samedi 12 septembre 2026

Propos centristes. Monde – Etats-Unis: 25e anniversaire du 11 septembre / Israël: programme du Centre pour les législatives / Japon: construire le futur du Centre / Suisse: l’avenir est au centre / Venezuela: le Centre regrette l’accord de Trump sur le pétrole / Norvège: investir dans l’agriculture…


Voici une sélection, ce 12 septembre 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne et dans le monde.

● Argentine
♦ Propuesta Republicana
Mauricio Macri (président)

> Il est inacceptable qu'une mesure conservatoire émanant d'un tribunal provincial ait empêché l'application d'une loi nationale dans la province de Buenos Aires. La juge reconnaît que sa décision repose uniquement sur ses présomptions : « Le pouvoir judiciaire ne peut attendre qu'une violation des droits humains se produise avant d'intervenir lorsqu'il dispose d'éléments de preuve raisonnables qui laissent penser qu'il le fera. » Or, ces éléments de preuve, selon elle, n'ont pas été présentés. Un point essentiel que nous devons tous garder à l'esprit : notre système constitutionnel ne confère pas au pouvoir judiciaire le pouvoir de procéder à un contrôle de constitutionnalité préventif des décisions législatives. Il ne le peut tout simplement pas. Les tribunaux n'exercent ce contrôle que dans le cadre des procédures légales. Voici la situation controversée dans laquelle nous nous trouvons : une loi votée par le Congrès national, promulguée par le pouvoir exécutif national et en vigueur dans toute l'Argentine, est actuellement rendue inopérante, qui plus est, dans la juridiction la plus peuplée et celle qui enregistre les taux de violence les plus élevés du pays. Tout cela à cause d'une décision d'un tribunal provincial. Cette rupture de l'équilibre qui devrait exister entre les pouvoirs de l'État est profondément préoccupante. L’Argentine dont nous rêvons ne pourra se construire qu’avec des juges qui respectent la Constitution.

 

● Bolivie
♦ Gouvernement
Rodrigo Paz (président)

> La Bolivie relance sa production. Aujourd'hui, depuis la raffinerie Gualberto Villarroel, nous entamons la remise en service de nos capacités de raffinage. Nos raffineries peuvent traiter 63 750 barils par jour, et aujourd'hui, elles en traitent 24 067. Il est essentiel de remettre cette capacité au service du pays. Nous allons produire davantage de carburant en Bolivie, créer des emplois et réduire notre dépendance aux produits finis importés. Plus de production bolivienne, plus d'emplois et moins de dépendance. Nous construisons notre avenir en produisant ici !

> Nous avons tenu une réunion cruciale avec Bo Mathiasen, directeur de la Division des opérations de l'ONUDC, afin de coordonner les actions contre le crime organisé et le trafic de stupéfiants. Son expérience reconnue en matière de sécurité transfrontalière et de stratégies de développement alternatives dans des régions comme la Colombie et le Cône Sud conforte cette alliance stratégique pour lutter efficacement contre les réseaux illicites.

 

● Brésil
♦ União Brasil
> L’heure est venue de simplifier la politique. Afin d’élargir l’accès à l’information et de renforcer la participation citoyenne aux élections de 2026, União Brasil lance, ce mardi 8, la deuxième édition de sa collection de guides de poche. Cette fois-ci, l’objectif principal de ces documents est d’informer et d’accompagner les électeurs, en particulier les jeunes qui voteront pour la première fois. 
La nouvelle phase de cette initiative rassemble huit livrets numériques rédigés dans un langage simple et objectif afin de transformer des concepts complexes en guides de référence pratiques. Les thèmes abordés dans cette nouvelle collection sont les suivants : 
- Mon premier vote
- Qu'est-ce que la vraie politique ?
- Le pouvoir exécutif est responsable de la gouvernance.
- Le pouvoir législatif est responsable de l'élaboration des lois.
- Le pouvoir judiciaire est chargé de faire appliquer les lois.
- Comment les trois pouvoirs de l'État collaborent
- Comment devenir homme politique et la politique au quotidien .
Ces manuels détaillent le rôle des représentants du peuple et expliquent l'équilibre des pouvoirs gouvernementaux. Ainsi, ces guides de poche présentent l'application concrète de la politique au quotidien et constituent un point d'entrée pour ceux qui souhaitent entamer une carrière dans la fonction publique.

> Le projet de loi de Yandra élargit le nombre d'absences justifiées pour accompagner un enfant à un rendez-vous médical.
Un projet de loi déposé par la députée fédérale Yandra Moura (União-SE) porte de un à douze jours par an le nombre maximal d'absences justifiées autorisées pour accompagner un enfant à un rendez-vous médical. Le projet de loi 1890/2026 est actuellement examiné par les commissions du Travail et de la Constitution et de la Justice et Citoyenneté (CCJC) de la Chambre des députés.
La proposition modifie le point XI de l'article 473 du Code consolidé du travail (CLT). Actuellement, la législation ne garantit qu'un seul jour d'absence autorisé par an pour accompagner un enfant de moins de six ans à un rendez-vous médical. Selon le texte de Yandra Moura, la limite d'âge de l'enfant est portée à 12 ans et le nombre d'absences autorisées passe à 12 jours par an, sur présentation d'un certificat ou d'une attestation de présence délivrée par un professionnel de santé qualifié.
Selon la proposition, les absences continueront d'être exonérées de salaire. Étant donné que la décision est définitive en commission, elle peut être approuvée sans vote en séance plénière.
Dans sa justification du projet, Yandra Moura soutient que cette modification renforce la protection des enfants et vise à réduire la judiciarisation des conflits du travail liés aux absences pour accompagnement des enfants à des rendez-vous médicaux.
« L’objectif est de renforcer la protection de l’enfance et d’assurer de meilleures conditions pour que les mères qui travaillent puissent accompagner leurs enfants à leurs rendez-vous médicaux, compte tenu notamment de la demande accrue de soins de santé pour la petite enfance », explique la députée dans la justification du projet de loi.
Pour Yandra Moura, la prolongation du délai a également un impact concret sur les tribunaux du travail. « Cette mesure vise à concilier la réalité des familles brésiliennes avec les exigences du marché du travail et à réduire les conflits et les litiges liés au refus d'absences justifiées », explique-t-elle.
La députée souligne que la proposition n'entraîne pas de coûts supplémentaires pour le secteur public. « Cette mesure ne crée aucune nouvelle prestation sociale et n'impose aucune charge directe au système de santé publique. Il s'agit simplement d'un élargissement d'une absence justifiée déjà prévue par la loi consolidée du travail », explique Yandra Moura.

 

● Canada 
♦ Gouvernement 
Mark Carney (Premier ministre) 

>
Il y a 25 ans, par un matin clair de septembre, une journée ordinaire est devenue l’une des plus sombres de l’histoire.
Près de 3 000 personnes – dont 24 Canadiennes et Canadiens – ont perdu la vie dans l’attentat terroriste le plus meurtrier jamais perpétré en sol américain. Des milliers d’autres ont été blessées. D’innombrables personnes restent profondément marquées par cette journée tragique.
Vingt-cinq ans plus tard, la douleur est encore vive, tout comme notre détermination à lutter contre la haine et le terrorisme. Aujourd’hui, nous rendons hommage à toutes les personnes qui ont perdu la vie et à celles dont la vie a été bouleversée à jamais.
Les Canadiennes et les Canadiens sont solidaires de leurs voisins américains.
Ils partagent leur deuil et honorent avec eux la mémoire des victimes
Ce matin-là, nous avons vu jusqu’où peut mener la haine, mais les heures, les jours et les années qui ont suivi nous ont révélé une force encore plus grande : dans l’un des pires moments de l’histoire, nous avons montré ce qu’il y avait de meilleur en nous.
Des pompiers ont gravi les escaliers d’immeubles en flammes pour secourir les personnes prises au piège aux étages supérieurs. Pendant des jours et des semaines, des équipes de secours et de recherche ont fouillé les décombres pour retrouver les disparus.

Lorsque l’espace aérien américain a été fermé, notre gouvernement n’a pas hésité à recevoir 224 avions, qui ont atterri dans 17 aéroports canadiens. Gander, une ville de 10 000 habitants, a accueilli près de 7 000 voyageurs bloqués loin de chez eux. Des membres de la communauté se sont mobilisés pour leur offrir un lit et un repas chaud et leur permettre de téléphoner à leurs proches. Sans rien demander en retour.
Leur générosité a été contagieuse. Pensons à la Terre-Neuvienne Beulah Cooper, l’une des nombreuses personnes qui sont venues en aide aux passagers à ce moment-là. Une jeune fille lui a écrit : « Votre gentillesse me donne envie de faire preuve de gentillesse ».
C’est ainsi que la bonté se propage.
Notre réponse ne s’est pas arrêtée là. Pour la première fois de son histoire, l’OTAN a invoqué l’article 5 : une attaque contre l’un de ses membres est une attaque contre tous. Plus de 40 000 Canadiennes et Canadiens en uniforme ont servi en Afghanistan au cours des années qui ont suivi. Cent cinquante-huit membres des Forces armées canadiennes ne sont jamais rentrés chez eux, ainsi qu’un diplomate, une journaliste et deux travailleurs humanitaires. Des gens se sont rassemblés sur les viaducs et le long de l’Autoroute des héros pour leur rendre hommage.
Se mettre au service des autres – d’un voisin, d’un inconnu, d’une communauté dans le besoin – est la réponse la plus juste à ceux qui cherchent à nous diviser. En cette Journée nationale du service, c’est cet esprit de solidarité que nous soulignons.
Nous n’oublierons jamais les personnes qui ne sont jamais rentrées chez elles, le courage de celles qui sont allées au-devant du danger et les petits gestes de bonté qui ont éclairé les jours les plus sombres.
Et, 25 ans plus tard, n’oublions jamais que le plus bel hommage demeure de nous mettre au service des autres – de tendre la main à l’inconnu parmi nous, simplement parce qu’il a besoin d’aide.
Aujourd’hui comme toujours, nous n’oublierons jamais.

> Le français et l’anglais sont au cœur de notre identité en tant que Canadiennes et Canadiens.   En cette Journée des langues officielles, rappelons-nous l’un des principes fondateurs de notre pays : nos langues et nos cultures sont des atouts qu’il faut valoriser et dont nous pouvons être fiers.

> Le Canada a toujours été et sera toujours solidaire de l’Ukraine.   Nous forgeons maintenant un nouveau partenariat. Pour procurer aux Forces armées canadiennes de nouveaux drones. Pour créer de bons emplois. Et pour fournir à l’Ukraine le matériel dont elle a besoin pour établir une paix juste et durable.

> Le combat de l’Ukraine en faveur de la liberté, de la démocratie et de la souveraineté est aussi le nôtre. Quand la paix sera instaurée, ce qui n’est qu’une question de temps, le Canada répondra présent.

> Nous bâtissons en grand.   De nouveaux grands projets d’énergie propre à Terre-Neuve-et-Labrador. Six brise-glaces fabriqués au Canada. Plus de 300 voitures voyageurs de VIA Rail construites ici même, au pays, et ce n’est que pour le mois dernier.   Nous nous donnons bien plus que ce que les autres peuvent nous enlever.

> Pour avoir un Canada fort, il ne suffit pas de résister à une crise. Il faut aussi en sortir plus fort.

> Notre plan A : consolider notre force au pays et diversifier nos partenariats commerciaux à l’étranger.   De nouveaux ports, de nouvelles mines et de grandes infrastructures énergétiques. Plus de 20 nouveaux accords commerciaux et de défense conclus sur cinq continents.   Nous sommes sur la bonne voie, et nous ne faisons que commencer.

> À l’occasion de la fête du Travail, nous rendons hommage aux travailleuses et aux travailleurs qui bâtissent notre pays et nous célébrons la fière histoire du syndicalisme au Canada.
Depuis des générations, les syndicats rendent notre économie plus forte et notre pays plus juste. Ils se battent pour de meilleurs salaires, des milieux de travail sécuritaires, des pensions, des avantages sociaux et des congés payés, ce qui assure le partage de la prospérité et des possibilités. Parce que les syndicats ont toujours compris une chose fondamentale : ce qui importe, ce n’est pas seulement ce que nous bâtissons, mais également la façon dont nous bâtissons.
Aujourd’hui, face aux dissensions dans le monde, le Canada bâtit de nouveau en grand : des ports, des mines et des corridors énergétiques; des millions de logements abordables; des routes, des chemins de fer et des aéroports. Et nous bâtissons tout cela en solidarité avec les travailleurs canadiens.
C’est dans cet esprit que le gouvernement a lancé l’initiative Une Équipe Canada forte, qui vise à recruter, à former et à embaucher jusqu’à 100 000 travailleurs qualifiés d’ici 2031, notamment grâce à de nouveaux investissements dans le Programme pour la formation et l’innovation en milieu syndical. De même, en raison des droits de douane injustifiés que les États-Unis imposent, nous prenons les choses en main pour protéger les travailleurs et les entreprises du Canada en les aidant à se réoutiller, à se requalifier, à se diversifier et à se développer.
Le Canada devient plus fort et réduit sa dépendance à l’égard d’un seul et unique partenaire. Nous nous donnons déjà bien plus que ce que quiconque pourrait nous enlever.
Les syndicats ont aussi toujours compris que quand nous prenons soin les uns des autres, quand nous travaillons ensemble, quand nous unissons nos forces, il n’y a rien que les travailleurs canadiens ne puissent accomplir. 

