de cette
étude : comment favoriser l’emploi des seniors jusqu’à la retraite ? En
examinant notamment les pratiques des pays les plus performants en Europe, tout
particulièrement les États nordiques. En se concentrant, dans ce cadre, sur
deux leviers essentiels, pour lesquels des marges de progression subsistent :
favoriser une transition plus progressive entre emploi et retraite ; et
renforcer la formation continue, tout au long de la vie active. Les premiers
dispositifs, d’articulation entre activité et retraite, apparaissent en France
moins clairs dans leurs objectifs, moins stables dans leurs paramètres, moins
connus des salariés, que chez nos voisins européens, notamment scandinaves. Les
seconds dispositifs, de formation et d’adaptation des conditions de travail,
révèlent autant un biais anti-seniors ‑ persistant qu’une faiblesse française
générale, dans nos politiques de formation au premier chef. Ce n’est donc pas
tant une politique ciblée sur les dernières années de la vie professionnelle qu’une
action plus large et surtout anticipée qu’il faut promouvoir, avec l’ensemble
des acteurs. Durée du travail au long de la vie et capacité à rester en emploi
avant la retraite se combinent étroitement. Plus l’âge de départ en retraite
est décalé, plus les actions permettant aux seniors de rester effectivement en emploi
seront centrales. Pour assurer l’efficacité comme l’acceptabilité d’une durée
de travail plus longue au cours de la vie, de nouveaux deals ‑ seront
indispensables à développer : temps partiel choisi, retraite progressive, etc. Un
nouveau pacte social où travailler plus longtemps irait de pair avec une
décélération ou une adaptation en fin de carrière. Un nouveau pacte français
combinant plus de travail, plus de formation, plus de choix, plus de
flexibilité dans les organisations.
> Soutien total à nos pompiers et à toutes les forces de secours.
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> [Interdiction des réseaux sociaux pour les moins 15 ans] Qu'un adulte
regarde du porno, c'est sa pure et simple liberté mais qu'un enfant qui ne
cherche pas soit exposé à ça, c'est non !
> [Interdiction des réseaux sociaux pour les moins 15 ans] Bien sûr que s'ils le souhaitent, les jeunes contourneront cette loi (...) ce ne sera jamais parfait mais ce sera un peu mieux filtré ;
> [Interdiction des réseaux sociaux pour les moins 15 ans] C'est salutaire surtout pour les enfants car aujourd'hui, c'est 750 000 pédocriminels qui sont actifs chaque jour sur Internet ;
> [Interdiction des réseaux sociaux pour les moins 15 ans] Des parents seuls ne peuvent pas se battre face à ça, ce n'est pas juste une histoire de cadre ou de règles, c'est parce que le système entier s'emballe
> 274 morts de noyade entre le 1er mai et le 15 juillet. Un enfant peut se noyer en - de 3 minutes dans - de 20 centimètres d’eau. Ce drame nous oblige à prévenir davantage, apprendre à nager plus tôt, surveiller mieux. La vigilance ne doit jamais prendre de vacances.

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