 

● Corée du Sud
Lee Jae-myung (président de la république)

>
Je suis préoccupé de voir que, à mesure que les affrontements entre les pays s'intensifient, la possibilité qu'ils dégénèrent en guerres ne cesse d'augmenter.
Les relations internationales deviennent très instables et les sentiments d'hostilité s'aggravent également entre les populations. De plus en plus de personnes adoptent une pensée extrémiste et les conflits qu'elles provoquent s'intensifient.
(…)
Il peut y avoir plusieurs causes à l'intensification des affrontements et des conflits entre les pays, les personnes et les groupes, mais si l'on examine la question en profondeur, on constate finalement que la polarisation économique a une influence considérable.

> On parle beaucoup de la théorie de la croissance inclusive, selon laquelle partager aussi équitablement que possible les opportunités et les fruits de la croissance constitue la voie vers une croissance durable. J'aimerais que l'accent soit davantage mis sur cette question.
Fondamentalement, j'aimerais également que l'accent soit davantage mis sur les efforts politiques et institutionnels visant à réduire les inégalités.

> La république de Corée est passée d'un pays bénéficiaire d'aides à un pays capable d'apporter des aides, et la situation internationale a également beaucoup changé. La Corée doit donc, elle aussi, apporter une contribution importante.

 

● Côte d’Ivoire
♦ Gouvernement 
Alassane Ouattara (président de la république)

> Servir la Nation est un engagement de chaque instant. Après des mois riches en rencontres, en séances de travail et en déplacements, nous entamons cette rentrée avec détermination, exigence et la même ambition : œuvrer au mieux-être de nos concitoyens et bâtir ensemble la Grande Côte d’Ivoire, prospère et solidaire, à laquelle nous aspirons tous.

> Pour le bien-être de nos concitoyens, le travail ne s’arrête jamais. Nous continuons, avec détermination, à relever les défis qui se présentent à notre Nation.

 

● Etats-Unis  
♦ Parti démocrate 
Hakeem Jeffries (leader du Parti démocrate à la Chambre des représentants) 

> Nous sommes profondément reconnaissants du courage et du patriotisme des secouristes héroïques qui se sont précipités vers le danger le 11 septembre pour sauver leurs compatriotes américains. Nous n'oublierons jamais ces héros et les milliers de vies innocentes fauchées ce jour tragique. Que Dieu bénisse leur mémoire et veille sur les familles des victimes, 25 ans après les attentats. L'Amérique n'oubliera jamais.

> Pourquoi croire à la promesse de Donald Trump de verser 5 000 $ à chaque adulte américain APRÈS l’élection ? Ces extrémistes mentent au pays. Encore une fois.

> La Cour suprême des États-Unis a confirmé une décision de la Cour suprême de Virginie concernant le redécoupage électoral, invalidant une carte approuvée par des millions d'électeurs. Les républicains pro-Trump veulent maintenant que ces mêmes juges conservateurs fassent exactement le contraire et annulent une décision sans équivoque de la Cour suprême du Missouri qui leur déplaît. Le peuple américain a les yeux rivés sur la situation.

> Nous sommes déterminés à lutter contre la crise du coût de la vie qui, nous le savons, touche les habitants de Denver et de tout le Colorado. La vie est devenue beaucoup trop chère. Il y a trop de gens dans cet État et dans tout le pays qui travaillent dur, qui respectent les règles, mais qui ne parviennent pas à s'épanouir et qui peinent à survivre. La crise du logement n'est pas une invention. Elle est bien réelle. Les gens sont étouffés par l'économie de Trump, et nous sommes déterminés à réduire le coût de la vie exorbitant aux États-Unis. Parallèlement, nous avons assisté à des niveaux de corruption sans précédent qui s'abattent sur le peuple américain. Et lorsque des personnes occupant de hautes fonctions, y compris le président et toute sa clique de partisans de Trump, sont tellement préoccupées par leur enrichissement personnel, celui de leur famille, de leurs amis et de leurs donateurs, cela signifie qu'elles ne se soucient pas de rendre la vie plus abordable pour les habitants du Colorado ni pour l'ensemble du pays, et nous devons remédier à cette situation. 

> Nous traversons une période extrêmement difficile aux États-Unis, comme le vivent actuellement les habitants de Las Vegas. Nous sommes en plein marasme politique dû à l'administration Trump et à un extrémisme sans précédent qui s'est déchaîné sur le peuple américain dès le début de ce mandat toxique. Donald Trump avait promis une baisse des coûts dès son arrivée au pouvoir. Or, les coûts n'ont pas baissé. Au contraire, ils ont augmenté aux États-Unis. La vie est devenue beaucoup trop chère. Dans cette ville, dans cet État et partout en Amérique, trop de gens travaillent dur, respectent les règles, mais ne parviennent pas à s'épanouir et peinent à survivre. Cela ne devrait pas être le cas aux États-Unis, le pays le plus riche de l'histoire. Pourtant, les Américains ordinaires, les classes populaires et moyennes, sont laissés pour compte.
En tant que démocrates de la Chambre des représentants, nous croyons qu'aux États-Unis, lorsqu'on travaille dur et qu'on respecte les règles, comme c'est le cas pour tous les travailleurs soutenus par ces grands syndicats présents aujourd'hui et par les syndicats de tout le pays, on devrait pouvoir vivre une vie décente, une vie confortable et une vie de qualité . Et nous savons à quoi devrait ressembler cette vie : un emploi bien rémunéré, un logement décent, une bonne couverture santé, une bonne éducation pour ses enfants et, enfin, une retraite confortable. Voilà ce qu'est une vie de qualité.
Et en ce début de week-end de la Fête du Travail, je tiens à le souligner : personne n'a autant contribué à la réalisation du rêve américain que les hommes et les femmes du mouvement syndical. Les démocrates de la Chambre des représentants continueront donc à vous soutenir pleinement. Nous donnerons la priorité à une législation favorable aux syndicats et veillerons, une fois la majorité acquise, à faire adopter des projets de loi comme le PRO Act afin de protéger le droit de se syndiquer pour tous les travailleurs américains, partout aux États-Unis. Nous allons travailler dur et lutter pour une Amérique abordable. Nous allons nous battre pour faire baisser le prix élevé des produits alimentaires, de l'essence et du logement. Démocrates de la Chambre des représentants, nous croyons également que, dans notre grand pays, l'accès à des soins de santé de qualité et abordables ne peut être un privilège réservé aux riches, aux nantis et aux personnes influentes. L'accès à des soins de santé de qualité et abordables doit être un droit pour chaque Américain. Et c'est ce que ces syndicats s'efforcent si ardemment d'obtenir.
Nous croyons également que l'application des lois sur l'immigration dans ce pays – et notre système d'immigration est défaillant – doit être juste, équitable et humaine. Ce n'est pas le cas actuellement, et c'est pourquoi nous continuons de lutter avec vigueur contre l'ICE et ses attaques contre le peuple américain, les familles immigrées respectueuses des lois et les travailleurs à travers tous les États-Unis. En tant que démocrates de la Chambre des représentants, nous nous engageons à tout mettre en œuvre pour que l'ICE soit maîtrisée ici, aux États-Unis.
Enfin, parmi les nombreuses priorités sur lesquelles nous devons agir, figure le fait que non seulement les républicains n'ont rien fait pour réduire le coût de la vie aux États-Unis, mais que leurs politiques néfastes ont en réalité renchéri la vie . C'est pourquoi nous allons nous battre avec acharnement pour mettre fin aux droits de douane imposés par Trump, qui coûtent des milliers de dollars par an aux Américains, et, parallèlement, faire tout notre possible pour stopper la guerre irresponsable et coûteuse menée par Donald Trump en Iran.
Je suis donc très reconnaissant d'être rejoint ici par mon ami, camarade de classe et frère, Steven Horsford, et par vous tous. J'apprécie le travail que vous accomplissez pour les hommes et les femmes qui travaillent dur ici à Las Vegas et dans tout le Nevada, et je m'engage à mener ce combat à vos côtés, épaule contre épaule, au cours des 60 prochains jours et au-delà. Je suis convaincu que tant que nous continuerons à nous mobiliser, à défendre ce qui est juste, nous remporterons la victoire, jour après jour, semaine après semaine, mois après mois et année après année. Nous gagnerons le cœur et l'esprit du peuple américain et, le 3 novembre, nous réélirons Steven Horsford et reprendrons le contrôle de la Chambre des représentants des États-Unis.

 

Chuck Schumer (leader de la majorité démocrate au Sénat) 
> Le 11 septembre 2001 a plongé New York et l'Amérique dans une tragédie inimaginable. L'horreur de cette journée restera à jamais gravée dans la mémoire de toute une génération d'Américains. Vingt-cinq ans plus tard, il est de notre devoir à tous de ne jamais oublier ceux que nous avons perdus, ni les héros qui ont donné leur vie ou sont tombés malades depuis, en faisant tout leur possible pour sauver le plus de vies possible. Aujourd'hui, le Lower Manhattan renaît, vibre, se développe et prospère grâce à l'aide que nous avons reçue du gouvernement fédéral, qui a débloqué 20 milliards de dollars pour la reconstruction, et grâce à la détermination de tant de personnes à la mairie, à Albany, à Washington, dans leurs entreprises et chez elles, qui ont refusé de laisser le nihilisme, la violence et la haine du 11 septembre avoir le dernier mot. Je leur suis profondément reconnaissant. Puisse le Lower Manhattan, New York et l'Amérique tout entière atteindre de nouveaux sommets au cours des 25 prochaines années.

> Des milliers de New-Yorkais se sont mobilisés pour donner leur sang après les attentats du 11 septembre. Vingt-cinq ans plus tard, les survivants souffrant de maladies liées au 11 septembre ont toujours besoin de sang pour leurs traitements.

> La présidence de Trump est un tel fiasco qu'il en vient à tenter de corrompre les électeurs américains. C'est une insulte aux Américains, à la démocratie, et l'aveu de son impuissance totale.

> Ils peuvent mentir et l'appeler comme ils veulent, mais le peuple américain connaît la vérité : Donald Trump nous a entraînés dans une guerre sans fin qui a fait exploser les prix aux États-Unis tout en mettant nos soldats en danger à l'étranger. Nous devons mettre fin à cette guerre immédiatement.

> En cette Fête du Travail, nous remercions tous les Américains, les familles et les syndicats qui travaillent dur et qui font avancer notre pays. Je continuerai à me battre pour rétablir et renforcer les droits des travailleurs, reconstruire notre économie et faire en sorte que chaque travailleur américain puisse subvenir aux besoins de sa famille et améliorer son avenir.

 

Barack Obama (ancien président des Etats-Unis) 
> Si vous étiez jeune en 2001, ou même pas encore né, il peut être difficile d'imaginer ce que l'on a ressenti le 11 septembre. Le choc de cette belle matinée sans nuages. Le chagrin des familles dont les proches ont été fauchés avec une telle brutalité et une telle cruauté. La prise de conscience que les forces du mal et de la violence étaient plus proches, et l'avenir plus incertain, que nous ne le pensions. Mais dans les jours qui ont suivi, nous avons aussi ressenti autre chose. La fierté des secouristes qui se sont précipités sur les lieux, et des passagers qui ont pris d'assaut le cockpit. L'admiration pour les hommes et les femmes qui ont quitté une vie confortable pour servir leur pays. La profonde conviction que rien ne briserait la volonté des États-Unis d'Amérique. Aujourd'hui, Michelle et moi nous souvenons de ceux que nous avons perdus ce jour-là, et de ceux qui ont fait le sacrifice ultime dans les guerres qui ont suivi. Nous prions pour leurs familles. Et nous espérons que les Américains, partout dans le monde, se souviendront de la véritable leçon du 11 septembre : nous pouvons survivre même à nos jours les plus sombres tant que nous avançons unis comme une seule nation et un seul peuple.

 

Hillary Clinton (ancienne secrétaire d’Etat) 
> Je suis ravie de voir que la Californie prend des mesures pour protéger les enfants des dangers des réseaux sociaux et des chatbots. D'autres États devraient suivre son exemple.

> Chaque mariage d'enfant prive une jeune fille d'un monde de possibilités. Chaque année, 12 millions de filles sont mariées avant leur 18e anniversaire. Ces filles sont privées de la possibilité de grandir en sécurité et en bonne santé et de poursuivre des études. Le monde se prive ainsi de leur participation, de leurs talents et de leurs idées. Je suis profondément reconnaissante à Fatima Maada Bio pour son engagement en faveur de la résolution adoptée aujourd'hui par l'ONU, établissant une Journée internationale pour l'élimination du mariage d'enfants, du mariage précoce et du mariage forcé. En tant que Première dame de Sierra Leone, elle a œuvré pour le changement dans son pays, aux côtés du Cap-Vert, du Costa Rica et du Maroc. Le mariage d'enfants demeure l'une des violations des droits des filles les plus urgentes et les plus évitables. La résolution d'aujourd'hui représente une étape importante dans la lutte pour la reconnaissance du droit des filles et des jeunes femmes à décider librement et avec assurance de leur avenir. Nous avons besoin de davantage de ressources et d'une plus grande volonté politique pour lutter contre ce fléau. Chacun peut contribuer à mettre fin au mariage d'enfants.

> Une chose à retenir 25 ans après le 11 septembre : au lendemain d'une catastrophe, les gens regardent autour d'eux, ils voient ce qui est nécessaire et ils aident.

> Nul parmi nous, qui avons vécu le 11 septembre, n'oubliera jamais les vies perdues ni les innombrables actes d'héroïsme de cette journée. Pourtant, un tiers des Américains d'aujourd'hui sont trop jeunes pour s'en souvenir. Pour eux, le Mémorial du 11 septembre met à disposition une nouvelle expérience d'apprentissage numérique dès demain. Un film gratuit de 35 minutes présentera les témoignages de survivants, de membres de leurs familles et de secouristes. Des guides de visionnage et des activités préparatoires seront proposés aux élèves du CE2 à la Terminale. Nous avons juré de ne jamais oublier – et il est de notre devoir de veiller à ce que la prochaine génération se souvienne aussi.

 

Cory Booker (sénateur du New Jersey) 
> Le président Trump est monté sur scène et a promis à chaque adulte américain un chèque de 5 000 dollars si les républicains remportent les élections en novembre. Il a omis de préciser qu’il n’a pas le pouvoir d’émettre un tel chèque ; seul le Congrès en a la possibilité. Il a également omis de mentionner que cela coûterait plus de 1 000 milliards de dollars, alors que notre pays est déjà endetté à hauteur de 40 000 milliards de dollars. Il s’agit d’une tentative désespérée de corruption politique pour détourner l’attention des Américains du chaos qu’ils constatent au quotidien.

> Alors que les familles de travailleurs sont accablées par la flambée des prix de l'essence et du diesel, conséquence de la guerre interminable et irresponsable menée par Donald Trump en Iran, les républicains du Congrès sabrent le champagne lors de leur convention de mi-mandat fastueuse. Le peuple américain mérite mieux.

> En ce 25e anniversaire du 11 septembre, nous nous souvenons des milliers de vies fauchées par un acte de haine et de terreur inimaginables. Nous rendons hommage aux secouristes et aux héros du quotidien qui se sont précipités vers le danger pour sauver des inconnus. Et nous nous souvenons comment, après ces attentats, les Américains se sont unis. Puissions-nous ne jamais oublier ceux qui nous ont quittés. Puissions-nous leur rendre hommage en vivant avec ce même courage, ce même sens du devoir, cette même unité et ce même amour pour notre pays et pour nos concitoyens.

> La convention de Trump le présentera comme le personnage central du récit politique américain. En réalité, aucun président n'est le personnage principal de notre histoire américaine : c'est nous, le peuple américain. Nous sommes les héros que nous attendions. Nous pouvons nous organiser, nous mobiliser et mettre fin à la corruption, à la cruauté et au chaos de cette administration. De la guerre en Iran aux droits de douane inconsidérés qui font exploser les prix, en passant par les attaques cruelles contre le système de santé qui privent des gens de leur assurance et augmentent les coûts pour tous, ces élections de mi-mandat sont l'occasion de faire passer un message, d'exiger des comptes et de changer le cours de notre pays. Les présidents ont du pouvoir. Mais en démocratie, le peuple est toujours plus puissant que ceux qui sont au pouvoir.

> Donald Trump a amassé la somme sans précédent de 2,2 milliards de dollars en 2025 grâce à des arnaques aux cryptomonnaies, à des intérêts étrangers fortunés et à son entreprise Truth Social, tandis que le contrôle fédéral est démantelé et que les Américains qui travaillent dur peinent à joindre les deux bouts. Nous ne pouvons pas normaliser cette escroquerie. L'État n'est pas le distributeur automatique de billets de la famille Trump.

> Donald Trump a trahi le mouvement « Rendre l’Amérique en bonne santé à nouveau ». Il avait promis un air plus pur, des aliments plus sains, exempts de produits chimiques toxiques, et une vie plus saine pour nos enfants. Au lieu de cela, sa politique privilégie la pollution et les profits des entreprises au détriment de la population. De plus en plus de sympathisants s’en rendent compte. Ils sont furieux. Et à juste titre.

> Dix-huit soldats américains ne sont pas des « petites victimes ». Ce sont des fils et des filles, des maris et des femmes, des héros dont les familles porteront ce deuil toute leur vie. Un président qui déclenche une guerre de son propre chef et minimise ensuite leur mort a oublié ce qu'exige l'honneur.

 

● Inde 
♦ Congrès national indien

> S'adressant aux journalistes, Shri Shishit Singh Goyal a déclaré : « Namaskar ! Je vous souhaite la bienvenue, à vous, journalistes et représentants des médias, à cet événement aujourd'hui. Le citoyen lambda paie l'impôt sur le revenu, quel que soit son revenu, conformément à la loi et en toute honnêteté. Vous tous, journalistes, êtes assis devant moi ; votre représentant doit arriver et vous devez remplir votre déclaration de revenus. Vous payez vos impôts avec la plus grande honnêteté. Certains fonctionnaires et autres personnes reçoivent un certificat de salaire direct et sont imposés sur la base de celui-ci… Le citoyen hindou lambda paie ses impôts honnêtement. Mais avec l'équipe dirigeante du BJP et sa collusion avec des millionnaires gagnant plus de 5 crores de roupies, ils ne paient pas d'impôt, ils génèrent de l'argent au noir et ils n'ont même pas peur. Les lois sont très strictes… La loi sur l'impôt sur le revenu est une loi stricte, promulguée sous le gouvernement du Congrès, mais ils n'ont pas peur car ils sont protégés par le BJP. »
Je tiens à vous préciser une chose : ceux dont le revenu dépasse 5 crores (nous, pas nous, mais tous ceux qui ont un revenu supérieur à 5 crores) sont soumis à un impôt de base de 30 % selon la loi fiscale, dans le cadre du régime fiscal impair. Sur ces 30 %, une surtaxe de 37 % est appliquée, ainsi que 4 % pour la santé et l’éducation. Au total, cela représente 42,7 % d’impôt sur le revenu. Autrement dit, si mon revenu est de 10 crores, je dois payer 4 crores et 2,27 lakhs d’impôt sur le revenu, comme le font tous les Indiens. Or, l’équipe dirigeante du BJP et des millionnaires s’entendent pour échapper à l’impôt en falsifiant ces informations. Je remercie les journalistes d’investigation et l’ADR pour leurs investigations et pour avoir révélé cette fraude au grand jour. Un article à ce sujet est paru dans un journal national en août 2025. J'ai envoyé le même article à Modiji par courriel. C'est la loi du gouvernement ; j'étais député à l'époque ; je devrais être soulagé. Et personne d'autre n'a été trouvé, car l'escroquerie impliquait son équipe dirigeante et ses millionnaires favoris. Pour échapper à l'impôt sur le revenu, il existe 3 260 partis politiques non reconnus et enregistrés dans notre pays, appelés RUPP. Or, la loi sur l'impôt sur le revenu, et plus précisément l'article 80GGC, stipule que tout individu, quel que soit son revenu (supérieur ou égal à 5 crores de roupies), doit payer l'impôt sur le revenu. Cependant, il n'aura pas à le payer s'il fait un don à un parti politique sous l'égide de l'article 80GGC : l'impôt sera alors nul, pour lui comme pour moi. La deuxième section est l'article 80GGB, c'est-à-dire pour les entreprises. Si une entreprise a des revenus et qu'elle fait un don à un parti politique enregistré, elle n'aura aucun impôt à payer sur ce montant ; son impôt sera nul.

 

Rahul Gandhi (leader au Parlement)
> C'est une tragédie… Une tragédie à bien des égards. C'est une tragédie qu'un jeune homme ait été assassiné. C'est aussi une tragédie qu'il ait été attaqué en raison de son origine. C'est une tragédie pour le peuple du Manipur. Bien sûr, ce n'est pas la seule tragédie à laquelle le peuple du Manipur est confronté. Vous avez été confrontés à d'immenses tragédies à maintes reprises ces dernières années. C'est une tragédie car un talent exceptionnel nous a été arraché. C'est une tragédie car son fils ne reverra jamais son père. C'est une tragédie car ses parents ne reverront jamais leur fils. Et peu importe ce qu'a dit Ibobi Ji, qu'il s'agisse d'une erreur ou non. Car, qu'il ait été tué ou non, cet acte était violent. Il y avait de la violence, de la haine et de l'arrogance. » Et c'est devenu une mode ces temps-ci de penser que si vous êtes puissant, vous pouvez être violent. Si vous êtes puissant, d'une certaine manière, vous pouvez être arrogant, d'une certaine manière, faire tout ce qui vous plaît. Bien sûr, nous ne croyons pas qu'il faille combattre la violence par la violence. C'est très facile, mais personne ici présent n'y croit. Alors, la question se pose : comment réagir face à une telle situation ? Eh bien, la première chose que je dirai, c'est qu'il ne faut pas répondre par la colère, ni par la haine, car alors vous faites exactement ce qui a été fait à Vicky. Mais vous réagissez comme vous l'avez fait… en vous exprimant, en défendant vos convictions, en montrant votre talent et en disant que nous n'accepterons pas ces absurdités, que nous ne nous laisserons pas faire par cette violence, que nous n'aurons pas peur de cette violence et que nous nous opposerons tous à cette violence. Et c'est, pour moi, la meilleure réponse. En politique, dans la vie… les symboles sont essentiels, et il en est un. Il est le symbole d'une vie bien remplie ; un symbole d'amour, d'affection… un homme talentueux, un homme doux, un père, un fils… et nous sommes immensément fiers de lui. Nous exigeons justice. Nous l'obtiendrons, et nous ne nous laisserons ni intimider ni effrayer par la violence. Nous avons organisé cette cérémonie aujourd'hui car il ne s'agit pas d'un cas isolé. Ce genre de choses arrive constamment. Parfois, cela ne se termine pas par un meurtre ; parfois, ce n'est qu'une insulte ; parfois, une simple menace ; parfois, c'est tout simplement de la violence… mais cela se produit beaucoup trop souvent dans notre pays. Cela arrive à nos frères et sœurs du Nord-Est. Cela arrive à de très nombreuses communautés à travers le pays, et nous nous y opposons, nous le combattrons et nous le vaincrons. Je tiens à vous remercier tous d'être venus ici, de soutenir ce jeune homme et sa famille.

 

● Israël
♦ Yesh Atid

Yair Lapid (Président)
> À nos frères et sœurs juifs du monde entier – Le rabbin Jonathan Sacks a écrit à propos de Rosh Hashanah : « Les dix jours qui marquent le début de l’année juive sont un temps de bilan spirituel. Nous nous retournons sur le passé et nous nous demandons : « Qu’avons-nous fait du don le plus précieux de Dieu, le don du temps ? » Nous demandons à Dieu de se souvenir du bien, de pardonner le mal et de nous donner la force intérieure de faire mieux à l’avenir. » L’année écoulée nous a tous mis à l’épreuve, mais nous savons que notre résilience provient de notre unité, de notre foi, de nos valeurs et de notre engagement les uns envers les autres et envers le monde qui nous entoure. En ce début d’année, tournons-nous vers l’avenir avec espoir et avec la ferme intention de rester fidèles à nos valeurs et à nos liens. Ensemble, nous ferons en sorte que, malgré les immenses défis qui nous attendent, nous sortions de cette période plus forts. Ensemble, nous ferons de cette année une année de changement pour Israël, en faisant progresser le pays, en l’unifiant et en le réparant, et en entamant le processus de reconstruction de notre patrie commune. Ensemble, Juifs d'Israël et du monde entier, nous ferons de cette nouvelle année une année d'espoir et de reconstruction. Que cette année vous soit douce, à vous et à vos proches.

> Cette année, nous prenons notre destin en main. Cette année, nous changeons le visage de notre pays. Cette année, notre voix se fera entendre. Cette année restera gravée dans nos mémoires comme celle où nous n'avons pas baissé les bras. Car cette année, nous transformons notre pays en un lieu meilleur, plus précieux et plus digne. L'avenir n'est pas le fruit du hasard, il se construit. Alors, je souhaite à chacun de nous une année que nous bâtirons de nos propres mains. Et alors, elle ne pourra qu'être bonne. Elle n'aura pas le choix.

> 25 ans. 25 ans depuis que le monde entier a basculé. 25 ans depuis que notre plus grand ami et allié a été attaqué par le mal. Aujourd'hui, en Israël, nous sommes tous solidaires de nos amis américains : nous nous souvenons de ceux qui nous ont quittés et nous rendons hommage au courage de ceux qui ont risqué leur vie pour sauver celle des autres. Nous sommes unis dans notre engagement commun à lutter contre le terrorisme et à bâtir un monde libre, plus sûr et plus juste. Que le souvenir des victimes du 11 septembre soit une bénédiction.

> Netanyahu avait reçu tous les avertissements possibles quant à la gravité de la situation avant le 7 octobre. Le 21 août 2023, j'assistais à une réunion d'information sur la sécurité avec Netanyahu. Les documents que j'y ai vus étaient effroyables et m'ont conduit, quelques semaines plus tard, à faire une déclaration aux médias pour alerter sur le risque d'une flambée de violence. Lors de cette réunion, Netanyahu semblait ennuyé, indifférent et insensible à ce qui se passait.

> Le 29 août 2024, j'ai comparu devant le Comité d'enquête civile et j'ai longuement exposé les avertissements reçus par Netanyahu avant le massacre du 7 octobre. J'ai notamment décrit comment, à partir de la mi-2023, de plus en plus de voix se faisaient entendre au sein des organisations terroristes, affirmant que le moment tant attendu était enfin arrivé.

> Ce que nous présentons aujourd'hui n'est pas une liste. Ce que nous présentons aujourd'hui n'est ni un parti, ni une faction. Ce que nous présentons aujourd'hui, c'est un gouvernement. Ce que nous présentons aujourd'hui, c'est l'expérience, la capacité d'agir, des plans de travail, une vision du monde et la capacité d'apporter une réponse immédiate, globale et efficace à tous les problèmes et défis majeurs auxquels l'État d'Israël est confronté. Nous sortons des quatre pires années de l'histoire de l'État, et ce n'est pas un hasard si ce sont aussi les quatre années du pire gouvernement de son histoire. Nous ne pouvons pas nous permettre quatre années supplémentaires comme celle-ci. Nous avons besoin d'un redressement radical, et vite. Nous avons besoin de personnes capables de redresser la situation, qui savent comment le faire et qui le feront rapidement et efficacement. Ces personnes sont là, devant vous, aujourd'hui. Je lance un défi à tous ceux qui m'écoutent, à l'ensemble des médias, à l'ensemble du système politique : vous ne trouverez pas d'équipe plus compétente, plus expérimentée, plus efficace, plus intelligente, et en même temps plus jeune, plus dynamique et plus motivée. Des personnes qui, si vous les nommiez demain à un poste gouvernemental, vous garantiraient des résultats immédiats. Comment le savez-vous ? Parce que vous nous avez déjà vus à l'œuvre. Vous nous avez vus gouverner. Les partis politiques ont souvent tendance à se vanter lorsqu'ils présentent leurs listes, mais nous avons un atout unique : nous l'avons déjà fait. Même nos plus farouches détracteurs ne peuvent nier que ce gouvernement du changement était performant, efficace et d'une efficacité redoutable. Un gouvernement performant et efficace est un phénomène rare en Israël. C'est un miracle qui se produit de temps à autre, et ce gouvernement du changement en fut un. Ce qui est présenté aujourd'hui aux citoyens d'Israël est ce qu'il y a de plus rare en politique : un gouvernement compétent, dont ils ont la certitude – ils ne pensent pas, ils ne supposent pas, ils n'espèrent pas, ils savent ! Qu'il saura gérer leur vie avec efficacité et compétence. Nous vivons à l'ère du mensonge, mais les faits existent bel et bien. Si le pays était en bien meilleure situation lorsque Naftali Bennett était Premier ministre, alors Naftali Bennett devrait l'être également. J'étais là, je l'ai observé de plus près que quiconque. J'ai vu comment il a exercé ses fonctions de Premier ministre dans les moments les plus difficiles et les plus complexes, et je vous l'affirme en toute responsabilité : il est l'homme de la situation. Je souhaite profiter de ce moment pour m'adresser aussi bien aux électeurs de Bennett qu'à ceux de Yesh Atid : les périodes difficiles exigent des décisions importantes. Nous ne pouvons pas nous laisser distraire par des divergences mineures. Naftali Bennett est un homme de droite, mais c'est un véritable libéral qui s'oppose à la coercition religieuse, soutient les droits des personnes LGBT, une constitution fondée sur la Déclaration d'indépendance et la limitation du nombre de mandats du Premier ministre. Je suis centriste, sioniste, patriote et juif. Je crois que notre droit à l'État d'Israël est ancré dans la Bible. Je crois que nous sommes autorisés à utiliser la force pour nous défendre et je m'oppose, bien entendu, à tout refus. Vous devez savoir ignorer toute tentative d'intimidation et tout mensonge. Naftali ne promouvra pas la religion dans les écoles de vos enfants, et je ne tenterai pas de créer un État palestinien, car tout le monde sait que c'est impossible. Ce que nous allons faire, c'est ramener la raison dans ce pays. Ensemble. Nous voulons que vous payiez moins cher pour la maternelle de vos enfants, que vous n'ayez plus à vivre des mois dans des centres d'hébergement, et nous voulons que les Haredim s'engagent. Et surtout : nous savons comment y parvenir.

> Dans toute l'histoire politique israélienne, un tel processus est sans précédent – ​​en voici le résultat. — Aujourd'hui, nous publions la liste de Yesh Atid pour la prochaine Knesset. Vous la lirez bientôt. Vous connaissez déjà la plupart des noms. Il ne fait aucun doute qu'il s'agit de l'équipe la plus forte de la Knesset, et Israël est encore une démocratie en grande partie grâce à elle. Pendant quatre ans, nos députés ont lutté, dans des conditions impossibles, contre une majorité prédatrice. Ils se sont dressés contre le coup d'État, contre une coalition qui a ruiné le pays, contre les manœuvres malveillantes des deux camps. Ce sont des professionnels, déterminés et expérimentés. Ils ont été le refuge des familles des personnes enlevées, ils ont passé des nuits en commission, manifesté dans les rues, pris la parole lors de rassemblements et pleuré avec les familles endeuillées. Malgré une large majorité gouvernementale, malgré une opposition réduite et divisée, ils ont bloqué la loi sur l'évasion fiscale, la plupart des lois issues du coup d'État, la tentative de suppression de la Cour suprême et les transferts de milliards à des maîtres chanteurs et à des corrompus. Le processus d'élaboration de cette liste est sans précédent. C'est le moment le plus triste, mais aussi le plus inspirant, que j'aie vécu depuis mon entrée en politique. Je ne prétends pas que tout aille bien. Ce processus m'a profondément affecté. J'ai détesté chaque instant, mais j'aime ces personnes plus que jamais. Ce sont mes amis, ce sont ma famille. Jamais, dans toute l'histoire politique israélienne, un tel processus n'a existé. Dans d'autres partis, on établit des listes d'élimination, on démissionne sous le coup de la colère et on intente des procès. Dans d'autres partis, on apprend un matin par les médias qu'on ne sera pas élu à la Knesset. Nous, c'est différent. Nous avons bâti une culture différente, fondée sur l'amitié et la confiance. Nous avons transformé la difficulté en opportunité. Le parti s'est réinventé, la génération fondatrice a embrassé la suivante et lui a dit : Nous croyons en vous. Ces deux dernières semaines, je leur ai répété à chacun : Nous ne nierons pas la réalité. Nous comprenons tous que notre avenir sera considérablement réduit lors de ce scrutin. Cela fera souffrir beaucoup d'entre vous. Chacun devra décider par lui-même comment traverser cette épreuve. J'accepterai la colère de quiconque s'en prend à moi, claque une porte, me dit que tout est de ma faute. Ils ont répondu : C'est l'épreuve la plus difficile que nous ayons jamais traversée, mais nous la surmonterons ensemble. Il ne s'agit pas d'un démantèlement, mais d'une reconstruction. Contrairement à tout ce que les cyniques ont écrit et dit, la semaine dernière a été une véritable démonstration de force. Voilà à quoi ressemble un groupe soudé, capable de traverser ensemble les semaines difficiles pour bâtir un avenir meilleur. Les groupes victorieux savent se réinventer. C'est ce que nous avons fait. Seuls ceux qui savent surmonter les mauvais moments seront présents dans les bons. Cela ne paraît pas évident pour l'instant, mais nous connaissons la vérité : non seulement nous avons montré au peuple d'Israël qu'il en est autrement, mais nous avons aussi promis cette semaine de faire partie intégrante de la direction du pays pour de nombreuses années.

Je ne sais pas si vous avez lu les messages d'adieu des fondateurs du parti, Meir Cohen et Mickey Levy. Si ce n'est pas le cas, vous devriez vraiment le faire. Leurs écrits sont une magnifique leçon de générosité, de loyauté et de soutien. Ils ont déclaré : « Le moment est venu pour une relève générationnelle au sein du parti, le moment est venu de construire l'avenir. C'est avec émotion que nous quittons la liste. » Ils ont également ajouté : « Nous restons à vos côtés, nous ne vous abandonnons pas, nous nous engageons dans la campagne électorale, nous croyons en Yair et en ce parti. » Lisez le message de Karin Elharrar. La femme la plus forte que j'aie jamais rencontrée. « Allez-y », a-t-elle écrit, « Donnons tout et gagnons l'élection la plus importante qui soit. Apportez l'amendement. » Ce soir-là, après avoir annoncé qu'elle ne se représenterait pas, elle a rassemblé une foule immense à Jérusalem. Elle a convaincu chacun, un par un, de voter pour nous. Lisez les messages touchants de Debbie Biton et Tanya Mazarsky. Pensez à ces femmes fortes, fondatrices des sièges de Yesh Atid à Sderot et Karmiel, qui n'ont jamais craint de défendre leurs convictions ni de transiger sur les valeurs libérales. Lorsqu'elles ont annoncé leur retrait des élections à la Knesset, un titre de journal s'est exclamé : « Encore un abandon de Yesh Atid ! » Elles m'ont appelée, blessées. « Ils n'ont même pas pris la peine de lire notre déclaration jusqu'au bout », m'ont-elles dit. « Nous avons pourtant clairement affirmé que nous restions au sein de Yesh Atid, que nous croyions en vous et en votre équipe, et que nous nous battrions aux élections pour que Yesh Atid l'emporte. » Et Michal Shir a écrit : « Je continuerai à faire tout mon possible pour soutenir Yesh Atid. Je reste à vos côtés et je vous soutiens. » Où entend-on ailleurs des propos aussi véhéments ?

 

● Japon 
♦ Alliance centriste pour la réforme

> [Conférence de presse du député Ogawa sur la formation d’un groupe parlementaire unifié d'ici la semaine prochaine]
Le 11 septembre, le député Junya Ogawa a tenu une conférence de presse régulière au bâtiment de la Diète et a évoqué les discussions en cours entre les anciens membres du Parti démocrate constitutionnel et le calendrier futur de la formation du nouveau parti.
Le député Ogawa a commencé par annoncer que des discussions étaient en cours concernant les modalités de cette « nouvelle forme ». Il a précisé que les discussions relatives au nouveau parti, qui sera lancé par 21 députés du Parti démocrate constitutionnel, se poursuivront de ce week-end à celui suivant. Il a ajouté : « Nous espérons parvenir à une conclusion d’ici la semaine prochaine et, unis aux 28 anciens membres du Komeito qui rejoindront ce parti, nous pourrons alors former un groupe parlementaire unifié à la Chambre des représentants et l’enregistrer. Conscients de ces délais et de nos responsabilités, nous souhaitons procéder avec prudence et rigueur. »
Interrogé par des journalistes sur sa responsabilité, il a déclaré : « Je suis plus conscient que quiconque de ma lourde responsabilité dans le déroulement des événements et leurs conséquences », ajoutant : « D'une manière générale, la responsabilité est un devoir, mais elle doit aussi être assumée en permanence. Il y a des aspects sur lesquels je peux agir seul, et d'autres sur lesquels je n'ai aucune prise. Je me concentrerai d'abord sur le travail et la coordination nécessaires à la mise en place du nouveau parti, et je réfléchirai attentivement à la manière dont je dois assumer ma responsabilité. »
Interrogé sur les critiques selon lesquelles la Coalition réformiste centriste survivante devrait restituer les subventions politiques qu'elle continue de percevoir, il a déclaré : « Ces critiques sont extrêmement dures, et nous les acceptons avec humilité. » Par ailleurs, étant donné que le règlement des paiements de plusieurs milliards de yens versés à des entreprises privées pour les élections générales n'est pas encore finalisé, il a ajouté : « Nous sommes pleinement conscients que nous serons soumis à un examen extrêmement critique de la part des électeurs, mais nous estimons devoir assumer nos responsabilités sociales et économiques jusqu'au bout. »
Il a ensuite souligné : « Cette fois-ci, nous nous sommes efforcés de maintenir la symétrie entre les deux partis, puisque les deux camps quittant l’Alliance réformiste centriste ont quitté simultanément le parti et formé un nouveau groupe parlementaire unifié. Ceci est le fruit de notre volonté de privilégier le message politique selon lequel il ne doit y avoir aucune asymétrie fondée sur les origines respectives des deux partis. » Concernant l’utilisation des subventions aux partis politiques, il a déclaré que, conscient de la nécessité de rendre des comptes, il souhaiterait envisager de présenter un rapport final sur la situation d’ici la fin de l’année ou le début de l’année prochaine.

> [Conférence de presse du député Ogawa: « Nous ne baisserons pas le drapeau pour la promotion du centrisme » : De nouvelles formes, dont la création d'un groupe parlementaire unifié, ont été décidées]
Le 9 septembre, le député Junya Ogawa a tenu une conférence de presse au bâtiment de la Diète nationale pour présenter la politique de transition de l'Alliance réformiste centriste vers une nouvelle forme d'activité et pour commenter la décision d'abandonner la fusion.
- Transition vers une nouvelle structure, incluant la formation d'un groupe parlementaire unifié appelé «Centriste».
Dès le début, le député Ogawa a présenté la « nouvelle structure » décidée à l'issue des réunions du conseil d'administration, du comité exécutif permanent, du groupe parlementaire et des chefs de section. Il a annoncé que les députés affiliés défendraient une politique centriste par la consolidation du nouveau parti et la réunification avec le parti Komeito, et qu'un groupe parlementaire unifié, baptisé « Centriste », serait formé à la Chambre des représentants lors de la prochaine session extraordinaire de la Diète. Il a indiqué que, même après la transition vers cette nouvelle structure, ils coopéreraient pleinement à toutes les activités politiques, y compris l'élaboration des politiques et les campagnes électorales. Il a également précisé que l'Alliance réformiste centriste continuerait d'exister provisoirement avec un seul député, qu'une restructuration organisationnelle définitive serait effectuée après la liquidation et qu'ils soutiendraient la poursuite des activités des chefs de section visant à élargir les forces réformistes centristes grâce à un « système bipartite »
- Concernant l'échec de la réalisation de l'objectif principal de création d'une plateforme politique par la fusion, le député Ogawa a déclaré : « Je me sens profondément responsable, y compris de mes propres manquements », et a présenté ses sincères excuses à ceux qui avaient placé leurs espoirs et leur soutien dans le parti. Il a ensuite souligné : « Nous n'abandonnerons pas l'objectif d'élargir les forces réformistes centristes que nous avons défendues. Ma conviction que cela est un élément extrêmement important pour la paix et la stabilité de la société demeure inébranlable. » Il a déclaré : « Nous viserons le sommet que nous nous étions initialement fixé, sous la forme d'un système bipartite plutôt que d'un système monopartite, et d'une stratégie à deux roues plutôt qu'à une stratégie à une seule roue », et a exprimé sa détermination à concentrer tous les efforts, y compris les affaires parlementaires et la coopération électorale, au sein d'un groupe parlementaire unifié

 

♦ Parti démocrate constitutionnel
> La Secrétaire générale Tanabe respecte la nouvelle structure de l'Alliance réformiste centriste et déclare : « Nous continuerons à rechercher la coopération afin d'unir nos forces. »
Le 9 septembre, la secrétaire générale Masayo Tanabe a tenu une conférence de presse à la Diète suite à l'annonce par la Coalition réformiste centriste d'une nouvelle structure pour la gestion du parti.
Elle a commencé par déclarer que l'Alliance réformiste centriste est un parti politique qui compte de nombreux camarades avec lesquels elle a œuvré par le passé, et a affirmé : « Je prends cette décision très au sérieux. » Il a indiqué qu'il est nécessaire de préparer la structure du parti en vue de la session extraordinaire de la Diète, qui devrait s'ouvrir début octobre, et a ajouté : « Maintenant que cette nouvelle forme est décidée, nous souhaitons examiner attentivement les possibilités de coopération future et créer un environnement propice à des discussions qui, en fin de compte, profiteront au peuple. » Elle a fait part de son intention d'explorer les possibilités de coopération avec l'Alliance réformiste centriste et d'autres partis, notamment le Komeito, dans le but de former un large bloc.
Suite aux discussions approfondies menées par les trois parties, principalement sur les affaires parlementaires, et à l'instauration d'une confiance mutuelle, le communiqué précise : « Cela ne signifie pas que la coopération doive se limiter à ces trois parties. Nous chérirons le travail accompli jusqu'à présent et poursuivrons les discussions dans l'intérêt du peuple. » Il souligne également la nécessité d'une coopération plus large, incluant d'autres partis politiques, compte tenu du rapport de forces actuel entre la majorité et l'opposition, notamment à la Chambre des conseillers.
Interrogé sur sa réaction si un membre du Parti démocrate constitutionnel (PDC) issu de l'Alliance réformiste centriste souhaitait rejoindre le PDC, la secrétaire générale a déclaré : « J'ai dit que nous n'envisagions pas cette possibilité pour le moment, car l'avenir de l'Alliance réformiste centriste n'est pas encore défini. Cependant, nous n'avons absolument aucune intention que le PDC fonctionne de manière indépendante. Nous avons mené des discussions approfondies jusqu'à présent, animés par la volonté d'unir nos forces. Je m'excuse si mes propos ont suscité des malentendus ou des inquiétudes. » Elle a ensuite ajouté : « Nous souhaitons avancer tout en réfléchissant attentivement à la manière de former un bloc important », démontrant ainsi sa volonté de coopérer avec ses anciens collègues actifs à la Chambre des représentants. Elle a également déclaré : « Si l'Alliance réformiste centriste se divise en partis distincts et que les membres fondateurs continuent de travailler ensemble au sein d'un même bloc à la Chambre des représentants, nous serions ravis de collaborer et d'unir nos forces », indiquant son intention de poursuivre les discussions avec prudence. En revanche, elle a évité de se prononcer clairement sur la forme précise de la fusion ou de l'adhésion à un nouveau parti, déclarant que « c'est une question qui concerne d'autres parties ».
En réponse aux questions des journalistes concernant les préparatifs du Komeito en vue d'une fusion avec le Parti démocrate constitutionnel, la secrétaire générale Tanabe a déclaré que l'ancienne direction avait compris que des membres de la Chambre des conseillers et des assemblées locales rejoindraient le parti, en plus des députés. Elle a ajouté : « Je tiens à m'excuser de ne pas avoir pu tenir cette promesse. » Elle a également déclaré : « Le député Mizuoka a indiqué qu'après les élections locales unifiées, nous souhaitons unir nos forces sans exclure aucune option. Nous souhaitons donc poursuivre les discussions dans cet esprit. » À l'approche des élections locales unifiées, il est vrai que les trois partis ont décidé de se présenter séparément. Le Parti démocrate constitutionnel a fait savoir qu'il souhaitait approfondir la coopération dans chaque région, tout en respectant l'avis des organisations locales et de ses parlementaires.

 

● Norvège
♦ Senterpartiet

> Il n'y a aucune honte à faire marche arrière, Ine Eriksen Søreide. La situation est plus exigeante aujourd'hui qu'en mars. Le Parti conservateur a désormais l'opportunité d'écouter sa base et de contribuer à une meilleure situation économique au quotidien pour les citoyens et les entreprises de tout le pays. Dès la rentrée parlementaire, le Parti du Centre soumettra une proposition visant à maintenir les baisses de taxes sur les carburants. Rejoignez-nous et votez pour cette proposition, Ine !

> Nous devons investir dans l'agriculture norvégienne. La production alimentaire norvégienne ne se limite pas à nourrir nos familles. Elle est synonyme de préparation, de dynamisme des communautés locales, d'emplois et de sécurité alimentaire, grâce à la possibilité de produire davantage de notre propre nourriture. C'est pourquoi le Parti du Centre souhaite garantir de bonnes conditions aux agriculteurs, exploiter l'ensemble du territoire national pour la production alimentaire et renforcer l'autosuffisance alimentaire de la Norvège. Une agriculture norvégienne forte est essentielle pour tous les Norvégiens.

> La hausse des prix des carburants affecte les particuliers et les entreprises dans toute la Norvège. Le Parti du Centre fera tout son possible pour réduire les impôts. C'est pourquoi nous soumettrons des propositions dès la reprise des travaux du Storting afin de prolonger les baisses d'impôts mises en place avant l'été. Les particuliers et les entreprises qui dépendent de leur voiture ne devraient pas avoir à payer des prix excessifs pour se rendre au travail, effectuer leurs tâches quotidiennes ou maintenir leur activité.

 

● Royaume Uni 
♦ Liberal democrats 
> Le Royaume-Uni ne peut exister dans un isolement absolu. Nous avons besoin d'accords transfrontaliers avec nos alliés de l'Union européenne pour résoudre ces problèmes internationaux et transfrontaliers.

> L'IA est aujourd'hui utilisée dans presque tous les domaines, même pour les courriels. Ce progrès est sans précédent. Les Libéraux-démocrates réclament depuis longtemps une réglementation éthique plus stricte de l'IA afin de garantir la sécurité des citoyens.

> Nous vivons une période d'incertitude. Il est temps que le gouvernement prenne en compte nos propositions concernant les obligations de défense et entame des discussions transpartisanes sur la manière d'accroître au plus vite les dépenses de défense.

> Nous avons tous constaté de visu le vrai visage de Farage. L'odeur de corruption qui entoure le cercle restreint de Reform est répugnante. Nous saluons l'enquête pénale menée par la police métropolitaine sur leurs finances.

> Les entreprises sont en difficulté. Dans ce pays, 99 % des entreprises sont des PME, mais le gouvernement n'a aucun plan de croissance. Le gouvernement doit se concentrer sur la baisse des impôts et permettre aux entreprises d'embaucher davantage de personnel afin de soutenir notre économie.

> Ne laissons pas l'Amérique de Trump devenir la Grande-Bretagne de Farage.

 

Ed Davey (leader) 
> Vingt-cinq ans après le 11 septembre, je ressens encore ce mélange bouleversant de choc, de chagrin et d'indignation. Aujourd'hui, nous nous souvenons des milliers de personnes cruellement assassinées par des terroristes. Nous prions pour les familles, les survivants et tous nos amis américains. Et nous restons unis contre le terrorisme et pour la défense de la liberté.

> Aujourd'hui, une avancée majeure a été franchie pour les jeunes handicapés et leurs aidants : la Chambre des Lords a adopté notre loi visant à faciliter l'accès à leurs fonds de fiducie pour enfants. Ce fut un long combat pour moi et de nombreux parents. J'espère sincèrement que les députés travaillistes ne rejetteront pas notre amendement.

> Donald Trump tente d'intimider les entreprises spécialisées en IA pour les empêcher de collaborer avec l'Institut britannique de sécurité de l'IA. Il contribue à rendre le monde moins sûr. Le Royaume-Uni doit s'y opposer.

> Une victoire majeure pour toutes les familles qui ont témoigné des dangers rencontrés lors de leurs accouchements. La nomination d'une nouvelle Commissaire nationale à la maternité contribuera à rehausser les normes de sécurité. Nous poursuivrons nos efforts pour obtenir davantage, notamment un suivi individuel par une sage-femme pour chaque mère.

> J’ai reçu des témoignages d’agriculteurs faisant part des conséquences dévastatrices de la fièvre catarrhale ovine, qui s’ajoute aux sécheresses de cette année. Nous demandons au gouvernement de mettre en place une cellule de crise urgente, d’accélérer la vaccination et de soutenir les agriculteurs britanniques afin de nourrir le pays.

> Des femmes subissent des blessures horribles et meurent en couches. Ce scandale national est intolérable. Cette semaine, nous allons exiger un vote au Parlement pour garantir des soins maternels plus sûrs pour toutes les mères. La Grande-Bretagne doit être le pays le plus sûr pour accoucher.

 

● Suisse 
♦ Le Centre 
> La Suisse est confrontée à de grands défis, de la sécurité à l’énergie, en passant par la santé, les assurances sociales et la préservation de notre prospérité. Le Centre ne veut pas abandonner ces questions aux pôles politiques, mais identifier clairement les problèmes, fixer des objectifs et construire des solutions susceptibles de réunir une majorité. 
Les pôles peuvent exacerber les problèmes. Un Centre fort doit les résoudre. (Philipp Matthias Bregy, président du Centre]
- Le Centre est une force politique indépendante, guidée par une boussole claire: la liberté, la solidarité et la responsabilité. Il reste ferme sur ses objectifs et pragmatique quant aux moyens de les atteindre. De cette ligne découlent trois promesses: la Suisse doit protéger sa population et rester capable d’agir. La politique doit être équitable, envers les différentes réalités de vie et envers la prochaine génération. Et celles et ceux qui assument des responsabilités doivent pouvoir continuer à avoir des perspectives demain.
Le Centre entend encore renforcer cette ligne d’ici à 2027 et poursuivre sa progression par ses propres forces. Une force politique qui construit des majorités et assume ses responsabilités au Parlement doit également être représentée de manière adéquate au sein du gouvernement national.
- Initiative pour des impôts équitables: un mandat contraignant pour l’égalité de traitement fiscal
Avec le lancement de la campagne en faveur de l’initiative pour des impôts équitables, Le Centre envoie un signal fort contre la discrimination fiscale des couples mariés. L’initiative inscrit dans la Constitution un mandat contraignant visant à garantir l’égalité de traitement fiscal des couples mariés dans le cadre de l’impôt fédéral direct.
Si elle est acceptée, le Parlement devra mettre en œuvre ce mandat et veiller à une législation cohérente à tous les échelons de l’État. La question n’est donc pas de savoir si l’initiative pour des impôts équitables aura des conséquences sur sa mise en œuvre, mais de quelle manière le Parlement traduira la nouvelle situation constitutionnelle dans la législation. Karin Stadelmann, vice-présidente du Centre Suisse, a lancé à Fribourg la campagne en vue de la votation du 29 novembre.
- Martin Pfister: la sécurité de la Suisse
Le conseiller fédéral Martin Pfister s’est adressé aux déléguées et délégués au sujet de la sécurité de la Suisse et de la neutralité. Pour Le Centre, la Suisse doit rester capable d’agir en matière de politique de sécurité, y compris dans un contexte géopolitique qui a changé. Le Centre rejette donc l’initiative sur la neutralité, car elle limiterait inutilement la marge de manœuvre de la Suisse.
- Deux fois oui
Les déléguées et délégués ont adopté la recommandation de vote oui à la modification de la loi fédérale sur le matériel de guerre. Une Suisse capable de se défendre a besoin d’une base industrielle solide, de son propre savoir-faire et de partenariats internationaux fiables. Dans le même temps, le droit de la neutralité, le droit international et la responsabilité politique restent pleinement contraignants.
Les déléguées et délégués ont également adopté la recommandation de vote oui au financement additionnel de la 13e rente AVS. La décision populaire d’introduire cette rente supplémentaire doit désormais être financée de manière responsable et fiable.

 

Philipp Matthias Bregy (président) 
> [
Discours à l’occasion de l’assemblée des délégués du Centre]
Nous vivons à une époque où beaucoup de choses que nous avons longtemps considérées comme acquises doivent être réaffirmées et redéfinies. 
Demain, pourrons-nous encore compter sur notre sécurité ? Disposerons-nous de suffisamment d’énergie à un prix abordable ? Nos relations avec nos principaux partenaires resteront-elles stables ? Demain, les familles, les PME et les jeunes pourront-ils encore compter sur la prospérité et la cohésion sociale ? 
Nous sommes confrontés à la guerre en Europe. Les primes d’assurance-maladie augmentent. Le logement devient plus cher. Nos assurances sociales sont sous pression. 
La population le ressent très concrètement. Autour de la table familiale. Sur la facture des primes. Dans les entreprises. Lors de la recherche d’un logement. 
C’est pourquoi la Suisse a besoin d’une politique qui regarde la réalité en face, qui décide et qui assume ses responsabilités. 
C’est précisément ce qu’incarne un Centre fort. 
Nous identifions le problème. Nous disons ce que nous voulons atteindre. Nous montrons ce que coûte une solution. Et nous construisons la majorité nécessaire pour qu’elle soit effectivement mise en œuvre. 
Nous ne voulons pas simplement avoir raison. Nous voulons faire avancer les choses. Nous voulons agir. 
Aux pôles politiques, les choses se passent souvent différemment. Plus la réalité devient complexe, plus les réponses se simplifient. Les uns considèrent que leurs convictions constituent déjà une solution, les autres que la fermeté maximale suffit déjà pour agir. 
Mais une phrase considérée comme juste moralement ne paie aucune facture, ne garantit aucune rente et ne protège aucun pays. Une formule musclée ne résout aucun problème si elle se heurte à la réalité. 
Les pôles peuvent exacerber les problèmes. Un Centre fort doit les résoudre. 
Nous ne sommes pas à moitié à gauche et à moitié à droite. Nous sommes au Centre, pleinement et entièrement. 

Nous avons notre propre direction. Et nous ne laisserons aucun sujet difficile aux autres : ni la sécurité, ni la migration, ni l’énergie, ni nos assurances sociales, ni notre prospérité. 
Nous regardons la réalité en face. Et nous agissons. 
Puisque nous parlons de changement, il vaut la peine de jeter un bref regard sur notre propre histoire. 
Depuis des décennies, notre parti contribue à façonner la Suisse. Nous pouvons regarder cette histoire avec respect. Mais une histoire forte ne constitue pas un programme pour l’avenir. 
Les appartenances politiques et les réalités de vie ont changé. Nous pouvons le déplorer. Ou nous pouvons en tirer les conséquences.
Il y a longtemps que nous avons choisi d’en tirer les conséquences. 

Nous nous sommes ouverts, nous avons rassemblé nos forces et nous nous sommes renouvelés. Avec un nouveau nom : Le Centre. 
Cette étape n’allait pas de soi. Mais elle a montré une chose : nous sommes prêts à changer pour faire évoluer la Suisse, sans pour autant perdre notre boussole politique. 
Aujourd’hui, nous sommes une force politique forte et indépendante au centre de l’échiquier politique de notre pays. Et nous regardons vers l’avenir. 
Nous ne sommes pas un vestige nostalgique. Nous sommes un projet d’avenir. 
Qu’est-ce que cela signifie pour nous, Le Centre ? 
Si nous voulons continuer à progresser, nous devons montrer clairement ce que représente Le Centre et ce qui découle concrètement de nos convictions. 
Nous avons du fond. Nous avons des solutions. Et ces dernières années, nous avons assumé nos responsabilités à maintes reprises. Seulement, nous avons parfois parlé de nos succès plus discrètement que d’autres de leurs revendications. 
Cela doit changer ! Non pas en faisant plus de bruit. Mais en étant plus clairs. Plus compréhensibles. Plus sûrs de nous. 
Être plus courageux ne signifie pas être plus radical. Cela signifie affirmer davantage ce que nous sommes : Le Centre. 
Notre ADN politique repose sur l’alliance de la liberté, de la solidarité et de la responsabilité. Dans une époque polarisée, ce n’est pas seulement une combinaison de valeurs : c’est notre boussole. 
La responsabilité commence là où les choses deviennent difficiles : lorsque des intérêts s’opposent, lorsqu’une décision a un coût, lorsque tout le monde n’est pas enthousiaste. 
C’est alors que nous devons identifier un problème. Fixer un objectif. Exposer les conflits d’objectifs. Élaborer une solution réalisable. Dire ce qu’elle coûte. Construire une majorité. Et assumer la responsabilité des conséquences. 
Nous sommes cohérents dans nos objectifs et pragmatiques dans la manière de les atteindre. 
Rassembler n’est pas notre objectif. Rassembler est notre méthode pour rendre les solutions possibles dans notre pays.  
Et cette exigence vaut aussi pour moi. 
Je veux exercer cette responsabilité avec cohérence, clarté et proximité. 
Fiable dans mes convictions. Compréhensible dans mes décisions. Proche des gens dans ma manière d’être. 
Pour moi, diriger depuis le centre signifie : écouter, décider, expliquer, et assumer la responsabilité du résultat. 
Que signifie concrètement cette manière de faire de la politique ? Notre initiative pour des impôts équitables en est une bonne illustration. 
Le point de départ est simple : l’État ne doit pas dicter aux gens la manière dont ils organisent leur vie. Et il ne doit pas les pénaliser fiscalement en raison de leurs choix de vie. 
C’est pourquoi nous ne nous sommes pas contentés de critiquer la discrimination fiscale des couples mariés. Nous avons déposé une initiative, recueilli plus de 120 000 signatures et proposé une voie contraignante pour sa mise en œuvre. 
Le 8 mars, la population a accepté l’imposition individuelle. Nous respectons cette décision. La pénalisation du mariage doit disparaître. La question qui reste ouverte est désormais la suivante : comment la supprimer de manière équitable ? 
Notre réponse est contraignante : dans le cadre de l’impôt fédéral direct, les couples mariés ne doivent pas être désavantagés par rapport aux couples non mariés se trouvant dans une situation comparable sur le plan économique. L’imposition commune est maintenue. Et si aucune solution législative n’est entrée en vigueur après trois ans, un mécanisme transitoire s’applique. Un calcul supplémentaire est effectué et le montant d’impôt le plus faible est retenu. 
C’est être conséquent sur l’objectif et pragmatique sur la manière d’y parvenir. 
Un système fiscal n’est pas automatiquement équitable simplement parce qu’on l’appelle « individuel ». Les ménages à un seul revenu, les couples vivant en concubinage, les familles monoparentales ou les couples dont les revenus sont très différents peuvent eux aussi être désavantagés. 
Nous ne vivons pas tous selon le même modèle. Nous réduisons parfois notre taux d’activité, nous nous occupons de nos enfants ou de nos proches, nous suivons une formation continue ou nous nous mettons à notre compte. 
Une égalité moderne, c’est la liberté de choisir, pas l’obligation de vivre toutes et tous selon le même modèle. 
Et une personne qui a travaillé à temps partiel pendant des décennies, s’est occupée de ses enfants ou a pris en charge des proches ne peut pas, à 70 ans, réorganiser soudainement son passé simplement parce que l’État change de modèle fiscal. 
C’est bien là l’essentiel : ce n’est pas à la vie de s’adapter au système fiscal. C’est au système fiscal de tenir compte des réalités de vie de la population. 
Supprimons la pénalisation du mariage. De manière cohérente et équitable. 
La responsabilité politique doit faire ses preuves dans la vie quotidienne. Elle doit donner des repères, créer de la fiabilité et ouvrir des perspectives. 
Nous en tirons trois promesses claires. 
Notre première promesse est la suivante : la population doit pouvoir compter sur une Suisse qui la protège et qui est capable d’agir en cas de crise.  
La sécurité commence dans la vie quotidienne : avec une police en mesure d’accomplir sa mission. Avec des données et des infrastructures protégées. Avec un approvisionnement fiable en énergie et en médicaments. Et avec une armée réellement capable de défendre notre pays. 
Pour nous, la sécurité intérieure signifie que l’État doit être présent et capable d’agir là où la population attend de lui qu’il la protège : dans l’espace public, face à la violence et au crime organisé ainsi que face aux nouvelles menaces provenant du cyberespace. Quiconque enfreint les règles doit en assumer la responsabilité. 
C’est pourquoi nous nous engageons en faveur d’une police forte, d’une cyberdéfense efficace et d’une meilleure capacité de défense. Car une défense nationale crédible exige davantage que des soldats et des décisions d’acquisition. Elle nécessite des équipements, du savoir-faire, des capacités de maintenance et de production ainsi que des chaînes d’approvisionnement internationales fiables. 
Concernant la loi sur le matériel de guerre également, nous devons regarder la réalité en face. 
Une guerre d’agression en Europe constitue une violation claire du droit international. Nous la condamnons sans réserve. 
Ces dernières années ont montré que la situation géopolitique a fondamentalement changé. Lorsque des partenaires européens voulaient transférer du matériel de guerre suisse à un pays agressé, le Conseil fédéral n’a pas voulu utiliser la marge de manœuvre qu’il aurait pu déduire de la Constitution fédérale. De même, les règles actuelles compliquent la coopération en matière de politique de sécurité et mettent en péril des capacités dont nous avons besoin pour notre propre défense et, par conséquent, pour notre sécurité. 
Elles ont également entamé la confiance de proches partenaires en matière de politique de sécurité. Et si les entreprises suisses sont exclues des chaînes d’approvisionnement et des coopérations internationales, nous perdons à long terme du savoir-faire, des capacités de maintenance et des possibilités de production dont notre propre armée dépend. 
Il ne s’agit ni de faire preuve de naïveté en matière de politique de sécurité ni de donner un chèque en blanc à l’industrie de l’armement. Il s’agit de garantir une neutralité armée crédible, une Suisse capable de se défendre et une responsabilité politique claire. 
Nous devons donc décider aujourd’hui quels enseignements nous voulons tirer de ces dernières années. 
Cette décision ne porte pas sur l’abandon de notre neutralité. Il s’agit de savoir si une neutralité armée crédible peut rester capable d’assurer notre défense et de nous donner les moyens d’agir dans un contexte sécuritaire qui a changé. 
La révision sur laquelle nous nous prononcerons tout à l’heure donnerait une plus grande marge de manœuvre pour les crises futures, mais elle ne constituerait pas un blanc-seing. Le droit de la neutralité, le droit international et nos engagements internationaux restent contraignants. Et le Conseil fédéral peut intervenir lorsque des raisons de politique extérieure, de neutralité ou de sécurité l’exigent. 
La neutralité ne signifie pas la passivité en matière de politique de sécurité. 
Notre neutralité protège l’indépendance de la Suisse et permet nos bons offices. C’est précisément pour cette raison que la Suisse doit rester neutre et pouvoir continuer à décider elle-même de la manière dont elle protège ses intérêts. L’initiative sur la neutralité limiterait inutilement cette marge de manœuvre. 
C’est pourquoi nous disons non à un carcan rigide en matière de neutralité. Non à l’initiative sur la neutralité. 
La sécurité a aussi un prix. 
Quiconque réclame davantage de sécurité doit aussi en présenter les coûts. 
C’est pourquoi nous ne nous contentons pas de dire que l’armée a besoin de moyens supplémentaires. Nous proposons également une solution pour les financer. Un relèvement temporaire de la TVA permet de montrer en toute transparence ce que coûte une capacité de défense accrue et, comme cela nécessite une modification de la Constitution, la décision finale revient à la population. 
Pour moi, c’est cela, être cohérent : l’objectif, la faisabilité et le financement vont de pair. 
Le même principe vaut pour l’énergie. Notre objectif est un approvisionnement sûr et abordable. Notre plan A reste l’hydraulique, le solaire et l’éolien ainsi que les réseaux et le stockage. Leur développement doit enfin s’accélérer. La politique de blocage, notamment de la part des organisations environnementales, freine la transition énergétique que Le Centre a toujours soutenue. 
Dans le même temps, nous ne devons fermer aucune option pour l’avenir pour des raisons idéologiques. Ici aussi, permettre une option ne signifie pas encore décider de réaliser un grand projet concret. Les coûts, les risques, le financement et les responsabilités doivent d’abord être clarifiés. Décider de réfléchir à un plan B ne signifie pas encore soutenir la construction d’une nouvelle centrale nucléaire. 
Nous regardons la réalité en face. Nous faisons les calculs. Nous décidons. Et nous assumons ensuite les conséquences. 
Notre promesse est la suivante : nous devons pouvoir compter sur notre pays, au quotidien comme en cas de crise. 
Notre deuxième promesse est la suivante : la politique doit être équitable envers les différentes réalités de vie et envers la prochaine génération. 
Pour nous, l’équité signifie aussi que quiconque promet une prestation doit annoncer comment elle sera financée. 
Avec la 13e rente AVS, nous avons précisément montré comment nous entendons appliquer ce principe. La population a décidé que cette rente supplémentaire serait versée. Pour nous, une chose était donc tout aussi claire : elle doit être financée de manière fiable. Et cela, dès maintenant ! 
Nous aurions préféré une solution reposant sur une base plus large. Elle n’a pas obtenu de majorité au Parlement. Nous avons donc contribué à l’élaboration d’une solution fondée sur la TVA susceptible de réunir une majorité. 
C’est cela, prendre ses responsabilités : rester cohérent sur l’objectif et trouver, sur la manière d’y parvenir, une solution qui puisse aboutir. 
Et ici aussi, la décision finale appartient à la population. La facture est donc clairement posée sur la table. 
Cette même conception de l’équité nous guide dans la politique de la santé. 
Notre ambition est claire : toute personne doit avoir accès à des soins médicaux de qualité et abordables, quels que soient son revenu, son âge ou son risque en matière de santé. 
Cela implique également la sécurité de l’approvisionnement. Lorsqu’une personne est malade, elle doit pouvoir compter sur la disponibilité des médicaments nécessaires, sur un personnel médical en nombre suffisant et sur des soins de base de qualité accessibles, également en dehors des grands centres. 
Nous avons proposé des leviers concrets pour lutter contre la hausse des primes, et nous continuerons à nous engager dans ce sens. 
Nous voulons supprimer les mauvaises incitations, éviter les doublons et mieux coordonner les soins. Les offres ambulatoires et stationnaires doivent être mieux coordonnées. Une coopération accrue est nécessaire au-delà des frontières cantonales. Les soins de base doivent être renforcés, notamment grâce à de nouveaux profils professionnels permettant de décharger les médecins. 
La numérisation doit enfin apporter un bénéfice concret : un dossier électronique du patient qui fonctionne doit améliorer l’échange d’informations, éviter les examens inutiles effectués à double et réduire les risques. En matière de médicaments également, nous devons intervenir là où les prix ou les modèles de remboursement créent de mauvaises incitations. 
La population doit en ressentir concrètement les effets : une meilleure coordination, moins de prestations inutiles et des soins de qualité qui restent accessibles également dans les régions périphériques. 
Notre objectif n’est pas d’économiser pour économiser. Notre objectif est que chaque franc de prime apporte le plus de santé possible. 
Et l’équité ne s’arrête pas à la génération actuelle. 
Les retraités d’aujourd’hui doivent pouvoir compter sur l’AVS. Mais nos enfants et nos petits-enfants doivent pouvoir en faire autant. 
C’est pourquoi, pour chaque grande décision, nous devons nous poser une question simple : cette solution sera-t-elle encore bonne pour nos enfants et nos petits-enfants? 
Notre promesse est la suivante : personne ne doit payer le prix d’un système qui ne résout pas ses problèmes. 
Notre troisième promesse est la suivante : celles et ceux qui travaillent, assument des responsabilités, dirigent une entreprise ou fondent une famille doivent aussi avoir des perspectives d’avenir. 
Pour cela, il ne suffit pas de gérer notre prospérité. Nous devons sans cesse renouveler les conditions qui la rendent possible. 
Le retard accumulé dans les réformes peut sembler abstrait. Dans la vie quotidienne, il est très concret : lorsqu’un projet de construction de logements reste bloqué pendant des années. Lorsqu’une PME attend une autorisation. Lorsqu’un projet énergétique n’avance pas. Ou lorsque des procédures numériques génèrent davantage de travail au lieu de nous faire gagner du temps. 
C’est pourquoi nous voulons accélérer les procédures et supprimer les obstacles inutiles. 
Pour une famille, cela signifie que des logements doivent réellement pouvoir être construits. 
Pour une PME, cela signifie que les procédures d’autorisation doivent être prévisibles, que les démarches administratives numériques doivent faire gagner du temps et que les règles doivent permettre d’investir. 
Et pour nos différentes régions, cela signifie que les emplois, la formation professionnelle, les soins médicaux et les infrastructures ne doivent pas dépendre du code postal. 
Le progrès doit profiter à l’ensemble du pays. 
Pour cela, nous misons sur ce qui crée la prospérité : une formation professionnelle forte, l’innovation, la liberté entrepreneuriale, des finances solides et des conditions-cadres fiables pour nos entreprises. 
Cela passe également par des relations stables avec nos principaux partenaires. 
Concernant l’Europe, notre ligne est claire : ni repli sur soi, ni enthousiasme aveugle. Nos objectifs sont un accès garanti au marché et des règles équitables. En un mot : la sécurité juridique. 
Car une économie exportatrice a besoin de prévisibilité. Les entreprises doivent pouvoir investir. Les emplois doivent avoir des perspectives. Et les solutions politiques doivent être viables économiquement et bénéficier d’un soutien démocratique. 
La prospérité n’est pas un acquis. Elle est le résultat de décisions, et de réformes que l’on entreprend à temps. 
Le progrès n’est véritablement un progrès que lorsque la population en ressent les effets. 
Notre promesse est la suivante : nous levons les blocages, créons des conditions-cadres fiables et veillons à ce que l’effort soit récompensé et que la prochaine génération dispose de véritables perspectives d’avenir. 
Quel est le point commun entre ces trois promesses ? 
Toutes trois reposent sur la même méthode politique : identifier clairement un problème. Fixer un objectif. Vérifier sa faisabilité. Présenter les coûts en toute transparence. Proposer une solution. Et construire une majorité qui la mette en œuvre. 
Nous sommes cohérents sur l’objectif et pragmatiques sur la manière d’y parvenir. 
Un compromis est bon lorsqu’il résout un problème. 
C’est toute la différence entre l’absence de ligne et la capacité à faire des compromis. Celui qui n’a pas d’objectif propre ne fait pas de compromis : il s’adapte. Mais celui qui sait où il veut aller peut trouver des solutions sur la manière d’y parvenir. À condition de ne pas rester prisonnier de rigidités idéologiques. 
Le centre politique n’est pas un espace sans convictions. C’est l’endroit où des intérêts différents se transforment en décisions viables. 
Et c’est pourquoi je le répète : les pôles peuvent exacerber les problèmes. Un Centre fort doit les résoudre. 
Nous ne nous dérobons ni face aux problèmes ni face aux pôles politiques. 
Notre histoire mérite le respect. Mais elle appartient au passé. Notre mission est devant nous. 
Nous avons montré que nous étions prêts à changer. Maintenant, nous devons montrer ce que ce changement peut produire. 
Premièrement : soyons plus courageux. Ne laissons pas la sécurité, la migration, le pouvoir d’achat, la santé ou l’équité entre les générations aux pôles politiques. Ce n’est pas parce qu’un sujet est difficile que nous devons l’abandonner à ceux qui se contentent de slogans simplistes. 
Une position ne devient pas de droite ou de gauche simplement parce que les pôles politiques reconnaissent eux aussi l’existence d’un problème. Ce qui compte, c’est la solution que nous y apportons. 
Deuxièmement : soyons authentiques. Nous n’avons pas besoin de copier un autre parti. Notre position ne dépend pas de ce que réclame la gauche ou la droite. Nous sommes clairement bourgeois, mais aussi socialement responsables. Attachés à la liberté, mais également pragmatiques et humains. 
Troisièmement : soyons déterminés. Une décision à elle seule ne change rien. La politique devient efficace lorsque nous persévérons, expliquons, convainquons, clarifions le financement et la faisabilité, construisons des majorités et mettons les décisions en œuvre. Même lorsque ce n’est pas populaire. 
C’est peut-être précisément sur ce point que nous devons avoir davantage confiance en nous. 
Nous ne deviendrons pas plus forts en nous déplaçant davantage vers la gauche ou vers la droite. Nous deviendrons plus forts en affirmant davantage ce que nous sommes : Le Centre. 
Nous ne sommes pas Le Centre parce que nous nous trouvons entre les pôles. Nous sommes Le Centre parce que nous avons notre propre voie. 
Et maintenant, je vous pose la question : voulons-nous poursuivre sur cette voie ? Voulons-nous franchir la prochaine étape en 2027 ? 
J’en suis convaincu : oui. 
Nous nous sommes renouvelés. Nous avons assumé nos responsabilités. Nous construisons des majorités. Et nous façonnons le centre politique de notre pays. 
Nous pouvons nous appuyer sur ces acquis. Mais nous voulons aller plus loin. 
Nous voulons devenir suffisamment forts, par nos propres moyens, pour que notre revendication d’un deuxième siège au Conseil fédéral devienne une évidence. 
Pour cela, nous devons encore progresser en 2027. Non parce que le pouvoir nous intéresse pour le pouvoir. Mais parce qu’être une force politique forte signifie également être prêt à assumer davantage de responsabilités pour notre pays. 
Aujourd’hui, nous sommes une force déterminante dans les deux Chambres. Mais surtout, nous sommes la force politique indépendante du centre qui rend les majorités possibles et assume ses responsabilités. 
Voilà ce qui fonde notre revendication d’un deuxième siège au Conseil fédéral. 
Non par vanité. Non par nostalgie. Mais parce que responsabilité politique et représentation politique vont de pair. 
Une force politique qui assume ses responsabilités au Parlement, construit des majorités et contribue à façonner le pays doit également pouvoir assumer une part adéquate des responsabilités au sein du gouvernement national. 
Nous voulons encore renforcer cette légitimité en 2027. Par notre propre force. Par la confiance de la population. Par des voix supplémentaires et davantage de responsabilités. 
Pas contre quelqu’un. Mais parce que nous sommes convaincus qu’un centre politique fort doit également obtenir, sur le plan institutionnel, le poids qu’il a acquis démocratiquement. 
La Suisse n’a pas besoin d’un parti supplémentaire qui cherche à crier plus fort que les autres à l’un des deux pôles. 
Elle a besoin d’un Centre fort, qui regarde la réalité en face, qui décide et qui apporte des solutions. 
Un Centre fiable. Compréhensible. Proche des gens. 
Un Centre qui sait où il veut aller et qui est prêt à assumer la responsabilité du chemin à parcourir. 
Des convictions claires. Une action conséquente. Des solutions construites ensemble. 
Vive Le Centre. 

 

♦ Vert’libéraux 
> Le réchauffement climatique rend les sécheresses de plus en plus fréquentes. La Suisse doit mieux s'y préparer ! Le PVL demande donc une stratégie nationale pour l’approvisionnement en eau. Pas plus tard. Maintenant !

 

● Ukraine
♦ Gouvernement
Volodymyr Zelensky (président)
> Nos villes et nos communautés sont la cible d'attaques quasi constantes depuis hier soir. À Odessa, les opérations de secours se poursuivent sur le site d'un immeuble d'habitation endommagé par un missile russe. Trente-sept personnes ont été blessées. Les recherches pour retrouver deux personnes toujours portées disparues se poursuivent sans relâche. Tous les services d'urgence nécessaires sont sur place. Ce matin, les Russes ont frappé un hôtel à Chornomorsk, dans la région d'Odessa, à l'aide d'un drone. Onze personnes ont été blessées, dont six à mobilité réduite. Dans la région de Zaporijia, deux personnes ont été tuées lorsqu'un missile « shahed » a frappé des immeubles résidentiels. Six personnes ont été blessées. Il y a également eu des victimes suite à une frappe contre une entreprise à Zaporijia. À Kryvyi Rih, un missile a touché une infrastructure essentielle. Trois personnes ont été blessées et une personne a été tuée. J'adresse mes condoléances aux familles et aux proches des victimes. Deux autres personnes ont été blessées dans la région de Kyiv. Dix régions ont été la cible d'attaques russes la nuit dernière, et des drones d'attaque russes continuent de survoler plusieurs d'entre elles. Une fois de plus, les Russes ont frappé des stations-service ordinaires dans les régions de Jytomyr et de Rivne, ainsi qu'un dépôt de locomotives dans la région d'Odessa. Nos défenseurs ont abattu plus de 200 cibles aériennes depuis le début de la journée, mais malheureusement, pas toutes. Et lorsque les Russes prennent si ouvertement des civils pour cibles dans leurs attaques terroristes, il est consternant de constater que la riposte des plus grandes puissances mondiales n'est pas à la hauteur de l'escalade russe. Une riposte à la hauteur, susceptible de mettre fin aux massacres et de protéger la population, est toujours une riposte conjointe. Je suis reconnaissant à tous ceux qui aident l'Ukraine à se défendre contre les missiles balistiques, à tous ceux qui font pression sur la Russie et à tous ceux qui aident les Ukrainiens, où qu'ils soient.

> La prolongation de la guerre représente aujourd'hui un défi non seulement pour l'Ukraine, mais aussi pour l'économie russe et pour le monde entier. Prenons l'exemple du blocus de la mer Noire. Aujourd'hui, un corridor alimentaire est bloqué. Il est quasiment bloqué du côté ukrainien comme du côté russe. Et c'est un défi pour tous. Je me suis entretenu avec l'Égypte, l'Inde, la Turquie, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Les Ukrainiens ne seront pas privés de nourriture. Les prix des céréales chuteront car les exportations seront coûteuses, l'infrastructure nécessaire à leur commercialisation sera difficile à mettre en œuvre et la logistique sera un véritable casse-tête. Ce sera très difficile pour nous. Mais outre l'Ukraine, d'autres pays seront dans une situation bien pire car ils n'auront tout simplement pas de quoi se nourrir. De nombreuses nations n'auront rien à manger, même si elles ont les moyens d'acheter de la nourriture. C'est la réalité. Ce sera comme le blocus d'Ormuz, mais à l'échelle agricole. Et c'est un problème grave. Il ne devrait pas incomber à la seule Ukraine de le résoudre. Car c'est un défi pour beaucoup. L'agriculture et l'énergie sont les deux défis auxquels le monde entier est confronté aujourd'hui. Et si la paix est impossible aujourd'hui parce qu'une seule personne s'y oppose, nous pouvons régler la question d'un cessez-le-feu énergétique et de la sécurité alimentaire. Ce sont des décisions qui peuvent être prises. Nous soulevons ces questions depuis longtemps, mais elles sont plus que jamais d'actualité.

> L'Ukraine a appris à répondre adéquatement aux frappes russes. Je ne fais pas de comparaison avec les catastrophes humanitaires qu'elles provoquent aujourd'hui. L'Ukraine ne se comporte pas ainsi. Néanmoins, elle est capable de répondre à toute opération que la Russie pourrait mener. La Russie sait que si elle frappe – et elle se prépare à frapper notre système énergétique cet hiver – elle subira la même riposte. Si elle provoque des coupures d'électricité, nous tenterons de réagir de manière appropriée. Mais il existe une alternative que l'Ukraine a toujours soutenue : les négociations. Le processus de négociation doit viser à mettre fin à la guerre. Et si la Russie ne souhaite pas y mettre fin, nos partenaires doivent trouver un moyen de dialoguer avec elle. Si cela s'avère difficile, nous devons au moins avancer progressivement. Débloquer la mer Noire et trouver un moyen d'établir une trêve énergétique, tout en protégeant les systèmes énergétiques des deux pays. Et, bien sûr, poursuivre les échanges de prisonniers de guerre et le retour de nos civils, journalistes et autres citoyens capturés et emprisonnés en Fédération de Russie, ainsi que le rapatriement de nos enfants ukrainiens. Ce volet humanitaire est primordial. Nous devons progresser vers une réunion trilatérale.

> Des sanctions doivent être imposées immédiatement. Elles doivent être fortes. C'est un outil dont disposent les États-Unis pour priver la Russie de sa capacité à financer quotidiennement la guerre contre l'Ukraine. Franchement, je ne comprends pas toujours pourquoi les décisions ne peuvent pas être prises rapidement. Car en temps de guerre, il vaut parfois mieux prendre une décision imparfaite que de ne rien faire. Il faut prendre sans délai des décisions concernant les sanctions, les restrictions économiques et énergétiques imposées à la Fédération de Russie, ainsi que les limitations de la production de missiles balistiques et d'armes connexes. Qu'attendons-nous ? Pourquoi ne parle-t-on de sanctions que lorsqu'il s'agit de savoir si le Congrès américain soutiendra ou non le projet de loi de Lindsey Graham ? Bien sûr, ce projet de loi doit être adopté, et je tiens à saluer Lindsey Graham avant tout. Il a consacré sa vie à la défense des valeurs américaines, européennes et ukrainiennes. C'est un moment historique crucial pour les États-Unis. Ce projet de loi doit être adopté, voté et soutenu. Par ailleurs, des décisions fortes de l'administration américaine sont essentielles, notamment des décisions personnelles du président Trump. J'espère sincèrement que nous verrons cela.

> Aujourd'hui est un jour important, un jour de courage et de tragédie. Il y a vingt-cinq ans, le 11 septembre, des attentats ont frappé les États-Unis. Près de 3 000 personnes, originaires de 90 pays, ont perdu la vie, dont des Ukrainiens. Nous rendons hommage à tous les héros qui, ce jour-là, ont tout fait pour sauver des vies : policiers, pompiers et simples citoyens, notamment ceux d'origine ukrainienne. Nous leur exprimons notre respect, notre admiration et nos condoléances. À cette époque, l'OTAN a démontré sa force. Il est essentiel qu'une riposte ait été apportée au terrorisme et que l'article 5 ait été invoqué. Cela prouve que si un peuple veut préserver sa civilisation et son droit de défendre ses droits, ses libertés et ses valeurs, il doit répondre à tout ennemi ou terroriste. Car le mal doit être puni.

> Je ne pense pas que nous pourrons entamer des négociations avant la fin des « élections » parlementaires en Russie. Cependant, fin septembre, nous aurons l'occasion de rencontrer une délégation américaine à New York. Entre-temps, nos équipes sont en contact. J'espère que nous pourrons aborder tous ces sujets avec plus de transparence après une rencontre avec le président Trump. Lorsque nous évoquons les résultats potentiels d'une réunion trilatérale, nos partenaires soulèvent désormais la question des exportations de céréales et autres produits agricoles bloquées par la Russie en mer Noire. Nous avons réagi et pris les mêmes mesures. Nous devons réagir, sinon la Russie ne mettra jamais fin à cette guerre, car elle n'en ressentira jamais les conséquences. Il en va de même pour l'énergie. Le mois dernier, j'ai eu des échanges importants avec l'Égypte, l'Inde, les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite et les États-Unis. Chacun comprend que le blocus alimentaire mondial – qui prive les populations de leurs ressources alimentaires – représente un défi majeur, non seulement pour l'Ukraine et la Russie, mais pour le monde entier. Tout cela dépend de la Russie. Je doute qu'elle puisse faire preuve de souplesse sur ces questions. Mais les dirigeants forts du monde peuvent les amener à adopter la bonne position, même si cela ne leur plaît pas.

> Réunion avec l'équipe de négociation suite à nos entretiens avec les envoyés du président américain à Kyiv. Nous avons tenu trois séries de négociations. Des représentants du groupe E3 – France, Royaume-Uni et Allemagne – étaient également présents. Hier, j'ai aussi eu un entretien individuel avec Steve et Jared pour faire le point sur la journée. Le plus important est de poursuivre activement notre collaboration pour maintenir le dialogue diplomatique. Nous avons eu des discussions approfondies sur nos besoins en matière de défense aérienne, la coopération technologique pertinente et le plan d'aide hivernale nécessaire. Nos partenaires savent ce qui peut porter ses fruits et ce qui doit impérativement porter ses fruits avant l'hiver. Nous coordonnons nos prochaines étapes. Nous préparons les prochaines réunions et communications. Les propositions de l'Ukraine sont constructives et le resteront.

> La question territoriale demeure d'actualité. Je pense que des questions aussi complexes ne peuvent être résolues qu'au niveau des dirigeants. Mais l'essentiel est que nous ayons aujourd'hui l'occasion d'aborder tous les sujets : les garanties de sécurité, l'avenir de l'Ukraine et le plan de relance. Nous parlons non seulement de garanties de sécurité, mais aussi de garanties économiques pour l'Ukraine, afin qu'elle puisse se relever et se reconstruire. Nous sommes tous conscients des défis qui nous attendent une fois la guerre terminée, et nous en discutons entre nous. Notre armée doit être forte, et c'est pour nous une garantie de sécurité essentielle. Ces garanties doivent être solides et claires. Nous ne devons craindre aucun défi futur. Il est également important que nos collègues européens se soient joints à nous pour la troisième partie de nos négociations. Nous avons convenu que l'Ukraine, l'Europe et les États-Unis se rencontreraient prochainement.

 

● Venezuela
♦ Vente Venezuela
María Corina Machado (leader)

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Ces dernières heures, un accord pétrolier de grande envergure a été annoncé entre le gouvernement des États-Unis et le régime de Delcy Rodríguez.
Je sais ce que vous ressentez : de la tristesse, de la colère et ce malaise si souvent répété dans notre histoire parce que quelqu’un décide de nos affaires, en notre nom, sans nous consulter.
La véritable portée de cet accord demeure inconnue : qui le signe ? Que signifie-t-il exactement ? Qui finance l’accord ? Qui offre les garanties ? Quels avantages en retirera le peuple vénézuélien ? À juste titre, cette situation suscite de vives inquiétudes quant à ses conséquences pour l’avenir de notre pays.
Comme toujours, je souhaite sincèrement vous faire part de mes premières impressions sur ce sujet. J'ai pris quelques jours avant de le faire car, compte tenu de la gravité de la situation, il m'a semblé plus responsable de rassembler d'abord un maximum d'informations.
Je tiens tout d'abord à souligner que le secteur pétrolier ne représente qu'une partie de l'immense reconstruction que nous devons entreprendre au Venezuela. Il exige des investissements colossaux, certes, mais bien plus que de l'argent. Dans un pays de la taille et de la fragilité institutionnelle du Venezuela, aucun secteur ne peut fonctionner isolément.
Nous avons besoin que le pays tout entier fonctionne : pour que les chaînes de valeur soient intégrées, pour qu’une quantité suffisante d’électricité soit produite et pour que les ports soient opérationnels. Nous avons besoin de sécurité juridique pour les investissements et de sécurité pour nos citoyens.
Il est compréhensible que le potentiel commercial du Venezuela suscite un tel intérêt. Aucun autre pays ne peut se targuer d'une telle abondance de ressources énergétiques – renouvelables et non renouvelables –, de coûts aussi compétitifs et d'une situation géographique incomparable, loin des conflits historiques qui affectent d'autres régions productrices de pétrole.
Tout cela confère au Venezuela une valeur stratégique extraordinaire, tant pour la sécurité nationale des États-Unis que pour la stabilité de l'hémisphère. Mais le patrimoine de notre terre n'appartient pas à un régime illégitime ; il appartient au peuple vénézuélien.
Bien sûr, les États-Unis sont le partenaire clé dont le Venezuela a besoin pour réaliser pleinement son potentiel stratégique. C'est l'avis de la plupart des Vénézuéliens ; cela se reflète dans les valeurs partagées par nos deux pays, et c'est une position que j'ai défendue toute ma vie.
Les ennemis des États-Unis au Venezuela sont aujourd'hui à Miraflores.
Mais c’est précisément parce que ce partenariat entre le Venezuela et les États-Unis revêt une importance stratégique pour les deux pays que nous avons tous besoin que les choses soient faites correctement.
Nous devons attirer des capitaux et des investissements durables à long terme, dans des conditions de rentabilité, de certitude, de sécurité et de réduction réelle du risque pays.
La question essentielle est de savoir comment y parvenir. La réponse réside dans un partenariat solide et mutuellement avantageux (comme je l'ai dit à maintes reprises : une situation gagnant-gagnant) pour toutes les parties prenantes : les Vénézuéliens, les États-Unis, les entreprises, les investisseurs, les marchés et les travailleurs.
Tout cela exige de travailler de manière constante dans le respect des principes non négociables de transparence absolue, de légalité et d'efficacité.
Et cela n'est possible qu'avec la légitimité et la stabilité offertes par un gouvernement sérieux et démocratique.
Notre proposition en la matière a été élaborée au fil des années et est bien connue des principaux acteurs économiques de la planète.
En mars dernier, lors de CERAWEEK à Houston, nous avons présenté notre plan énergétique, basé sur cinq piliers fondamentaux :
- Cadre juridique transparent : des règles approuvées publiquement par une Assemblée nationale légitime, et non par décret ou à huis clos.
- Cadre institutionnel et technique : une agence indépendante des hydrocarbures. L’État cesse d’être à la fois juge et jury, opérateur et inspecteur, et devient un véritable régulateur.
- Appels d'offres ouverts et publics : règles claires publiées à l'avance et résultats transparents. Aucun favoritisme. Tout est transparent pour le public : le mérite prime sur toute considération.
- Un régime fiscal compétitif et stable : un cadre fiscal qui attire les investisseurs prêts à risquer des milliards et qui garantit également des recettes équitables au Venezuela en cas de hausse des prix du pétrole.
- Sécurité juridique et arbitrage international : respect absolu des contrats conclus et soumission aux instances d’arbitrage international.
Ce plan crée les incitations et les garanties nécessaires pour que les investissements soient importants et durables. Ce n'est qu'avec le soutien et la participation du peuple, dans le cadre d'un Grand Accord National, que nous pourrons mettre en œuvre les transformations majeures dont le Venezuela a besoin, non seulement dans le domaine de l'énergie, mais aussi dans l'éducation, la technologie, la sécurité des citoyens et l'infrastructure financière.
Nous, Vénézuéliens, savons que le développement est impossible sans institutions fortes et un gouvernement élu au suffrage universel. C'est la seule véritable garantie de succès et de stabilité pour tout investissement d'envergure.
Et au final, tout cela n'a de sens que si les gens en font l'expérience au quotidien : pour qu'il y ait des médicaments dans les hôpitaux, de l'eau et de l'électricité dans nos foyers, une éducation de qualité pour nos enfants, et pour que chaque décembre, ces chaises vides soient occupées à nos tables…
Le 28 juillet 2024, la nation s'est exprimée clairement. Nous nous sommes levés en tant que peuple et avons donné un mandat sans équivoque : nous sommes Vénézuéliens et nous voulons le rester.
Et nous ferons le nécessaire pour que notre nation retrouve sa dignité, sa prospérité, sa liberté et sa souveraineté. C'est cette nation qui, aujourd'hui, est prête à refonder la République.
Le seul moyen d'y parvenir est d'affirmer la souveraineté populaire par le biais du vote ; car c'est la seule forme de gouvernement digne qui existe, et parce que seul un gouvernement du peuple gouverne pour le peuple et est responsable devant le peuple.
Le Venezuela vaut bien plus que son pétrole. Sa véritable valeur réside dans son peuple qui, lorsqu'il est disposé à coopérer, se révèle être le meilleur partenaire au monde et qui ne trahirait jamais notre liberté ni celle de notre pays.

 

 


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